oct 30

…ou le réveil à l’ombre de trois bombes !

...mode hivernal !

...mode hivernal !

On ne peut faire tourner indéfiniment la chaudière économique du développement durable à un tel régime !

Pourtant c’est cette tentative écologique du 21ème siècle qui essaie malgré tout et à tous prix de maintenir un semblant de cohésion d’ensemble au système.

Alors l’inquiétude grandit car les systèmes de valeurs sociétaux ainsi que la priorité de la croissance économique, basée sur la consommation effrénée des énergies fossiles, n’ont toujours pas été remis sérieusement en question.

Les problèmes cruciaux d’équité et de modes de vie à tous les niveaux de la société planétaire ne sont encore que frileusement abordés.

Nous passons en mode hivernal. Les tensions géopolitiques pour l’accaparation des ressources s’accroissent, l’économie de marché conquérante passe en mode de survie monétaire et les populations commencent à s’interroger sur le sens de leur vie !

Les responsabilités des politiques, des scientifiques, des experts et des journalistes sont plus que jamais engagées.

Des voix s’élèvent pour éveiller la conscience de l’opinion publique planétaire.

En voici une des USA, inattendue, parmi tant d’autres…

Tiens donc, « le temps est venu d’agir » !

Y.B.

Les trois bombes de notre époque, par Thomas Friedman

29 octobre 2009

« Nous sommes en train de remettre le futur de nos enfants dans les mains des deux des forces les plus impitoyables de la planète : le Marché et Mère Nature, » écrit Thomas Friedman, éditorialiste au New York Times et autrefois partisan convaincu des bienfaits de la mondialisation libérale et des vertus du marché. Lui qui imaginait encore il y a peu de mettre l’Amérique à l’abri du reste du monde derrière un « mur » d’indépendance énergétique, semble avoir pris conscience de l’interdépendance de nos destin. Le temps est venu « d’agir », dit-il, et de ne plus laisser des forces aveugles déterminer notre avenir. Cette conversion tardive nous paraît significative des désarrois et des remises en causes qui travaillent en profondeur les USA. Elle méritait d’être signalée.

par Thomas Friedman, New York Times, 6 octobre 2009

Je suis un baby boomer de 56 ans et quand je regarde autour de moi aujourd’hui il apparait clairement que ma génération a eu une vie facile : nous avons grandi dans l’ombre d’une seule bombe – la bombe nucléaire. A notre époque Il semblait exister une seule grande menace qui aurait pu provoquer un revirement à 180 degrés, non-linéaire, dans la trajectoire de nos vies : que les Soviétiques nous lancent une arme nucléaire. Mes filles ne sont pas si chanceuses.

Les jeunes d’aujourd’hui grandissent dans l’ombre de trois bombes – dont n’importe laquelle peut se déclencher à tout moment et mettre en mouvement un véritable changement non-linéaire et radical dans la trajectoire de leurs vies.

La première, bien sûr, reste la menace nucléaire, qui pour ma génération venait en fait d’un ennemi apparaissant rationnel, l’Union Soviétique, avec laquelle nous partagions une doctrine de destruction mutuelle assurée. Aujourd’hui, la menace nucléaire peu provenir de toutes sortes d’États ou de terroristes, y compris les terroristes suicidaires jihadistes pour lesquels la destruction mutuelle assurée est une récompense, non une dissuasion.

Mais il y a désormais deux autres bombes au-dessus de la tête de nos enfants : la bombe de la dette et la bombe climatique.

Alors que nous continuons d’accumuler du carbone dans l’atmosphère à des niveaux sans précédents, nous ne savons pas à quel moment la prochaine molécule de carbone bouleversera un écosystème et entrainera un épisode climatique non-linéaire – comme la fonte de la toundra sibérienne relâchant l’ensemble de son méthane, le dessèchement de l’Amazone ou la fonte de la totalité de la banquise du pôle Nord en été. Et lorsqu’un écosystème s’effondre, il entraine des changements imprévisibles dans d’autres écosystèmes qui peuvent transformer toute la planète.

Le même raisonnement s’applique au sujet de la bombe de la dette américaine. Pour nous relever de la Grande Récession, nous avons du nous endetter encore plus. Il suffit d’observer les records atteints aujourd’hui par le cours de l’or, en période de déflation, pour savoir que de nombreuses personnes sont inquiètes que le prochain dollar ajouté à cette dette – non équilibré par des réductions de budgets ou de nouveaux revenus provenant de l’impôt – n’entraine un abandon « non linéaire » du dollar et coule la devise américaine.

Si les gens perdent confiance dans le dollar, nous pourrions entrer dans une boucle rétroactive, à l’image du climat, dans laquelle la plongée du dollar force les taux d’intérêts à la hausse, élevant à son tour le coût sur le long terme de notre énorme dette, venant s’ajouter aux déficits prévus, ce qui amplifierait la baisse du dollar. Si le reste du monde devient réticent à financer nos déficits, exceptés à des taux d’intérêts plus élevés, cela diminuera surement la capacité de notre gouvernement à réaliser des investissements publics et diminuera ainsi d’autant plus le niveau de vie de nos enfants.

Malheureusement, de trop nombreux conservateurs, qui ne prendraient jamais le risque d’émettre autant de dette au point d’affaiblir le dollar, vous diront avec insouciance au sujet du carbone : « Émettez tant que vous voulez. Ne vous inquiétez pas. Tout ça c’est une blague. » Et de trop nombreux Démocrates, qui ne prendraient jamais le risque d’émettre trop de carbone, vous diront d’émettre plus de dette : « dépensons. Nous avons assez de marge de manœuvre pour stimuler l’économie sans mettre en péril le dollar. »

En raison de ce clivage, notre gouvernement n’a pas été capable de mettre en place les politiques de long terme nécessaires pour endiguer la bombe de cette dette en augmentation, et la bombe climatique. Nous sommes en train de remettre le futur de nos enfants dans les mains des deux des forces les plus impitoyables de la planète : le Marché et Mère Nature.

Comme aime à le dire l’écologiste Rob Watson, « Mère Nature, c’est juste de la chimie, de la biologie et de la physique. » Ce n’est rien d’autre. Vous ne pouvez pas vous jouer d’elle ; vous ne pouvez pas la séduire. Vous ne pouvez pas dire, « Hé ! Mère Nature, on a une récession, est-ce que tu peux prendre une année sabbatique ? » Non, elle fera tout ce que la chimie, la biologie et la physique lui dictent de faire, en fonction de la quantité de carbone que nous répandons dans l’atmosphère, et comme le dit Watson : « Mère Nature donne toujours le dernier coup, et elle frappe toujours au centuple. »

Même chose pour le marché. Le marché est simplement une photographie, renouvelée à chaque seconde, de l’équilibre entre l’avidité et la peur. Vous ne pouvez pas vous jouer de lui, ni le séduire. Et vous ne savez jamais quand cet équilibre sur le dollar entre avidité et peur va basculer en direction de la peur de façon non-linéaire.

Voila pourquoi j’ai trouvé encourageant de voir le Center for American Progress, situé à gauche, expliquer la semaine dernière, que si la relance est vitale pour sauver notre économie, l’ampleur des déficits prévus exige que l’on commence à penser à des augmentations d’impôts et des réductions dans certaines dépenses et programmes soutenus par le camp Démocrate. Je suis également satisfait de voir des Républicains comme le gouverneur Arnold Schwarzenegger appeler leur parti à prendre en compte sérieusement le changement climatique.

Mais nous devons également agir. Si nous ne le faisons pas, nous confierons aux seules bonnes volontés du Marché et de Mère Nature le soin de dessiner le futur de nos enfants.

Ce moment me remémore une métaphore utilisée par John Holdren, le conseiller scientifique du président, lorsqu’il évoquait la menace du changement climatique, mais qui peut également s’appliquer au dollar : « Nous conduisons une voiture avec de mauvais freins, dans le brouillard, en direction d’une falaise. Nous savons que la falaise est là-bas, mais ne savons pas où exactement elle se trouve. La prudence conseillerait de commencer à appuyer sur les freins. »


Publication originale New York Times, traduction GH pour Contre Info

(Source : Contre info 29/10/2009)

oct 13

Vers une terre plus chaude et des mers plus hautes…

Clim en Chine (source: monoeilparla)

Clim en Chine (source: monoeilparla)

Niveau de CO2 et climat sont en interaction.Une nouvelle étude scientifique le confirme et précise que le niveau de CO2 actuel de 387 ppm est proche de celui existant au Miocène, c’est-à-dire  il y à15 millions d’années !

Notre planète se réchauffe à nouveau, c’est indéniable.Il nous faut réagir rapidement et autrement pour nous adapter à cette situation. Plutôt que de multiples « Conférences et Sommets » pour tenter de limiter le réchauffement,  l’Union Planétaire semble bien être l’unique solution !

Il faut remonter au moins 15 millions d’années en arrière pour retrouver des niveaux de dioxyde de carbone aussi élevés qu’aujourd’hui, révèle une étude scientifique publiée le 8 octobre dans l’édition en ligne du journal Science.

« La dernière fois que les niveaux de dioxyde de carbone étaient apparemment aussi élevés qu’ils le sont aujourd’hui – et sont restés à ces niveaux – la température globale était supérieure de 3 à 6 degrés Centigrades à aujourd’hui, le niveau des mers était plus haut d’environ 25 à 40 mètres, il n’y avait pas de banquise permanente en Arctique et très peu de glace sur l’Antarctique et au Groenland », précise Aradhna Tripati, qui a dirigé cette étude et est professeur assistant à l’UCLA dans le département des Sciences de la Terre et de l’Espace et au Département des Sciences de l’Atmosphère et de l’Océan.

« Le dioxyde de carbone est un puissant gaz à effet de serre, et les observations géologiques dont nous disposons maintenant pour les 20 derniers millions d’années étayent fortement l’idée que c’est un agent important du changement climatique durant l’histoire de la Terre, dit-elle.

En analysant la composition chimique des bulles d’air emprisonnées dans les glaces de l’Antarctique, les scientifiques ont pu déterminer la composition de l’atmosphère terrestre en remontant aussi loin que 800 000 années, et ils ont acquis une bonne compréhension de la façon dont les niveaux de dioxyde de carbone ont varié dans l’atmosphère depuis cette époque. Mais avant cette étude il n’existait pas de consensus sur la façon de reconstruire les niveaux de dioxyde de carbone au-delà de 800 000 ans.

Avant de rejoindre l’UCLA, Mme. Tripati faisait partie d’une équipe de recherche de l’Université de Cambridge en Angleterre, qui a développé une nouvelle technique pour évaluer les niveaux de dioxyde de carbone dans un passé beaucoup plus lointain – en étudiant les ratios entre le bore et le calcium de sédiments marins. Elle a utilisé cette méthode pour déterminer la quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère de la Terre jusqu’à 20 millions d’années en arrière.

« Nous sommes en mesure, pour la première fois, de reproduire avec précision les niveaux de CO2 mesurés dans les bulles des carottes de glace durant les 800 000 dernières années », indique M. Tripati. « Ce qui suggère que la technique que nous utilisons est valide. »

« Nous avons ensuite appliqué cette technique pour étudier l’histoire de dioxyde de carbone entre moins 800 000 ans et moins 20 millions d’années, dit-elle. « Nous avons des preuves établissant un couplage très étroit entre les niveaux de dioxyde de carbone et le climat. Lorsque l’on trouve des preuves de l’extension des calottes glaciaires en Antarctique ou au Groenland ou de la croissance de la banquise dans l’océan Arctique, nous observons une modification spectaculaire des niveaux de dioxyde de carbone au cours des 20 derniers millions d’années. »

« Ce qui est un peu dérangeant », note Mme Tripati, « c’est que la seule fois au cours des 20 derniers millions d’années où nous trouvons des preuves d’un niveau de dioxyde de carbone similaire au niveau actuel de 387 ppm se situe il y a 15 à 20 millions d’années de cela, lorsque la planète était radicalement différente. »

Les niveaux de dioxyde de carbone ont varié entre 180 et 300 ppm au cours des 800 000 dernières années – jusqu’à ces dernières décennies, rappelle M. Tripati, qui est également membre de l’Institut de géophysique et de l’UCLA. On savait que les niveaux actuels de CO2 sont sans précédent au cours des 800 000 dernières années, mais la constatation qu’ils n’avaient pas été atteints depuis 15 derniers millions d’années est nouvelle.

Avant la révolution industrielle de la fin du 19ème, le niveau de CO2 était d’environ 280 parties par million. Ce chiffre a très peu changé au cours des 1000 dernières années. Mais depuis la révolution industrielle, le niveau de CO2 s’est élevé et risque d’exploser si rien n’est fait pour inverser la tendance, prévient-elle.

« Au cours du Miocène moyen (environ de -14 à -20 millions d’années), les niveaux de dioxyde de carbone sont restés à environ 400 ppm, proche de la où nous en sommes aujourd’hui » indique la chercheuse. « Globalement, les températures étaient de 3 à 6°C plus chaudes, une différence énorme. »

La technique mise en œuvre par Mme Tripati a un taux d’incertitude moyen de seulement 14 parties par million.

« Nous pouvons désormais nous prononcer en confiance sur la manière dont le dioxyde de carbone a varié tout au long de l’histoire », juge-t-elle.

Au cours des 20 derniers millions d’années, les principaux évènements liés au climat incluent l’apparition soudaine de la glace en Antarctique, il y a environ 14 millions d’années et une hausse du niveau des mers d’environ 25 à 40 mètres.

« Nous avons montré que cette augmentation spectaculaire du niveau de la mer est associée à une augmentation des niveaux de CO2 d’environ 100 ppm, un changement énorme », dit-elle. « Ces données apportent la première preuve que le CO2 pourrait être lié à des changements environnementaux, tels que les changements dans l’écosystème terrestre, la distribution des glaces, le niveau des mers et l’intensité de la mousson. »

Aujourd’hui, l’océan Arctique est recouvert d’une banquise toute l’année, et ce depuis environ 14 millions d’années.

« Avant cela, il n’y avait pas de présence permanente de la banquise dans l’Arctique », note-t-elle.

Certaines projections montrent que les niveaux de CO2 pourraient atteindre 600 ou même 900 ppm durant le siècle prochain si aucune mesure n’est prise pour réduire les émissions. Ces niveaux ont pu être atteints sur Terre il ya 50 millions d’années ou plus, déclare Mme Tripati, qui travaille pour pousser ses investigations beaucoup plus loin en arrière que 20 millions d’années et étudier les derniers 20 millions d’années en détail.

Il y a plus de 50 millions d’années, il n’y avait pas de calotte glaciaire sur Terre, et les déserts s’étendaient aux zones subtropicales. La planète était radicalement différente.

Les Co-auteurs de l’étude sont Christopher Roberts, Ph.D. étudiante au département des sciences de la Terre à l’Université de Cambridge, et Robert Eagle, un chercheur postdoctoral à la Division des sciences géologiques et planétaires au California Institute of Technology.

« Je cherche à comprendre comment le cycle du carbone et le climat ont été couplés, et pourquoi ils ont été couplés, sur une échelle de plage de temps allant de plusieurs centaines d’années à des dizaines de millions d’années », précise-t-elle.

Par Stuart Wolpert, UCLA, 8 octobre 2009

(Source : contreinfo.info)

oct 12

L’or bleu ou la richesse de tous…

robinet d'eau

L’eau douce, à l’origine de la vie est encore aujourd’hui une ressource rare fortement dégradée !

Au 5e Forum mondial de l’eau d’Istanbul,  plus de 25 000 personnes ont débattu des moyens de protéger et de préserver cette ressource, sous la double pression de la croissance démographique (9 milliards d’humains en 2050 contre presque 7 milliards aujourd’hui) et du réchauffement climatique.

La déclaration finale et soi disant politique à été de « modifier la consommation de l’eau, en particulier dans l’agriculture, lutter contre la pollution des cours d’eau et des nappes phréatiques et collecter et traiter les eaux usées ».

Fort bien, le temps de « l’eau facile » est donc révolu !

La notion de rareté de ce bien commun est générale et oriente la plupart des débats et études.

La France, selon la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) et l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC)  pourrait connaître dès 2050 un déficit de 2 milliards de m3 d’eau potable par an pour satisfaire les besoins de l’industrie, l’agriculture et l’alimentation, soit 14% de notre consommation aujourd’hui.

Le bon sens sera t’il enfin dans l’action ? L’étude de la problématique débouchera t’elle sur des solutions et mesures volontaires, efficaces ?

Sommes-nous rentrés dans une nouvelle ère de conscience planétaire ou faut-il attendre encore un peu…un 6eme Forum ?

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Eh bien, il semblerait que nous soyons portés aujourd’hui par le courant du renouveau. En effet deux évènements majeurs sont à souligner.

Le premier, c’est que la belle théorie de la mémoire de l’eau du savant Jacques Benveniste refait surface avec toutes ses implications et futures applications  biologiques potentielles.

Le deuxième, c’est que bien qu’il soit regrettable que l’eau issue du sol ne soit encore accessible qu’à une minorité de la population planétaire (et qu’elle soit toujours de plus en plus polluée par des éléments organiques persistants, des micropolluants émergents, des nitrates, des hormones, pesticides et depuis peu par la molécule active Tamiflu) il est désormais possible de s’approvisionner facilement et partout. En effet, c’est dans l’atmosphère de notre planète (réserve d’eau douce colossale estimée à 13000 km3) que l’on peut maintenant récupérer cette humidité atmosphérique !

L'eau de l'air_l'éolienne en coupe

 

Voici une éolienne, l’Eole water, qui peut, en plus de la production de watts, assurer aussi une production d’eau potable, avec ou sans vent, y compris dans des endroits très isolés.

Le phénomène de pluie est reproduit à l’intérieur de l’éolienne qui aspire l’humidité  de l’air, la condense et la stocke dans son mat et au final la distribue sous forme d’eau filtrée ! En somme, une invention révolutionnaire, véritable courant d’air et d’eau qui décoiffe nos archaïsmes en remettant en question son accès, sa production et sa distribution.

 

Nul doute que ces deux évènements majeurs, dans l’air du temps, vont encourager le respect de cette ressource et induire une gestion future plus solidaire, plus équitable.

Tout comme l’air, l’eau ne peut-être considéré comme une marchandise qu’états et sociétés privées s’approprient. C’est une composante vitale de la vie sur la planète qui doit être protégée et rendue accessible à tous, c’est notre bien commun !

Étanchez donc votre soif de connaissance sur le sujet et bonne santé à l’union planétaire de l’eau…à venir !

Y.B.

 

  1. Bien répartir l’eau, favoriser son infiltration, réhydrater les terres sèches et mieux la gérer globalement. Voici une sympathique et instructive vidéo associative présentant le cycle de l’eau revu et corrigé.

             A visionner impérativement !

 

       2.   Association Jacques Benveniste pour la Recherche

              et le livre récemment réédité à lire, faire lire et à traduire dans toutes les langues… 

Mémoire de l'eau

 

 « Ma Vérité sur la Mémoire de l’eau »

 

 

 

      

      3.   Enfin, de l’eau dans l’air…véritable courant d’air et d’eau revigorant que cet éolewater …une mine d’or bleu !

oct 10

A la découverte de notre galaxie…

Satellite Gaïa

En orbite au Point de Lagrange L2, le satellite Gaïa (sixième pierre angulaire du programme scientifique de l’Agence Spatiale Européenne comprenant les missions Rosetta, Herschel, Planck, Lisa et BepiColombo) va cartographier une partie de notre galaxie et probablement participer à la découverte d’exo planètes !

Sa mission est extrêmement ambitieuse, puisqu’il s’agit de cartographier une partie de notre galaxie en localisant et caractérisant un milliard d’étoiles ou autres astres. Outre cet objectif de quantité « astronomique », GAIA a des objectifs de précision de localisation aussi ambitieux : de 300 µas (micro arc-seconde) pour les étoiles les moins brillantes (magnitude 20) à 7 µas pour les plus brillantes (magnitude 12) ; par comparaison 24 µas correspond à l’épaisseur d’un cheveu vu à 1000 km !

Mission spatiale Gaïa

GAIA fera la cartographie de notre galaxie en trois dimensions, en estimant les distances des étoiles à la Terre et leur vitesse propre. Au-delà de cette mission d’astrométrie, GAIA devrait découvrir et inventorier des dizaines de milliers d’objets inconnus à ce jour : étoiles naines brunes et blanches, supernovae, planètes naines et astéroïdes du système solaire… et de très attendues exoplanètes.

Le CNES s’est engagé auprès de la communauté scientifique et de l’ESA pour prendre en charge une partie des traitements scientifiques. 

Position des Points de Lagrange (L2)

Position des Points de Lagrange (L2)

Points de Lagrange (ou point de libration) : ce sont les 5 positions de l’espace où les champs de gravité de deux corps en orbite l’un autour de l’autre, et de masses substantielles, se combinent de manière à fournir des points d’équilibre à un troisième corps de masse négligeable, tels que les positions relatives des trois corps soient fixes.

 

 

(source: cnes.fr)

oct 10

Planète, la définition !

 

(source: 7sur7.be)

(source: 7sur7.be)

Un jour viendra où des exo planètes en orbite autour d’autres étoiles pourront être explorées et habitées par des espèces vivantes dont vraisemblablement l’espèce humaine. Il ne sera alors plus question de découpages territoriaux dépendant d’intérêts nationaux d’origine terrestre ni de démographie galopante ni encore de flux migratoires générés par le manque de solidarité et de justice.

L’Union Planétaire permettra de porter l’essor humain au-delà du système solaire en pérennisant un système de gestion des ressources planétaires équilibré et équitable.

En attendant, voici le texte intégral de la définition de ce qu’est une planète du système solaire, telle qu’elle a été adoptée jeudi 24 août 2006 à Prague par les participants à l’assemblée triennale de l’Union Astronomique Internationale (UAI) :

 

Planète – planète naine

« Les observations récentes ont changé notre vision des systèmes planétaires et il est important que la nomenclature des objets reflète notre compréhension actuelle. Ceci s’applique en particulier à la définition d’une « planète ». Le mot « planète » désignait initialement les « vagabonds » du ciel, c’est-à-dire les points de lumière qui bougeaient par rapport aux étoiles. Les découvertes récentes nous conduisent à une nouvelle définition correspondant à l’état de nos connaissances.
En conséquence, l’Union astronomique internationale (UAI) décide de répartir les planètes et les autres corps de notre système solaire en trois catégories de la manière suivante :

  1. Une planète¹ est un corps céleste, qui (a) est en orbite autour du Soleil, (b) a une masse suffisante pour que sa gravité l’emporte sur les forces de cohésion du corps solide et le maintienne en équilibre hydrostatique, sous une forme presque sphérique, (c) a éliminé tout corps susceptible de se déplacer sur une orbite proche ;
  2. Une « planète naine »² est un corps céleste, qui (a) est en orbite autour du Soleil, (b) a une masse suffisante pour que sa gravité l’emporte sur les forces de cohésion du corps solide et le maintienne en équilibre hydrostatique, sous une forme presque sphérique, (c) n’a pas éliminé tout corps susceptible de se déplacer sur une orbite proche, (d) n’est pas un satellite.
  3. Tous les autres objets³ en orbite autour du Soleil, à l’exception des satellites, sont appelés « petits corps du Système solaire ».

Notes :
¹ – Les huit planètes sont : Mercure, Venus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.
² – Une action spécifique sera organisée par l’UAI pour décider à quelle catégorie, « planète naine » et/ou autres classes, appartiennent les cas limites.
³ – Ceci inclut la plupart des astéroïdes du Système solaire, la plupart des objets trans-neptuniens (OTN), les comètes et tous les autres corps.

(Conformément à la définition ci-dessus, Pluton est une « planète naine ». Il est identifié comme le prototype d’une nouvelle catégorie d’objets trans-neptuniens.)

(Source : www.cnes.fr )