sept 18

La calotte glaciaire du Groenland pourrait fondre plus vite que prévu !

La calotte glaciaire du Groenland a réagi plus rapidement au réchauffement climatique au cours des 10.000 dernières années qu’on ne le pensait jusque là, selon une étude publiée mercredi dans la revue scientifique britannique Nature.
Les résultats suggèrent que des hausses de températures correspondant à un scénario moyen de réchauffement au cours de ce siècle pourraient entraîner une fonte des glaces du Groenland à un rythme alarmant. « Il est tout à fait possible qu’une future hausse de température de quelques degrés Celsius au Groenland entraîne une perte de la masse de la calotte glaciaire et une contribution plus importantes que prévu à l’élévation du niveau de la mer », conclut l’étude.
Il est important de se préoccuper du destin des blocs de glace du Groenland, préviennent les scientifiques, parce qu’il contient assez d’eau pour faire grimper d’environ sept mètres le niveau de la mer. Même une augmentation plus modeste mettrait sous les eaux d’importantes villes côtières et obligerait des centaines de millions de personnes à migrer.
Jusqu’à récemment, les experts estimaient que les deux calottes glaciaires de la planète – au Groenland et en Antarctique – resteraient globalement stables au cours des siècles à venir malgré le changement climatique. Mais des études plus récentes ont montré que le rythme auquel les blocs de glace se détachent s’est accru rapidement au cours des dernières décennies.
La nouvelle étude utilise une technique de mesures des changements de la calotte glaciaire au cours des derniers 10.000 ans qui permet de résoudre un paradoxe. Pour des raisons restées inexpliquées, les mesures antérieures laissaient entendre que le Groenland avait défié pendant trois millénaires ayant débuté voici 9.000 ans la tendance générale au réchauffement dans l’hémisphère nord. Le réchauffement du Groenland durant cette période semblait varier d’un endroit à l’autre, sans tendance claire, selon ces études.
Les nouvelles recherches, conduites par Bo Vinther, de l’université de Copenhague, expliquent qu’il s’agissait d’un problème de mesures, et que la calotte glaciaire a répondu plus uniformément – et plus vigoureusement- à l’élévation des températures. Vinther et ses collègues ont examiné des carottes de glace prélevées à quatre endroits différents de la calotte glaciaire, qui atteint des profondeurs allant jusqu’à plus de trois kilomètres. Les résultats se sont avérés hétérogènes comme dans les précédentes études.
Mais deux nouvelles carottes prélevées juste à côté de la calotte glaciaire ont permis de comprendre que les variations inégales, qui semblaient ne donner aucune tendance précise, étaient en fait dues à des changements de l’altitude à laquelle la glace s’est formée. (AFP/cb)

(Source : www.7sur7.be )

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