Dec 19

Copenhague 4“La conférence climat de Copenhague a frôlé la catastrophe avant d’accoucher samedi d’un accord aux ambitions limitées pour lutter contre le réchauffement, loin de combler les attentes exprimées par la mobilisation sans précédent qu’elle a suscitée.

“Ce n’est peut-être pas tout ce que nous espérions mais cette décision de la conférence des parties est une étape essentielle”, a estimé le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, après deux semaines de tractations chaotiques, un sommet à 130 chefs d’État et une nuit de débats acides…

Nombre d’ONG environnementales ont dénoncé un fiasco: “Pas de contrainte, aucun objectif à 2020 ni à 2050: difficile d’imaginer pire conclusion pour la conférence de Copenhague”, déplorait Greenpeace.

Déception cruelle pour nombre de négociateurs engagés dans le processus: le paragraphe stipulant la nécessité d’aboutir à un traité “légalement contraignant” d’ici la conférence climat de Mexico fin 2010, un temps envisagé, a disparu du document final…”

(Source : www.7sur7.be )


Le temps est venu !

Copenhague 1Que s’est-il passé au Sommet mondial de Copenhague ?

Ce qui paraissait évitable et transformable si l’on avait pris les bonnes décisions apparait finalement comme inéluctable. Intuitivement nous savions que, la nature ne se réduisant pas au monde visible, il nous faudrait anticiper en réagissant radicalement.

De tout temps le mysterium tremendum de son origine et de sa destinée à poussé l’être humain à lutter, à résister.

Chaque fois qu’il a éprouvé des sentiments de crainte ou d’angoisse face aux forces qui le dépassaient, il les a repoussés ou canalisés. Il a toujours su se projeter en avant dans le réel et l’action, c’est là le trait essentiel de son aptitude à la survie.

Pourtant, lors de ce sommet mondial, l’angoisse et l’anticipation timorée ont dominé les rencontres des gouvernants. Les sociétés maintenues en dérapages contrôlés viennent, par la voix de leurs représentants, d’énoncer l’ordre du monde face au changement climatique.

L’attitude générale adoptée n’a pas été de se séparer du comportement adaptif au bouleversement à venir mais plutôt de le confirmer en confortant le modèle social et économique dominant.

De ce fait, les décisions et capacités mobilisées risquent fort d’être insuffisantes voire vaines.

Symboliquement, notre civilisation est en croisière autour du globe terrestre. Elle est embarquée sur le pétrolier géant dernier cri « L’Odyssée du climat » qui navigue en direction des récifs et elle s’amuse ! A bord De ce navire révélant notre maîtrise des hautes technologies nous sommes actuellement à un peu plus d’un tiers du chemin. Les escales se suivent et les soirées à bord se succèdent les unes aux autres. La dernière en date était sous l’égide des Nations-Unies, soirée baptisée « Copenhague ». Pour l’occasion, utilisant toute l’énergie disponible, le pétrolier était plus que jamais illuminé. La fête était grandiose puisqu’était présente l’élite mondiale représentant 192 pays. La thématique était éminemment distrayante car il s’agissait ni plus ni moins du climat et de son réchauffement. Le champagne CO2 coulait à flot pour l’ensemble des participants et les convives s’étaient rassemblés autour d’un mât de cocagne spécialement dressé sur le pont du bateau.

Mais il ne faut jamais oublier que lorsque la coupe est pleine, il faut la boire.

Le Sommet de Copenhague était ce mât de cocagne. Un haut mât enduit d’une matière glissante (des milliards de dollars), au sommet duquel la récompense attendait qui pourrait la détacher… C’était là l’occasion formidable de mettre en avant un puissant effort de volonté collective pour innover et inventer la société planétaire solidaire, fraternelle et responsable.

Face au processus climatique engagé, le moment était venu de lancer une grande transformation historique où l’unification politique de l’humanité pouvait créer et perpétuer la culture planétaire tant attendue.

Au lieu des 10500 milliards de dollars estimés nécessaires pour éviter des « dommages irréparables sur le climat » c’était le moment de mettre en place un idéal commun de vie et de développement humain.

Voilà ce qu’il fallait décrocher haut la main !

Copenhague…cocagne. A vrai dire, c’est raté.

Copenhague 2

Durant douze jours la majorité des intervenants s’est escrimée à grimper sur le mât. Il n’en a résulté que de tristes tentatives, affrontements, amoncellements d’échecs, glissades et chutes à répétition pour aboutir in fine au désordre organisé,  la non unité de l’espèce humaine face au danger climatique.

Las, la théâtralisation médiatisée de notre impuissance est flagrante. Les acteurs de « Copenhague » n’ont pas réalisé que la destinée humaine reste liée à la dignité de tous ainsi qu’à la prospérité de toutes les formes de vie qui dépendent elles aussi du climat.

Or, cette fin de période interglaciaire stigmatise l’incapacité du modèle économique mondial à assurer globalement bien-être et abondance.

Ce manque total de lucidité va imposer de nouveau à l’être humain de cesser de jouir de sa propre nature pour lutter une fois de plus avec son environnement.

D’ores et déjà il est communément admis qu’un milliard d’êtres humains puissent souffrir de la faim. Cette famine, acceptée par la gouvernance mondiale en cours d’établissement, s’est installée durablement. Ce n’est que le hors-d’œuvre du « Menu climatique ». Ce n’est que le début, la suite arrive…

Copenhague 3

En effet, nos choix productivistes, la croissance continue et égoïste des profits cumulés à l’incapacité à gérer sagement et équitablement les ressources planétaires ont compromis durablement l’avenir des générations futures.

L’homo-productivus a laissé partout son empreinte. Sur lui-même et bien sûr sur la nature et le climat. Ses énormes capacités matérielles satisfont une partie des besoins exprimés et permettront à une minorité de survivre au plus grand nombre dans le bouleversement biosphérique attendu.

Les moyens pour y parvenir ont été mis en place pour contrer durement  l’autre futur possible ; celui de l’humain unifié et insoumis qui s’oppose avec joie à l’efficacité sordide, biométrique, mécanique et planifiée d’une gouvernance mondiale sélective.

Malgré ce, l’humain unifié regarde l’avant et l’après. Depuis toujours, il porte en lui la possibilité de se transformer. Aujourd’hui, il doit réveiller ses capacités intellectuelles pour résister à cette terrible inertie collective de la civilisation et créer.

Créer l’accomplissement de l’équilibre, de la plénitude, de l’universalité de l’humain planétaire. L’idéal citoyen planétaire doit maintenant inspirer la résistance à la léthargie émotionnelle contemporaine, à la soumission et à la routine. C’est en renouant avec ces valeurs, en les désirant et en les portant avec joie que nous retrouverons l’énergie, la vitalité et le potentiel créateur qui caractérise notre condition d’être humain.

Malheureusement, les décideurs de Copenhague, ces représentants officiels de nos sociétés organisées n’ont pas atteint l’unité et l’équilibre nécessaires pour décrocher les mesures salutaires qui étaient à portée de main.

Ils auraient dû comprendre et accepter à l’unanimité l’aide de toutes les cultures représentées par la société civile, les associations écologiques, humanistes et citoyennes participant aux débats et manifestations.

Logo Union Planétaire

Ils auraient alors pu être habités des réalités urgentes de la société mondiale et agir en citoyens planétaires. Voyez-vous,  seul le citoyen planétaire né de cette culture unifiée mondiale aurait-été capable de se hisser au plus haut niveau du mât.

Il est bien dommage que le cadre rationnel de l’Union planétaire qui propose une nouvelle image du cosmos et de la nature humaine reste encore méconnu. Son point de vue métaphysique et idéologique, qui possède les qualités diverses propres à la vie, aurait été bien utile à Copenhague !

Mais voilà, cette vision avant-gardiste mise en ligne sur internet depuis l’été 2009 ne bénéficie d’aucun soutien. Des sympathies au projet se sont certes manifestées mais l’engagement attendu semble pour beaucoup trop important voire utopique. Pourtant, notre vie orientée et irréversible à besoin d’utopie et d’amour pour se développer et s’opposer à la tendance naturelle de cette énergie qui l’anime à s’épuiser, à se dissiper. L’utopie et l’amour ouvrent au respect, à la tolérance, à l’écoute, au dialogue, au partage, à la solidarité, à l’espoir et à l’action efficace. Il en manque encore  pour une politique d’ Union planétaire, il en manquait à Copenhague !

Que pouvons-nous espérer maintenant sinon que l’organisation mondiale économique cesse d’imposer sa pensée systématique, réductrice et égoïste qui enferme l’être humain en le réduisant à ses appétits et à ses pulsions animales.

Nous sommes à une étape importante pour l’humain planétaire. Son expérience et son savoir le rendent apte à transformer maintenant, par l’action, les domaines de plus en plus restreint de la vie.

Espérons donc que le changement climatique va intensifier sa créativité et l’aider à assumer la responsabilité qui est sienne dans le processus général de transformation qui s’annonce.

S’il se débarrasse de ses chaines, s’il s’écarte de ses habitudes consuméristes liées au productivisme et de ses croyances alors ce changement idéologique fondamental pourra voir le jour.

Le moment favorable à l’Union planétaire est là. Le défi est à relever, maintenant.

La détermination intérieure de tous doit être présente et impérative.

Spontanément et solidairement nous devons prendre parti et porter ensemble ce projet de civilisation, d’envergure, qui peut embrasser aujourd’hui le cercle planétaire. Sur cette vaste sphère l’âge du renouveau humain s’annonce et notre maturité est la condition de la réussite de cette transformation. Elle sera possible lorsque les ferments de cette maturité (travail, loisirs, justice, savoir et amour) seront à l’équilibre et ce n’est qu’alors que nous serons capable d’avoir cette visée plus haute pour accéder au sommet du mât. Pour comprendre, pour protéger et partager résolument la vie terrestre.

Au cœur de la maturité, la pensée planétaire est un don de paix que l’on s’accorde et que l’on accorde à l’humanité. Elle va se libérer pour bâtir l’avenir des générations futures, la compréhension et l’acceptation de notre planète.

Pardonnons donc ces derniers errements politiques et erreurs pour que l’acte créateur de paix et de solidarité intergénérationnelle permette d’accepter la charge d’humanité et la transforme pour les temps à venir.

Le temps des tergiversations et hésitations est révolu, « L’Odyssée du climat » suit son cours…

Y.B.

Nov 22

Vacances d'automne 2008 139Au regard de l’importance symbolique de l’actualité internationale, comment ne pas s’interroger sur le sens de l’existence de chaque être humain sur la planète ?

En effet, ces derniers temps sont révélateurs d’une tendance lourde de l’orientation du nouvel ordre social. Celle de l’homme moderne, parfait robot biologique, qui doit être conforté dans sa condition et sa finalité existentielle de production.

Jusqu’à maintenant le gros des troupes de la population mondiale  fantasme son avenir. Ce désir d’avenir n’existe que parce qu’il est déjà possédé par une minorité aux commandes. Quant à ceux qui participent obséquieusement au maintien des règles, c’est parce qu’ils ont l’égoïste ambition de s’asseoir eux aussi, un jour, devant la table de jeu.

Aujourd’hui, la crise financière internationale a démontré cruellement que ni le travail, ni la terre ne permettent décemment la rente ou le salaire.

Pourtant, l’Homo-Productivus continue à consacrer son existence à produire, mouvoir des capitaux et rendre possible leurs flux pour ceux qui édictent les règles du jeu. Il est déplacé tel un pion sur le Monopoly-planétaire et savamment maintenu dans une « religion du capital ».

Son aliénation productiviste est assurée par le culte rendu à l’argent, il peut consommer, participer à la croissance, le tour est joué !

C’est fascinant de découvrir les rouages du système car l’on comprend qu’il ne peut y avoir de souveraineté individuelle sans participation à cette religion.

Les rebelles, les éjectés du système (jeunes, vieux, malades), les pauvres, les affamés sont les laissés pour compte de ce sinistre jeu. L’augmentation de cette misère fait l’argent des maîtres qui jouent de ces pions avec une délectation cynique et mortifère.

L’Homo-Productivus demeure cependant dans la partie car il est l’esclave de cette puissance temporelle et capitaliste qui le domine. Pour bien le jouer, l’employer, le protéger,  il faut l’encadrer, l’éduquer, le surveiller, le contrôler. Dressage, territorialisation, hiérarchisation et domestication visent à le rendre non pas intelligent et inventif mais plutôt compétitif, docile et utile.

Le pragmatisme coutumier des natures obséquieuses avides de reconnaissance sociale est systématiquement récompensé parce qu’il permet de ficher, répertorier et organiser ces pions. C’est ainsi que l’on gère au plus près les enjeux de la partie !

Code barre

De fait, l’Homo-Productivus constamment insatisfait, frustré et privé de liberté renonce peu à peu à la vie publique altruiste, responsable, solidaire  partagée et désintéressée. Il est le jouet de l’aristocratie capitaliste dure, manœuvrière et insensible au bonheur commun. Sa place de pion dans l’ordre social des cases du jeu à occuper est ainsi délimitée :

  • Il ne doit pas être animé par de nobles causes
  • Il ne doit pas réfléchir
  • Il ne doit pas être politiquement ni socialement  solidaire de ses semblables
  • Il ne doit pas être volontaire ni courageux
  • Il ne doit pas accepter la gratuité ni l’échange fraternel
  • Il ne doit pas être autonome
  • Il ne doit pas accepter l’espace commun identitaire qu’est la planète
  • Il ne doit pas être propriétaire, donc responsable, de son existence
  • Il ne doit pas être rebelle au mensonge, à l’injustice et à la violence

La soumission est la règle de base de ses déplacements sur la table de jeu. L’actualité des aléas humains diffusée par les médias le démontre de plus en plus, jour après jour. Les populations sont quotidiennement et majoritairement abruties de faits divers, de guerre, d’horreurs, de malheurs, de maladies  et de terrorisme. Leurs horizons territoriaux sont des horizons de violences et de peur…l’Homo-productivus ne quitte pas sa case tout seul !

Une campagne de vaccination mondiale contre la grippe mutante est mise en place pour sauver (soi-disant) tous les citoyens. Pendant ce temps, les improductifs, les laissés pour compte et les affamés du « Monopoly- planétaire »sont toujours hors-jeux…seul la croissance des riches compte !

Lueur d’espoir, qu’en est-il de cet évènement majeur, la Marche mondiale pour la Paix ?

Vaccination !

Lueur d’espoir, qu’en est-il de cet autre évènement majeur, le Sommet mondial de la sécurité alimentaire ?

De l’un comme de l’autre, pas grand-chose sinon l’insignifiance existentielle du quotidien,  la poursuite du jeu et la confirmation que tous les pions ne s’avèrent pas nécessaires.

Pour l’instant, seul l’Homo-Productivus compte.

Prochaine étape de la partie en cours, le Sommet de Copenhague !

Y.B.

Nov 22

Éradiquer la faim dans le monde ?

corruption-2-a4557 Agora VoxA l’heure où banques de dépôts et banques d’affaires ont emberlificoté l’épargne des citoyens sous fond de crise financière pour mieux contrôler les modes de production, distribution et consommation ; voici que les États et entreprises agro-alimentaires peuvent poursuivre allègrement leur politique productiviste et capitaliste de conquête.

Quel gâchis !

Ainsi, les contrats occultes resteront hors contrôles démocratiques et les investissements ne bénéficieront pas, dans leur majorité, aux communautés humaines et collectivités locales.

L’inégalité d’accès à la nourriture, stigmatisée par le besoin obsessionnel et vital, va s’amplifier dans les pays pauvres.

L’inégalité sociale pour bien manger va se creuser dans les pays riches.

Las, la colonisation moderne de la planète se poursuit et l’accaparation des terres à coups de « Chèque » par les plus riches s’accélère.

Une fois de plus la FAO n’est pas légitimée par les faits, elle reste sous contrôle de la Banque mondiale, du FMI (Front monétaire international) et les responsables politiques continuent d’aller à l’OMC (Organisation mondiale du commerce).

Attendons-nous donc à une amplification de la crise alimentaire.

Les stocks planétaires céréaliers sont bas, les cours boursiers vont grimper et les prix à l’alimentation flamber !

En cette fin d’année 2009 les trois rendez-vous importants pouvant légitimer une Union Planétaire sont :

  1. La Marche mondiale pour la Paix
  2. Le Sommet mondial sur la sécurité alimentaire(FAO)
  3. Le Sommet de l’ONU sur le climat à Copenhague

Le rendez-vous de la FAO vient d’être manqué.

La guerre économique se poursuit, se développe et fait rage. Désormais, plus d’un milliard d’êtres humains souffriront malheureusement de la faim.

Quant à la règle du jeu économiste, elle prévaut encore !

Y.B.

Déception après le sommet de la FAO !

FAO_7sur7Le sommet de la FAO qui s’est achevé mercredi à Rome a été décevant aussi bien aux yeux du directeur de cette organisation de l’ONU, Jacques Diouf, que pour les ONG qui ont dénoncé l’absence de dirigeants des pays riches et d’engagements contraignants pour lutter contre la faim.

“Naturellement, j’aurais espéré avoir dans un sommet de chefs d’État ou de gouvernement tous les pays représentés à ce niveau”, a reconnu au cours de la conférence de presse finale le chef de l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui regroupe 192 pays. “Si nous n’avons pas les dirigeants qui ont autorité sur tous les dossiers, qui peuvent coordonner l’action (…) je pense que nous passons à côté du problème, nous réduisons la question à sa dimension purement technique, alors qu’elle a une dimension économique, sociale, financière, je dirais même culturelle”, a assuré M. Diouf.

Car, a-t-il dit, “les problèmes de l’agriculture dépassent les ministres de l’Agriculture”. Une soixantaine de chefs d’État ou de gouvernement, essentiellement d’Afrique et d’Amérique Latine, ont participé à ce sommet boudé par la totalité des dirigeants du G8, sauf Silvio Berlusconi dont le pays accueillait la réunion et où la FAO a son siège. Le ministre italien de l’Agriculture, Luca Zaia, a résumé par un euphémisme la réunion de trois jours : “ce sommet n’a pas donné de grands résultats et il y a eu des absences importantes”.

Les ONG impliquées dans la lutte contre la faim, venues en grand nombre dans la capitale italienne, ont été plus dures à l’égard de l’agence spécialisée de l’ONU. “Le sommet de la FAO a gâché l’occasion d’empêcher un milliard de personnes d’être affamées”, a déploré ActionAid. “On pourrait penser que la hausse de 20% depuis 2005 du nombre des personnes affamées aurait entraîné une action décisive et déterminée. Mais le sommet de la FAO n’a pas réussi à parvenir à une quelconque percée importante. Les dirigeants du G8 ne se sont même pas dérangés” à part Silvio Berlusconi, dénonce un communiqué d’ActionAid. “On ne remplit pas des estomacs vides avec des paroles chaleureuses”, a conclu l’ONG.

Oxfam International a donné mercredi une note de 2 sur 10 au sommet de la FAO. “Une seule réunion ne peut pas résoudre (le problème de) la faim dans le monde mais nous nous attendions certainement à bien plus. Le résultat n’est pas à la hauteur du problème, avec un milliard de personnes qui souffrent de la faim. L’absence quasi totale de dirigeants des pays riches a envoyé un mauvais signal dès le début du sommet”, a dénoncé un porte-parole de l’ONG, Gawain Kripke.

Pour Médecins sans frontières (MSF), le sommet n’est pas parvenu à “s’occuper de la malnutrition des enfants”. “Une fois de plus, la communauté internationale ne prend aucun engagement dans la lutte contre la malnutrition des enfants. Négliger le fait que de 3,5 à 5 millions d’enfants de moins de cinq ans meurent chaque année de malnutrition signifie en substance que le sommet a échoué” s’agissant de “protéger les plus vulnérables”, a conclu Guillaume Bonnet, porte-parole de MSF.

Aux questions des journalistes relayant le mal-être des ONG, M. Diouf a répondu en essayant de défendre les résultats du sommet. Il a ainsi présenté comme un succès le fait que le document final prévoit “l’éradication totale de la faim” dans le monde alors que l’objectif jusqu’à présent était de réduire de moitié d’ici à 2015 le nombre des affamés. Mais aucune date-butoir n’a été fixée pour atteindre cet objectif. (AFP) (Source : www.7sur7.be )

Oct 30

…ou le réveil à l’ombre de trois bombes !

...mode hivernal !

...mode hivernal !

On ne peut faire tourner indéfiniment la chaudière économique du développement durable à un tel régime !

Pourtant c’est cette tentative écologique du 21ème siècle qui essaie malgré tout et à tous prix de maintenir un semblant de cohésion d’ensemble au système.

Alors l’inquiétude grandit car les systèmes de valeurs sociétaux ainsi que la priorité de la croissance économique, basée sur la consommation effrénée des énergies fossiles, n’ont toujours pas été remis sérieusement en question.

Les problèmes cruciaux d’équité et de modes de vie à tous les niveaux de la société planétaire ne sont encore que frileusement abordés.

Nous passons en mode hivernal. Les tensions géopolitiques pour l’accaparation des ressources s’accroissent, l’économie de marché conquérante passe en mode de survie monétaire et les populations commencent à s’interroger sur le sens de leur vie !

Les responsabilités des politiques, des scientifiques, des experts et des journalistes sont plus que jamais engagées.

Des voix s’élèvent pour éveiller la conscience de l’opinion publique planétaire.

En voici une des USA, inattendue, parmi tant d’autres…

Tiens donc, « le temps est venu d’agir » !

Y.B.

Les trois bombes de notre époque, par Thomas Friedman

29 octobre 2009

« Nous sommes en train de remettre le futur de nos enfants dans les mains des deux des forces les plus impitoyables de la planète : le Marché et Mère Nature, » écrit Thomas Friedman, éditorialiste au New York Times et autrefois partisan convaincu des bienfaits de la mondialisation libérale et des vertus du marché. Lui qui imaginait encore il y a peu de mettre l’Amérique à l’abri du reste du monde derrière un « mur » d’indépendance énergétique, semble avoir pris conscience de l’interdépendance de nos destin. Le temps est venu « d’agir », dit-il, et de ne plus laisser des forces aveugles déterminer notre avenir. Cette conversion tardive nous paraît significative des désarrois et des remises en causes qui travaillent en profondeur les USA. Elle méritait d’être signalée.

par Thomas Friedman, New York Times, 6 octobre 2009

Je suis un baby boomer de 56 ans et quand je regarde autour de moi aujourd’hui il apparait clairement que ma génération a eu une vie facile : nous avons grandi dans l’ombre d’une seule bombe – la bombe nucléaire. A notre époque Il semblait exister une seule grande menace qui aurait pu provoquer un revirement à 180 degrés, non-linéaire, dans la trajectoire de nos vies : que les Soviétiques nous lancent une arme nucléaire. Mes filles ne sont pas si chanceuses.

Les jeunes d’aujourd’hui grandissent dans l’ombre de trois bombes – dont n’importe laquelle peut se déclencher à tout moment et mettre en mouvement un véritable changement non-linéaire et radical dans la trajectoire de leurs vies.

La première, bien sûr, reste la menace nucléaire, qui pour ma génération venait en fait d’un ennemi apparaissant rationnel, l’Union Soviétique, avec laquelle nous partagions une doctrine de destruction mutuelle assurée. Aujourd’hui, la menace nucléaire peu provenir de toutes sortes d’États ou de terroristes, y compris les terroristes suicidaires jihadistes pour lesquels la destruction mutuelle assurée est une récompense, non une dissuasion.

Mais il y a désormais deux autres bombes au-dessus de la tête de nos enfants : la bombe de la dette et la bombe climatique.

Alors que nous continuons d’accumuler du carbone dans l’atmosphère à des niveaux sans précédents, nous ne savons pas à quel moment la prochaine molécule de carbone bouleversera un écosystème et entrainera un épisode climatique non-linéaire – comme la fonte de la toundra sibérienne relâchant l’ensemble de son méthane, le dessèchement de l’Amazone ou la fonte de la totalité de la banquise du pôle Nord en été. Et lorsqu’un écosystème s’effondre, il entraine des changements imprévisibles dans d’autres écosystèmes qui peuvent transformer toute la planète.

Le même raisonnement s’applique au sujet de la bombe de la dette américaine. Pour nous relever de la Grande Récession, nous avons du nous endetter encore plus. Il suffit d’observer les records atteints aujourd’hui par le cours de l’or, en période de déflation, pour savoir que de nombreuses personnes sont inquiètes que le prochain dollar ajouté à cette dette – non équilibré par des réductions de budgets ou de nouveaux revenus provenant de l’impôt – n’entraine un abandon « non linéaire » du dollar et coule la devise américaine.

Si les gens perdent confiance dans le dollar, nous pourrions entrer dans une boucle rétroactive, à l’image du climat, dans laquelle la plongée du dollar force les taux d’intérêts à la hausse, élevant à son tour le coût sur le long terme de notre énorme dette, venant s’ajouter aux déficits prévus, ce qui amplifierait la baisse du dollar. Si le reste du monde devient réticent à financer nos déficits, exceptés à des taux d’intérêts plus élevés, cela diminuera surement la capacité de notre gouvernement à réaliser des investissements publics et diminuera ainsi d’autant plus le niveau de vie de nos enfants.

Malheureusement, de trop nombreux conservateurs, qui ne prendraient jamais le risque d’émettre autant de dette au point d’affaiblir le dollar, vous diront avec insouciance au sujet du carbone : « Émettez tant que vous voulez. Ne vous inquiétez pas. Tout ça c’est une blague. » Et de trop nombreux Démocrates, qui ne prendraient jamais le risque d’émettre trop de carbone, vous diront d’émettre plus de dette : « dépensons. Nous avons assez de marge de manœuvre pour stimuler l’économie sans mettre en péril le dollar. »

En raison de ce clivage, notre gouvernement n’a pas été capable de mettre en place les politiques de long terme nécessaires pour endiguer la bombe de cette dette en augmentation, et la bombe climatique. Nous sommes en train de remettre le futur de nos enfants dans les mains des deux des forces les plus impitoyables de la planète : le Marché et Mère Nature.

Comme aime à le dire l’écologiste Rob Watson, « Mère Nature, c’est juste de la chimie, de la biologie et de la physique. » Ce n’est rien d’autre. Vous ne pouvez pas vous jouer d’elle ; vous ne pouvez pas la séduire. Vous ne pouvez pas dire, « Hé ! Mère Nature, on a une récession, est-ce que tu peux prendre une année sabbatique ? » Non, elle fera tout ce que la chimie, la biologie et la physique lui dictent de faire, en fonction de la quantité de carbone que nous répandons dans l’atmosphère, et comme le dit Watson : « Mère Nature donne toujours le dernier coup, et elle frappe toujours au centuple. »

Même chose pour le marché. Le marché est simplement une photographie, renouvelée à chaque seconde, de l’équilibre entre l’avidité et la peur. Vous ne pouvez pas vous jouer de lui, ni le séduire. Et vous ne savez jamais quand cet équilibre sur le dollar entre avidité et peur va basculer en direction de la peur de façon non-linéaire.

Voila pourquoi j’ai trouvé encourageant de voir le Center for American Progress, situé à gauche, expliquer la semaine dernière, que si la relance est vitale pour sauver notre économie, l’ampleur des déficits prévus exige que l’on commence à penser à des augmentations d’impôts et des réductions dans certaines dépenses et programmes soutenus par le camp Démocrate. Je suis également satisfait de voir des Républicains comme le gouverneur Arnold Schwarzenegger appeler leur parti à prendre en compte sérieusement le changement climatique.

Mais nous devons également agir. Si nous ne le faisons pas, nous confierons aux seules bonnes volontés du Marché et de Mère Nature le soin de dessiner le futur de nos enfants.

Ce moment me remémore une métaphore utilisée par John Holdren, le conseiller scientifique du président, lorsqu’il évoquait la menace du changement climatique, mais qui peut également s’appliquer au dollar : « Nous conduisons une voiture avec de mauvais freins, dans le brouillard, en direction d’une falaise. Nous savons que la falaise est là-bas, mais ne savons pas où exactement elle se trouve. La prudence conseillerait de commencer à appuyer sur les freins. »


Publication originale New York Times, traduction GH pour Contre Info

(Source : Contre info 29/10/2009)

Oct 12

L’or bleu ou la richesse de tous…

robinet d'eau

L’eau douce, à l’origine de la vie est encore aujourd’hui une ressource rare fortement dégradée !

Au 5e Forum mondial de l’eau d’Istanbul,  plus de 25 000 personnes ont débattu des moyens de protéger et de préserver cette ressource, sous la double pression de la croissance démographique (9 milliards d’humains en 2050 contre presque 7 milliards aujourd’hui) et du réchauffement climatique.

La déclaration finale et soi disant politique à été de « modifier la consommation de l’eau, en particulier dans l’agriculture, lutter contre la pollution des cours d’eau et des nappes phréatiques et collecter et traiter les eaux usées ».

Fort bien, le temps de « l’eau facile » est donc révolu !

La notion de rareté de ce bien commun est générale et oriente la plupart des débats et études.

La France, selon la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) et l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC)  pourrait connaître dès 2050 un déficit de 2 milliards de m3 d’eau potable par an pour satisfaire les besoins de l’industrie, l’agriculture et l’alimentation, soit 14% de notre consommation aujourd’hui.

Le bon sens sera t’il enfin dans l’action ? L’étude de la problématique débouchera t’elle sur des solutions et mesures volontaires, efficaces ?

Sommes-nous rentrés dans une nouvelle ère de conscience planétaire ou faut-il attendre encore un peu…un 6eme Forum ?

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Eh bien, il semblerait que nous soyons portés aujourd’hui par le courant du renouveau. En effet deux évènements majeurs sont à souligner.

Le premier, c’est que la belle théorie de la mémoire de l’eau du savant Jacques Benveniste refait surface avec toutes ses implications et futures applications  biologiques potentielles.

Le deuxième, c’est que bien qu’il soit regrettable que l’eau issue du sol ne soit encore accessible qu’à une minorité de la population planétaire (et qu’elle soit toujours de plus en plus polluée par des éléments organiques persistants, des micropolluants émergents, des nitrates, des hormones, pesticides et depuis peu par la molécule active Tamiflu) il est désormais possible de s’approvisionner facilement et partout. En effet, c’est dans l’atmosphère de notre planète (réserve d’eau douce colossale estimée à 13000 km3) que l’on peut maintenant récupérer cette humidité atmosphérique !

L'eau de l'air_l'éolienne en coupe

 

Voici une éolienne, l’Eole water, qui peut, en plus de la production de watts, assurer aussi une production d’eau potable, avec ou sans vent, y compris dans des endroits très isolés.

Le phénomène de pluie est reproduit à l’intérieur de l’éolienne qui aspire l’humidité  de l’air, la condense et la stocke dans son mat et au final la distribue sous forme d’eau filtrée ! En somme, une invention révolutionnaire, véritable courant d’air et d’eau qui décoiffe nos archaïsmes en remettant en question son accès, sa production et sa distribution.

 

Nul doute que ces deux évènements majeurs, dans l’air du temps, vont encourager le respect de cette ressource et induire une gestion future plus solidaire, plus équitable.

Tout comme l’air, l’eau ne peut-être considéré comme une marchandise qu’états et sociétés privées s’approprient. C’est une composante vitale de la vie sur la planète qui doit être protégée et rendue accessible à tous, c’est notre bien commun !

Étanchez donc votre soif de connaissance sur le sujet et bonne santé à l’union planétaire de l’eau…à venir !

Y.B.

 

  1. Bien répartir l’eau, favoriser son infiltration, réhydrater les terres sèches et mieux la gérer globalement. Voici une sympathique et instructive vidéo associative présentant le cycle de l’eau revu et corrigé.

             A visionner impérativement !

 

       2.   Association Jacques Benveniste pour la Recherche

              et le livre récemment réédité à lire, faire lire et à traduire dans toutes les langues… 

Mémoire de l'eau

 

 « Ma Vérité sur la Mémoire de l’eau »

 

 

 

      

      3.   Enfin, de l’eau dans l’air…véritable courant d’air et d’eau revigorant que cet éolewater …une mine d’or bleu !

Oct 10

Planète, la définition !

 

(source: 7sur7.be)

(source: 7sur7.be)

Un jour viendra où des exo planètes en orbite autour d’autres étoiles pourront être explorées et habitées par des espèces vivantes dont vraisemblablement l’espèce humaine. Il ne sera alors plus question de découpages territoriaux dépendant d’intérêts nationaux d’origine terrestre ni de démographie galopante ni encore de flux migratoires générés par le manque de solidarité et de justice.

L’Union Planétaire permettra de porter l’essor humain au-delà du système solaire en pérennisant un système de gestion des ressources planétaires équilibré et équitable.

En attendant, voici le texte intégral de la définition de ce qu’est une planète du système solaire, telle qu’elle a été adoptée jeudi 24 août 2006 à Prague par les participants à l’assemblée triennale de l’Union Astronomique Internationale (UAI) :

 

Planète – planète naine

“Les observations récentes ont changé notre vision des systèmes planétaires et il est important que la nomenclature des objets reflète notre compréhension actuelle. Ceci s’applique en particulier à la définition d’une “planète”. Le mot “planète” désignait initialement les “vagabonds” du ciel, c’est-à-dire les points de lumière qui bougeaient par rapport aux étoiles. Les découvertes récentes nous conduisent à une nouvelle définition correspondant à l’état de nos connaissances.
En conséquence, l’Union astronomique internationale (UAI) décide de répartir les planètes et les autres corps de notre système solaire en trois catégories de la manière suivante :

  1. Une planète¹ est un corps céleste, qui (a) est en orbite autour du Soleil, (b) a une masse suffisante pour que sa gravité l’emporte sur les forces de cohésion du corps solide et le maintienne en équilibre hydrostatique, sous une forme presque sphérique, (c) a éliminé tout corps susceptible de se déplacer sur une orbite proche ;
  2. Une “planète naine”² est un corps céleste, qui (a) est en orbite autour du Soleil, (b) a une masse suffisante pour que sa gravité l’emporte sur les forces de cohésion du corps solide et le maintienne en équilibre hydrostatique, sous une forme presque sphérique, (c) n’a pas éliminé tout corps susceptible de se déplacer sur une orbite proche, (d) n’est pas un satellite.
  3. Tous les autres objets³ en orbite autour du Soleil, à l’exception des satellites, sont appelés “petits corps du Système solaire”.

Notes :
¹ – Les huit planètes sont : Mercure, Venus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.
² – Une action spécifique sera organisée par l’UAI pour décider à quelle catégorie, “planète naine” et/ou autres classes, appartiennent les cas limites.
³ – Ceci inclut la plupart des astéroïdes du Système solaire, la plupart des objets trans-neptuniens (OTN), les comètes et tous les autres corps.

(Conformément à la définition ci-dessus, Pluton est une “planète naine”. Il est identifié comme le prototype d’une nouvelle catégorie d’objets trans-neptuniens.)

(Source : www.cnes.fr )

 

Sep 30

L’agriculture doit augmenter de 70% d’ici 2050 !

L'homo Bio !

La production agricole mondiale doit augmenter de 70% d’ici 2050 pour nourrir la population de la planète, qui atteindra alors les 9,1 milliards de personnes, a estimé jeudi dans un rapport l’Organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
 
“La FAO fait preuve d’un optimisme prudent sur le potentiel du monde à se nourrir d’ici à 2050″, a indiqué Hafez Ghanem, sous-directeur général de la FAO. Toutefois, nourrir tout un chacun d’ici là n’est pas “automatique”, à moins de relever plusieurs défis de taille, a-t-il ajouté.
 
La FAO a convoqué pour les 12 et 13 octobre un Forum d’experts de haut niveau pour discuter des stratégies à mettre en oeuvre pour relever ces défis. Le Forum, intitulé “Comment nourrir le monde en 2050″ rassemblera quelque 300 experts (universitaires, chercheurs, ONG, secteur privé) de pays développés et en développement. Il préparera le terrain à la tenue du 16 au 18 novembre d’un nouveau Sommet mondial sur la sécurité alimentaire.
 
La population mondiale doit passer de 6,8 milliards à 9,1 milliards en 2050, selon les dernières projections des Nations Unies, et l’essentiel de la croissance démographique se produira dans les pays en développement.
 
C’est en Afrique subsaharienne, que le taux de croissance sera le plus fort (+108%, soit 910 millions de personnes). En revanche, il sera le plus faible en Asie de l’est et du sud-est (+11%, soit 228 millions de personnes). La demande alimentaire va continuer à s’accroître du fait de la croissance démographique et de l’augmentation des revenus.
 
La production céréalière annuelle devra croître de près d’un milliard de tonnes (elle atteint aujourd’hui 2,1 milliards de tonnes) et la production de viande devra augmenter de plus de 200 millions de tonnes, totalisant 470 millions de tonnes en 2050, dont 72% seront consommés dans les pays en développement (contre 58% aujourd’hui), selon la FAO.
 
La production de biocarburants pourrait également doper la demande de produits agricoles, et ce en fonction des prix de l’énergie et des politiques gouvernementales. Les terres arables devront augmenter d’environ 120 millions d’hectares dans les pays en développement, principalement en Afrique subsaharienne et en Amérique latine.
 
Globalement, les disponibilités de ressources en terre sont suffisantes pour nourrir la future population mondiale, mais une grande partie des terres encore inexploitées souffrent de contraintes chimiques et physiques, de maladies endémiques et du manque d’infrastructures, autant de problèmes difficiles à surmonter. Il faut donc des investissements de taille pour les mettre en production.
 
Les prélèvements d’eau pour l’agriculture irriguée devraient augmenter à un rythme plus lent compte tenu de la meilleure efficacité d’utilisation de l’eau, mais ils progresseront néanmoins de près de 11 pour cent d’ici à 2050.
 
A l’échelle mondiale, les ressources d’eau douce sont suffisantes, mais réparties de façon très inégale, et le manque d’eau atteindra des niveaux alarmants dans un nombre croissant de pays ou de régions, en particulier au Proche-Orient/Afrique du Nord et en Asie du Sud. (belga/ca)

(Source :  www.7sur7.be   23/ 09 /2009)

Sep 30

Arrêter les éoliennes en cas de vent faible sauve beaucoup de chauves-souris !

Chauve-souris !

Ne pas faire fonctionner les éoliennes en cas de vent faible permet de réduire de 60% la mortalité des chauves-souris, sans pour autant avoir une grande incidence sur la production d’énergie, a expliqué vendredi un chercheur de l’université canadienne de Calgary (ouest).
 
Le professeur Robert Barclay, biologiste à l’université de Calgary (Alberta), et une équipe de scientifiques avaient averti l’an dernier, qu’une hécatombe causée par la multiplication d’éoliennes pourrait, à terme, menacer les chauves-souris d’extinction, ce qui aurait un impact notable sur l’écosystème car ces animaux se nourrissent d’insectes nuisibles aux récoltes.
 
La cause principale de ces décès est le brusque changement de pression engendré par la rotation des pales, avait conclu en 2008 l’équipe canadienne.
 
“Nous avons donc essayé de trouver un moyen d’y remédier”, a dit à l’AFP le professeur Barclay dont les conclusions sont publiées dans l’édition de septembre de la revue scientifique américaine “The journal of wildlife management”.
 
En coopération avec TransAlta, entreprise spécialisée dans cette énergie renouvelable, les scientifiques ont étudié le comportement des petits animaux dans un champ de 39 éoliennes situé à environ 200 km au sud de Calgary. Leur période d’étude s’est étalée du 15 juillet au 30 septembre en 2006 et 2007, c’est-à-dire pendant la période de migration de ces mammifères vers le sud.
 
Ils ont constaté que lorsque la vitesse du vent est faible, les chauves-souris manifestent une activité accrue, mais sont également plus susceptibles de mourir autour des éoliennes.
 
En conséquence, les chercheurs ont porté la vitesse de vent déclenchant le démarrage des pales de 4 m/s (14,4 km/h) à 5,5 m/s (19,8 km/h). “Nous avons comparé ces turbines expérimentales à celles fonctionnant normalement: la mortalité avait chuté de 60%”, raconte le professeur Barclay. (belga)

(Source : www.7sur7.be   25/09/2009)

Sep 30

 

Le SLAM

 Afin de redonner du sens et pour mieux appréhender la notion de richesse voici une petite analyse menée en dix points par Philippe  Merlant et Patrick Viveret traitant de ce sujet ô combien crucial !

 

Bonne réflexion…

 

 1. le pib est un bon indicateur
de la richesse créée.

De la vache folle à l’Erika, de la tempête de décembre 1999 aux accidents de la route ou à l’explosion de l’usine AZF à Toulouse : toutes ces catastrophes sont des bénédictions pour notre produit intérieur brut ! Les centaines de milliards de francs qu’elles coûtent à la collectivité ne sont pas comptabilisées comme des destructions, mais comme des créations de richesse : dès lors qu’il faut payer des garagistes pour réparer les voitures endommagées, des cimentiers pour brûler les farines animales ou des médecins pour soigner les victimes de la pollution, des valeurs ajoutées monétaires sont enregistrées dans les comptes. Ce qui contribue à gonfler le PIB (produit intérieur brut).

2. seules les entreprises
produisent de la richesse.

Notre système économique repose sur la stricte séparation entre, d’un côté, des entreprises considérées comme seules productrices de richesse et, de l’autre, des activités sociales et écologiques financées par prélèvement sur cette richesse. Un tel mythe condamne les associations à quémander leurs moyens d’existence à l’État ou à les rechercher sur le marché, faute de disposer de ressources directement liées aux richesses sociales qu’elles contribuent à créer ou à préserver. En termes de comptabilité nationale, les associations concourent à faire baisser le PIB en développant des activités bénévoles plutôt que rémunérées. Ce système pervers fait des services publics un secteur suspecté en permanence de parasitisme.

3. les indicateurs de productivité de l’ère industrielle sont toujours valables.

Nous disposons d’outils de mesure de la productivité forgés pour favoriser une croissance matérielle de nature industrielle. Ceux-ci s’avèrent largement contre-productifs lorsqu’il s’agit d’affronter les trois grands défis de l’avenir : entrée dans l’ère informationnelle, enjeux écologiques, rôle des services relationnels (éducation, santé…) dans notre développement. Ainsi, en matière de santé, ce qui compte n’est pas le nombre de visites chez le médecin, mais le fait de savoir si l’on est guéri ou, mieux, si l’on échappe à tel ou tel risque. Or, dans la comptabilité actuelle, plus on fait de prévention, plus on casse la croissance (puisqu’on consomme moins de médicaments et d’heures d’hospitalisation)!

4. la monnaie sert d’abord
à faciliter l’échange.

Exact, mais pour une part seulement. Le mot “payer” vient du latin pacare, qui signifie pacifier et Montesquieu a développé une théorie du ” doux commerce ” comme alternative à la guerre. Mais, si la monnaie remplit cette fonction lorsqu’elle facilite l’échange entre partenaires, elle devient facteur de violence quand elle se fait outil de domination d’un capitalisme relevant plus de la volonté de puissance que du désir d’échange. Que des personnes désireuses d’échanger et de créer des activités ne puissent le faire au motif qu’elles sont insolvables est en contradiction avec la théorie de la monnaie comme outil d’échange.

5. l’argent reste le fondement de tout système d’échange.

Le système d’échange le plus universel entre les êtres humains est en réalité celui du temps. Celui-ci remplit d’autant mieux les rôles d’unité de compte et de moyen d’échange traditionnellement dévolus à la monnaie que ses unités (heures, minutes, secondes) ont l’avantage, contrairement à l’argent, d’être universellement reconnues et invariables. Bref, ce qu’on appelle l’argent, et qui n’est en fait que la “monnaie de marché”, n’est qu’un cas particulier de l’échange de temps. Il serait plus judicieux de dire que “l’argent, c’est du temps” plutôt que “le temps, c’est de l’argent”.

6. c’est la rareté qui fait la vraie valeur
d’un bien.

Nous définissons la valeur, au sens économique, par la rareté. Mais cette intuition devient fausse lorsqu’elle dénie toute valeur à des biens non rares mais dont la perte serait irréparable : l’air est abondant et gratuit, mais sa disparition condamnerait l’espèce humaine. Ce qui montre que la valeur marchande est un sous-ensemble d’un système de valeurs plus élevé, dont il suffit de simuler la perte pour découvrir l’importance.

7. les ressources planétaires sont insuffisantes pour satisfaire tous les besoins.

La guerre économique actuelle, que l’on nous présente comme liée à des logiques de rareté et de survie, se situe dans un contexte où les besoins fondamentaux des six milliards d’êtres humains peuvent être satisfaits. Les chiffres du Pnud (Programme d es Nations unies pour le développement) sont éloquents : il faudrait environ 40 milliards de dollars par an pour éradiquer la faim, permettre l’accès à l’eau potable pour tous, pour les loger décemment et combattre les grandes épidémies. Soit dix fois moins que pour les dépenses mondiales de publicité !

8. l’économie est née de la nécessité d’affecter des ressources rares.

Dans la plupart des cas, ce n’est pas la rareté mais l’abondance qui caractérise la nature : que l’on pense à l’abondance des espèces, des cellules et, de manière générale, à la formidable profusion dont témoigne le phénomène de la vie… Loin que l’économie apparaisse comme l’activité de base, condition de toute survie, elle est beaucoup plus, à partir de sa réinvention moderne au xixe siècle, l’idéologie dominante de la société industrielle.

9. l’économie joue un rôle central dans toutes les sociétés humaines.

S’il est un trait commun à la plupart des civilisations, c’est la subordination du travail, de la production et, plus largement, de la sphère économique à des activités ou des valeurs jugées plus fondamentales comme la politique, la culture, la philosophie. Même Adam Smith, le père de notre économie politique, estimait que le vrai rôle de l’économie était, en organisant l’abondance, de réunir les conditions pour construire ensuite une “république philosophique”. Quant à Keynes, il considérait que l’économie devrait occuper, à terme, une place réduite dans l’activité sociale et les économistes accepter que leur rôle ne soit pas plus important que celui des “dentistes”.

10. il n’y a pas d’alternative au plan international sur ces questions.

Dès aujourd’hui, on peut s’appuyer sur un courant de recherche international pour faciliter la transformation de nos systèmes de représentation de la richesse. En témoignent les indicateurs de développement humain et de pauvreté élaborés par le Pnud, ceux de l’Union européenne sur des indicateurs environnementaux et sociaux, le débat récent sur la “responsabilité sociale de l’entreprise” et même certaines études de la Banque mondiale et de l’OCDE sur ” le capital social ” et le “capital naturel”. Enfin et surtout, l’exigence croissante de la société civile mondiale pousse les acteurs institutionnels et économiques à bouger sur cette question : la rencontre de Québec “globaliser la solidarité”, organisée par les acteurs de l’économie sociale et solidaire, et le Forum social mondial de Porto Alegre ont tous inscrit la reconsidération de la richesse à leur ordre du jour. Du coup, il devient difficile d’arguer du fait que la France ne saurait s’engager seule dans une stratégie de transformation pour justifier l’immobilisme. Redonner leur sens aux mots. 

 (Source : www.banquedumiel.org)

 

Sep 26

L’humanité devra doubler sa production alimentaire d’ici 2050 !

Production alimentaire 7sur7

La production alimentaire devra doubler d’ici 2050 pour assurer une alimentation nécessaire à la population mondiale, selon une enquête de la Deutsche Bank présentée lundi.
 
9 milliards de personnes
Selon cette étude, la population mondiale atteindra les 9 milliards d’individus d’ici 2050 (contre environ 6 milliards actuellement). La demande en produits laitiers et viandes va augmenter. Cette tendance s’observe déjà en Chine et en Inde.
 
Répartition inéquitable
Cette demande croissante en produits alimentaires peut être satisfaite si les bonnes mesures sont prises. “Il y a assez de nourriture pour tous mais elle est inéquitablement répartie dans le monde”, souligne l’étude. Par ailleurs, la production alimentaire peut être perturbée par le changement climatique et la pauvreté de certains sols.
 
Rôle des petits agriculteurs
L’étude estime que les petits agriculteurs des pays en voie de développement peuvent devenir des acteurs importants dans cette lutte pour l’alimentation globale. C’est d’ailleurs dans les pays du Sud que la population risque d’exploser d’ici 2050.
 
Réformer les subsides agricoles
Des mesures internationales devront aussi être prises. Les subsides agricoles doivent être réformés et les pays riches devront soutenir financièrement les pays en développement. (belga/7sur7)

(Source : www.7sur7.be  21/09/2009)