nov 16

nuéesUn impérieux devoir pour l’humanité !

Moins d’un mois avant le Sommet de Copenhague voici une étude qui arrive à point nommé pour nous rappeler que les solutions d’adaptations au changement climatique se trouvent dans les ressources naturelles. Elle interpelle tous ceux qui agitent frénétiquement le chiffon rouge de la surpopulation et qui  affirment catégoriquement qu’il faut freiner la démographie en « stabilisant » la population mondiale pour faire face au changement climatique.

En fait, une meilleure gestion des ressources naturelles, sage et raisonnable, permettrait à l’ensemble de l’espèce humaine d’appréhender intelligemment la période à venir. Mieux vivre ensemble au sein de la biosphère, solidairement et équitablement doit être l’aboutissement du futur traité de Copenhague.

Le temps est venu pour l’humanité de devenir responsable et d’arrêter cette cupidité des générations présentes qui fait payer la note aux générations futures.

La masse des échanges planétaires nécessite définitivement un nouveau modèle économique plutôt que cette goinfrerie qu’est la consommation relancée par le capitalisme vert. A cause de lui, la situation alimentaire  se dégrade et dans de nombreux états « providence » une grande partie des populations est déconnectée de la réalité biosphérique. L’ordre social qui prévaut dresse des paravents à la crise économique et impose le port d’œillères pour une vision du quotidien formatée et égoïste. De fait, l’apartheid social se développe et se traduit par:

- une opposition entre les salariés du public, du privé, les chômeurs, les travailleurs indépendants

-une  stigmatisation des pauvres (les modestes)

-un irrespect vis-à-vis des séniors

-l’admiration des riches

Ces distorsions internes et externes de vie commune, nationales ou internationales, génèrent de l’incivisme, de l’autoritarisme, un esprit de compétition exacerbé et une perte de repères. Le tout prend place dans un environnement mis en danger par la destruction accélérée des biotopes ainsi que les disparitions inéluctables de nombreuses espèces tant animales que végétales… la Terre ne parait plus à même de répondre aux besoins des humains.

Cerise sur le gâteau, le choix ces derniers mois de relancer l’économie mondiale par la dette publique, l’aide financière aux banques et la consommation semble être une erreur car cela retarde la prise de conscience collective, freine le désir de changement et repousse la possibilité de changer le système.

Le Sommet de Copenhague devrait-être l’occasion d’amorcer un processus de meilleure gestion de l’ensemble. Il faut désormais redéfinir une économie pour tous avec ni riches, ni pauvres. Une nouvelle économie, juste, équitable, globale qui redonne du sens à l’humanité et à la nature. C’est pourquoi, si prioritairement nous prenons en compte la nécessité biosphérique, nous pouvons encore changer de modèle politique et d’ordre social afin de renouer avec la fraternité entre les humains, sans que soit compromise leur diversité. Ce n’est pas trop tard !

Remettre du bon sens dans les règles et lois de l’argent et investir massivement dans la biodiversité pour s’acclimater au changement climatique est prioritaire. Les auteurs de cette étude sont les précurseurs de l’action écologonomique. Et l’écologonomie peut générer le nouveau champ économique planétaire en réduisant notre impact sur la biodiversité.

Parvenir à cette meilleure gestion des ressources naturelles est possible si l’on se dote de l’indispensable outil que serait une monnaie unique. Les « Bankor » et « DTS » (droits de tirage spéciaux dans un panier de monnaies) sont les premiers balbutiements vers la monnaie planétaire. L’écologonomie peut ensuite être la logique, la ligne de force qui ouvre la voie au « globo », la future monnaie planétaire.

USA, Europe et Asie, en s’unissant dignement, pourraient alors bâtir pacifiquement, solidairement et solidement l’économie de la société planétaire de demain, hétérogène et originaire.

Oui, il est temps de prendre conscience de la primauté biosphérique et de l’unité humaine pour l’adaptation au changement climatique !

Oui, il est temps de cesser d’emprunter sur le capital de vie des générations futures !

Oui, le temps est venu que tous les responsables politiques, quelles que soient leurs familles d’origine, orientent désormais leurs efforts en ce sens, simplement, humblement, honnêtement et humainement !

Bien que le changement de nos modes de vie ne puisse se faire en un instant nous pouvons d’ores et déjà commencer à œuvrer ensemble afin qu’il n’y est plus de pauvreté et de faim au sein de notre espèce et que nous n’épuisions plus les systèmes biologiques de la planète.

C’est alors solidairement, collectivement et efficacement que nous pourrons faire face au défi qu’est le changement climatique.

Participer à l’élaboration du traité de Copenhague est une occasion unique et formidable. C’est un honneur !

Au nom de la dignité humaine, vous qui allez rédiger les textes constitutifs, n’oubliez pas que la Terre que nous gérons est une oasis fragile dans l’espace stellaire ; que gérer sagement, équitablement les ressources globales et préserver la vie est un impérieux devoir pour l’humanité…le reste ce ne sont que des intérêts particuliers, des discours pseudo-scientifiques, du tohubohu médiatique, de la rhétorique et de l’irresponsabilité politique.

Y.B.

Investir pour protéger la nature est hautement rentable

Gestion de la biodiversité_7sur7Investir des milliards pour protéger la diversité de la vie animale et végétale permettrait un retour sur investissement cent fois supérieur sur le long terme, estime une étude de l’économiste indien Pavan Sukhdev publiée vendredi.

Plus d’un milliard d’autochtones dépendent directement pour leur subsistance des récifs coralliens, des forêts, des mangroves et d’autres formes de ce capital naturel. Et si les leaders politiques ne prennent pas rapidement des mesures radicales pour enrayer la destruction de ces ressources, conflits, famines et réfugiés climatiques seront inévitables, avertit ce rapport.

« Reconnaître et donner un prix aux services rendus par la nature à la société doit devenir une priorité pour les responsables politiques », explique à l’AFP Pavan Sukhdev, auteur principal de cette étude intitulée « L’économie des systèmes écologiques et de la biodiversité ».

Investir quelque 45 milliards de dollars par an dans le développement des zones protégées sur terre et en mer permettrait d’assurer des bénéfices de l’ordre de 4 à 5.000 milliards de dollars par an après quelques dizaines d’années, estime l’économiste. Ainsi, la plantation l’an dernier de 12.000 hectares de mangroves dans le sud du Vietnam a coûté environ 1 million de dollars mais devrait permettre d’éviter les dépenses d’entretien des digues qui représentent plus de 7 millions de dollars chaque année.

« Alors que le changement climatique est un enjeu global avec des répercussions locales, la biodiversité est un ensemble d’enjeux locaux », commente Pavan Sukhdev, soulignant que l’exemple des mangroves au Vietnam pourrait et devrait être multiplié à travers le monde. A moins d’un mois du sommet de l’ONU sur le climat à Copenhague, la protection des forêts tropicales apparaît comme une question cruciale.

« La déforestation représente 20% des émissions de gaz à effet de serre », rappelle Pavan Sukhdev. « Mais les forêts constituent aussi le plus important dispositif d’atténuation du changement climatique car elles capturent 15% des émissions totales de dioxyde de carbone », ajoute-t-il.

Lors du sommet du G8 élargi aux grands pays émergents, les pays principaux pollueurs de la planète ont reconnu que la terre ne devait pas se réchauffer au-delà de deux degrés, rejoignant ainsi pour la première fois la communauté scientifique. Pour certains écosystèmes cependant, il est peut-être déjà trop tard.

Ainsi, les récifs coralliens tropicaux, dont dépendent près de 500 millions de personnes sur la planète, sont déjà sur une pente descendante avec une augmentation de température d’un peu moins de 1 degré depuis l’ère préindustrielle. « 500 millions de personnes qu’il faudrait prendre en charge: que ferez-vous si – et plus probablement ‘quand’ – le problème se posera », interroge Pavan Sukhdev.

« Les solutions au changement climatique se trouvent dans les ressources naturelles. On peut utiliser la restauration des écosystèmes pour l’adaptation (au changement) et on doit utiliser les écosystèmes – les forêts, les océans – comme outil principal d’une réduction » des émissions de gaz à effet de serre, estime l’économiste.

L’étude, soutenue par le programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), a été lancée par la Commission européenne en 2007 et sa version finale devrait être présentée en octobre 2010. Dans une première phase présentée en mai 2008, Pavan Sukhdev avait estimé que l’érosion de la biodiversité représentait un coût évalué entre 1.350 et 3.100 milliards d’euros par an. (afp)

(Source : www.7sur7.be )

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