déc 30

Le Monopoly-planétaire continue !

Le temps d’une partie…celle qui se joue actuellement sur la table de jeu.

Petit état des lieux…

Secrets, mensonges, intérêts et manipulations sont les maitres mots de la règle de ce jeu diabolique. Le droit sur Terre à l’information libre et non faussée n’est toujours pas la priorité de la plupart des instances administratives et politiques Ce principe fondamental et légitime qui pourrait  participer activement à l’avènement d’une  démocratie planétaire « ouverte et active » est de plus en plus bafoué et ces premiers jours de décembre 2010 en ont définitivement apporté la preuve. Les médias internationaux claironnaient alors à qui mieux mieux un odieux « stop à la tyrannie de la transparence » dont l’objectif était de rendre hors la loi la divulgation de documents ayant trait à des faits réels, avérés et tenus secrets.

Les marchands de sable de l’information ont une fois de plus totalement assumés leur sinistre rôle et la justice est malheureusement restée muette.

Nous finissons l’année avec fracas !

Situation: Les alerteurs d’opinion (quel que soit les sujets traités) sont isolés, bâillonnés voire même poursuivis.  La chasse aux sorcières renait de ses cendres, le droit à l’information est en danger !

« Le temps use l’erreur et polit la vérité» (G. de Lévis, Maximes et Préceptes, 43[1856]) …

…et la Terre, notre espace commun, poursuit avec régularité son changement de cycle.  L’évolution climatique accentuée par la pollution de l’atmosphère de plus en plus perceptible (les minuscules particules de suie, de cendre et de dioxyde de soufre en suspension ne cessent de s’accumuler en réfléchissant les rayons du soleil) va au mieux remodeler notre monde, au pire le conduire à sa perte.  Ce changement climatique serait en outre renforcé par les tentatives de contrôles et de modifications de la haute atmosphère. (Pour mémoire et à l’origine, la technologie HAARP est un système pouvant utiliser et transmettre en un temps relativement court, par injection d’ondes électromagnétiques dans l’ionosphère, des quantités d’énergie phénoménales qui pourraient ensuite être focalisées sur des espaces stratégiques de la surface du globe). Qu’en est-il maintenant ? Une guerre de l’ombre ?

Toujours est-il que, quelles que soient leurs origines,  les phénomènes météorologiques exceptionnels augmentent tant en fréquence qu’en amplitude et leurs impacts commencent déjà à menacer certaines populations dans le monde. Celles-ci seront bientôt poussées à l’exil.

Aussi, les conséquences économiques et sociales attendues sont bien sombres. De l’océan glacial arctique à l’océan austral, de l’océan atlantique aux océans indien et pacifique, la paix mondiale est désormais menacée. L’horizon planétaire  s’obscurcit.

Au Nord, nos conforts et nos économies (malgré les litanies du développement durable de la religion croissantiste) vont s’aggraver.

Au Sud, de nombreuses populations vont fuir des territoires devenus invivables. Cette frontière nord-sud se dresse progressivement dans les pays développés comme les pays émergents. C’est pourquoi les migrations de réfugiés internes ou externes aux pays vont bousculer l’ordre établi et partout, les changements aggraveront  les inégalités, les injustices, la fracture sociale…

Cerise sur le gâteau, depuis quelques années, de nouvelles maladies infectieuses apparaissent ou ressurgissent sur Terre.

Le H5N1, sa possible mutation, son mode de propagation et le risque de recombinaison au virus de la grippe humaine fragilise la cohérence politique, sanitaire et sociale.

Pourtant à Cancun (Mexique) la notion d’espace commun planétaire est désespérément  restée absente des négociations sur le climat. Celles-ci, tout comme à Copenhague, ont souligné les relations des États entre eux uniquement en fonction de leurs intérêts respectifs. Il était hors de questions d’imaginer un droit d’asile planétaire et encore moins d’y associer la nécessaire notion de citoyenneté planétaire.

Cela a donc été un échec cinglant des institutions mondiales que l’on peut qualifier désormais d’institutions inter-nationales (avec le tiret qui sépare !).

Situation : La crise globale se précise et s’impose plus que jamais comme le défi historique à l’humanité. Qu’il s’agisse de sources excessives d’émissions de CO2, d’utilisation de systèmes d’armes susceptibles de modifier localement le climat ou l’environnement, de pollutions nucléaires ou chimiques entrainant la contamination et la dégradation des ressources naturelles, d’OGM, d’épidémies, de déforestation, d’agriculture intensive, de tremblements de terre, de tsunamis ou d’éruptions volcaniques ; les crises environnementales et les chocs induits ne pourront être honnêtement, justement et équitablement réglés que lorsque les rapports de forces politiques (peu visibles)cesseront pour, enfin, se transformer en une solide union politique, l’ Union planétaire. Ce n’est qu’alors que les causes identifiées de cette crise globale, associées à la désignation des phénomènes ou acteurs considérés comme « responsables », pourront être réglées.

La paix mondiale et la volonté de préserver l’avenir des générations futures sont le but à atteindre, l’objectif à tenir.

Reste-t-il encore, dans la partie en cours, des joueurs capables de se remettre en question, comprendre et intégrer cette priorité ? Si oui, ils feraient bien de se réveiller et quitter la partie en dénonçant rapidement l’action de ceux-là qui, inconscients et irresponsables, ne jouent que par avidité, cupidité et besoin démesuré de puissance.

« Le temps fuit sans retour » Fugit irreparabile tempus (Virgile env.30 av. J.C.)…

…un nouveau moteur économique planétaire nommé Chindia redessine aujourd’hui les cartes et transforme nos modes de vie.

Sa demande d’énergie est considérable et ne cesse d’augmenter. Celle-ci fabrique les futurs conflits entre les différentes parties du monde. Un changement radical s’impose donc dans nos habitudes de consommation et dans les politiques menées, notamment dans la vieille Europe très dépendante du reste de la planète en matière énergétique. Cependant, l’humanité prisonnière du développement durable imposé par la croissance et sa doctrine néolibérale, continue à s’agiter et à consommer inégalement l’eau douce et frénétiquement les énergies fossiles par milliards de tonnes.

Feindre de croire que ces ressources sont inépuisables est une grave erreur. La question du pic pétrolier et du nécessaire rationnement des ressources dites de stock reste taboue pour la société de masse. Il est estimé que seul le charbon hautement polluant se tarirait dans une petite centaine d’années. Gaz, pétrole et uranium seront épuisés à plus courte échéance. Quant aux biocarburants (même s’ils permettent de réduire la dépendance aux hydrocarbures et les émissions de gaz à effet de serre) ils sont un véritable non sens humanitaire, scandaleux déni mondial des peuples souffrant encore de la faim !

Pour finir, la géopolitique des mines, des puits et des tubes a défini des espaces stratégiques d’affrontements. Dans les océans, les mers et sur les continents, le pétrole, le gaz, les minerais et l’eau douce sont les nerfs de guerre du Monopoly-planétaire. Le redéploiement militaire en cours sur la surface du globe répond à cette stratégie.

Les armées nationales ne pouvant être officiellement engagées (sinon pour protéger les populations et dissuader), les sociétés militaires privées sont devenues des acteurs incontournables des conflits en cours et à venir. Ces néo mercenaires (à l’éthique discutable) engagés par le Marché servent donc cette géopolitique d’accaparation des ressources et gardent sous contrôle armé et zélé les zones concernées.

Dans cette fuite en avant et au bord de la panne d’électricité (malgré la petite production en provenance de l’éolien, du photovoltaïque et de l’hydraulique) nos sociétés industrielles compensent inconsciemment avec la boite de pandore nucléaire occultant volontairement la dangerosité réelle et éprouvée des accidents atomiques, de la radioactivité des déchets.

Situation: Le choix de l’ogre productiviste qui incarcère par le travail, spécule et consomme toujours plus nous entraine dans un futur à contre courant ! A force de puiser sans frein dans ses stocks d’énergies fossiles, le monde s’achemine dramatiquement vers un gigantesque black out. Pourtant, aux quatre coins de la planète, des chercheurs, ingénieurs et techniciens passionnés travaillent et  militent ensemble pour développer de nouvelles technologies dans le respect de l’environnement.

Produire de l’énergie électrique propre en réduisant les déchets et les émissions de gaz à effets de serre, c’est encore et toujours possible !

Il reste maintenant la possibilité d’extraire massivement les ressources en EGS sur l’ensemble de la surface du globe (les Systèmes Géothermiques Stimulés sont définis comme des ensembles artificiels permettant d’extraire des petites quantités de chaleur par injection et récupération d’eau dans le sous-sol). Il semblerait que ces ressources soient supérieures aux ressources en pétrole et que leur potentiel dépasse celui de l’énergie nucléaire. De plus, leur impact limité sur l’environnement réduirait l’émission de gaz à effet de serre tout en produisant une source d’énergie fiable, durable et sure. Exit donc les énergies fossiles et nucléaires, elles n’apportent que la guerre, elles ont fait leur temps.

Le choix est politique. Il est important.

Il faut nous unir pour nous rationner et partager pacifiquement,  équitablement les ressources de stock encore disponibles.

Il faut nous unir pour innover et gérer collectivement les ressources en EGS que nous offre la Terre !

« Il faut donner du temps au temps » (proverbe cité par Cervantès, Don Quichotte, I, XXXIV [1605])…

…la démographie galopante pousse les presque 7 milliards d’hommes sur Terre au chiffre de 8 milliards pour 2030 !

Le sablier achève d’égrener le temps de l’humanité et les populations abordent maintenant leur révolution. Les pyramides des âges s’inversent en attisant les tensions sociales et les conflits entre générations. De plus, l’illusion de perspective temporelle (pour les générations au travail) de financer la retraite des parents agrandit la faille structurelle entre la retraite par répartition et la retraite par capitalisation.

Pour couronner le tout, la main mise de la finance internationale sur l’aide alimentaire et la « redistribution » sauvage de la richesse au profit d’une minorité interdit toujours  toute solution juste, digne et égale pour la société dans son ensemble. Alors, l’empilement irresponsable des dettes progresse, les déséquilibres commerciaux s’amplifient, les prix augmentent, les rentes énergétiques et alimentaires se confortent, les revenus excessifs concentrés par les inégalités s’accroissent et les spéculations boursières accentuent la Crise financière en fabriquant une Tour de Babel d’argent virtuel pour la sacro-sainte Croissance qui met en danger (par l’accumulation des créances), l’économie réelle. Triste état des lieux !

Situation: Face au Marché et face à ses prêtres du dogme néolibéral surfant sans limites sur la vague démographique, les « sociétés de survie » en constante augmentation doivent absolument résister et s’ancrer dans les principes démocratiques.  Défendre les biens et services publics des États en comptabilisant prioritairement la richesse réelle (surtout pas son apparence boursière !). Dans le même temps, les décisionnaires institutionnels doivent cesser de tourner en rond en s’interrogeant sur les modèles de développement économique possibles pour les décennies à venir.

Remettre du bon sens dans les règles et lois économiques doit être la préoccupation permanente des acteurs à venir de la politique mondiale afin que l’humanité retrouve sa capacité à agir sur son propre destin.

Résister c’est créer et innover !

Seuls le courage politique et le choix écologonomique peuvent favoriser l’émergence d’une démocratique planétaire « ouverte et active » visant l’établissement d’une économie globale de paix, protectrice des équilibres biosphériques et démographiques, juste et équitable.

Pour que plus jamais la guerre, la misère, la souffrance et la famine ne menacent l’existence humaine. Pour que l’éradication de la pauvreté et un accès égal pour tous à l’eau, à l’assainissement, aux soins, au logement, à l’école ainsi qu’au temps libre et son espace de créativité soit garanti par le Droit planétaire.

Qu’enfin, l’enseignement à l’échelle mondiale de la langue universelle Esperanto favorise  l’union de tous les peuples de notre espace commun, la Terre !

« Nous n’avons rien à nous que le temps » (Baltasar Gracian, Oraculo manual, 247, [1647])…

…et le temps s’accélère au pôle Nord. En trente ans, la température y a augmenté quatre fois plus vite qu’ailleurs et son écosystème se dégrade à vue d’œil. La vie des ours polaires et de nombreuses autres espèces est menacée car la banquise pourrait perdre la moitié de sa surface avant la fin du siècle.

Sous les effets de ce réchauffement, la route maritime du Nord-Ouest (permettant d’atteindre l’Asie en passant par l’océan Arctique) va bientôt s’ouvrir en grand à tout le trafic commercial. Et parce que 85 % du commerce international s’effectue par voie maritime, il est facile de comprendre que le Marché attend impatiemment l’ouverture de ce passage.

C’est pourquoi l’objectif de croissance et son développement durable restent de mise. Il faut que rien ne change dans le système actuel car les mers de l’Arctique offriront rapidement des perspectives économiques et stratégiques majeures pour le transit commercial des navires.

Situation : Cette nouvelle voie maritime surgie de la glace et du bleu profond de l’océan est le soubresaut supposé vital d’une économie mondiale malade et moribonde. Elle est annoncée comme pouvant relancer la croissance en accélérant les échanges. Les détroits arctiques du passage Nord-Ouest vont donc devenir, à l’instar des autres détroits empruntés, des zones de grande tension, de piraterie et de guerre.

Quid de la sublime transparence dentelée des glaces, du camaïeu de verts de la toundra et des espèces habitant les lieux ? L’impact pollueur et destructeur des activités humaines sur la biosphère augmente et se propage.

Il faut absolument protéger cet espace maritime des conséquences de ce  réchauffement en cours. L’urgente mise en œuvre d’une Charte planétaire des océans est évidente !

« Le temps mûrit toutes choses ; par temps toutes choses viennent en évidence ; le temps est père de vérité » (Rabelais, Le Tiers Livre, XL, [1546])…

…tel un fruit mûr, le monde commun risque donc de prendre fin car il ne se présente plus que sous des standards de travail asservissants, d’exploitations déséquilibrées des ressources naturelles, de productions exagérées, de pollutions croissantes et de consommations débridées.

La cosmétique de Marché aliène totalement la confusion des foules hystériques et habille la société de masse d’un conformisme absolu au système. La Terre, notre mère à tous, quintessence de l’être humain, est de plus en plus souillée et défigurée. Au rythme où vont les choses, nous risquons fort de manquer le rendez-vous qui s’offre à nous pour malheureusement échouer en l’état d’acosmisme. Un quotidien sans espoir pour les générations actuelles qui sacrifient ostensiblement l’avenir des générations futures.

Un triste déclin, une lamentable régression de notre civilisation sur la Terre.

Ainsi, en cette fin 2010, …la Terre poursuit sa course, elle entre dans une nouvelle ère !

Arcane 13 du tarot de marseille symbolisant la renaissance...

Il est réellement temps de reconsidérer le rapport humain à l’argent et… au travail. Issu du Moyen –Age, la notion de travail trouve son origine dans le « tripalium » (latin) cet instrument à trois pieux qui servait, entre autre, à immobiliser les personnes pendant qu’on les torturait. Depuis cette époque, le travail renvoie systématiquement à la douleur, à la subordination, la corruption et de plus en plus à l’exploitation et la misère. La norme prévaut encore aujourd’hui car elle n’est quasiment jamais remise en cause. La représentation commune est que chacun doit travailler, quel qu’en soit le prix, pour obtenir les moyens monétaires de mener à bien son existence de servitude volontaire. Se soumettre au système ultra libéral pour pouvoir vivre, voire survivre. Pour beaucoup maintenant, les conditions de subsistance dépendent de ceux qui détiennent les capitaux et de leur domination sur le vivant.

Les ravages dans nos sociétés et à l’échelle de la planète sont flagrants.

Il existe pourtant une autre possibilité. Celle du citoyen planétaire autonome, doué d’un libre arbitre pour dire simplement, fortement et clairement qu’il est nécessaire, face aux changements globaux, de vivre autrement que par et pour de l’argent. L’intelligence et l’efficacité de l’autogestion ont fait leurs preuves. Plus que jamais il est possible de rendre à l’activité professionnelle sa vocation première, celle d’élaborer l’environnement planétaire idéal à la subsistance du genre humain, sans que cette réalisation rentre dans un cadre de rapport d’argent, de domination et d’exploitation.

Il est devenu vital de vivre en paix avec ses semblables et en harmonie avec la biosphère. Dans cette société planétaire, tout le monde s’occuperait, avec une juste rotation des responsabilités et tâches, à satisfaire le réel espace et bien commun dans l’épanouissement de toutes et de tous ainsi que du respect de l’ensemble des espèces encore vivantes.

Pour tous les citoyens, le but serait de « créer lucidement sa vie comme une œuvre » et non pas la perdre à la gagner. Cette œuvre est à portée de mains. C’est une simple question de réveil des consciences et de finalité existentielle. Oui, c’est encore et toujours possible, les sentiments de solidarité et d’amour peuvent libérer l’élan créateur pour une vie sur Terre belle, harmonieuse, fraternelle, pleine et entière !

Il suffit de le vouloir…à vous de jouer!

Y.B.

Voici un film réalisé par Mr Mondialisation (2 épisodes) qui donne, en images, une interprétation de la situation planétaire. A visionner sans hésitation…

épisode 1:

déc 16

Le psychodrame de l’impasse climatique !

Cancun (négo climat)

Que fallait-il attendre du sommet de Cancùn ?

Rien.

Un enfant en bas âge spectateur de cette pièce de théâtre aurait dit : « le pestacle ». Et c’était un bien triste « pestacle » que ce sommet tenu sur l’estrade de la station balnéaire mexicaine.

Afin de dresser le tableau, il faut réaliser que les structures d’accueil, les transports routiers et aériens des participants, l’air conditionné, la lumière électrique et les systèmes de communications auront produit une empreinte (à minima) de près de 20 000 tonnes de CO2 pour ces douze jours de conférences onusiennes au bord de la mer des Caraïbes.

Ce fut beau, brillant et d’une grande aide pour réfléchir au moyen de réduire les émissions de gaz à effet de serre !

Ce dramatique spectacle s’est déroulé en douze actes journaliers retraçant l’ambiance particulièrement morose de la seizième convention cadre de l’ONU sur les changements climatiques (alias COP 16 pour Conference of Parties) et de la sixième conférence des parties du Protocole de Kyoto ( alias CMP 6 où travaillent les pays signataires).

(source 7sur7.be)
(source 7sur7.be)

La leçon du précédent sommet de Copenhague ayant été retenue, pour accéder au théâtre il fallait montrer patte blanche pour pouvoir franchir les barrages et points de contrôle placés des kilomètres avant le lieu des conférences. La société civile et ses manifestations ne devant en aucun cas troubler le bon déroulement des rencontres, l’encadrement militaire et policier de l’évènement fut d’une redoutable efficacité.

Ainsi ce théâtre de négociations ultra sécurisées à donc été une fois de plus la preuve et le témoignage d’une organisation pour le moins renfermée sur elle-même dévoilant au grand jour l’immaturité et le manque d’efficacité des tenants du système pour faire face aux désordres attendus du changement climatique. Majoritairement endoctrinés au Marché ils ne seront restés focalisé que sur la seule question : « Qui doit payer ? »

Logo-Sommet-Terre-Rio-1992_DR

Depuis le Sommet de la Terre (Rio 1992), seuls le conformisme au système et l’hystérie de consommation croissante déterminent socialement la destinée de l’humain. C’est affligeant !

Les négociateurs de l’ensemble des pays de notre planète demeurent  incapables d’établir un plan d’action immédiat et cohérent pour la protection de la biosphère, des habitats, pour la défense des Droits de la Nature et de l’Homme !

Pour sûr, grâce aux engagements de Kyoto (les instruments de marché et de fiscalité carbone pour tenter de réduire les gaz à effets de serre) les conférences de Copenhague et de Cancùn auront pu être tenues et la porte des négociations laissée ouverte. En fait grande ouverte, béante à tous les vents de la discorde car les tenants de la croissance infinie et du développement durable continuent à bâillonner l’intelligence collective en discréditant aussi souvent que possible l’avis des scientifiques du GIEC et en étouffant les alarmes des sentinelles écologiques de la société civile.

La situation est figée, c’est un véritable psychodrame où les positions des délégations ne changent quasiment pas.

Pas de changement de paradigme, ni de manières de consommer.

On améliore juste ce qu’il faut en matière de systèmes d’analyses et de suivi.

Et puis l’on fait quelques promesses financières avec de l’argent virtuel !

Les enjeux économiques de la doctrine dominante sont les même et censurent tout projet de justice sociale. Bientôt les réfugiés climatiques (des dizaines de millions d’humains) en quête d’un nouvel habitat vont se heurter aux sécurités nationales des États.

« Qui va payer ? »

« Quelle nationalité donnera-t-on à ces malheureux ? »

A ce sujet, les négociateurs auraient dû présenter la notion désormais nécessaire, salutaire et vitale de citoyenneté planétaire.

A ce sujet, ce sommet était le lieu idéal pour lancer le processus général d’identification à cette citoyenneté planétaire. Et ce faisant, les négociateurs auraient pu remettre en cause ce terrible déterminisme social qui conduit la société humaine.

Au lieu de cela, rien !

L’affaire du changement climatique reste dans le sac ficelé des grands argentiers. Nul ne répondra pour l’instant à ces questions.

Ouvrez le ban !(7sur7.be)

  • Le mode d’exploitation des ressources planétaires avec ou sans changement climatique doit continuer.
  • Les séquestrations et dégradations des écosystèmes, la torture du vivant et la disparition en constante augmentation des espèces n’ont pas d’importance.
  • De toute façon, les faits se déroulent depuis plus de dix ans. Il y a donc prescription.

Fermez le ban !

Les plénipotentiaires délégués ont salués le public, se sont serrés la main (il s’agit de rester bons amis) ont botté en touche, applaudissements, rideau. Pour la présidence mexicaine de la conférence, c’est «une nouvelle ère dans la coopération internationale pour le changement climatique» qui s’ouvre avec l’accord de Cancún.  Vraiment ?

Ne vaudrait-il pas mieux l’ère planétaire, celle de l’union ?

Toujours est-il que l’on remet (une fois de plus) à plus tard.

Le processus onusien sur le climat est sauvé, le « pestacle » continue.

Après tout et quoiqu’il arrive, les cycles planétaires d’extinctions d’espèces suivent leurs cours…

Les temps premiers...Sao Miguel 2010

« Life goes on ! », n’est-il-pas ?

Y.B.

Ce qu’il faut savoir :

La Conférence des Nations Unies sur l’Environnement humain (CNUEH-Stockholm 1972) a donné naissance au Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) considéré comme le premier Sommet de La Terre.

Depuis, les chefs de gouvernement du monde entier se réunissent tous les 10 ans lors d’une grande conférence. Ils y décident les grandes orientations à mettre en place pour maintenir la doctrine économique néolibérale associée à son modèle imposé d’exploitation et de développement durable.

Il va sans dire qu’à ce jour la méfiance persiste entre États du nord et États du sud, d’occident et d’orient.

Les engagements pris quant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre sont toujours insuffisants pour réduire les émissions et tenter de freiner l’augmentation de la température à la surface du globe.


Nairobi (1982), Rio de Janeiro (1992), Johannesburg (2002) en ont été la preuve.

Le prochain Sommet se tiendra à nouveau à Rio de Janeiro, en 2012.
Les gaz à effet de serre peuvent bouleverser le climat durant 100 000 ans. Une mise en garde (novembre 2010) de la Société de Géologie de Londres (version originale).
Positionnement politique de la France à la négociation climatique mondiale.