avr 10

Arrow Arrow Arrow

Galère !

Demain, qui gouvernera le monde ?
Confronté à l’incertitude sur l’avenir, la souffrance, la perte de repères, et le désespoir, les citoyens sont désorientés car enchainés lourdement à un système qu’ils pensent ne pouvoir changer.
A force rames, la galère sociale emporte jeunes et vieux, femmes et hommes, loin des rives où il fait bon vivre ensemble.
Le capitalisme rythme la cadence d’une récession qui fait de terribles ravages au sein de la société planétaire. Dans l’inquiétant engrenage néolibéral, la conjoncture économique devient favorable aux replis nationalistes.
Alors, contrainte et forcée, l’humanité angoisse et les populations se paralysent face à la barbarie qui vient.
Les citoyens, prisonniers impassibles, n’arrivent plus à trouver les ressources nécessaires pour vaincre cette fatalité.
Parce qu’ils ne veulent plus prendre de nouveau départ, parce qu’ils ne veulent plus se libérer de leurs chaines, parce qu’ils ne veulent plus voir.
Ce faisant, cette servitude volontaire aggrave leur situation et les condamne à la précarité, la misère, la solitude et l’esclavagisme !
Il ne sera bientôt plus permis aux miséreux de la Terre (pauvres, cassés et fragilisés) de se reconstruire librement. D’imaginer un autre monde possible.
Du reste, il n’est que de constater le changement de perspective affiché par les élites dites représentatives qui jour après jour claironnent que gouverner le monde devient la priorité.
Une gouvernance mondiale mais sans l’union citoyenne planétaire.
Une gouvernance mondiale sans solidarité, sans altruisme, sans décisions équilibrées faisant appel à la participation collective, sans responsabilités partagées et assumées, sans redistribution gratuite, équitable et sage des ressources disponibles, sans générosité, sans bonté, sans écoute des aspirations fraternelles et pacifiques au bonheur.
D’ores et déjà, les mesures envisagées pour rassembler les démocraties planétaires et les contrôler relèvent de la totale disharmonie. Et pour cause, seul un petit groupe (une synarchie) issu de l’oligarchie dominante se propose de définir la future règle de Droit planétaire.
Le rêve des institutions financières internationales devient réalité.
Prochainement, pour éviter la catastrophe qui vient, il sera annoncé la tenue des États généraux de la planète. Mais il sera soigneusement caché que la catastrophe qu’il faut redouter est la conséquence directe de l’asservissement progressif des sociétés humaines par les multinationales légales et criminelles du Marché associé au détournement systématique de la vocation des organisations mondiales à protéger la vie, l’harmonie, le bien-être et la justice sur Terre.
L’argent, l’intérêt financier et le profit doivent développer durablement leur emprise sur l’espèce humaine. Il ne sera donc pas question d’un Droit planétaire des citoyens planétaires pour les citoyens planétaires.
Le nouvel ordre mondial se met en place et cela ressemble décidément plus à une dictature qu’à un monde idéal gouverné par l’amour, la conscience et la lumière.
Malgré l’apathie politique, il est encore temps de réagir !
Plutôt que de rester dans la galère, soumis et enchainés, levez-vous et prenons ensemble la barre pour une Union Planétaire.
Prendre conscience, s’unir et réfléchir intelligemment sur les causes de cette situation permettra d’élaborer un nouveau projet de société soutenable, juste et souhaitable. Il faut éviter d’en arriver au stade des révoltes où ceux qui n’ont plus rien et ceux qui vont perdre s’allient contre le système. Les actions sont alors violentes par réciprocité.
Il faut privilégier l’union pacifique et solidaire pour un projet de gouvernance planétaire citoyen, fraternel et respectueux de la vie.
Une tempête culturelle et politique s’annonce.
Citoyens planétaires, réveillez-vous, le cap est à tenir !

Y.B.

La lutte commence pour le maximum de bonheur de tous les citoyens planétaires…

Il faut préparer la Terre pour pour 10 milliards d’humains !

Discours d’Albert Jacquard lors du forum des » sans », en France au Centre Beaubourg, en 1995 !

Laisser une réponse