nov 22

Vacances d'automne 2008 139Au regard de l’importance symbolique de l’actualité internationale, comment ne pas s’interroger sur le sens de l’existence de chaque être humain sur la planète ?

En effet, ces derniers temps sont révélateurs d’une tendance lourde de l’orientation du nouvel ordre social. Celle de l’homme moderne, parfait robot biologique, qui doit être conforté dans sa condition et sa finalité existentielle de production.

Jusqu’à maintenant le gros des troupes de la population mondiale  fantasme son avenir. Ce désir d’avenir n’existe que parce qu’il est déjà possédé par une minorité aux commandes. Quant à ceux qui participent obséquieusement au maintien des règles, c’est parce qu’ils ont l’égoïste ambition de s’asseoir eux aussi, un jour, devant la table de jeu.

Aujourd’hui, la crise financière internationale a démontré cruellement que ni le travail, ni la terre ne permettent décemment la rente ou le salaire.

Pourtant, l’Homo-Productivus continue à consacrer son existence à produire, mouvoir des capitaux et rendre possible leurs flux pour ceux qui édictent les règles du jeu. Il est déplacé tel un pion sur le Monopoly-planétaire et savamment maintenu dans une « religion du capital ».

Son aliénation productiviste est assurée par le culte rendu à l’argent, il peut consommer, participer à la croissance, le tour est joué !

C’est fascinant de découvrir les rouages du système car l’on comprend qu’il ne peut y avoir de souveraineté individuelle sans participation à cette religion.

Les rebelles, les éjectés du système (jeunes, vieux, malades), les pauvres, les affamés sont les laissés pour compte de ce sinistre jeu. L’augmentation de cette misère fait l’argent des maîtres qui jouent de ces pions avec une délectation cynique et mortifère.

L’Homo-Productivus demeure cependant dans la partie car il est l’esclave de cette puissance temporelle et capitaliste qui le domine. Pour bien le jouer, l’employer, le protéger,  il faut l’encadrer, l’éduquer, le surveiller, le contrôler. Dressage, territorialisation, hiérarchisation et domestication visent à le rendre non pas intelligent et inventif mais plutôt compétitif, docile et utile.

Le pragmatisme coutumier des natures obséquieuses avides de reconnaissance sociale est systématiquement récompensé parce qu’il permet de ficher, répertorier et organiser ces pions. C’est ainsi que l’on gère au plus près les enjeux de la partie !

Code barre

De fait, l’Homo-Productivus constamment insatisfait, frustré et privé de liberté renonce peu à peu à la vie publique altruiste, responsable, solidaire  partagée et désintéressée. Il est le jouet de l’aristocratie capitaliste dure, manœuvrière et insensible au bonheur commun. Sa place de pion dans l’ordre social des cases du jeu à occuper est ainsi délimitée :

  • Il ne doit pas être animé par de nobles causes
  • Il ne doit pas réfléchir
  • Il ne doit pas être politiquement ni socialement  solidaire de ses semblables
  • Il ne doit pas être volontaire ni courageux
  • Il ne doit pas accepter la gratuité ni l’échange fraternel
  • Il ne doit pas être autonome
  • Il ne doit pas accepter l’espace commun identitaire qu’est la planète
  • Il ne doit pas être propriétaire, donc responsable, de son existence
  • Il ne doit pas être rebelle au mensonge, à l’injustice et à la violence

La soumission est la règle de base de ses déplacements sur la table de jeu. L’actualité des aléas humains diffusée par les médias le démontre de plus en plus, jour après jour. Les populations sont quotidiennement et majoritairement abruties de faits divers, de guerre, d’horreurs, de malheurs, de maladies  et de terrorisme. Leurs horizons territoriaux sont des horizons de violences et de peur…l’Homo-productivus ne quitte pas sa case tout seul !

Une campagne de vaccination mondiale contre la grippe mutante est mise en place pour sauver (soi-disant) tous les citoyens. Pendant ce temps, les improductifs, les laissés pour compte et les affamés du « Monopoly- planétaire »sont toujours hors-jeux…seul la croissance des riches compte !

Lueur d’espoir, qu’en est-il de cet évènement majeur, la Marche mondiale pour la Paix ?

Vaccination !

Lueur d’espoir, qu’en est-il de cet autre évènement majeur, le Sommet mondial de la sécurité alimentaire ?

De l’un comme de l’autre, pas grand-chose sinon l’insignifiance existentielle du quotidien,  la poursuite du jeu et la confirmation que tous les pions ne s’avèrent pas nécessaires.

Pour l’instant, seul l’Homo-Productivus compte.

Prochaine étape de la partie en cours, le Sommet de Copenhague !

Y.B.

nov 22

Éradiquer la faim dans le monde ?

corruption-2-a4557 Agora VoxA l’heure où banques de dépôts et banques d’affaires ont emberlificoté l’épargne des citoyens sous fond de crise financière pour mieux contrôler les modes de production, distribution et consommation ; voici que les États et entreprises agro-alimentaires peuvent poursuivre allègrement leur politique productiviste et capitaliste de conquête.

Quel gâchis !

Ainsi, les contrats occultes resteront hors contrôles démocratiques et les investissements ne bénéficieront pas, dans leur majorité, aux communautés humaines et collectivités locales.

L’inégalité d’accès à la nourriture, stigmatisée par le besoin obsessionnel et vital, va s’amplifier dans les pays pauvres.

L’inégalité sociale pour bien manger va se creuser dans les pays riches.

Las, la colonisation moderne de la planète se poursuit et l’accaparation des terres à coups de « Chèque » par les plus riches s’accélère.

Une fois de plus la FAO n’est pas légitimée par les faits, elle reste sous contrôle de la Banque mondiale, du FMI (Front monétaire international) et les responsables politiques continuent d’aller à l’OMC (Organisation mondiale du commerce).

Attendons-nous donc à une amplification de la crise alimentaire.

Les stocks planétaires céréaliers sont bas, les cours boursiers vont grimper et les prix à l’alimentation flamber !

En cette fin d’année 2009 les trois rendez-vous importants pouvant légitimer une Union Planétaire sont :

  1. La Marche mondiale pour la Paix
  2. Le Sommet mondial sur la sécurité alimentaire(FAO)
  3. Le Sommet de l’ONU sur le climat à Copenhague

Le rendez-vous de la FAO vient d’être manqué.

La guerre économique se poursuit, se développe et fait rage. Désormais, plus d’un milliard d’êtres humains souffriront malheureusement de la faim.

Quant à la règle du jeu économiste, elle prévaut encore !

Y.B.

Déception après le sommet de la FAO !

FAO_7sur7Le sommet de la FAO qui s’est achevé mercredi à Rome a été décevant aussi bien aux yeux du directeur de cette organisation de l’ONU, Jacques Diouf, que pour les ONG qui ont dénoncé l’absence de dirigeants des pays riches et d’engagements contraignants pour lutter contre la faim.

« Naturellement, j’aurais espéré avoir dans un sommet de chefs d’État ou de gouvernement tous les pays représentés à ce niveau », a reconnu au cours de la conférence de presse finale le chef de l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui regroupe 192 pays. « Si nous n’avons pas les dirigeants qui ont autorité sur tous les dossiers, qui peuvent coordonner l’action (…) je pense que nous passons à côté du problème, nous réduisons la question à sa dimension purement technique, alors qu’elle a une dimension économique, sociale, financière, je dirais même culturelle », a assuré M. Diouf.

Car, a-t-il dit, « les problèmes de l’agriculture dépassent les ministres de l’Agriculture ». Une soixantaine de chefs d’État ou de gouvernement, essentiellement d’Afrique et d’Amérique Latine, ont participé à ce sommet boudé par la totalité des dirigeants du G8, sauf Silvio Berlusconi dont le pays accueillait la réunion et où la FAO a son siège. Le ministre italien de l’Agriculture, Luca Zaia, a résumé par un euphémisme la réunion de trois jours : « ce sommet n’a pas donné de grands résultats et il y a eu des absences importantes ».

Les ONG impliquées dans la lutte contre la faim, venues en grand nombre dans la capitale italienne, ont été plus dures à l’égard de l’agence spécialisée de l’ONU. « Le sommet de la FAO a gâché l’occasion d’empêcher un milliard de personnes d’être affamées », a déploré ActionAid. « On pourrait penser que la hausse de 20% depuis 2005 du nombre des personnes affamées aurait entraîné une action décisive et déterminée. Mais le sommet de la FAO n’a pas réussi à parvenir à une quelconque percée importante. Les dirigeants du G8 ne se sont même pas dérangés » à part Silvio Berlusconi, dénonce un communiqué d’ActionAid. « On ne remplit pas des estomacs vides avec des paroles chaleureuses », a conclu l’ONG.

Oxfam International a donné mercredi une note de 2 sur 10 au sommet de la FAO. « Une seule réunion ne peut pas résoudre (le problème de) la faim dans le monde mais nous nous attendions certainement à bien plus. Le résultat n’est pas à la hauteur du problème, avec un milliard de personnes qui souffrent de la faim. L’absence quasi totale de dirigeants des pays riches a envoyé un mauvais signal dès le début du sommet », a dénoncé un porte-parole de l’ONG, Gawain Kripke.

Pour Médecins sans frontières (MSF), le sommet n’est pas parvenu à « s’occuper de la malnutrition des enfants ». « Une fois de plus, la communauté internationale ne prend aucun engagement dans la lutte contre la malnutrition des enfants. Négliger le fait que de 3,5 à 5 millions d’enfants de moins de cinq ans meurent chaque année de malnutrition signifie en substance que le sommet a échoué » s’agissant de « protéger les plus vulnérables », a conclu Guillaume Bonnet, porte-parole de MSF.

Aux questions des journalistes relayant le mal-être des ONG, M. Diouf a répondu en essayant de défendre les résultats du sommet. Il a ainsi présenté comme un succès le fait que le document final prévoit « l’éradication totale de la faim » dans le monde alors que l’objectif jusqu’à présent était de réduire de moitié d’ici à 2015 le nombre des affamés. Mais aucune date-butoir n’a été fixée pour atteindre cet objectif. (AFP) (Source : www.7sur7.be )

nov 16

nuéesUn impérieux devoir pour l’humanité !

Moins d’un mois avant le Sommet de Copenhague voici une étude qui arrive à point nommé pour nous rappeler que les solutions d’adaptations au changement climatique se trouvent dans les ressources naturelles. Elle interpelle tous ceux qui agitent frénétiquement le chiffon rouge de la surpopulation et qui  affirment catégoriquement qu’il faut freiner la démographie en « stabilisant » la population mondiale pour faire face au changement climatique.

En fait, une meilleure gestion des ressources naturelles, sage et raisonnable, permettrait à l’ensemble de l’espèce humaine d’appréhender intelligemment la période à venir. Mieux vivre ensemble au sein de la biosphère, solidairement et équitablement doit être l’aboutissement du futur traité de Copenhague.

Le temps est venu pour l’humanité de devenir responsable et d’arrêter cette cupidité des générations présentes qui fait payer la note aux générations futures.

La masse des échanges planétaires nécessite définitivement un nouveau modèle économique plutôt que cette goinfrerie qu’est la consommation relancée par le capitalisme vert. A cause de lui, la situation alimentaire  se dégrade et dans de nombreux états « providence » une grande partie des populations est déconnectée de la réalité biosphérique. L’ordre social qui prévaut dresse des paravents à la crise économique et impose le port d’œillères pour une vision du quotidien formatée et égoïste. De fait, l’apartheid social se développe et se traduit par:

- une opposition entre les salariés du public, du privé, les chômeurs, les travailleurs indépendants

-une  stigmatisation des pauvres (les modestes)

-un irrespect vis-à-vis des séniors

-l’admiration des riches

Ces distorsions internes et externes de vie commune, nationales ou internationales, génèrent de l’incivisme, de l’autoritarisme, un esprit de compétition exacerbé et une perte de repères. Le tout prend place dans un environnement mis en danger par la destruction accélérée des biotopes ainsi que les disparitions inéluctables de nombreuses espèces tant animales que végétales… la Terre ne parait plus à même de répondre aux besoins des humains.

Cerise sur le gâteau, le choix ces derniers mois de relancer l’économie mondiale par la dette publique, l’aide financière aux banques et la consommation semble être une erreur car cela retarde la prise de conscience collective, freine le désir de changement et repousse la possibilité de changer le système.

Le Sommet de Copenhague devrait-être l’occasion d’amorcer un processus de meilleure gestion de l’ensemble. Il faut désormais redéfinir une économie pour tous avec ni riches, ni pauvres. Une nouvelle économie, juste, équitable, globale qui redonne du sens à l’humanité et à la nature. C’est pourquoi, si prioritairement nous prenons en compte la nécessité biosphérique, nous pouvons encore changer de modèle politique et d’ordre social afin de renouer avec la fraternité entre les humains, sans que soit compromise leur diversité. Ce n’est pas trop tard !

Remettre du bon sens dans les règles et lois de l’argent et investir massivement dans la biodiversité pour s’acclimater au changement climatique est prioritaire. Les auteurs de cette étude sont les précurseurs de l’action écologonomique. Et l’écologonomie peut générer le nouveau champ économique planétaire en réduisant notre impact sur la biodiversité.

Parvenir à cette meilleure gestion des ressources naturelles est possible si l’on se dote de l’indispensable outil que serait une monnaie unique. Les « Bankor » et « DTS » (droits de tirage spéciaux dans un panier de monnaies) sont les premiers balbutiements vers la monnaie planétaire. L’écologonomie peut ensuite être la logique, la ligne de force qui ouvre la voie au « globo », la future monnaie planétaire.

USA, Europe et Asie, en s’unissant dignement, pourraient alors bâtir pacifiquement, solidairement et solidement l’économie de la société planétaire de demain, hétérogène et originaire.

Oui, il est temps de prendre conscience de la primauté biosphérique et de l’unité humaine pour l’adaptation au changement climatique !

Oui, il est temps de cesser d’emprunter sur le capital de vie des générations futures !

Oui, le temps est venu que tous les responsables politiques, quelles que soient leurs familles d’origine, orientent désormais leurs efforts en ce sens, simplement, humblement, honnêtement et humainement !

Bien que le changement de nos modes de vie ne puisse se faire en un instant nous pouvons d’ores et déjà commencer à œuvrer ensemble afin qu’il n’y est plus de pauvreté et de faim au sein de notre espèce et que nous n’épuisions plus les systèmes biologiques de la planète.

C’est alors solidairement, collectivement et efficacement que nous pourrons faire face au défi qu’est le changement climatique.

Participer à l’élaboration du traité de Copenhague est une occasion unique et formidable. C’est un honneur !

Au nom de la dignité humaine, vous qui allez rédiger les textes constitutifs, n’oubliez pas que la Terre que nous gérons est une oasis fragile dans l’espace stellaire ; que gérer sagement, équitablement les ressources globales et préserver la vie est un impérieux devoir pour l’humanité…le reste ce ne sont que des intérêts particuliers, des discours pseudo-scientifiques, du tohubohu médiatique, de la rhétorique et de l’irresponsabilité politique.

Y.B.

Investir pour protéger la nature est hautement rentable

Gestion de la biodiversité_7sur7Investir des milliards pour protéger la diversité de la vie animale et végétale permettrait un retour sur investissement cent fois supérieur sur le long terme, estime une étude de l’économiste indien Pavan Sukhdev publiée vendredi.

Plus d’un milliard d’autochtones dépendent directement pour leur subsistance des récifs coralliens, des forêts, des mangroves et d’autres formes de ce capital naturel. Et si les leaders politiques ne prennent pas rapidement des mesures radicales pour enrayer la destruction de ces ressources, conflits, famines et réfugiés climatiques seront inévitables, avertit ce rapport.

« Reconnaître et donner un prix aux services rendus par la nature à la société doit devenir une priorité pour les responsables politiques », explique à l’AFP Pavan Sukhdev, auteur principal de cette étude intitulée « L’économie des systèmes écologiques et de la biodiversité ».

Investir quelque 45 milliards de dollars par an dans le développement des zones protégées sur terre et en mer permettrait d’assurer des bénéfices de l’ordre de 4 à 5.000 milliards de dollars par an après quelques dizaines d’années, estime l’économiste. Ainsi, la plantation l’an dernier de 12.000 hectares de mangroves dans le sud du Vietnam a coûté environ 1 million de dollars mais devrait permettre d’éviter les dépenses d’entretien des digues qui représentent plus de 7 millions de dollars chaque année.

« Alors que le changement climatique est un enjeu global avec des répercussions locales, la biodiversité est un ensemble d’enjeux locaux », commente Pavan Sukhdev, soulignant que l’exemple des mangroves au Vietnam pourrait et devrait être multiplié à travers le monde. A moins d’un mois du sommet de l’ONU sur le climat à Copenhague, la protection des forêts tropicales apparaît comme une question cruciale.

« La déforestation représente 20% des émissions de gaz à effet de serre », rappelle Pavan Sukhdev. « Mais les forêts constituent aussi le plus important dispositif d’atténuation du changement climatique car elles capturent 15% des émissions totales de dioxyde de carbone », ajoute-t-il.

Lors du sommet du G8 élargi aux grands pays émergents, les pays principaux pollueurs de la planète ont reconnu que la terre ne devait pas se réchauffer au-delà de deux degrés, rejoignant ainsi pour la première fois la communauté scientifique. Pour certains écosystèmes cependant, il est peut-être déjà trop tard.

Ainsi, les récifs coralliens tropicaux, dont dépendent près de 500 millions de personnes sur la planète, sont déjà sur une pente descendante avec une augmentation de température d’un peu moins de 1 degré depuis l’ère préindustrielle. « 500 millions de personnes qu’il faudrait prendre en charge: que ferez-vous si – et plus probablement ‘quand’ – le problème se posera », interroge Pavan Sukhdev.

« Les solutions au changement climatique se trouvent dans les ressources naturelles. On peut utiliser la restauration des écosystèmes pour l’adaptation (au changement) et on doit utiliser les écosystèmes – les forêts, les océans – comme outil principal d’une réduction » des émissions de gaz à effet de serre, estime l’économiste.

L’étude, soutenue par le programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), a été lancée par la Commission européenne en 2007 et sa version finale devrait être présentée en octobre 2010. Dans une première phase présentée en mai 2008, Pavan Sukhdev avait estimé que l’érosion de la biodiversité représentait un coût évalué entre 1.350 et 3.100 milliards d’euros par an. (afp)

(Source : www.7sur7.be )

nov 13

Un fait d’hiver symptomatique…

Ours sans pelage !Voici, en cette saison, un fait divers pour le moins étrange dans l’hémisphère nord.

Quelle en est la raison, quel en est le sens ?

Pendant des millénaires les ours étaient considérés comme les rois des animaux. Ce qui arrive à Dolores et Lolita est incompréhensible et peut-être le triste symbole d’un déclin possible, que l’on ne souhaite pas…

Y.B.

Au jardin zoologique allemand de Leipzig, deux ours sud-américains attirent l’attention depuis quelques semaines. Les deux ours, Dolores et Lolita, perdent leur fourrure, ce qui leur donne un air étrange.

Les experts animaliers restent perplexes face à ce phénomène car habituellement, en cette période d’automne, les ours voient leur pelage pousser afin de faire face aux températures plus fraîches.

Les employés du zoo ont déjà interrogé des confrères des quatre coins du monde pour savoir quel était le problème et comment le soigner, mais pour l’instant l’énigme reste sans réponse. La santé de Dolores, 15 ans, et de Lolita, 11 ans, ne semble heureusement pas en danger. En attendant, ce look étrange ameute les foules. (ca)

(Source : www.7sur7.be)

nov 13

Suites de l’Opération neige…

Chine neige_7sur7 Au moins 38 personnes sont mortes dans le nord de la Chine, où certaines provinces ont connu leurs plus fortes chutes de neige en plusieurs décennies, a rapporté la presse vendredi.

La neige, précoce et abondante cette année, a également entraîné, dans les provinces septentrionales, de graves perturbations pour le trafic aérien, ferroviaire et pour les automobilistes, même si la situation revenait lentement à la normale vendredi.

La province du Shanxi a été la plus touchée, près de 500 accidents de la route ayant fait 24 morts depuis le début de la semaine, a rapporté l’agence semi-officielle China News Service. Certaines provinces ont enregistré leurs plus fortes chutes de neige en 60 ans et un million de Chinois ont été victimes de sinistres.

Le Premier ministre Wen Jiabao s’est rendu jeudi dans la province du Hebei où six personnes ont péri — dont trois enfants morts écrasés après la chute du toit de leur école. Le Shanxi a déploré cinq morts et la province du Shandong et la région autonome du Ningxia les autres décès.

Les chutes de neige, en partie provoquées par les scientifiques pour alléger la sécheresse dont souffre le Nord, ont entraîné la fermeture partielle ou totale des aéroports de Pékin, Taiyuan, Xian, Shijiazhuang entre autres et l’annulation de centaines de vols en Chine du Nord. (belga/ca)

(Source : www.7sur7.be)

nov 13

Le Kilimandjaro, tout un symbole !

Kilimandjaro_7sur7En Tanzanie, sur la plus haute montagne d’Afrique,   la glace fond rapidement !

En effet, le glacier du Kilimandjaro, vieux de 12000 ans, a déjà perdu un quart de sa superficie entre 2000 et 2007.

La fonte des glaciers est un phénomène global qui s’amplifie sur une grande partie des massifs montagneux de la planète et la montée des températures semble en être la cause principale.

Ce sujet d’extrême importance devrait être l’un des débats majeurs qui seront tenus lors du Sommet de Copenhague.

Espérerons qu’en ce qui concerne les relations internationales la glace fonde là aussi !

Les solidaires et nécessaires mesures d’acclimatation au changement climatique en dépendent. A suivre…

Y.B.

Par Hannah Devlin, Times, 2 novembre 2009

Kilimandjaro 2_contreinfo« Les neiges du Kilimandjaro auront disparu d’ici deux décennies, estiment les scientifiques, qui indiquent que la fonte rapide de ce glacier durant le siècle dernier apporte une spectaculaire preuve concrète du changement climatique mondial.

Si ces prévisions – basées sur 95 années d’observations des glaces du Kilimandjaro – s’avèrent exactes, le sommet de la plus haute montagne d’Afrique serait dépourvu de glaces pour la première fois depuis plus de 12 000 ans.

Depuis 1912, 85% du glacier a disparu et la fonte ne semble pas se ralentir. Vingt-six pour cent de la glace a disparu depuis 2000.

L’étude publiée aujourd’hui dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, conclut que la cause principale de cette fonte des glaces est l’augmentation des températures mondiales. Bien que les changements de la nébulosité et des précipitations neigeuses puissent également jouer un rôle, ces facteurs semblent être de moindre importance. Même d’intenses sécheresses, dont l’une d’elles avait duré environ 300 ans, n’avaient pas provoqué une telle diminution du glacier.

L’étude, réalisée à partir de photographies terrestres et satellitaires, montre la diminution de la superficie de glace entre 1912 et 2007. Les 12 km carrés de glace de 1912 se sont réduits à 1,9 km carré en 2007, et les deux grands champs de glace existant auparavant ont laissé place à plusieurs petites formations isolées.

Pour la deuxième partie de leur étude, les scientifiques de l’Université de l’Ohio ont foré la glace jusqu’à la roche et extrait des carottages de glace sur six sites différents. Ces carottes, descendant jusqu’à une profondeur de 49 m, ont permis de retracer l’historique de la glace, de sa fonte et des précipitations des 11 700 dernières années.

Les bulles allongées emprisonnées dans la couche superficielle de l’un des prélèvements indiquent que des phases de gel et de fonte avaient alterné au cours des 40 dernières années. Par le passé, même les événements climatiques extrêmes n’avaient pas provoqué de fonte notable. Une grave sécheresse, intervenue il y a 4200 ans et qui avait duré trois siècles, a laissé une couche de poussière, mais aucune preuve de fonte importante.

Les techniques de datation radioactive ont également montré que la glace avait rapidement perdu en épaisseur et en superficie. Le glacier sud a perdu 5 mètres d’épaisseur entre 2000 et 2007, et le glacier Furtwängler, plus petit, a perdu de 4,8 m, soit 50% de son épaisseur totale.

« Une année Furtwängler sera là, et l’année suivante, il aura disparu », prévoit Lonnie Thompson, un paléoclimatologue de l’université d’Ohio, qui a dirigé cette étude.

La fonte du Kilimandjaro s’inscrit dans une tendance générale de diminution des glaciers à travers l’Afrique, l’Inde et l’Amérique du Sud. Ce phénomène se produit sur le mont Kenya, les Monts Rwenzori en Afrique centrale, ainsi que sur les glaciers de l’Himalaya et des Andes.

« Le fait que tant de glaciers dans les régions tropicales et subtropicales montrent des réponses similaires suggère une cause commune sous-jacente », indique le professeur Thompson.

Il attribue cette évolution à la hausse des températures de surface de la Terre, qui est plus prononcée à haute altitude. Les scientifiques prévoient que même sans réchauffement supplémentaire, tous les glaciers finiront par fondre, sauf ceux situés sur les plus hauts sommets.

La fonte des glaciers peut être dévastatrice pour les espèces qui dépendent des environnements neigeux pour leur survie. Elle peut également avoir des conséquences pour l’agriculture. Une grande partie du débit des rivières dans les régions montagneuses vient de l’eau de fonte et la disparition des glaciers devrait accroître les pénuries d’eau.

L’Office Météorologique britannique a indiqué ce mois-ci que la fonte des glaciers pourrait entraîner une baisse de 20% de la productivité agricole mondiale. »

Sur le Web :

Proceedings of the National Academy of Sciences

Glacier loss on Kilimanjaro continues unabated

L. G. Thompson, H. H. Brecher, E. Mosley-Thompson, D. R. Hardy and B. G. Mark.

The dramatic loss of Kilimanjaro’s ice cover has attracted global attention. The three remaining ice fields on the plateau and the slopes are both shrinking laterally and rapidly thinning. Summit ice cover (areal extent) decreased ≈1% per year from 1912 to 1953 and ≈2.5% per year from 1989 to 2007. Of the ice cover present in 1912, 85% has disappeared and 26% of that present in 2000 is now gone.

From 2000 to 2007 thinning (surface lowering) at the summits of the Northern and Southern Ice Fields was ≈1.9 and ≈5.1 m, respectively, which based on ice thicknesses at the summit drill sites in 2000 represents a thinning of ≈3.6% and ≈24%, respectively. Furtwängler Glacier thinned ≈50% at the drill site between 2000 and 2009.

Ice volume changes (2000-2007) calculated for two ice fields reveal that nearly equivalent ice volumes are now being lost to thinning and lateral shrinking. The relative importance of different climatological drivers remains an area of active inquiry, yet several points bear consideration.

Kilimanjaro’s ice loss is contemporaneous with widespread glacier retreat in mid to low latitudes. The Northern Ice Field has persisted at least 11,700 years and survived a widespread drought ≈4,200 years ago that lasted ≈300 years.

We present additional evidence that the combination of processes driving the current shrinking and thinning of Kilimanjaro’s ice fields is unique within an 11,700-year perspective. If current climatological conditions are sustained, the ice fields atop Kilimanjaro and on its flanks will likely disappear within several decades. »

(source: www.contreinfo.info )

nov 03

Neige artificielle sur Pékin !Nous le savons, la couche d’ozone protège la planète des rayons ultra-violets. Au-delà, la ceinture Van Allen avec le champ magnétique terrestre nous protègent des rayons cosmiques.

Ainsi, des pôles magnétiques jusqu’à la stratosphère les protons et particules atomiques, tournant autour des lignes de force du champ magnétique terrestre, empêchent les particules élémentaires de nous atteindre.

Si ces particules hautement énergisées perçaient ce bouclier protecteur alors non seulement le patrimoine génétique des espèces vivantes serait impacté mais le décalage induit de la répartition des ions dans la haute atmosphère pourrait aussi entrainer des modifications conséquentes du climat !

Notre époque est formidable et dangereuse à la fois. Son potentiel de progrès et de développements scientifiques peut aussi bien propulser notre civilisation dans un futur attrayant que la faire revenir à l’âge de pierre. Voici ci-après une information traitant d’une activité de modification du climat qui rappelle étrangement le système HAARP (High-frequency Active Auroral Research Project) qui à ce jour doit-être pleinement opérationnel.

Pour mémoire, le HAARP, basé sur le sol des États-Unis et sur les territoires de ses alliés, serait un système pouvant utiliser et transmettre en un temps relativement court, par injection d’ondes électromagnétiques dans la ionosphère, des quantités d’énergie phénoménales, focalisées ou non, sur des régions stratégiques de la surface du globe.

Il se pourrait donc, parmi les nombreux domaines d’applications possibles, que le climat puisse être l’objet de contrôles et de modifications !

Cet évènement météorologique serait-il une étape supplémentaire à la course de la maitrise de la haute atmosphère ?

Comme un petit air de déjà entendu qui serait la contre-mesure chinoise au HAARP ?

Prenons garde à ne pas ouvrir la boite de Pandore et tâchons d’utiliser les progrès scientifiques uniquement dans des buts positifs, pacifiques afin d’assurer la pérennité de l’espèce humaine sur la planète.

S’il s’avérait exact qu’en utilisant un tel potentiel technologique nous étions aux premiers stades d’une « guerre de l’environnement » alors  l’unité planétaire serait en danger.

Ne l’oublions pas, le super-organisme multidimensionnel qu’est la planète est pour l’instant encore notre bien commun !

Y.B.

La première neige sur Pékin provoquée artificiellement !

Pékin sous la neige !Les météorologues chinois sont parvenus dimanche à recouvrir Pékin d’un manteau de neige, inhabituel pour la saison, dans le cadre de leurs efforts pour lutter contre une sécheresse persistante.
La neige, inhabituellement précoce, est tombée sur la capitale pendant la moitié de la journée avec des températures qui ne dépassaient pas 2° Celsius et des vents soutenus du nord, a indiqué l’agence Chine nouvelle.
La neige est tombée également dans les provinces de Liaoning et Jilin dans le nord-est ainsi que sur le port de Tianjin (est) qui a connu sa première neige automnale.
« Nous ne manquons pas une occasion de provoquer des précipitations depuis que Pékin souffre d’une sécheresse persistante » a déclaré Zhang Qiang, directeur du Bureau de Pékin pour la modification du climat.
Les météorologues chinois provoquent des pluies depuis des années en injectant des substances chimiques dans les nuages. Selon le Beijing Evening News, la neige est la plus précoce à Pékin depuis 10 ans.
Par ailleurs, le froid et le vent ont provoqué des retards à l’aéroport de Pékin et interrompu le transport maritime des passagers à partir des côtes de la province de Shandong dans l’est du pays. (belga_01/11/2009)

(source : www.7sur7.be)