Sep 18

Le trou de la couche d’ozone devrait atteindre 25 millions de kms carrés !

Le trou dans la couche d’ozone au dessus de l’Antarctique devrait atteindre cette année 25 millions de kilomètres carrés, soit deux millions de kilomètres carrés de moins qu’en 2008, a annoncé mercredi l’Organisation météorologique mondiale (OMM).
“Les conditions météorologiques observées à ce jour indiquent que le trou de la couche d’ozone en 2009 sera plus petit que ceux de 2006 et 2008, et proche de la taille de celui de 2007″ (25 millions de kilomètres carrés), a indiqué l’agence onusienne.
 Le trou dans la couche d’ozone au dessus de l’Antarctique a été découvert dans les années 1980. Il commence à se former chaque année en août et atteint sa taille maximum à la fin septembre ou début octobre, avant de se combler à partir de la mi-décembre.
 Cette année, le trou a commencé à se former “plus tôt”, a indiqué le spécialiste de l’ozone à l’OMM, Geir Braathen. Le 16 septembre, il faisait 24 millions de kilomètres carrés. Selon les scientifiques les dégâts causés par l’homme sont tels que la couche d’ozone ne devrait retrouver un état normal qu’en 2075.
 L’ozone protège la terre des rayons ultra-violets nocifs qui peuvent provoquer des brûlures, des lésions oculaires et des cancers de la peau. Les principaux responsables du trou dans la couche d’ozone, les gaz chlorofluorocarbones (CFC), qui étaient utilisés comme réfrigérant et gaz propulseur dans des aérosols, ont été bannis par le protocole de Montréal de 1987. (belga/ca)

(Source : www.7sur7.be 16/09/2009)

Sep 18

Des millions de saumons chiliens vont être vaccinés !

L’industrie du saumon au Chili, la deuxième au monde, a entamé mardi une gigantesque campagne de vaccination qui pourrait viser à terme 12 millions de poissons, pour sauver un secteur piscicole menacé par un virus alors qu’il est vital dans le sud du pays.
Quelque 300.000 alevins de 30 à 50 grammes chacun devaient être vaccinés dans la journée dans un élevage de la société Invertec à Puerto Montt, à 1.000 km de la capitale Santiago, au coeur de l’industrie salmonicole qui emploie 50.000 personnes au Chili.
Les poissons doivent être transférés l’an prochain dans des centres d’aquaculture en eau de mer, jusqu’à y atteindre, à l’âge de deux ans, 4 à 4,5 kilos avant leur conditionnement. Entre-temps, les poisson vaccinés se seront vus administrer un complément oral au vaccin.
Le virus de l’anémie infectieuse du saumon (ISA) a été détecté en juillet 2007 dans l’archipel de Chiloe, près de Puerto Montt. Il ne se transmet pas à l’homme ni aux autres poissons, mais provoque chez le saumon atlantique des hémorragies internes, et cause des ravages dans les élevages.
Le Chili, qui était devenu en 20 ans le 2e producteur mondial de saumon (39% de la production mondiale), a vu s’effondrer sa production, de l’ordre de 600.000 tonnes par an avant le virus, à 400.000 projetés en 2009, provoquant la fermeture d’élevages et usines. (belga/cb)

(Source : www.7sur7.be  15/09/2009)

Sep 18

Des déchets radioactifs retrouvés au large de l’Italie !

L’épave d’un cargo contenant 120 bidons de déchets radioactifs et coulé par la mafia a été retrouvée samedi à 28 km au large des côtes de la Calabre, a déclaré lundi le procureur de la ville de Paola, Bruno Giordano.
“L’embarcation fait 110 mètres de long et elle se trouve à 500 mètres de profondeur”, a indiqué M. Giordano, dont le parquet est chargé de l’enquête. “Pour l’instant, on ne connaît pas l’origine des déchets mais il est probable qu’ils viennent de l’étranger. Il s’agit d’une première avancée”, a précisé Bruno Giordano.
Le Cunsky ne serait que l’une des 32 embarcations transportant des produits toxiques et coulées par la mafia dans la Méditerranée, selon le parquet de Reggio-Calabria. Un repenti de la mafia calabraise, Francesco Fonti, qui avait confessé être à l’origine de l’explosion qui avait envoyé le Cunsky par le fond, a permis de retrouver l’épave du navire.
“Toutes les enquêtes concernant les navires disparus ont été archivées. Cette découverte est la preuve concrète qui manquait depuis 1994, l’année des premières plaintes de (l’organisation de défense de l’environnement) Legambiente”, a déclaré Sebastiano Venneri, vice-président de cette association.
“Selon les confessions de mafieux repentis, la ‘Ndrangheta – la mafia calabraise – aurait été payée ces vingt dernières années pour couler les déchets radioactifs dans la mer. Une enquête sur les origines des déchets est donc nécessaire au plus vite”, a-t-il souligné.
“Actuellement, la Calabre n’a pas les moyens économiques et les outils technologiques pour financer les enquêtes à venir. Il faut que la ministre de l’Environnement (Stefania Prestigiacomo) se mobilise”, a demandé pour sa part Silvestro Greco, responsable de la protection de l’environnement de la région Calabre. (belga/ca)

(Source : www.7sur7.be 15/09/2009)

Sep 18

Une gigantesque nappe de pétrole menace l’Australie !

pollution pétrolièreUne gigantesque nappe de pétrole menace la vie marine de la côte nord-occidentale de l’Autralie. Le pétrole s’échappe de façon incontrôlée depuis des semaines d’un puits de forage situé sous la plate-forme Montara. La compagnie pétrolière responsable PTTEP Australasia veut entamer dimanche le forage d’un tunnel à 2,6 km de profondeur afin de colmater la fuite de pétrole. Les travaux pourrait prendre trois semaines et demi, a indiqué l’entreprise.

La nappe d’huile se situe à environ 200 kilomètres au large des côtes et s’étend, selon l’entreprise, sur 46 kilomètres de largeur et 130 kilomètres de longueur. Les autorités australiennes pour la protection de la vie marine ont déjà aspergé la zone, depuis les airs, de plusieurs produits chimiques afin de dissoudre le pétrole.

Selon l’organisation de protection de l’environnement WWF, la zone est l’une des plus importantes régions de migration pour les animaux marins. Les baleines à bosse mettent notamment bas le long des côtes, notamment de la Kimberley Cote. Des pêcheurs auraient déjà observé des tortues souillées de pétrole. (belga/acx)

(Source : www.7sur7.be 13/09/2009)

Sep 18

Biosphère:  les abeilles !

abeilles 7sur7Congrès international Apimondia au Corum de Montpellier

(15 septembre 2009 au 20 septembre 2009)

Par milliards nos amies les abeilles disparaissent !

Leur système immunitaire s’affaiblit ! Elles sont en danger !

Partout sur la planète les découvertes de ruches vides, sans aucun cadavre, sans prédateur ni squatteur visibles, se multiplient… les questions s’accumulent. La 41ème édition d’APImondia est le rendez-vous international de la recherche en apiculture. Il rassemblera 200 scientifiques, 200 exposants, 10 000 congressistes avec plus de 100 pays représentés. Quelques soient les raisons, les réponses et le bon sens devraient-être au rendez-vous et devront prévaloir sur les considérations liées au profit. Les trois quarts des cultures qui nourrissent l’humanité dépendent des abeilles, peut-on envisager un monde en leur absence ?

« Si les abeilles disparaissaient du globe, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre », aurait déclaré Albert Einstein.

Cette sentence devrait être le fil conducteur des débats…

Il s’agit de la survie des abeilles et conséquemment… de l’espèce humaine !

Y.B.

Sep 18

Un colloque important (12 et13 novembre 2009) où l’on se rendra compte de l’utilité de l’approche plurilinguisme dans le contrôle de l’interaction, la résolution des problèmes et la prise de décision (impact stratégique).

Après l’anglais comme monolinguisme d’information et de transmission de connaissances, le plurilinguisme pourrait un jour avoir pour dénominateur commun l’espéranto, la langue universelle !

L’espéranto universel à l’université. Voilà une décision à prendre rapidement qui permettrait d’enrichir, tout en maintenant leurs diversités d’origine, les modes interactionnels de communication.

 

 Colloque d’automne – Les enjeux du plurilinguisme pour la construction des savoirs

 

Ce colloque vise à conduire une réflexion sur les enjeux du plurilinguisme pour le monde de la science et de la recherche, à présenter les hypothèses actuelles et à les mettre en débat auprès d’un large éventail de représentants des domaines scientifiques et académiques, tant européens que suisses.

Plus particulièrement, il vise à montrer en quoi la confrontation de différent modes de conceptualisation et d’interaction contribuent à la construction et au transfert des connaissances (impact cognitif) et interviennent dans le contrôle de l’interaction, la résolution des problèmes et la prise de décision (impact stratégique).

Des exemples d’enseignement plurilingue à l’université et dans des hautes écoles spécialisées, ainsi que des exemples d’interactions plurilingues en situation de recherche, permettront d’éclairer l’impact cognitif et stratégique du plurilinguisme, et dès lors la plus-value qu’il représente pour le monde académique et le monde de la recherche, aussi bien en termes de richesse conceptuelle que de diversité dans les modes interactionnels.

Le colloque sera essentiellement organisé autour de trois thématiques

1.     Le plurilinguisme dans la recherche et les publications scientifiques

2.     L’enseignement plurilingue dans la formation supérieure

3.     Vers une politique plurilingue pour l’enseignement supérieur et les institutions de recherche

Entre autres, les scientifiques suivants de grand renommé tiendront des conférences :

·         Lorenza Mondada

·         Georges Lüdi

·         Daniel Coste

·         Rita Franceschini

·         Walter Haas
 

(Source: www.sagw.ch/fr  SAGW
12.11.2009 – 13.11.2009 | Bern, Zentrum Paul Klee)

Sep 18

La Terre 7sur7Planète Terre, Planète Désert?

 

« Alors que quelques pantins s’agitent frénétiquement dans l’arène électorale, l’arène véritable (au sens latin du terme: “arena”, “sable”) recouvre inexorablement la terre de son linceul stérile. Ces démagogues, de tous bords, promettent toujours plus de croissance: plus de salaires, plus de vacances, plus de travail, plus de consommation et bien sûr, plus de sécurité contre un ennemi inexistant: le seul terrorisme étant alimentaire et ce sont eux qui l’ont mis en place. 

La Planète se meurt d’extraction, se meurt de combustion. La Planète Terre commence à régler ses comptes avec l’humanité: à force de soustractions, c’est maintenant l’addition qu’elle présente!
Terrien, sors de ton rêve! La Planète Terre s’enlise, s’ensable, se désertifie. Serait-ce que la Planète “déserte” l’humanité? Le mot “désert” vient du latin “desertus”, de “deserere” qui signifie “abandonner”.
En 1965, l’écrivain Frank Herbert, un des grands maîtres de l’écologie-fiction,  publiait le premier ouvrage de son épopée magnifique connue sous le nom de “Cycle de Dune”. Frank Herbert avait il pressenti le destin inéluctable de notre planète?
Dune est une planète-désert sans eau. Les vents de sables  s’y déchaînent à 700 km/heure. Les Fremen (Hommes Libres) y coévoluent avec des vers gigantesques, source de l’Épice.
Est-ce une allégorie? Les vers de terre, source par excellence de fertilité, ont “déserté” les terres agricoles consumées par les poisons répandus par les multinationales biocidaires. 
En avril 2001, une “tempête de sol” de 1800 km d’amplitude s’envola de Chine (transportant des millions de tonnes de sol) pour venir atterrir en Amérique du nord: elle recouvrit de son manteau toute la partie ouest, de l’Arizona au Canada. En avril 2002, une autre tempête de sol Chinois s’abattit sur la Corée du sud, paralysant le pays. 

La Chine livre une bataille, perdue d’avance, contre l’avancée des déserts, les anciens et les nouveaux qui se créent. Selon Wang Tao, de l’Académie Nationale des Sciences de Chine, ce sont 24 000 villages recouverts par les sables, qui ont été abandonnés, totalement ou partiellement, durant la seconde moitié du siècle passé. De 1950 à 1975, la Chine perdait chaque année 175 000 hectares. Entre 1975 et 1987, la désertification s’empara de 200 000 hectares par année. De 1987 à 2000, la désertification s’empara de 300 000 hectares par année. A ce rythme là, la Chine perdra 400 000 hectares de terre par année à partir de 2012. 

A l’échelle planétaire, ce sont 1370 hectares de sol qui sont désertifiés à jamais toutes les heures, ce qui fait 12 millions d’hectares chaque année, l’équivalent de la moitié de la surface agricole de la France. 

En Inde, par exemple, ce sont 2,5 millions d’hectares qui sont désertifiés chaque année. Vers 2000, on estimait à 150 millions d’hectares la surface agricole de ce pays. Cela signifie qu’en 2060, il ne restera plus un gramme de terre arable en Inde. En fait, un scénario plus catastrophique peut se profiler si le processus de désertification s’emballe, en raison des bouleversements climatiques: accroissement des températures, sécheresses et disparition des glaciers de l’Himalaya.  
A l’échelle planétaire, quelle est la quantité exacte de sol perdu chaque année en raison de l’érosion éolienne et hydrique? Les estimations les plus basses sont de l’ordre de 25 milliards de tonnes de sol par année. Selon les estimations les plus hautes, ce sont 2400 tonnes de sol, chaque seconde
Les estimations hautes nous semblent beaucoup plus probables car chaque année Costa Rica perd 1 milliard de tonnes de sols, l’Ile de Java en perd un milliard, l’Éthiopie en perd un milliard, etc., etc. 
Dans l’article précédent, John Jeavons a évoqué la perte de sol en relation avec la production de nourriture: pour chaque tonne de nourriture produite, ce sont de 6 à 18 tonnes de sol qui sont irrémédiablement perdues
Un occidental consomme à peu près une tonne de nourriture par an. Dans certains pays, la quantité consommée par personne est de moitié. Dans d’autres régions, ou selon les populations ou les couches sociales, la quantité de nourriture consommée tend vers le zéro, ce qui “explique” le fait que
36 000 personnes meurent de faim tous les jours.
 
 En Iran, selon Mohammad Jarian, le responsable du département de lutte contre la désertification, ce sont 124 villages de la région de Sistan-Balûchistân qui ont été ensevelis en 2002 et abandonnés. Dans le nord-ouest de l’Afghanistan, des dunes de sable de 15 mètres de hauteur envahissent tout et y compris les routes. 
Au Nigeria, ce sont 350 000 hectares qui sont désertifiés chaque année, autant qu’en Chine. De 1950 à 2005, la population humaine y est passée de 33 millions à 132 millions tandis que le nombre de vaches, moutons et chèvres passait de 6 millions à 66 millions. 
De nombreux pays d’Afrique sont désertifiés très rapidement en raison de différents facteurs: pratiques agricoles non durables, surpâturage et errance des troupeaux, feux de brousse et le commerce du charbon de bois à destination des citadins de plus en plus nombreux. 

En Chine, l’érosion serait maximale puisque le chiffre de 18 tonnes de sol perdues, par tonne de nourriture produite, est avancé. Les chiffres officiels évoquent la perte de 5 milliards de tonnes de sol chaque année dans ce pays. C’est une estimation strictement à minima. Selon les images de satellite, les déserts du Taklimaklan et du Kumtag sont en train de fusionner. Il en est de même pour deux déserts du centre nord qui sont en train de s’étendre sur les provinces du Gansu et de la Mongolie. 

Madagascar perd jusqu’à 400 tonnes de sol par année et par hectare. 

, qui partent dans le vent ou dans les océans, à savoir 76 milliards de tonnes de sol chaque année. 

Au Mexique, la désertification chasse 700 000 paysans tous les ans vers les cités ou vers les USA. 
Quant à l’Australie, parler de catastrophe n’est tout au plus qu’un euphémisme. Ce pays se prépare à sa septième année consécutive de sécheresse. L’Australie sera sans doute le premier pays “occidental” à être ruiné par les processus de salinisation et de désertification: certaines terres Australiennes ont des concentrations de sel trois fois supérieures à celles de l’océan. 
Il aura fallu à la société occidentale un siècle et demi d’agriculture et d’élevage intensifs pour transformer l’Australie en un désert. Fast-food and fast-destruction! Faut-il vous l’emballer ou est-ce pour “consumer” de suite? 
Un record que même les USA n’ont pas réussi à battre: ils n’ont perdu, en 150 ans de colonialisme, que 75 % de leur humus! C’est 1m50 (150 cm) d’humus qui est parti à tout jamais dans les océans. En région tempérée, il faut 500 ans pour produire naturellement 2,5 cm d’humus. Cela veut dire qu’il faudra à la nature 30 000 années pour régénérer ce patrimoine humique.
 

 

En France, par exemple, selon la Chambre d’Agriculture du Pas de Calais, les agriculteurs de ce département perdent entre 10 et 100 tonnes par hectare et par année. 
Lorsque l’érosion est de 100 tonnes de sol par hectare et par an, cela signifie qu’il faut 100 ans pour réparer 1 année d’agriculture intensive betteravière et qu’il faut 2000 ans pour réparer 20 années d’agriculture intensive betteravière.
 

 

L’agriculture occidentale moderne est une agriculture hors-sol produisant des aliments-poisons. C’est une agriculture militarisée qui bombarde le sol de tout un arsenal de produits toxiques. 
Qui se rappelle que l’année 2006, en fait l’année passée, fut déclarée par l’ONU “Année internationale des déserts et de la désertification”?

 

Soyons réalistes, la Planète Terre continuera bien à nourrir une petite partie (de plus en plus restreinte) de la population humaine jusqu’en l’an 2050. Après quoi, rideau: la Planète Terre se sera transformée en grands déserts entourés de quelques océans. Le vert aura disparu.
Et c’est un scénario optimiste (quant à l’échéance dans le temps) car il ne prend en compte ni l’accroissement de la population mondiale,  ni la montée des niveaux des océans, ni les bouleversements climatiques que tout un chacun peut commencer à observer, ni bien sûr un emballement climatique que personne n’ose imaginer. 
Ce scénario  “optimiste” ne prend pas en compte non plus, bien sûr, la grande supercherie des agro-carburants que nous venons de dénoncer dans notre article  “Mettez du sang dans votre moteur: la tragédie des nécro-carburants”.
Le Titanic agricole est en train de sombrer et c’est un tsunami alimentaire qu’il va provoquer. Demain. » 

En Europe, le taux moyen d’érosion du sol est de 17 tonnes par hectare et par année alors que le taux moyen de formation du sol est d’1 tonne par hectare et par année.A l’érosion s’ajoute la destruction des sols brûlés par l’agriculture toxique. Ne nous méprenons pas: de nombreuses régions françaises ne sont peut-être pas des déserts de sable mais elles sont des déserts en gestation. Que se passerait-il si, aujourd’hui, on interdisait en agriculture tous les intrants de synthèse et tous les pesticides? Les terres sont devenues stériles: les automnes seraient sans récolte. Qui connaît l’existence, au sein de l’ONU, d’une commission chargée de la lutte contre la désertification? Peu de gens sans doute et c’est tout aussi bien car cette commission n’a aucun moyen financier! Un léger brise-vent (de sable) tout au plus. (Source : liberterre.fr_dominique Guillet_mai 2007)

Sep 11

Bientôt le Sommet mondial sur la sécurité alimentaire !

Sommet mondial sur la sécurité alimentaireUn humain sur six est exposé au risque de sous-alimentation, soit plus d’un milliard de personnes sur Terre !

Les guerres énergétiques, économiques et la crise financière mondiale accentuent le phénomène et conséquemment la pauvreté se développe durablement ! La misère ne cesse de croître…

Le temps est venu de relever le défi, il est planétaire !

Voici donc annoncé un Forum d’experts de haut niveau qui se réunit les 12 et 13 octobre 2009 afin de préparer le prochain Sommet mondial sur la sécurité alimentaire. Ils passeront en revue les options politiques envisageables pour être en mesure de nourrir les 9,2 milliards d’humains attendus au milieu de ce 21e siècle.

Cette analyse prospectiviste est au cœur de l’état d’urgence planétaire (dans l’ordre : climatique, social, économique, et énergétique). Elle a le mérite d’aborder de possibles réformes pour une « gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire ». Le terme est formulé et l’ambition clairement affichée.

Mais quelle « gouvernance mondiale » ?

Celle ou « on prend les mêmes et on recommence » ?  Nous ne ferions alors que redistribuer les cartes aux joueurs institués et sans les avoir battues !

Ne vaudrait-il pas mieux redonner du sens aux politiques des gouvernants présents et à venir en orientant d’abord la réflexion sur l’Union Planétaire ?

Il est grand temps que des chefs d’États et de gouvernements osent quitter l’ornière des clivages politiques et du conformisme ambiant aux modèles dominants. Dans tous les pays nous pouvons les inciter à une telle prise de conscience !

Mettre en place une telle union au niveau sociétal requiert de la volonté et du courage car ce serait l’ébauche, à grande échelle, d’une discussion par la majorité de la société planétaire pour un changement de société capable de créer un monde meilleur.

La misère, la pauvreté et la faim ne doivent plus être considérées comme éternelles et immuables.

Ce qu’il nous faut construire, c’est l’humain planétaire, singulier par sa culture d’origine, doué d’un libre arbitre,  autonome et solidaire, maillon naturel faisant partie corps et âme de la biosphère.

Alors cessons de prôner et maintenir les pouvoirs temporels ou spirituels alimentés jusqu’à ce jour par les règles et les lois de l’argent car le capitalisme  (que l’on nomme ultralibéralisme ou néolibéralisme) est poussé à outrance.

Il ruine notre planète et la vie d’une partie croissante de ses habitants.

Qui des deux du capitalisme ou de la planète (comme support de vie pour l’espèce humaine) arrivera à son terme ?

Nous rentrons dans une nouvelle ère !

Si nous voulons des solutions, il suffit de poser le problème honnêtement et correctement.

A bon entendeur…

Y.B.

Comment nourrir le monde en 2050

Perspectives agricoles

Au cours de la première moitié de ce siècle, alors que notre planète approchera des 9 milliards d’habitants, la demande mondiale de denrées destinées à l’alimentation humaine ou animale et de fibres doublera pratiquement, tandis que les cultures pourront de plus en plus être utilisées pour la production de bioénergie et à d’autres fins industrielles. La demande nouvelle et traditionnelle de produits agricoles mettra ainsi à rude épreuve des ressources agricoles déjà insuffisantes. Et, tandis que l’agriculture sera forcée d’entrer en concurrence avec les établissements urbains pour accéder à la terre et à l’eau, elle sera appelée également à servir sur d’autres fronts importants, à savoir: contribuer à l’atténuation du changement climatique et s’adapter à ce changement, encourager la préservation des habitats naturels, protéger les espèces menacées et assurer le maintien d’un niveau élevé de biodiversité. Et comme si cela ne suffisait pas, dans la plupart des régions, les zones rurales compteront de moins en moins d’habitants et parmi ceux-ci de moins en moins d’agriculteurs. Ces agriculteurs auront besoin de nouvelles technologies pour produire plus, avec moins de terres et moins de main-d’œuvre.

Problèmes à résoudre

· Serons-nous capables de produire suffisamment de nourriture à des prix raisonnables ou la hausse des prix des denrées alimentaires condamnera-t-elle à la pauvreté et à la faim une part croissante de la population mondiale?

· De quelle capacité disposons-nous encore, en ce qui concerne la terre et l’eau, pour nourrir le monde en 2050?

· Quelles sont les nouvelles technologies qui pourraient nous aider à utiliser au mieux ces ressources insuffisantes et à accroître et stabiliser les rendements de l’agriculture et de l’élevage?

· Investissons-nous suffisamment dans la recherche et le développement pour trouver des solutions en temps opportun?

· Les nouvelles technologies seront-elles accessibles à ceux qui en auront le plus besoin, à savoir les pauvres?

· Combien faut-il investir pour adapter l’agriculture au changement climatique et dans quelle mesure l’agriculture peut-elle contribuer à atténuer les phénomènes climatiques extrêmes ?

Les défis à relever au niveau des politiques

Enfin, disposons-nous de politiques adaptées pour répondre aux besoins futurs de l’humanité? Les gouvernements des pays à faible revenu sont-ils en mesure d’aider les pauvres et les affamés à améliorer leurs moyens de subsistance et à se nourrir? Les politiques commerciales et l’aide publique au développement suffisent-elles et sont-elles correctement ciblées pour mieux nourrir le monde au cours des prochaines décennies? Quels sont les domaines prioritaires sur le plan des politiques et où se trouvent les points chauds, présents ou prévisibles, pour lesquels des mesures s’imposent de toute urgence? Que faire pour garantir la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne, continent dont la population croît plus vite qu’ailleurs, subit de plein fouet l’impact du changement climatique et souffre-le plus du VIH/sida? »

(Source : Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture_FAO.org)

Sep 10

Inondation du siècle à Istanbul !

 

Voici un nouvel évènement climatique extrême.(8 et 9 septembre 2009)

Une partie de la Turquie a subit des pluies torrentielles en ce début de semaine…compte-rendu de la situation vécue par les citoyens Turques :

 

« Au moins 30 personnes sont mortes mardi et mercredi dans des inondations dues à des pluies torrentielles qui se sont abattues sur Istanbul et le nord-ouest de la Turquie.

Le gouverneur d’Istanbul, Muammer Güler, a fait état d’au moins 20 morts dans la métropole turque, rien que pour la journée de mercredi, tandis que le décompte officiel sur deux jours était de 30 morts pour Istanbul et le nord-ouest du pays. Selon M. Güler, six corps ont notamment été découverts aux abords de la route menant à l’aéroport international Atatürk, parmi les poids-lourds et voitures renversés par les flots.

Décès
L’eau, qui a recouvert l’autoroute sur près d’un kilomètre, a emporté dans sa course des camions stationnés sur une aire de parking à la hauteur du quartier de Basaksehir, surprenant des conducteurs qui passaient la nuit dans la cabine de leur véhicule, a constaté un photographe de l’AFP, qui a assisté à l’extraction de deux corps.

Outre ceux de camionneurs, les corps d’un agent de sécurité de l’aire de parking et d’un éleveur de moutons habitant les alentours ont été retrouvés par les secouristes qui continuaient de travailler sur les lieux, a indiqué l’agence de presse Anatolie. Sept autres cadavres ont par ailleurs été retrouvés dans le quartier voisin de Halkali, où un minibus transportant des ouvrières du textile a été surpris par l’inondation. “Le minibus s’est retrouvé sous l’eau d’un seul coup et sept des passagères ont malheureusement perdu la vie”, a déclaré sur la télévision CNN-Türk M. Güler, indiquant que trois autres personnes, assises à l’avant du véhicule, avaient réussi à s’en extraire.

Secours
Le gouverneur de la métropole de 12,5 millions d’habitants a également mentionné deux cadavres retrouvés dans une cave d’une usine textile de Halkali. Six hélicoptères de l’armée participaient à l’évacuation de personnes bloquées par le sinistre, a affirmé M. Güler, qui a précisé que toutes les personnes montées sur les toits de leurs véhicules sur la route de l’aéroport avaient été secourues. Le président Abdullah Gül, cité par Anatolie, a décrit le sinistre comme “la plus grave inondation qu’ait connu Istanbul” et assuré que “tous les organes de l’Etat sont à pied d’oeuvre”.

Dans plusieurs quartiers, le sinistre a donné lieu à des scènes de pillages, a rapporté Anatolie. Les dommages causés par l’inondation sont évalués entre 70 à 80 millions de dollars (48 à 50 millions d’euros), a affirmé le vice-président de la société d’assurance Axa Sigorta, Ali Erlat, cité par Anatolie.

Pluies torrentielles
Près de 900 pompiers et secouristes de la défense civile, à bord de quelque 220 véhicules et 30 canots pneumatiques étaient mobilisés pour secourir les personnes piégées par les crues, a affirmé la mairie d’Istanbul, faisant état de plus de 1.000 personnes secourues depuis le début de sinistre. Mardi, trois personnes avaient péri dans la banlieue d’Istanbul et sept autres dans la province voisine de Tekirdag à la suite des inondations tandis qu’une tempête en Mer noire avait provoqué le naufrage d’un cargo cambodgien.

Les pluies torrentielles devaient se déplacer vers l’est et perdre progressivement en intensité, mais de nouvelles fortes intempéries étaient attendues à Istanbul vendredi et samedi. (afp) »

 

(Source : 7sur7.be)

Y.B.

Sep 10

W.Eugène Smith_The walk to paradise garden !

W.Eugène Smith_The walk to paradise garden !

L’altérité du temps, dans l’analyse des évènements, nous porte à la réflexion, à l’admiration ou à la critique. Or, il nous faut faire face actuellement à une tendance lourde d’ignorance et d’indifférence portés par l’addiction à la consommation. La présentation du spectacle du monde démontre tous les jours la perte de l’idéal d’universalité et de son unité planétaire.

Le sens commun est à retrouver d’urgence pour se réapproprier l’histoire, notre histoire.

Celle du genre humain sur la planète Terre.

Voici donc une analyse à découvrir pour enrichir le débat. Bonne lecture !

Y.B.

Stratagèmes du changement,
de l’illusion de l’invraisemblable à l’invention des possibles,
chapitre IV, août 2008
(Paru aux
Éditions Libertaires / Courtcircuit-diffusion).

«L’analyse qui s’oriente dans l’univers réifié du discours de tous les jours, qui désigne ce discours et l’interprète avec les termes de cet univers réifié, fait abstraction du négatif, de ce qui est autre et antagonique, de ce qui ne peut pas être appréhendé avec les termes de l’usage établi. En classant et en distinguant les sens, en les séparant, elle prive la pensée et le langage des contradictions, des illusions, des transgressions. Mais les transgressions ne sont pas celles de la « raison pure ».

Elles ne sont pas des transgressions métaphysiques qui vont au delà des limites de la connaissance possible, elles débouchent plutôt sur un domaine de la connaissance qui se situe au delà du sens commun et de la logique formelle. En se fermant l’accès à ce domaine, la philosophie positive érige un monde qui se suffit à lui-même, fermé, bien protégé contre l’intervention des facteurs externes perturbants. »
Herbert Marcuse, One-dimensional man, 1964, Trad. fr. L’homme unidimensionnel, 1968.

Notre problème est de nous poser la question du changement dans un domaine où il n’y a pas d’autre solution que la continuité conservatrice de l’illusion d’un changement permanent. Le mensonge de cette question s’impose partout où la seule vérité est celle du profit tiré de l’exploitation d’autrui.
« Tel est le consentement mutuel à ce que rien ne change parce que seule change la présentation du spectacle. Le constat du monde ignore le regard de la vie, le changement de perspective, l’aube du dépassement. »
Raoul Vaneigem, Journal imaginaire, 2006.

La société de la marchandise toute puissante, occupe totalement le terrain de notre époque. Son discours médiatique a envahi tout l’espace disponible. Tout ce qui apparaît, comme objet de son marché de dupe, passe pour objectivement vrai, donc indiscutable. Tout projet de dépassement ne peut y être qu’irréel et inconcevable. Toute contestation n’est acceptable que si elle n’a aucune conséquence sur le système, ne remettant en question que des détails de gestion.
Dans cette représentation universelle totalitaire, tout le monde est pour le changement, mais il n’est que boniments publicitaires. Tout changement n’y est effectivement qu’un réaménagement apparent des modalités de fonctionnement de quelques particularités mises en avant-scène pour occuper la galerie. Le changement en action y a perdu sa signification opérationnelle.
« L’auto-détermination ne sera effective que lorsqu’il n’y aura plus des masses mais des individus libérés de toute propagande, de tout endoctrinement, de toute manipulation, qui seront capables de connaître et de comprendre les faits, d’évaluer enfin les solutions possibles. »
Herbert Marcuse, L’homme unidimensionnel, 1968.

Dans le règne du spectacle intégré, le discours de l’information se présente comme la seule cohérence possible, parce qu’il est conforme au fonctionnement de la société marchande. Ce qui est économiquement correct ne peut-être critiqué, car c’est la seule objectivité logiquement admise. Ce discours est le passage obligé pour devenir visible ou audible. Ayant aboli toute remise en cause de son point de vue, il s’est approprié tous les médias, tous les organes de presse comme moyen de pression sans limite. Sortir de ce cadre totalitaire de la pensée équivaut à s’exclure de la société comme malade malfaisant. Ce discours domine tous les autres en les englobant et s’impose comme la symbiose des idéologies, des politiques et des religions dans l’apparence perpétuelle d’un spectacle permanent. L’illusion d’exister au cœur de son époque, passe par la soumission sans réserve à cette divinité universelle, mystification d’un abêtissement uniformisé.
Tous ces arrivistes besogneux qui se prennent pour des artistes, ne recherchent en fait, qu’un moment de pouvoir sur la scène des apparences trompeuses. Dans cette course folle au premier rôle pour un petit morceau de célébrité, chacun cherche encore à s’accaparer sa petite minute de gloire en apparat de pacotille sous les projecteurs, dans l’éphémère mise en scène truquée de bouts de ficelle et d’effets d’artifices. Dans les rayons de ce supermarché du show business, chacun s’approprie son idole pour fantasmer sur son existence par procuration, du fond de sa solitude sans lendemain.

Pour ne plus se laisser piéger par nos représentations étalées en marchandises, il nous faudra élargir le cadre restreint de ce qui s’affiche, imaginer ce qui se passe derrière l’objectif, voir comment on s’affaire dans les coulisses, comprendre comment tourne cette machinerie avec ses truquages, ses tromperies et ses techniques de manipulation. La mise en scène de nos interprétations sépare les acteurs spécialistes des spectateurs consommateurs d’illusions, passifs et soumis à cette société totalitaire. La vie est abstraite d’elle-même. Seul est vécu ce qui est vu, le reste n’a d’existence que dans le vide de la contemplation. Cette servitude volontaire au salut par la marchandise n’est que la sanctification de la vie sacrifiée à l’économie.

Cette mise en scène publicitaire du capitalisme financier, apparaît comme une immense accumulation de marchandises spectaculaires, où l’on ne peut parler que le langage même de ce spectacle, rendant tout changement de perspective apparemment illusoire. Le spectacle, comme nous l’a fait comprendre Guy Debord, n’est pas un ensemble d’images mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images. C’est une vision du monde qui s’est objectivée. Tout ce qui était directement vécu s’est éloigné dans une représentation.
Le spectacle est le sens de la pratique de l’économie de la société, son emploi du temps. Il se présente comme une positivité démesurée indiscutable et inaccessible. Par principe, il exige l’acceptation passive, sans réplique, qu’il a déjà obtenue effectivement par son monopole de l’apparence. Reflet fidèle de la production de toute chose, qu’il s’accapare comme objet de son marché, le spectacle est le discours que sa dictature tient sur elle-même, son monologue publicitaire élogieux. Il soumet les hommes lorsque l’économie les a totalement asservis. Il n’est rien que l’économie se réalisant par elle-même, pour elle-même. Au moment où la marchandise occupe tous les aspects de la vie, le travail est transfiguré en travail marchandise, le monde transformé en monde de l’économie, et l’économie politique en science de sa domination.

L’homme séparé du produit de son travail dont il est dépossédé, se retrouve séparé de son monde. C’est alors que se perd tout point de vue unitaire sur l’activité accomplie, toute communication personnelle directe. Au moment où les prolétaires se prennent pour des bourgeois, la réussite du système économique de la séparation est la prolétarisation des populations, dans l’isolement généralisé et l’abondance de la dépossession. Comme langage commun de la séparation, le spectacle est la perte de l’unité du monde, dont le mode d’être concret est l’abstraction.

Du point de vue du spectacle, il n’y a pas de points de vue car tout ce qui y apparaît est la réalité, la seule possible. Le vrai est un rôle de la représentation du faux. Le faux sans réplique a fait disparaître l’opinion.
« Si tu regardes longtemps dans l’abîme, l’abîme regarde en toi. »
Friedrich Nietzsche, Par-delà le bien et le mal, 1886.

Nous sommes entrés dans le temps de l’absence et de son spectacle, qui occulte les possibilités d’un dépassement possible.
Sous le conditionnement du faux et de la fourberie qu’assure l’organisation de l’apparence, le spectacle intègre l’effacement des limites du vrai et du faux par le refoulement de toute vérité réellement vécue. Celui qui subit passivement son sort, étranger dans son quotidien, recourant à des croyances et des techniques magiques, est en permanence poussé vers la folie pour compenser ce sort. Séparé artificiellement de l’emploi de son existence, sa psychose émergente altère en retour la perception de son monde, où il divague en pleine schizophrénie, plongeant dans une réalité dogmatique fondée sur ce qu’il n’est pas.

La consommation de marchandises aux vertus illusoires, ainsi que l’obsession d’une reconnaissance dans ce non-monde de l’apparence, sont au centre de cette réponse à une communication solitaire sans réponse.
« La société du spectacle avait partout commencé dans la contrainte, dans la tromperie, dans le sang; mais elle promettait une suite heureuse. Elle croyait être aimée.
Maintenant, elle ne promet plus rien. Elle ne dit plus : « Ce qui apparaît est bon, ce qui est bon apparaît ». Elle dit simplement « C’est ainsi ». Elle avoue franchement qu’elle n’est plus, dans l’essentiel, réformable ; quoique le changement soit sa nature même, pour transmuter en pire chaque chose particulière. Elle a perdu toutes ses illusions générales sur elle-même. Tous les experts du pouvoir, et tous leurs ordinateurs, sont réunis en permanentes consultations pluridisciplinaires, sinon pour trouver le moyen de guérir la société malade, du moins pour lui garder autant que faire se pourra, et jusqu’en coma dépassé, une apparence de survie… Les jours de cette société sont comptés ; ses raisons et ses mérites ont été pesés, et trouvés légers ; ses habitants se sont divisés en deux partis, dont l’un veut qu’elle disparaisse. »
Guy Debord,
Préface à la quatrième édition italienne de La société du spectacle, 1979.

Au moment où la société découvre qu’elle dépend de l’économie, celle-ci, en fait, dépend d’elle. Dès que les populations comprennent qu’elles ont perdu tout pouvoir de choix sur l’emploi de leur vie, elles se reconnaissent comme le négatif en devenir, détermination d’une humanité qui aspire à devenir souveraine. La puissance de la vie se réalisant, dissoudra la spécialisation, la hiérarchie et la séparation, là où les conditions d’existence se transforment en relations vivantes d’une unité réinventée.
La capacité pratique à dissoudre toute séparation peut se réaliser par une démocratie directe se contrôlant elle-même, là où les individus se réapproprient leur histoire par leur propre nature, là où la communication sans vérités préconçues, se construit pour vivre ses propres conditions d’existence. »

Lukas Stella

(Source : site internet http://inventin.lautre.net)

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