déc 20

Un devoir universel !

La situation planétaire 2015 était une situation d’urgence.

Le temps de l’Union Planétaire était venu…il est aujourd’hui passé. Le rendez-vous a été manqué. Alliance Mondiale Pou la Planete_logo

Cette proposition politique pourtant belle et pleine de bon sens n’a interpellé personne.

Elle est restée ostensiblement ignorée par les médias ainsi que les tenants de la science politique.

Jugée utopiste par certains, estimée trop avant-gardiste par d’autres, elle n’a en tout cas fédéré aucune bonne volonté et nul, hormis votre serviteur, ne s’est exprimé en son nom.

Le message primordial de paix, de solidarité, d’équité et de justice qu’elle portait n’a donc pas été entendu.

Le désir de liberté, d’égalité, de fraternité, d’unité dans la diversité et d’avenir pour les générations futures qu’elle exprimait n’a eu aucun écho, aucune adhésion ni soutient.

C’est étrange !

La  sacralisation d’une économie dite de croissance, numérisée et codifiée pour une gouvernance mondiale censée procurer l’abondance aux citoyens de la terre l’a emportée.

Ce mois de décembre 2015 clôture donc définitivement la période de transition qui offrait la possibilité d’union planétaire des peuples de la Terre.

De ce fait, il va falloir subir la dislocation des valeurs universelles de la raison sous les chocs répétés de la compétition économique, de l’injustice sociale, de la guerre et de la barbarie.

Tout comme le grand dérèglement climatique qui s’annonce brutal (en effet, l’année 2014 aura été l’année du record de rejets de gaz à effets de serre !).

Alors comment expliquer cette indifférence généralisée ? logo-monde

Comment expliquer ce fatalisme conforme des citoyens qui subissent d’ores et déjà les premiers impacts climatiques, leurs effets destructeurs et dans le même temps qui voient la violence, la misère, la souffrance et l’inhumanité se répandre partout.

La structure de l’organisation humaine sur la planète est fragile et la paix est menacée.

Comment avons-nous pu en arriver là ? C’est incompréhensible !

Dans son errance actuelle, l’humanité participe, stupéfaite et sidérée, au début de l’anéantissement d’une grande partie de la vie sur terre. Certes, le processus n’est pas immédiat mais il est constant et progressif. Pour le remarquer, il suffit simplement d’élargir son point de vue et de le porter sur la ligne d’horizon. C’est alors que l’on en fait le triste constat.

C’est affligeant !

La tristesse et le désespoir dominent car le temps de la réflexion et de l’union semble définitivement perdu. Nous sommes entrainés dans le tourbillon d’une crise écologique inédite dans l’histoire humaine.

La perte du logos, ce bon sens tellement nécessaire qui conditionne la bonne gestion de la planète l’oïkos ainsi que notre existence, est d’une effroyable réalité.

De fait, la voix de l’écologonomie est restée ignorée. Le « croissancisme » dévoreur extractiviste sans limites d’énergie et de ressources naturelles aura donc gagné et le « planétarisme » à  vocation d’équilibre et de paix n’aura même pas eu la possibilité d’exister.

Il faut dire que l’un porte les valeurs d’argent, l’autre non !

De surcroit, cette fin d’année est sinistre. Elle a été dramatiquement marquée par une terrifiante tuerie d’innocents à Paris le 13 novembre 2015 (le jour même de la « journée internationale de la gentillesse » !). L’horreur de cet acte de barbarie a littéralement tétanisé les populations de la planète. De fait, la peur et le désir sécuritaire ont légitimement prévalus dans l’opinion publique.

Et cette priorité a fortement influé sur le sommet de Paris Climat.

cop21_vegetalcity.netCe sommet de la dernière chance, la COP 21, accueillait des participants de tous les pays qui devaient enfin « oser » fixer de nouvelles règles pour mieux accompagner l’innovation sociale et économique nécessaires pour s’adapter au changement climatique.

La campagne audio-visuelle couvrant l’évènement a battu son plein. Roulez tambours, sonnez trompettes ! Les célébrités en vue des classes politiques, journalistiques, artistiques ainsi que les éminences scientifiques ont toutes appelées au rassemblement. Il fallait sauver la planète.

Pauvre planète !

L’épuisement des ressources naturelles, les pollutions, le dérèglement climatique comme la crise d’extinction des espèces, leurs causes et leurs conséquences devaient être les sujets principaux du sommet. Une fois de plus l’occasion s’était présentée de prendre des décisions radicales et salutaires.

Il était encore temps de bâtir les fondations d’une société planétaire qui ne soit plus faite de compétition, d’exploitation, d’inégalités, d’affrontements meurtriers ni de guerre.

Il s’agissait de réduire immédiatement les gaz en cessant définitivement de subventionner les énergies fossiles. Le défi consistait à garantir aux générations futures une planète où la vie sous toutes ses formes serait protégée.

« La maison brûle et nous regardons ailleurs ».

Cette fois-ci, il fallait s’accorder pour éteindre l’incendie afin que l’humanité ne soit pas victime.

Il fallait impérativement s’écarter et au plus vite des formes de politiques anciennes pour enfin faire face frontalement aux changements globaux que vont entrainer l’inévitable changement climatique !

En fait, la priorité aurait été de donner une meilleure place au citoyen en menant une nouvelle et véritable action politique portée par une pensée planétaire solidaire, fraternelle, forte, responsable et juste.

Parce que la justice climatique nécessite la justice sociale, il fallait aussi d’urgence imaginer une nouvelle organisation structurelle, pluridisciplinaire pour que l’inégalité sociétale soit durablement éradiquée. Redescendre sur Terre et abandonner le mode de vie hors-sol imposé par le productivisme de croissance qui livre la planète aux rapports de force et aux désirs d’argent pour la réintégrer complètement dans la construction identitaire.

La citoyenneté planétaire aurait été la solution qui aurait pu être envisagée ! Avatar Citoyen PlanétaireAvatar Citoyen Planétaire

Oui, il fallait effectivement que tous ces responsables et décideurs représentant l’humanité « osent » ! La Cité future_httpwww.vegetalcity.nettopicsthe-hollow-cities

  • Oser mettre en place les nouvelles règles, lois et devoirs de l’humanité (l’écologonomie) afin de rééquilibrer l’ordre social et financier des affaires humaines. (À ce titre, les contributions financières différenciées entre riches et pauvres pour alimenter une taxe de solidarité censée mieux faire face au changement climatique n’auraient pas été le sujet principal des discussions).
  • Oser remettre en question le principe même de développement durable reposant sur la notion d’augmentation sans limites de la production de la méga-machine industrielle planétaire.
  • Oser refuser l’obsolescence programmée introduite de facto dans les infrastructures planétaires afin de toujours plus consommer.
  • Oser dire « Stop » à cette croissance dévastatrice qui telle une tumeur colonise la planète en dégradant l’environnement par de massives pollutions.
  • Oser écarter les antagonismes pour se centrer sur l’essentiel, sur le partage équitable des ressources encore disponibles et s’unir.
  • Oser accepter la diversité des cultures pour s’affranchir définitivement du mode de vie standardisé.
  • Oser le bien être de tous plutôt que la croissance économique (le Bonheur Planétaire Brut plutôt que le Produit Intérieur Brut)

Symboliquement, la COP 21 s’est tenue au moment où le niveau de production de pétrole était au plus haut, le prix du baril au plus bas et avec des robinets alimentant le marché grand ouverts.

Un accord signifiant le désir d’accès universel à l’énergie décarbonnée et renouvelable a tout de même été pris. À cet accord va donc devoir répondre l’action des coalisés contre le climat et des tenants de l’économie « verte ».

L’alpha et l’oméga de l’intelligence politique avaient cette obligation, maintenant ils en ont le devoir.

Tous ces gens réussiront-ils à préserver la nature et la place de l’humain sur Terre ?

Suront-ils un jour exprimer l’altruisme et le courage politique en proposant de nouvelles règles de production et de nouveaux modes de vie ?

Seront-ils aptes prochainement à faire face à cette écrasante responsabilité ?

Cesseront-ils à l’avenir de jouer au jeu de la « patate chaude » ?

L’horizon climatique présenté en décembre était un horizon stratégique de court terme sur lequel les représentants politiques et industriels des peuples de la Terre avaient la responsabilité et le devoir de se positionner. C’est aujourd’hui chose faite.

Si l’accord de Paris est respecté, les nations devraient réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre. Cette prise de conscience générale devrait donc permettre d’assumer au mieux la responsabilité globale d’aide aux millions de réfugiés (qui vont bientôt être contraints de subir les chocs climatiques, de fuir la guerre du pétrole et quitter des terres immergées ou moins fertiles simplement pour survivre). Est-ce que cela sera suffisant ?

Parce que l’enjeu est planétaire, le devoir de garantir la diversité, la pérennité de la vie, l’avenir de la biosphère et la place des générations futures sur la planète est un plus que jamais un devoir universel ! Planète Terre (source M-pep.org)

Celui-ci aurait pût cependant s’exprimer par la voix  internationale de la compréhension morale élémentaire qu’est l’Union Planétaire.

Celle-ci relevait alors simplement de l’acceptation de la citoyenneté planétaire ainsi que du respect d’une Charte Planétaire et de ses Principes Fondamentaux.

Ceci ne demandait aucune gratification en retour !

L’empathie, la gentillesse et l’altruisme devaient envahir le monde…

Penser le bien de l’ensemble par une nouvelle gouvernance collective du risque climatique ouvrait la voie d’une nouvelle civilisation, d’une nouvelle ère.

C’était encore possible car l’évolution humaine a toujours été rythmée par des cycles ou des ères.

Le temps de l’Union Planétaire était venu pour exercer ce devoir…il relève aujourd’hui du passé.

Le 19 décembre 2009, j’avais écrit : « Être citoyen Français et développer une pensée prospective intelligente, fraternelle, digne, pacifique, solidaire et de sensibilité planétaire, c’est possible ».

Aujourd’hui, l’ombre de la guerre mondiale pour les énergies fossiles s’étend sur un environnement planétaire fortement dégradé. L’échec semble patent.

Cette proposition d’union planétaire inspirée par la raison et le bon sens n’aura été qu’un rêve, une illusion.

La soumission au système, la peur, la cupidité, l’ignorance, la soif de pouvoir ou le je-m’en-foutisme afin que rien ne change dans cette croyance consumériste aveugle au productivisme demeurent largement majoritaires. Sous l’emprise de la dette, le conformisme politique à la croissance assujetti à une gouvernance financière mondiale s’est généralisé. Ce système dit « en crise » ouvre sur quelque chose de très sombre.

L’Union Française Pour la Planète n’est quant à elle restée qu’une coquille creuse, qu’une utopie !

Depuis son officialisation, aucun(e) autre citoyen(ne) français(e) n’a adhéré officiellement à cette structure. Sans adhérents depuis sa création, aucune Assemblée Générale ne s’est donc tenue et cette proposition politique (qui portait pourtant cette belle ambition républicaine de devoir universel) n’a pu s’exprimer par la voix d’une véritable union nationale pour la planète ! Elle restera cantonnée dans les oubliettes de l’Histoire. Le rêve d’un renouveau planétaire et de paix pour les générations futures s’est évaporé…

En tout cas ce rêve est toujours mien. Il exprime une pensée citoyenne, française et planétaire.

Une espérance primordiale, une bouteille à la mer abritant le message d’un idéal politique à partager, un devoir universel que j’ai tout de même énoncé sur le réseau de communication internet et j’en suis fier !

Roule la planète !Merci à toutes celles et ceux qui auront eut la curiosité de me lire et/ou la patience de m’écouter.

C’est déjà çà…

YB

Chiffres, scénarios et projections du changement climatique !

Film fiction sur le choc climatique…en 2075 / La prophétie d’une catastrophe !

Film d’animation sur la nécessité d’adaptation au changement climatique !

Film documentaire « arte » / Changements climatiques, une menace pour la paix !

logo-cop21-fr

Texte en français de l’accord de Paris, adopté à l’issue de la COP21

http://fr.scribd.com/doc/293239842/Accord-de-Paris-COP21

déc 31

Au zénith de la « Croissance », la guerre ou…la paix !

Au seuil d’un changement climatique de grande ampleur nous arrivons inévitablement au terme d’une crise d’ordre politique, économique et écologique car nous avons aujourd’hui les preuves systématiquement répétées que l’utopie de l’expansion infinie repose sur l’inconsciente et effroyable négation des limites planétaires.

Politiques parlementaires…

Ce contexte est d’autant plus sordide qu’il  s’est développé à partir d’un modèle économique autoritaire se goinfrant de toujours plus d’énergie pour alimenter ses modes de vie. Dans cet espace « mondialisé », l’origine et l’identité des citoyens(es) auraient dû s’unir fraternellement.  Or, ce qui est advenu est exactement l’inverse car l’argent a séparé tous les humains. Sur la base de caractères collectifs, la discrimination par la richesse a été légitimée et empêche maintenant toute entente raisonnable et pacifique. L’argent, utilisé comme principal outil de discrimination à permis partout de renforcer les séparations, les frontières, les murs et de soumettre les humains à son dictat ! Il alimente en continu la « croissance », le commerce, le rendement du capital, le droit, la surveillance biométrique, la guerre et livre la planète au productivisme et consumérisme débridés.

L’éradication des peuples indigènes et  la suppression implacable de la biodiversité ont été le mot d’ordre caché du culte de la « croissance ».

Au point culminant de cette « croissance » l’orient et l’occident s’affrontent aujourd’hui ouvertement pour l’appropriation et le contrôle des ressources naturelles. Des deux côtés, alliances et sanctions économiques, impression de milliards par les banques centrales, propagandes médiatiques, cyber-attaques, actions militaires sous fausses bannières annoncent l’hyper inflation et précipitent notre civilisation dans une crise globale car la demande des ressources fossiles ne cessant d’augmenter, la seule façon envisagée pour éviter la dévaluation des monnaies dollar-euro ou yuan-rouble reste la guerre.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_nucl%C3%A9aire

Menaces de frappes nucléaires…

Les conflits armés et tensions internationales susceptibles de déclencher cette 3ème guerre mondiale font partie intégrante de notre quotidien technoscientiste, connecté hors-sol et en continu au réseau, automatisé, robotisé, fait de béton, de clics et d’écrans délivrant l’image d’un monde totalement numérisé. La Terre telle que nous l’avons connue se défait sous nos pieds. Le bon sens n’éclaire plus notre civilisation qui, jour après jour, se fourvoie dans un appétit de « croissance » transhumaniste qui pourrit les sols, l’eau et l’air avec une pétrochimie omnipotente et une pollution radioactive durable. Cette idéologie détruit l’environnement et les fragiles équilibres qui animent la biosphère. Elle ne répond en fait qu’à  la satisfaction immédiate et éphémère de pulsions individuelles sans considération pour la vie, a fortiori celle des générations futures.

C’est pourquoi, sous la forme d’une « crise globale » catalysée par le changement climatique, nous assistons à la dislocation des préceptes économiques, politiques et religieux qui ont fait le monde d’hier, à la montée en puissance du techno-totalitarisme du monde d’aujourd’hui et conséquemment au laisser faire des élites hypnotisées par le chant des sirènes transhumanistes appelant à l’eugénisme.

Aussi, la recherche d’éthique planétaire est scrupuleusement étouffée par la société néolibérale qui a mondialisé habilement le croissancisme, le productivisme esclavagiste et le consumérisme d’addiction. Cette décomposition conduit tout droit au chaos politique, au choc démographique, à la confusion et à la mort de l’organisation « mondiale » actuelle.

Les glaciers de la cordillère des Andes...

Les glaciers de la cordillère des Andes…

Alors, fin 2014, dans cet environnement gangréné, attaqué de toutes parts et hypertrophié qui est le nôtre, l’on dresse entre autres choses le constat que les glaciers (ces grands châteaux d’eau planétaires  représentant 70 % des eaux douces et constituant une partie importante de la cryosphère  fondent de plus en plus rapidement. Ces « sentinelles » du changement climatique nous alarment !

Au même moment, des écosystèmes disparaissent et de nombreuses espèces animales et végétales communes sont menacées par un risque de disparition encore plus élevé.

Il n’est que de voir les cétacés et dauphins s’échouant en masse sur les plages.

Il n’est que de voir les morts massives d’animaux (les hécatombes d’oiseaux et de poissons en nette augmentation) qui, en dehors des prophéties eschatologiques, bénéficient souvent de nombreuses justifications rationnelles mais rares en fait (en dehors de la maladie ou des variations soudaines de température) sont les explications officielles.

En vérité, les menaces engendrées par le modèle de « croissance », telles que les pollutions, les perturbations causées par le bruit, la vitesse et le développement industriel portent continuellement atteinte à la vie sous toutes ses formes.

Le marché illégal du braconnage est lui aussi en constante inflation.

Éléphant…le compte à rebours (gravure du XVIII)

Alimenté par l’argent, la forte demande d’ivoire et de corne en Asie a amplifié odieusement la chasse des éléphants, mais aussi des rhinocéros. Résultat, Il ne reste plus que cinq rhinocéros blancs du nord dans le monde, (ils vivent désormais captifs en zoo à l’abri des braconniers) et les éléphants d’Afrique auront carrément disparu d’ici une génération.

La liste n’est pas exhaustive et les atteintes violentes au genre humain (très largement banalisées par les médias) y tiennent quotidiennement la place la plus importante.

L’air du temps s’est fortement dégradé et ce constat est révélateur d’une biosphère de plus en plus impactée par l’accroissement irresponsable de l’exploitation pétrolière et gazière au travers de l’affrontement affiché de l’orient contre l’occident pour faire face au changement climatique. De fait, ce modèle violent et mortifère de « croissance » imposé dans tous les pays de la planète fabrique en continu pollutions, injustices sociales et guerres durables.

Malgré les échecs de Kyoto/Copenhague démontrant que les représentants des nations étaient incapables de s’accorder sur des qualités morales plurielles défendant la communauté de vie planétaire face au besoin énergétique et au changement annoncé du climat, le secrétaire général de l’ONU, a cependant organisé fin septembre 2014 à New York un sommet des chefs d’État visant à préparer la 20e conférence de l’ONU sur le climat. Ce projet ambitieux de nouveau pacte mondial pour préserver la planète (notre bien et espace commun) du dérèglement climatique s’est ensuite tenu au début du mois de décembre à Lima (Pérou). Près de 10.000 personnes (délégations nationales, ONG, scientifiques, experts) ont ainsi participé à cette rencontre dans la capitale péruvienne.

Toutefois, même si  l’enjeu climatique était à cette occasion en haut de l’agenda de nombreux pays, nous avons eu la sempiternelle démonstration que les institutions politiques n’offraient toujours pas des tables de négociations où l’on défende les valeurs à même de faire face au choc climatique ainsi qu’aux valeurs universelles de la raison.

En guise de parenthèse et à défaut d’avoir défini avec succès des trajectoires de réductions de gaz à effet de serre cohérentes et solidaires, les participants auront tout de même pu respirer gratuitement un bol d’air pur délivré par l’étrange « arbol » ce super-arbre électrique – support urbain de publicité - convertisseur de CO2 en oxygène ! Un incroyable symbole que cet « arbol »……

Le clivage entre pays du Nord et du Sud englués dans le choix des énergies fossiles persiste donc dangereusement ! Parce que le déséquilibre économique mondial stigmatise le refus de combler le fossé entre pays développés, en voie de développement ou émergents, la souffrance identitaire a une nouvelle fois éclaté au grand jour.

Elle est plus que jamais la première souffrance sociale actuelle.

Ainsi, les naufragés du développement n’ont toujours pas été compris. Ils ont été considérés comme les dommages collatéraux du bien, de la « croissance ».

Que n’eussent été présents des citoyens planétaires à la table des négociations !

Ils auraient donné priorité à ce sujet (tellement important) pour le solutionner, équitablement et justement. Ils auraient ébranlé la certitude qu’une « croissance » sans limites et sans retenue est non seulement dangereuse pour la vie sous toutes ses formes mais qu’elle ne peut plus décider pour l’humanité entière en imposant ses choix, ses lois et ses mœurs. Cette idéologie n’apporte que la misère et la guerre pour le plus grand nombre !

Pour faire face au changement climatique, l’ordre social planétaire qu’il fallait bâtir lors de ce sommet exigeait d’urgence que l’intelligence, le respect et le bon sens soient au service de l’union dans la diversité.

Après deux semaines de pourparlers (où les nations n’ont cessé de jouer égoïstement au jeu de la patate chaude) les discussions n’auront porté que sur le format possible des engagements, ou contributions nationales, que les pays devraient prendre courant 2015 pour réduire leurs émissions en vue d’un pacte multilatéral à la prochaine Conférence Mondiale sur le Climat à Paris fin 2015. Voilà le résultat du rendez-vous de Lima, un fragile accord pour le plan d’action visant à limiter à 2° la hausse de la température de la planète….

Sans remettre en cause l’intégralité du système économique, était-ce bien raisonnable ?

Certes, la promesse d’un meilleur recensement des émissions de CO2 provenant des activités de production et de consommation de la communauté humaine planétaire devrait permettre une meilleure compréhension de leur impact sur l’environnement.  Mais cette nouvelle compréhension ne pourrait favoriser l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies et de politiques efficaces pour survivre au changement climatique qu’à la seule et unique condition que toutes les populations du globe soient sur un même pied d’égalité !

Pour voir comment notre Terre va évoluer, l’écologonomie faciliterait grandement les approches prédictives par rapport au réchauffement climatique ou aux activités humaines. Voilà ce que

Paris-climat-2015 le rendez-vous !

devrait être le premier stade de la réflexion.

D’ici novembre 2015 il va falloir faire les bons choix.

Après la 21e conférence climat 2015 de Paris / COP 21 il faudra passer aux actes.

En attendant, des puits de pétrole et de gaz naturel abandonnés (depuis de nombreuses décennies) continuent de relâcher insidieusement dans l’atmosphère une partie importante des émissions non prises en compte de ce puissant gaz à effet de serre qu’est le méthane. Ceci s’ajoutant aux innombrables pollutions qui continuent, s’aggravent et condamnent notre Terre actuelle à ne devenir, pour les générations futures, qu’un « Monde perdu » ravagé par les maladies, la guerre et la mort.

Le pacte mondial pour lutter contre le changement climatique sera donc scellé dans moins d’un an à Paris…il doit absolument passer par la pratique de l’écologonomie pour encourager la juste mesure, la paix et le partage pacifique et équitable des ressources encore disponibles.

Le temps est venu de renverser la vapeur de ces années de « croissance » guerrière nourrie aux énergies fossiles et nucléaire. La diversité humaine est aujourd’hui autant en danger que la disparition des autres espèces animales ou végétales.

Le climat change et face à l’inconscience généralisée due au triste conformisme de la condition asservissante qu’incarne le producteur-consommateur conditionné à la guerre, à l’économie néolibérale et aux points de PIB, il faut réagir et s’unir.

Pour contrebalancer l’accélération de tous ces évènements mortifères.

Pour éviter le techno-totalitarisme et le chaos démographique.

Pour nous adapter à l’inéluctabilité du changement climatique.

Pour stopper la fuite en avant de l’idéologie destructrice de « croissance » et la remplacer en portant la nécessaire union planétaire dans l’espace public.

Pour mieux gérer et protéger la biosphère.

Pour la paix.

Nous avons encore un peu de temps.

Celui de  redonner corps et cohérence à la notion de limite dans nos façons de penser.

Celui de retrouver notre humanité, notre liberté et notre sagesse au sein d’une raison universelle résolument indépendante de l’argent, des religions et de toutes les organisations sectaires.

Celui de cesser de faire sa petite part dans son petit coin « associatif » pour au contraire sauter à pieds joints dans l’arène politique en utilisant les formidables instruments potentiels que sont les Principes Fondamentaux et la Charte Planétaire.

Enfin, celui de redonner espoir à la fragile aventure humaine sur la Terre qui avec plus de 4 milliards d’années (ou plus précisément 4567 millions d’années) nous rappelle la fantastique démesure du temps pour l’échelle du citoyen planétaire en devenir.

Il nous faut en toute humilité l’accepter et le comprendre.

Ce temps de la réflexion est désormais compté !

 

Y.B.

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sept 15

Message aux citoyens de la Terre !

Le choix planétaire…

Sur toute la surface du globe tempêtes, ouragans, tornades,cyclones, moussons,inondations et glissements de terrains sont en constante augmentation. Ces évènements météorologiques extrêmes ont ainsi déplacés 32,4 millions d’humains dans 82 pays  (le double qu’en 2011).

Pinatubo (tpe-les-volcans.e-monsite.com) Sur toute la surface du globe les volcans sont de plus en plus nombreux à rentrer en éruption et les tremblements de terre s’enchainent à répétition…. la catastrophe nucléaire de Fukushima n’est que le signe avant-coureur de nombreuses autres catastrophes à venir.Sur toute la surface du globe les records de températures se multiplient (Australie, le pic des 50°C a été dépassé. Sibérie, un record à de -71°C a été atteint). Ces à-coups du moteur climatique chahutent la plupart des modèles mathématiques de prévisions qui annoncent tout à la fois un refroidissement probable sur l’Europe ainsi que dans l’hémisphère Nord d’ici 2020 et une hausse générale des températures de plus de 6°C d’ici 2100.

Ce changement brutal du climat amorce un mouvement d’extinction des espèces d’ores et déjà mesurable qui ne cesse de s’amplifier.

Les courants Gulf-stream (océanique) et Jet-stream (atmosphérique) changent actuellement imperceptiblement de trajectoires tandis que les éruptions solaires sont en recrudescence. Certains experts estiment donc qu’une inversion des pôles magnétiques est en cours et qu’elle pourrait modifier le fonctionnement de ces courants.

Tous les voyants du tableau de bord climatique planétaire sont au rouge, le dérèglement dû au réchauffement anthropique du globe est non seulement visible mais définitivement perceptible. Son origine, cyclique, serait extérieure à la planète. Ce dérèglement climatique serait induit par un phénomène électro-magnétique exogène relevant des conjonctions héliocentriques de la Terre avec d’autres corps planétaires. Le fait d’alignements planétaires d’ordre cosmique.

Il y a des milliers d’années d’autres civilisations ont subit cette situation.

Tout comme elles nous devons y faire face …et survivre une fois de plus, si possible tous ensemble !

Dans le même temps, sur toute la surface du globe le modèle économique de croissance imposée amplifie mécaniquement l’épuisement des ressources naturelles et augmente constamment les rejets de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Accidentelles ou volontaires, les pollutions chimiques affectent des chaînes alimentaires entières par injections dans le sol, ruissellements ou infiltrations dans les eaux souterraines et dispersions d’aérosols ou de gaz dans l’atmosphère.

Des plantes génétiquement modifiées pour le profit de l’appareil industriel « agro-alimentaire » génèrent des productions nuisibles et mortifères sur le long terme.

Les pollutions pétrolières et nucléaires générées pour alimenter l’appareil industriel de « production-consommation » se dispersent avec une constante scandaleuse dans les espaces naturels.

Ceci contamine, phagocyte et détruit la vie sous toutes ses formes.

Il n’est que de voir la persistance des polluants dans l’environnement pour constater leur mode d’action cumulatif et irréversible (particulièrement chez les abeilles, oiseaux et invertébrés terrestres et aquatiques) qui décime irrémédiablement le vivant.

Les conséquences sont effrayantes et inacceptables car elles compromettent durablement la capacité humaine à s’alimenter sainement et transmettre aux générations futures un environnement planétaire préservé, harmonieux et durable.

Le résultat de tout cela c’est que le nombre d’espèces en voie de disparition ne cesse d’augmenter tandis que la concentration de CO2 dépasse cette année les 400 parties par millions (ppm), un seuil inégalé depuis des millions d’années (ère du Pliocène).

Pour achever ce tour d’horizon inquiétant (far far away du protocole de Kyoto !), sur toute la surface du globe les délocalisations profitables de l’appareil productif ont fait exploser le nombre des « esclaves énergétiques », ces humains qui travaillent durement pour un revenu misérable afin de satisfaire le mode de vie imposé par la tyrannie de la croissance.

Enfin, dans la tourmente de la crise systémique financière internationale, dans tous les pays, les exclus de toute activité professionnelle ne cessent d’augmenter.

L’indignation gronde tandis que l’énorme dette occasionnée par le cancer de la croissance (cette hideuse excroissance du Marché) explose et se propage.

Planète fragmentée (voltairenet.org)Jusqu’où les peuples accepteront-ils ces inégalités grandissantes ?

Jusqu’où les peuples accepteront-ils les déséquilibres induits qui ravagent tout à la fois les structures des sociétés et la Nature ?

Jusqu’où accepteront-ils d’êtres dominés, divertis et contrôlés pour éviter de voir la réalité, d’échapper à leurs responsabilités vis-à-vis de leurs enfants et de leur avenir ?

Partout, la désespérance politique et sociale s’est profondément installée au rythme des chocs d’intérêts privés et des dégradations environnementales. Cette crise multiforme (écologique, économique, énergétique, sociale, morale et culturelle) précipite l’humanité dans la violence et la barbarie.

Les populations gavées de psychotropes, de jeux de masse ou d’argent et sous camisoles médiatiques permanentes n’arrivent même plus à penser intelligemment. A imaginer un mode de vie meilleur, possible et surtout souhaitable. La doctrine officielle martèle sans cesse qu’il faut produire plus pour consommer plus afin de pouvoir exister. A force, les élites en place ont pour la plupart perdu l’éthique de vision et de bon sens pour résister à ce système totalitaire. Plutôt que de créer et réinventer une société humaine plus juste, digne, équitable et pacifique; les décisionnaires internationaux jouissent et abusent du pouvoir que leur offre l’organisation verticale, hyper hiérarchisée des institutions et du Marché. Ce faisant, ils écartent systématiquement tout avis ou toute prise de responsabilité que pourrait instaurer une nouvelle organisation horizontale, régulatrice, transparente et unificatrice telle que demandée par la société civile planétaire naissante !

Les valeurs citoyennes sont donc toujours méticuleusement censurées au profit d’intérêts personnels. En conséquence, l’ultra rigidité et l’ultra réglementation des États traduisent visiblement l’incapacité à faire face et à stopper l’ultra libéralisme d’un Marché dévoreur des ressources naturelles de la biosphère.

A ce stade, la planète est sous grande tension. A l’épicentre des mers Méditerranée-Noire-Caspienne-Arabie et Rouge de nombreux pays sont en récession, en révolution, sous tutelle, en guerre ou s’y préparent. Kosovo, Grèce, Syrie, Ukraine, Irak, Iran, Afghanistan, Pakistan, Arabie Saoudite, Soudan, Tunisie, Égypte, Libye, Palestine, Liban, Algérie, Mali… Cette vaste zone risque dans un très proche avenir de supporter une déflagration générale entre l’Orient et L’Occident si les règles et lois de l’argent (les nomos) ne changent pas. L’économie planétaire doit absolument être revue et corrigée pour faire face au changement climatique, à l’impérieuse nécessité de gérer l’énergie d’une manière plus juste, équitable et de façon non polluante. Il faut désormais répondre intelligemment et pacifiquement à la demande de bien-être et de bien vivre de l’ensemble des populations de la Terre.

En attendant ce sursaut politique urgent, pacifique et salvateur, l’extraction des ressources naturelles s’accroit malheureusement pour satisfaire l’aveuglement et la voracité des tenants du système. La logique mortifère qui sous-tend la croissance reste imposée par une minorité (oligarque et ploutocrate) aux autres humains au travers d’organisations où la hiérarchie du pouvoir, la corruption et la récompense alimentent en continu cette doctrine égoïste, asservissante et destructrice.

Dans tous les pays, le statut d’ « esclave-consommateur » de produits obsolètes imposé aux citoyens est toujours et malheureusement accepté par des structures sociétales aux ordres et désespérément soumises.

Pour tous les citoyens, la garantie de survie passe aujourd’hui par l’exercice d’une activité professionnelle au temps artificiellement fixé. La plupart des formes de travail s’inscrivent désormais dans un cycle destructeur d’« extraction- production-pollution-consommation » qui non content d’épuiser les ressources vitales renforce la tyrannie des prêtres de la religion néolibérale. Celle-ci s’est habillée habilement des habits du progrès et de la richesse mais en fait elle salit, appauvrit, ségrègue, divise, désarticule et respecte de moins en moins la vie sous toutes ses formes. En somme, les effets dévastateurs de cette croissance irresponsable menée à l’échelle du globe sont devenus extrêmement dangereux pour notre civilisation. La société planétaire, aujourd’hui malade d’une irrémédiable crise financière systémique, est sous goutte à goutte monétaire. Alors, en manque de ressources et d’énergie, il a été décidé, pour sa survie, de la mettre totalement sous contrôle.

L’emprisonnement de l’espace commun des citoyens a donc été instauré.

A cette fin, le choix biométrique et la surveillance généralisée ont été introduits et développés car ils conditionnaient, de fait, l’obéissance à la doctrine générale. Tout aussi logiquement ils ont permis le lancement d’un processus de gestion de flux des êtres vivants au sein des grands systèmes et à des échelles globales.

Biométrie (Josef Zisyadis)

Jour après jour, la rationalisation des ressources biologiques et la sécurisation des zones dites « sensibles » ont dirigé les choix. L’identité et le corps des citoyens ont été requalifiés en un composant économique dont l’unique valeur est désormais un code, une information numérique circulant dans les réseaux informatiques planétaires sous contrôle des services de renseignements des grandes puissances, des multinationales mais aussi des logarithmes des robots financiers du Marché, des machines.

Ainsi, la puce et le code-barres soutiennent aujourd’hui indéniablement et prioritairement une croissance devenue mesurable et quantifiable. Ces nouveaux procédés ont participé largement à l’établissement d’environnements technicisés qui ont ôté toute humanité, solidarité, simplicité et singularité dans les relations sociales. L’espace de liberté corporelle des citoyens n’existe plus !

Les corps biologiques des humains ont été fractionnés, à partir de gabarits, en de multiples mesures numériques qui circulent dans les réseaux (y compris satellitaires) de bases de données. Le recoupement de celles-ci permet de « profiler » et d’orienter les discours dominants pour maintenir coûte que coûte la politique menée de croissance en inhumanité.

A ce jour, nous ne pouvons que regretter le manque d’éthique ainsi que l’impuissance citoyenne face à cette sinistre et intrusive techno-science transhumaniste !

L’espace commun planétaire est donc actuellement sous contrôle biométrique renforcé et sous surveillance électronique largement étendue (caméras, vidéosurveillance, satellites, internet, téléphonie, radars, bornes camouflées de lecture RFID etc.) sans oublier le déploiement tous azimuts de drones de toutes tailles dans l’espace aérien (des avions sans pilotes télécommandés pour des missions de renseignement ou de combat). Dans ce dernier cas, ces aéronefs furtifs sont utilisés pour éliminer et/ou contenir toute contestation humaine potentielle ; c’est une nouvelle arme dite de « terreur » (car ce, celui ou celle qui la manie est toujours invisible de la cible) qui vient compléter efficacement l’arsenal des équipements mis en place.

L’emprisonnement de l’humanité sous ce filet de technologies de surveillance et de coercition a donc été réalisé impunément et rapidement. Et malgré des scandales à répétition dévoilant le caractère illégal du traitement des informations, des données personnelles récoltées ainsi que des actions de répressions menées par leur exploitation, il n’y a pas eu de prise de conscience générale des opinions publiques ni d’opposition ferme des populations.

Le climat de guerre à l’intérieur et à l’extérieur des nations est dès lors permanent.

Libérer l’humanité de ce processus global devient primordial !

Il va falloir d’urgence réinvestir ce temps humain enfermé, comprimé et spatialisé par le dictat de la croissance pour éviter que l’avenir des générations futures ne débouche sur une société livrée pieds et mains liées à la tyrannie d’une minorité narcissique qui épuise les ressources planétaires et détruit le vivant. Au final, si l’on y réfléchit bien, seuls les robots et machines seront à l’aise dans un environnement terrestre à ce point agressé et de plus en plus dégradé.

Aussi, pour parvenir à la libération du genre humain il faut que cessent immédiatement les finalités individualistes au sein du tissu social pour enfin être en mesure de vivre consciemment, pleinement et pacifiquement notre époque.

Libérer la planète !

Parce que la situation planétaire est catastrophique et que le seuil de l’époque, nous y sommes arrivés !

Parce qu’il faut faire face maintenant et tous ensemble au changement climatique en cours et qu’il va nous falloir beaucoup d’énergie (au sens propre comme au sens figuré) et de solidarité pour nous y adapter.

Parce qu’il est encore temps d’éviter la guerre qui couve au Moyen –Orient pour le monopole pétrolier.

La guerre mondiale pour l’énergie ou l’union pour une nouvelle ère planétaire, il faut choisir maintenant !

Le choix à adopter, simple, rationnel, humain et de bon sens c’est indéniablement l’Union Planétaire. L’union sacrée fondamentale de tous les citoyens de la Terre, pour la Terre.

C’est pourquoi l’analyse rigoureuse des transformations, des évènements et leurs accélérations doit nous pousser d’urgence à faire ce choix. Nous pouvons, en ce moment même, nous décider et affirmer l’âme collective de l’humanité, son Histoire.

Le temps est venu pour l’intelligence collective d’exalter et de stimuler non pas l’anonymat social et le laisser faire emprunt d’impuissance et de fatalisme mais plutôt l’identification à des valeurs et des choix portant l’œuvre collective d’humanisme et de planétarisme à venir.

Comment faire ?

Il faut d’abord réorienter très rapidement l’outil industriel afin de fabriquer l’électricité autrement que par les hydrocarbures et le nucléaire. Nous avons toutes les capacités pour le faire !

Pour mener à bien ce projet il faut bien sûr repousser définitivement tout risque de guerre mondiale.

Par conséquent, la priorité serait le démantèlement complet des bombes atomiques afin que plus jamais le langage de la force (inefficace et inutile) ne prévale dans les relations internationales. La dissuasion nucléaire n’est que folie car elle joue sur la menace d’anéantissement afin d’éviter tout dialogue pacifique et égal entre les parties opposées.

Face aux enjeux planétaires de menace climatique et de risques avérés de pénuries cette politique de fuite en avant par la dissuasion est irresponsable. La Terre n’est pas une cour de récréation où les égos des apprentis humains s’affrontent.

Dans le même ordre d’idées, la fabrication, le commerce, la diffusion et l’utilisation des armements de destructions massives chimiques et biologiques le sont tout autant. Il est donc grand temps de réagir en créant une Justice Planétaire ayant tous pouvoirs pour poursuivre au motif de crime contre l’humanité tous les intervenants participants au maintien ainsi qu’à l’usage de ces armes. D’un bord comme de l’autre !

Le risque de guerre totale étant écarté, la mise en œuvre des mesures de réorientation doit débuter par la reconnaissance internationale de la Charte planétaire et des Principes Fondamentaux nécessaires à L’Union Planétaire. Avec l’aide de citoyens volontaires provenant de tous les pays de la Terre, cette nouvelle organisation internationale pourrait alors être adoptée par les Nations Unies. Basée sur l’égalité ainsi que le partage des libertés, droits et responsabilités écologiques, sociales, économiques, informationnelles et politiques entre les personnes et les organisations institutionnelles, elle serait alors en mesure, par la voix d’une Assemblée Planétaire des Peuples, de redéfinir les règles et les lois de l’argent pour porter la vue à long terme d’une économie globale plus juste et plus équitable. Par la même, protéger intégralement la biosphère et faire respecter durablement les droits des générations futures.

Fukushima, la centrale nucléaire maudite !

Pour ce faire, l’arrêt irrévocable de la production électrique d’origine nucléaire serait aussi décidé. L’atome est source de pollutions potentielles ou avérées, cela suffit ! La dernière catastrophe, celle de Fukushima, témoigne de notre incapacité à arrêter le processus de contamination par radionucléides. Ceux-ci se répandent d’une manière continue et impactent durablement la biosphère. Pour refroidir le cœur des réacteurs ainsi que les piscines stockant les combustibles dégradés, il a été déversé jusqu’à présent des centaines de milliers de tonnes d’eau sur les installations. Mais ceci n’a été malheureusement qu’une solution provisoire qui n’a pas empêchée la contamination de l’environnement. Près de 100000 tonnes d’eau contaminée se sont donc infiltrées dans le sous-sol de la centrale condamnant irrémédiablement les nappes phréatiques du Japon. Pire, aujourd’hui des centaines de mètres cubes d’eau radioactive sont déversés toutes les deux minutes dans l’océan pacifique. L’irresponsabilité générale prévaut car pour tenter de juguler la catastrophe on envoie sans état d’âme à la mort de pauvres gens surnommés pour l’occasion « liquidateurs » ou « viande à REM » tout en misant sur la dilution de la radioactivité dans l’océan considéré une fois de plus comme une poubelle ! Ceci est inadmissible.

Fukushima est aujourd’hui une source de pollution radioactive « en continu » qui bénéficie honteusement de l’absence de juridiction et du silence assourdissant de la communauté internationale.Il faut que cela cesse. D’urgence !

L’intégrité de la biosphère et l’avenir des générations futures est définitivement en jeu. Il faut arrêter de couvrir ce crime ! Le nucléaire ne doit plus jamais avoir préséance sur le droit des populations à vivre.

Reste les hydrocarbures.

Gaz et pétrole, les mamelles de l’argent ! (voltaire net.org)

Depuis le dépassement (annoncé officieusement pour ne pas alerter les populations) du pic pétrolier (Pic Oil), la Terre est devenue un gruyère pollué de puits et de productions en rhizomes (sables bitumeux et gaz de schistes) pour répondre à la demande énergétique croissante. A la recherche d’une rentabilité immédiate, la spirale inflationniste du pompage des hydrocarbures s’est conséquemment accélérée. Le processus d’épuisement est en cours et l’accaparation de ces ressources est devenue l’enjeu politique majeur car l’économie mondiale et la monnaie dollar reposent sur cette exploitation. Finance et pétrole sont englués dans une perspective d’affrontement entre pays producteurs et consommateurs pour garder le contrôle de la production et le monopole de la distribution. Par là même,les pouvoirs existants sont remis en question et le risque de guerre mondiale est patent. Non seulement l’or noir pollue mais il assombrit dramatiquement l’avenir planétaire !

La guerre a d’ores et déjà commencé au Moyen-Orient et l’humanité doit réagir tout de suite.

Cependant, il faut comprendre que le déni actuel de cette guerre répond à un processus d’enfouissement de notre société rappelant la part obscure de notre histoire (1ère et 2ème guerres mondiales). Les mass-médias aux ordres des diasporas financières et pétrolières en profitent et interprètent unilatéralement les évènements en cours. Ce faisant, elles camouflent aussi rapidement que possible (par des évènements sportifs ou festifs et une avalanche quotidienne de faits divers) la gravité de la situation moyenne-orientale. Elles endorment, alimentent et contrôlent en continu l’inconscience collective !

L’Assemblée Planétaire des Peuples pourrait réagir et refuser catégoriquement un tel formatage. Elle pourrait bien au contraire dénoncer cette situation et inciter les peuples à ne plus se jeter les uns contre les autres. A ne plus s’arracher leurs territoires pour des hydrocarbures, des valeurs et des richesses qu’ils sont encore, malgré l’expérience des guerres passées, conditionnés à ne pas partager.

Pour maintenir la paix, il faut un droit planétaire qui ne soit pas du côté du pouvoir de l’argent mais du côté du bon sens de la justice, de la lucidité et de la solidarité. Il faut qu’il soit indépendant des croyances sectaires, religieuses ou politiques et supérieur aux représentations des forces dominantes du Marché.

Le sujet des hydrocarbures est crucial car le cours de l’Histoire passe actuellement trop près de la guerre et de son épouvantable barbarie. Les petits arrangements diplomatiques ainsi que les affrontements financiers ou religieux pour protéger les intérêts et habitudes issues de la corne d’abondance du monopole pétrolier ne sont plus acceptables.

Servir la paix et assurer un avenir planétaire digne pour tous les citoyens de la Terre, c’est d’abord empêcher la guerre. C’est dans le même temps prendre à bras le corps le temps long politique et le temps court médiatique pour vaincre l’incertitude sur le futur énergétique dus à la monopolisation d’un modèle de progrès basé sur l’exploitation des énergies fossiles qui ne fonctionne plus. Ce moment de rupture où l’instant présent doit s’imprégner de solidarité et de bon sens, nous y sommes ! Par l’Union Planétaire, le partage équitable des ressources « de stocks » encore disponibles pourrait avoir lieu et une Assemblée Planétaire des Peuples pourrait se substituer naturellement aux mécanismes politiques traditionnels (démocratiques et monarchiques) qui n’ont plus de visée politique cohérente. Complémentairement à ce partage, le développement massif de l’industrie des énergies renouvelables serait appliqué sur toute la surface du globe afin de nous libérer définitivement de ce gluant et dangereux enjeu politico-économique qu’est le pétrole !

L’outil industriel de fabrication de l’électricité autrement que par les hydrocarbures et le nucléaire ayant été réorienté, le système imposant la suprématie de « l’homme » sur la Nature grâce à la consommation des ressources fossiles pourrait enfin être stoppé.

Le productivisme débridé, la pollution sans limites, l’accumulation maladive d’argent par une minorité, l’inacceptable normalisation des inégalités, en somme tout ce qui constitue la « croissance » serait alors relégué au passé. Et les capacités prédatrices des activités humaines conduites par l’argent sur la Nature seraient annihilées.

Une nouvelle ère planétaire à la dimension d’unité indivisible et harmonieuse sur la Terre pourra à ce moment là commencer. L’augmentation de la population terrestre ne sera plus considérée comme une variable motrice pour l’économie de Marché. Elle ne sera plus cet outil d’obsolescence programmée car la répartition de la richesse sera résolument égale et partout renforcée.

Le modèle de consommation occidental et ses objectifs de croissance économique ne conditionneront plus les indignes mesures démographiques de gestion des populations telles que l’imposition des OGM et additifs dans l’alimentation, la stérilisation, la contraception, les surveillances et contrôles numériques ou la coercition.Le rouleau compresseur du dogme néolibéral et la compétition économique n’imposeront plus leur point de vue totalitaire sur la pyramide des âges et la démographie par le « développement durable de croissance ».

Il sera possible de fixer les nouvelles règles de l’économie planétaire afin d’assurer la transition énergétique, environnementale et sociale attendue par tous les peuples de la Terre.

Une transition juste, raisonnable et équitable que permet dans tous les cas le développement de l’écologonomie. A ce stade, les nouveaux Citoyens Planétaires n’accepteront plus la « Crise » mais ils accepteront l’idée planétaire postmoderne qui transforme en son contraire ce qui ne va plus. Les politiques matamores de la lutte à mort pour la « croissance », tous ces marqueurs de la crise morale du capitalisme et de l’emprise de l’argent sur la société, tout cela s’effondrera. Le planétarisme remplacera tout cela ! Car il est le fil conducteur qui mène à l’émancipation populaire pour bâtir la société planétaire du 21ème siècle. Il est la nouvelle pensée frappée au coin du bon sens et porteuse d’éthique qui permettra de se départir des liens à l’argent et de construire le futur de l’humanité. Liberté, conscience, éthique solidarité et sobriété seront les éléments de base d’une révolution culturelle tolérante et non violente pour changer les principes erronés de la « croissance ». La tutelle de la mort et de l’argent pourra alors être sublimée par le développement en humanité et le partage de cette formidable pensée d’Union Planétaire qui ouvre en grand les portes d’une nouvelle ère, l’ère planétaire.

L’ère planétaire !

C’est alors, que la « décroissance » des valeurs asservissantes de l’argent permettront de développer le progrès humain basé cette fois-ci sur une simplicité volontaire d’existence égale, fraternelle et juste sur toute la planète. Le globo, l’unique et nouvelle monnaie planétaire sera alors le symbole économique affirmé du progrès visant l’échange équitable, l’harmonie et la pérennité de la vie sur Terre.

Notre avenir est à ce prix, il n’en coûtera qu’aux milliardaires !

Derrière l’apparence des démocraties dites représentatives, le destin des populations est déterminé par un petit groupe de gens très riches (les oligarques) aux pouvoirs énormes qui contrôlent (au travers des activités énergétiques, industrielles et bancaires) les grands choix collectifs. Tout se joue maintenant.

Faut-il attendre, comme nous l’avons fait jusqu’à présent, qu’une improbable solution naisse de la conjonction de facteurs imprévisibles sur le bord de la catastrophe ?

Ou faut-il agir en faisant circuler la pensée planétaire de telle sorte que celle-ci irrigue abondamment la politique de civilisation naissante ?

Il semble que la régénération de la solidarité et de la bienveillance soit largement préférable pour garantir l’avenir et construire la société planétaire.

Alors, la «croissance » pourvoyeuse de pollutions et de destructions par l’enrichissement d’une minorité ou bien la « décroissance » pourvoyeuse de bien être planétaire et de prospérité sociale généralisée sur une Terre préservée ?

« Le courage est affaire d’organisation » disait l’écrivain français Malraux.

Alors, donnons-nous la main, pratiquons la langue universelle Espéranto, organisons-nous et redonnons au courage une vertu citoyenne, véritablement démocratique et planétaire.

Le temps est venu de choisir ! Voilà mon message… livré à la mer de notre temps, le réseau internet planétaire.

Un…Citoyen de la  planète.

sept 08

Monopoly planétaire…où va la planète ?

Secrets, mensonges, intérêts et manipulations sont les maitres mots de la règle de ce jeu diabolique. Le droit sur Terre à l’information libre et non faussée n’est toujours pas la priorité de la plupart des instances administratives et politiques Ce principe fondamental et légitime qui pourrait  participer activement à l’avènement d’une  démocratie planétaire « ouverte et active » est de plus en plus bafoué et ces premiers jours de décembre 2010 en ont définitivement apporté la preuve. Les médias internationaux claironnaient alors à qui mieux mieux un odieux « stop à la tyrannie de la transparence » dont l’objectif était de rendre hors la loi la divulgation de documents ayant trait à des faits réels, avérés et tenus secrets.

Les marchands de sable de l’information ont une fois de plus totalement assumés leur sinistre rôle et la justice est malheureusement restée muette.

Nous finissons l’année avec fracas !

Situation: Les alerteurs d’opinion (quel que soit les sujets traités) sont isolés, bâillonnés voire même poursuivis.  La chasse aux sorcières renait de ses cendres, le droit à l’information est en danger !

« Le temps use l’erreur et polit la vérité» (G. de Lévis, Maximes et Préceptes, 43[1856]) …

…et la Terre, notre espace commun, poursuit avec régularité son changement de cycle.  L’évolution climatique accentuée par la pollution de l’atmosphère de plus en plus perceptible (les minuscules particules de suie, de cendre et de dioxyde de soufre en suspension ne cessent de s’accumuler en réfléchissant les rayons du soleil) va au mieux remodeler notre monde, au pire le conduire à sa perte.  Ce changement climatique serait en outre renforcé par les tentatives de contrôles et de modifications de la haute atmosphère. (Pour mémoire et à l’origine, la technologie HAARP est un système pouvant utiliser et transmettre en un temps relativement court, par injection d’ondes électromagnétiques dans l’ionosphère, des quantités d’énergie phénoménales qui pourraient ensuite être focalisées sur des espaces stratégiques de la surface du globe). Qu’en est-il maintenant ? Une guerre de l’ombre ?

Toujours est-il que, quelles que soient leurs origines,  les phénomènes météorologiques exceptionnels augmentent tant en fréquence qu’en amplitude et leurs impacts commencent déjà à menacer certaines populations dans le monde. Celles-ci seront bientôt poussées à l’exil.

Aussi, les conséquences économiques et sociales attendues sont bien sombres. De l’océan glacial arctique à l’océan austral, de l’océan atlantique aux océans indien et pacifique, la paix mondiale est désormais menacée. L’horizon planétaire  s’obscurcit.

Au Nord, nos conforts et nos économies (malgré les litanies du développement durable de la religion croissantiste) vont s’aggraver.

Au Sud, de nombreuses populations vont fuir des territoires devenus invivables. Cette frontière nord-sud se dresse progressivement dans les pays développés comme les pays émergents. C’est pourquoi les migrations de réfugiés internes ou externes aux pays vont bousculer l’ordre établi et partout, les changements aggraveront  les inégalités, les injustices, la fracture sociale…

Cerise sur le gâteau, depuis quelques années, de nouvelles maladies infectieuses apparaissent ou ressurgissent sur Terre.

Le H5N1, sa possible mutation, son mode de propagation et le risque de recombinaison au virus de la grippe humaine fragilise la cohérence politique, sanitaire et sociale.

Pourtant à Cancun (Mexique) la notion d’espace commun planétaire est désespérément  restée absente des négociations sur le climat. Celles-ci, tout comme à Copenhague, ont souligné les relations des États entre eux uniquement en fonction de leurs intérêts respectifs. Il était hors de questions d’imaginer un droit d’asile planétaire et encore moins d’y associer la nécessaire notion de citoyenneté planétaire.

Cela a donc été un échec cinglant des institutions mondiales que l’on peut qualifier désormais d’institutions inter-nationales (avec le tiret qui sépare !)

Situation : La crise globale se précise et s’impose plus que jamais comme le défi historique à l’humanité. Qu’il s’agisse de sources excessives d’émissions de CO2, d’utilisation de systèmes d’armes susceptibles de modifier localement le climat ou l’environnement, de pollutions nucléaires ou chimiques entrainant la contamination et la dégradation des ressources naturelles, d’OGM, d’épidémies, de déforestation, d’agriculture intensive, de tremblements de terre, de tsunamis ou d’éruptions volcaniques ; les crises environnementales et les chocs induits ne pourront être honnêtement, justement et équitablement réglés que lorsque les rapports de forces politiques (peu visibles)cesseront pour, enfin, se transformer en une solide union politique, l’ Union planétaire. Ce n’est qu’alors que les causes identifiées de cette crise globale, associées à la désignation des phénomènes ou acteurs considérés comme « responsables », pourront être réglées.

La paix mondiale et la volonté de préserver l’avenir des générations futures sont le but à atteindre, l’objectif à tenir.

Reste-t-il encore, dans la partie en cours, des joueurs capables de se remettre en question, comprendre et intégrer cette priorité ? Si oui, ils feraient bien de se réveiller et quitter la partie en dénonçant rapidement l’action de ceux-là qui, inconscients et irresponsables, ne jouent que par avidité, cupidité et besoin démesuré de puissance.

« Le temps fuit sans retour » Fugit irreparabile tempus (Virgile env.30 av. J.C.)…

…un nouveau moteur économique planétaire nommé Chindia redessine aujourd’hui les cartes et transforme nos modes de vie.

Sa demande d’énergie est considérable et ne cesse d’augmenter. Celle-ci fabrique les futurs conflits entre les différentes parties du monde. Un changement radical s’impose donc dans nos habitudes de consommation et dans les politiques menées, notamment dans la vieille Europe très dépendante du reste de la planète en matière énergétique. Cependant, l’humanité prisonnière du développement durable imposé par la croissance et sa doctrine néolibérale, continue à s’agiter et à consommer inégalement l’eau douce et frénétiquement les énergies fossiles par milliards de tonnes.

Feindre de croire que ces ressources sont inépuisables est une grave erreur. La question du pic pétrolier et du nécessaire rationnement des ressources dites de stock reste taboue pour la société de masse. Il est estimé que seul le charbon hautement polluant se tarirait dans une petite centaine d’années. Gaz, pétrole et uranium seront épuisés à plus courte échéance. Quant aux biocarburants (même s’ils permettent de réduire la dépendance aux hydrocarbures et les émissions de gaz à effet de serre) ils sont un véritable non sens humanitaire, scandaleux déni mondial des peuples souffrant encore de la faim !

Pour finir, la géopolitique des mines, des puits et des tubes a défini des espaces stratégiques d’affrontements. Dans les océans, les mers et sur les continents, le pétrole, le gaz, les minerais et l’eau douce sont les nerfs de guerre du Monopoly-planétaire. Le redéploiement militaire en cours sur la surface du globe répond à cette stratégie.

Les armées nationales ne pouvant être officiellement engagées (sinon pour protéger les populations et dissuader), les sociétés militaires privées sont devenues des acteurs incontournables des conflits en cours et à venir. Ces néo mercenaires (à l’éthique discutable) engagés par le Marché servent donc cette géopolitique d’acaparation des ressources et gardent sous contrôle armé et zélé les zones concernées.

Dans cette fuite en avant et au bord de la panne d’électricité (malgré la petite production en provenance de l’éolien, du photovoltaïque et de l’hydraulique) nos sociétés industrielles compensent inconsciemment avec la boite de pandore nucléaire occultant volontairement la dangerosité réelle et éprouvée des accidents atomiques, de la radioactivité des déchets.

Situation: Le choix de l’ogre productiviste qui incarcère par le travail, spécule et consomme toujours plus nous entraine dans un futur à contre courant ! A force de puiser sans frein dans ses stocks d’énergies fossiles, le monde s’achemine dramatiquement vers un gigantesque black out. Pourtant, aux quatre coins de la planète, des chercheurs, ingénieurs et techniciens passionnés travaillent et  militent ensemble pour développer de nouvelles technologies dans le respect de l’environnement.

Produire de l’énergie électrique propre en réduisant les déchets et les émissions de gaz à effets de serre, c’est encore et toujours possible !

Il reste maintenant la possibilité d’extraire massivement les ressources en EGS sur l’ensemble de la surface du globe (les Systèmes Géothermiques Stimulés sont définis comme des ensembles artificiels permettant d’extraire des petites quantités de chaleur par injection et récupération d’eau dans le sous-sol). Il semblerait que ces ressources soient supérieures aux ressources en pétrole et que leur potentiel dépasse celui de l’énergie nucléaire. De plus, leur impact limité sur l’environnement réduirait l’émission de gaz à effet de serre tout en produisant une source d’énergie fiable, durable et sure. Exit donc les énergies fossiles et nucléaires, elles n’apportent que la guerre, elles ont fait leur temps.

Le choix est politique. Il est important.

Il faut nous unir pour nous rationner et partager pacifiquement,  équitablement les ressources de stock encore disponibles.

Il faut nous unir pour innover et gérer collectivement les ressources en EGS que nous offre la Terre !

« Il faut donner du temps au temps » (proverbe cité par Cervantès, Don Quichotte, I, XXXIV [1605])…

…la démographie galopante pousse les presque 7 milliards d’hommes sur Terre au chiffre de 8 milliards pour 2030 !

Le sablier achève d’égrener le temps de l’humanité et les populations abordent maintenant leur révolution. Les pyramides des âges s’inversent en attisant les tensions sociales et les conflits entre générations. De plus, l’illusion de perspective temporelle (pour les générations au travail) de financer la retraite des parents agrandit la faille structurelle entre la retraite par répartition et la retraite par capitalisation.

Pour couronner le tout, la main mise de la finance internationale sur l’aide alimentaire et la « redistribution » sauvage de la richesse au profit d’une minorité interdit toujours  toute solution juste, digne et égale pour la société dans son ensemble. Alors, l’empilement irresponsable des dettes progresse, les déséquilibres commerciaux s’amplifient, les prix augmentent, les rentes énergétiques et alimentaires se confortent, les revenus excessifs concentrés par les inégalités s’accroissent et les spéculations boursières accentuent la Crise financière en fabriquant une Tour de Babel d’argent virtuel pour la sacro-sainte Croissance qui met en danger (par l’accumulation des créances), l’économie réelle. Triste état des lieux !

Situation: Face au Marché et face à ses prêtres du dogme néolibéral surfant sans limites sur la vague démographique, les « sociétés de survie » en constante augmentation doivent absolument résister et s’ancrer dans les principes démocratiques.  Défendre les biens et services publics des États en comptabilisant prioritairement la richesse réelle (surtout pas son apparence boursière !). Dans le même temps, les décisionnaires institutionnels doivent cesser de tourner en rond en s’interrogeant sur les modèles de développement économique possibles pour les décennies à venir.

Remettre du bon sens dans les règles et lois économiques doit être la préoccupation permanente des acteurs à venir de la politique mondiale afin que l’humanité retrouve sa capacité à agir sur son propre destin.

Résister c’est créer et innover !

Seuls le courage politique et le choix écologonomique peuvent favoriser l’émergence d’une démocratique planétaire « ouverte et active » visant l’établissement d’une économie globale de paix, protectrice des équilibres biosphériques et démographiques, juste et équitable.

Pour que plus jamais la guerre, la misère, la souffrance et la famine ne menacent l’existence humaine. Pour que l’éradication de la pauvreté et un accès égal pour tous à l’eau, à l’assainissement, aux soins, au logement, à l’école ainsi qu’au temps libre et son espace de créativité soit garanti par le Droit planétaire.

Qu’enfin, l’enseignement à l’échelle mondiale de la langue universelle Esperanto favorise  l’union de tous les peuples de notre espace commun, la Terre !

« Nous n’avons rien à nous que le temps » (Baltasar Gracian, Oraculo manual, 247, [1647])…

…et le temps s’accélère au pôle Nord. En trente ans, la température y a augmenté quatre fois plus vite qu’ailleurs et son écosystème se dégrade à vue d’œil. La vie des ours polaires et de nombreuses autres espèces est menacée car la banquise pourrait perdre la moitié de sa surface avant la fin du siècle.

Sous les effets de ce réchauffement, la route maritime du Nord-Ouest (permettant d’atteindre l’Asie en passant par l’océan Arctique) va bientôt s’ouvrir en grand à tout le trafic commercial. Et parce que 85 % du commerce international s’effectue par voie maritime, il est facile de comprendre que le Marché attend impatiemment l’ouverture de ce passage.

C’est pourquoi l’objectif de croissance et son développement durable restent de mise. Il faut que rien ne change dans le système actuel car les mers de l’Arctique offriront rapidement des perspectives économiques et stratégiques majeures pour le transit commercial des navires.

Situation : Cette nouvelle voie maritime surgie de la glace et du bleu profond de l’océan est le soubresaut supposé vital d’une économie mondiale malade et moribonde. Elle est annoncée comme pouvant relancer la croissance en accélérant les échanges. Les détroits arctiques du passage Nord-Ouest vont donc devenir, à l’instar des autres détroits empruntés, des zones de grande tension, de piraterie et de guerre.

Quid de la sublime transparence dentelée des glaces, du camaïeu de verts de la toundra et des espèces habitant les lieux ? L’impact pollueur et destructeur des activités humaines sur la biosphère augmente et se propage.

Il faut absolument protéger cet espace maritime des conséquences de ce  réchauffement en cours. L’urgente mise en œuvre d’une Charte planétaire des océans est évidente !

« Le temps mûrit toutes choses ; par temps toutes choses viennent en évidence ; le temps est père de vérité » (Rabelais, Le Tiers Livre, XL, [1546])…

…tel un fruit mûr, le monde commun risque donc de prendre fin car il ne se présente plus que sous des standards de travail asservissants, d’exploitations déséquilibrées des ressources naturelles, de productions exagérées, de pollutions croissantes et de consommations débridées.

La cosmétique de Marché aliène totalement la confusion des foules hystériques et habille la société de masse d’un conformisme absolu au système. La Terre, notre mère à tous, quintessence de l’être humain, est de plus en plus souillée et défigurée. Au rythme où vont les choses, nous risquons fort de manquer le rendez-vous qui s’offre à nous pour malheureusement échouer en l’état d’acosmisme. Un quotidien sans espoir pour les générations actuelles qui sacrifient ostensiblement l’avenir des générations futures.

Un triste déclin, une lamentable régression de notre civilisation sur la Terre.

Ainsi, en cette fin 2010, …la Terre poursuit sa course, elle entre dans une nouvelle ère !

Il est réellement temps de reconsidérer le rapport humain à l’argent et… au travail. Issu du Moyen –Age, la notion de travail trouve son origine dans le « tripalium » (latin) cet instrument à trois pieux qui servait, entre autre, à immobiliser les personnes pendant qu’on les torturait. Depuis cette époque, le travail renvoie systématiquement à la douleur, à la subordination, la corruption et de plus en plus à l’exploitation et la misère. La norme prévaut encore aujourd’hui car elle n’est quasiment jamais remise en cause. La représentation commune est que chacun doit travailler, quel qu’en soit le prix, pour obtenir les moyens monétaires de mener à bien son existence de servitude volontaire. Se soumettre au système ultra libéral pour pouvoir vivre, voire survivre. Pour beaucoup maintenant, les conditions de subsistance dépendent de ceux qui détiennent les capitaux et de leur domination sur le vivant.

Les ravages dans nos sociétés et à l’échelle de la planète sont flagrants.

Il existe pourtant une autre possibilité. Celle du citoyen planétaire autonome, doué d’un libre arbitre pour dire simplement, fortement et clairement qu’il est nécessaire, face aux changements globaux, de vivre autrement que par et pour de l’argent. L’intelligence et l’efficacité de l’autogestion ont fait leurs preuves. Plus que jamais il est possible de rendre à l’activité professionnelle sa vocation première, celle d’élaborer l’environnement planétaire idéal à la subsistance du genre humain, sans que cette réalisation rentre dans un cadre de rapport d’argent, de domination et d’exploitation.

Il est devenu vital de vivre en paix avec ses semblables et en harmonie avec la biosphère. Dans cette société planétaire, tout le monde s’occuperait, avec une juste rotation des responsabilités et tâches, à satisfaire le réel espace et bien commun dans l’épanouissement de toutes et de tous ainsi que du respect de l’ensemble des espèces encore vivantes.

Pour tous les citoyens, le but serait de « créer lucidement sa vie comme une œuvre » et non pas la perdre à la gagner. Cette œuvre est à portée de mains. C’est une simple question de réveil des consciences et de finalité existentielle. Oui, c’est encore et toujours possible, les sentiments de solidarité et d’amour peuvent libérer l’élan créateur pour une vie sur Terre belle, harmonieuse, fraternelle, pleine et entière !

Il suffit de le vouloir…à vous de jouer !


Ce texte avait été publié le 30 décembre 2010

Depuis la publication de cet article tout s’est aggravé. La spirale du déclin qui précipite les citoyens de toutes les nations dans un monde en chaos. Elle les incite à se renfermer sur eux-mêmes dans une sorte de petit bonheur égoïste pour oublier que la situation planétaire est désastreuse. Or, l’idéal planétaire ne se redéfinit pas qu’au  travers de l’action locale.  L’échelle individuelle doit être dépassée afin que cet objectif commun devienne le point sociétal et moral à atteindre pour renouer avec le bon sens et le bonheur collectif.

La prise de conscience de l’état planétaire est impérative ! La protection urgente de la biosphère et des populations qui l’habite, la frugalité, l’honnêteté, le partage, le temps retrouvé et la décroissance sont la planche de salut contre la consommation  maladive, l’injustice, et l’immoralité de cette sacro-sainte croissance qui , source de tous les conflits et de toutes les destructions, ravage la planète.

Prémonition de guerre (Salvador Dali)

Aujourd’hui, le faux drapeau  moral de la propagande claque dans le vent de la guerre mondiale qui se lève sur le Moyen-Orient car cet espace représente l’éponge du pétrole encore facilement accessible pour notre civilisation (Arabie-Saoudite, Irak et Iran en sont les réserves principales). Mis en images filtrées puis largement diffusées, la monopolisation médiatico-politico-financière des tenants de la croissance à tout prix aggrave les tensions et les déséquilibres. La guerre mondiale pour l’énergie a commencé, mais les difficultés à appréhender correctement la situation seront de plus en plus complexes car ce n’est pas en armant et en finançant secrètement des mercenaires (chargés de briser des mouvements populaires et de protéger certaines implantations pétrolières), en faisant exploser des bombes ou en tirant des missiles (fussent-ils chimiques, biologiques ou nucléaires) que la situation planétaire s’améliorera. L’horreur, l’inhumanité, les massacres et les souffrances sont au  rendez-vous quotidien des prédateurs des images de la guerre qui en vivent et la font vivre.  Sidérés par nos pulsions de consommation destructrices nous nous sommes soumis à la dictature néolibérale qui a pris forme sur l’autel de nos abstractions libidinales asservies à l’argent. Réagissons, ne laissons pas la guerre s’installer durablement et unissons-nous !

Le temps est venu de vivre le monde tel que nous voudrions le vivre. Ce monde n’est plus une utopie. La raison (le logos), le bonheur et la paix planétaire doivent devenir la motivation de tous.

A commencer par l’ensemble des membres de l’Assemblée Générale des Nations Unies !

En ce temps paroxysmique de crises nous devrions réaliser que l’humain est une forme de vie capable d’aimer et que l’ordre cosmique se reflète dans son esprit.

Alors ne cédons pas place à l’inhumain qui, à l’inverse, se nourrit d’inégalités, d’injustices, de haine, de guerres, souffrances et destructions et orientons-nous  résolument vers la citoyenneté planétaire.

Elle seule pourra engager nos sociétés vers de nouveaux modes de vie, de nouveaux modèles de bon sens !

Oui, le temps est venu pour une nouvelle ère planétaire…

Y.B.

juin 02

L’absence de la France et de l’Europe dans le débat allemand sur l’énergie révèle l’emprise des nucléocrates sur les populations et leur contrôle de l’économie mondiale. L' Europe nucléaire
Plus que jamais, l’oligarchie nucléocrate use de mots et d’expressions suffisamment laconiques pour manipuler l’opinion publique et contrer les alerteurs de ladite opinion.
Telle une chape de plomb posée sur la réflexion citoyenne pour empêcher toute contestation, elle impose dogmatiquement l’ordre nucléaire.
Celui-ci assure et garanti par la force les monopoles d’exploitations des énergies de « stock » et ces monopoles ne s’exercent efficacement que si l’on dispose de l’arme atomique.
C’est pourquoi, si l’on veut faire partie du club très fermé des pays détenteurs de l’arme nucléaire, il faut coûte que coûte développer la technologie de l’atome et construire des centrales nucléaires officiellement destinées à produire de l’électricité.
La compétition est rude et sans pitié.
Accidents et guerre à venir font partie des aléas prévus pourvu que l’on garde la main.
La boucle est ainsi bouclée et le pillage des ressources non renouvelables pour produire de l’électricité est principalement réservé aux pays militairement nucléarisés.
Cependant un soubresaut « politique » survient.
Après l’épouvantable catastrophe de Fukushima et son insurmontable pollution radiologique, l’Allemagne décide d’arrêter sa production électrique d’origine nucléaire pour la réorienter et la diversifier. (L’on pourrait dire écologonomiquement !)
Cette salutaire prise de conscience par une population intelligente et rebelle qui renoue avec le bon sens et manifeste sa solidarité pour le peuple japonais qui subit et endure une terrible contamination est un évènement majeur !
Une brèche est désormais ouverte dans les certitudes « politiques » de ses voisins européens.
Arrivera-telle à se rationner et se libérer économiquement pour financer massivement les technologies nouvelles et alternatives permettant de produire l’électricité du futur ?
Il faut l’espérer et vaille que vaille soutenir cette belle et courageuse initiative !

Y.B.

Traduction ci-après de l’article écrit par Frank Schirrmacher et paru dans le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung du 28 mars 2011

Rhétorique et réalité


Les neuf lieux communs du partisan du nucléaire

Des décennies de débat sur le nucléaire ont perverti la langue. Les phrases que nous entendons pendant le moratoire [de fonctionnement des centrales nucléaires en Allemagne, décidé après les accidents de Fukushima] sont des manœuvres de diversion. Elles formulent des thèses qui n’en sont pas et sont des insultes à l’intelligence.
Voici une analyse des éléments de langage les plus importants.


1. Les centrales atomiques allemandes sont les plus sûres du monde.
Cela ressemble à une affirmation technique, mais ce n’est en vérité qu’une comparaison morale. Elle dit seulement que, par comparaison avec ce que font les autres, ce que nous faisons est le meilleur. Elle ne compare rien de technique. Le message devrait donc être : même dans le pire des cas, notre uranium ne rayonne que quelques heures et non des centaines d’années. Naturellement, c’est absurde. Cette comparaison est un leurre : elle n’a rien à voir avec ce qui se passerait dans le pire des cas, mais seulement avec ce que les hommes peuvent prévoir dans le meilleur des cas.
Par définition, l’accident atomique majeur, le pire des cas, est caractérisé par le fait qu’il ne peut se comparer qu’à lui-même. Comme on ne peut pas exclure le risque résiduel, la formule simple pour un moratoire est : même les centrales atomiques les plus sûres du monde ne sont pas sûres ; ou bien : même les centrales atomiques les plus sûres ne sont sûres que dans la mesure où elles sont sûres.
2. La sécurité absolue n’existe pas.
Une inversion classique, une tromperie. Car le fait est justement qu’ une certitude absolue existe : nous savons en fait exactement ce qui arrive quand le cœur nucléaire entre en fusion, combien de temps dure la radioactivité, quels sont les effets du césium et de l’iode sur les gens et l’environnement, combien de générations futures auront à en souffrir dans le pire des cas. C’est la certitude absolue d’un processus physique qu’on peut mettre en rapport avec l’insécurité relative des centrales, reconnue par les opérateurs eux-mêmes.
3. Le risque fait partie de la vie.
Cette phrase est une tautologie. La vie est toujours un risque. Si les risques font effectivement partie de la vie, la vie procède de l’évaluation des risques. La perfidie de la phrase tient dans ce qu’elle insinue qu’il faut rappeler aux gens l’existence de risques. En vérité, la vie toute entière n’est qu’une gestion des risques, qui commence le matin quand on ouvre la porte de sa maison, mais ne finit pas le soir quand on regarde le journal télévisé. Les hommes du vingt-et-unième siècle vivent dans une évaluation permanente des risques, non pas parce qu’ils sont des fanatiques du risque, mais parce que le risque est devenu la norme. C’est ainsi, par exemple, que personne ne traverse une rue passante sans avoir regardé à droite et à gauche. Pourtant les gens traversent les rues, mais pas les autoroutes en général.
De même, courir un risque signifie toujours calculer ses chances. Gerd Gigerenzer a défini dans un autre contexte l’heuristique appliquée par les gens pour évaluer de tels risques : « éviter les situations dans lesquelles de nombreuses personnes perdent la vie à un moment donné. » La phrase « le risque fait partie de la vie » signifie en fait, dans le cas de l’accident atomique majeur : tu dois envisager que toi, ta famille et des descendants éventuels serez un jour écrasés d’un coup. Cela n’a plus rien à voir avec le risque, mais avec le destin, auquel il ne nous reste qu’à nous abandonner. De ce point de vue, la chance de l’énergie atomique ne tient pas à une énergie moins chère, mais à la chance que l’accident maximal ne s’est pas encore produit jusqu’ici. C’est peu de chance, en regard du risque.
Hartmut Gründler, malheureusement oublié aujourd’hui, dénonçait il y a des décennies, dans le magazine littéraire des Éditions Rowohlt, Die Sprache des großen Bruders (La langue de Big Brother), la manipulation par le langage dans l’ère atomique. Il proposait déjà à l’époque de remplacer la tournure euphémique « Chances et risques de l’énergie nucléaire » par la tournure appropriée : « Chances et dégâts par l’énergie nucléaire ».
4. Un cas comme celui de Fukushima ne pourrait pas se produire en Allemagne.
Le tour de passe-passe consiste à comparer des choses que personne ne compare l’une à l’autre et à laisser de côté les choses comparables. Naturellement, un cas pareil à celui de Fukushima ne pourrait pas se produire en Allemagne. Mais ce n’est vrai que pour les faits déclencheurs. La nature même de l’accident atomique majeur comporte son caractère invraisemblable. Il ne peut être comparé qu’avec lui-même. D’autres risques potentiels s’ajoutent dans d’autres pays, c’est pourquoi personne ne plaide pour des digues anti-tsunami [en Allemagne].
Mais il ne s’agit pas de cela. Bien sûr, un cas comme celui de Fukushima pourrait se produire, comme chacun le ressent. Il faut faire la distinction entre la survenue de l’accident atomique majeur, qui peut se produire partout, et l’incapacité des hommes à en venir à bout. L’un est l’exception, alors que l’autre, comme nous le voyons pour la troisième fois [après Harrisburg en 1979 et Tchernobyl en 1986], est la règle. Fukushima montre que les hommes ne peuvent pas interrompre les processus atomiques qu’ils ont déclenchés lors d’un accident majeur. Or, c’est une compréhension de nature normative : ce que nous voyons à Fukushima peut se produire partout dans le monde.
5. Même si nous [en Allemagne] sortons du nucléaire, nous restons entourés de centrales atomiques.
C’est peut-être l’argument le plus minable, car il dénote le suicide de la politique. On peut transférer l’argumentation à titre expérimental à la prolifération des armes atomiques ou au traité de non-profilération nucléaire. Même si nous n’avons pas d’arme atomique, les autres en auront. Dans le passé, ce n’était pas une raison de s’en procurer mais au contraire d’empêcher d’autres d’en fabriquer.
6. Le courant ne sort pas de la prise.
Cette affirmation appartient, comme celle du point 2, aux arguments d’infantilisation qui présentent les critiques comme des naïfs, des utopistes ou des nantis. Variante de la phrase : « les légumes ne poussent pas chez Aldi, mais dans les champs ». Les opposants à l’énergie atomique parlent de l’ensemencement, du fumage et des conditions de formation des légumes. Ils veulent décider de la culture.
7. La chance / le risque d’arriver à un accident atomique majeur est extrêmement invraisemblable.
La chance d’avoir six numéros et le complémentaire au loto est de 1 sur 139 millions. Pourtant il tombe à intervalles réguliers. Évidemment, c’est lié au grand nombre de joueurs. De même la chance d’un accident majeur devient d’autant plus vraisemblable qu’il y a davantage de centrales atomiques. Malgré la probabilité infinitésimale de gagner au loto, les chances sont réelles de devoir partager le jackpot. La probabilité est absolument certaine de faire partager par tous et leurs descendants les conséquences de l’accident majeur. Nous ne parions pas qu’il ne se produira pas, mais seulement qu’il ne se produit pas maintenant. Il se produira pour un nombre assez élevé de parieurs.
8. Fukushima n’a absolument rien changé pour nous.
Toute une civilisation technique, des semaines après l’événement, ne sait ni ce qui s’est réellement passé, ni ce qu’elle peut faire. C’est une nouveauté historique. Que nous n’ayons pas été atteints physiquement ne change rien à la généralisation [de cette leçon] à l’ensemble de la culture technico-scientifique. Jochen Hörich l’explique depuis des années avec l’exemple de Tchernobyl : l’explosion étonne l’expert, mais pas l’étudiant qui distribue des tracts devant le restaurant universitaire. Il s’y est attendu. Fukushima a changé quelque chose pour nous, parce qu’il est arrivé ce qu’aucun expert n’a prévu, mais que tout le monde a envisagé.
9. Prophètes de malheur! L’humanité a survécu à bien d’autres choses, elle survivra à ça aussi.
Le gouvernement américain a instauré il y a des années une commission qui devait réfléchir à la façon de munir d’avertissements les décharges de déchets atomiques ultimes. Le problème est que le danger mortel persistera des millions d’années. Les hommes sauront-ils encore au moins lire ? Comprendront-ils nos signes ? Que signifiera une tête de mort ? Faut-il construire des pyramides ? La commission, composée d’anthropologues, d’ethnologues et d’écrivains a échoué en fait. Conclusion : que nous survivions à quelque chose ne signifie pas que nos enfants y survivront.
Il n’existe aucune technologie, autre que l’atomique, avec laquelle nous pouvons nous projeter aussi loin dans l’avenir. Les décharges ultimes du temps de la naissance du Christ, s’il y en avait déjà eu, n’auraient perdu aujourd’hui qu’une petite fraction de leur dangerosité. Peut-être ce danger se serait-il confirmé au dix-neuvième siècle qui a remué le sol comme aucun autre… Goethe en tant que directeur des mines [à Ilmenau en Thuringe] aurait apprécié. Nous n’aurions alors pas à nous poser la question de la survie, puisque nous n’existerions pas, au moins sans déformation.

(Source : Planète sans visa_fabrice-nicolino.com)

Et voici, sur le même sujet, une vidéo de l’excellente émission « Arrêt sur images » version télé, du 16 janvier 2000.

Où l’on constate qu’il faut savoir lire un communiqué de presse traitant d’un incident relevant d’une centrale défaillante du parc nucléaire !
Nous ne pouvons qu’être affectés d’être à ce point concernés

« Quelques jours après la tempête de décembre 1999, on apprenait en janvier 2000 que la centrale nucléaire du Blayais, en Gironde, avait connu un incident de niveau 2 (qui en comporte 7), dû à des inondations. Les communiqués publiés par EDF entre le 28 décembre, jour de l’incident, et le 5 janvier, jour de sa médiatisation dans le journal Sud Ouest, sont pour le moins peu explicites et volontairement jargonnants. Ils sont décryptés par Valérie Casanova, devant le directeur de la communication d’EDF » :

mai 10

Gare au choc !

Malgré le coup de vent de la crise financière de 2008, les inégalités partout se développent et l’instabilité du système économique mondial s’accroit.
Depuis, de nouvelles normes de réglementation bancaire ont imposé des plans d’austérité mais aucune réforme financière globale n’a été envisagée. Les tenants du néolibéralisme maintiennent mordicus la croissance et le sacrosaint marché tel un dogme. Ils en sont les prêtres, aux citoyens d’y croire !
Et voici que le LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique) annonce la tempête.
L’étude, précise et pessimiste, porte sur l’avenir économique de cette fin d’année 2011 .
Elle prévoit tout simplement la « Très Grande Panne » du système économique, financier et monétaire mondial.
Si cela s’avère exact, peut-être que le choc à venir ouvrira enfin le débat public sur les sujets de la refondation de l’économie mondiale et la mise en place de la monnaie unique planétaire, le globo. L’occasion de parler d’écologonomie, le mot à faire rentrer dans nos sciences, consciences,  écoles et  dictionnaires.
En attendant, citoyens planétaires, il faut tenir bon la barre, s’accrocher au bastingage et éviter de sombrer !

Y.B.

- Communiqué public GEAB N°54 (15 avril 2011) –

Le 15 Septembre 2010, le GEAB N°47 titrait « Printemps 2011 : Welcome to the United States of Austerity / Vers la très grande panne du système économique et financier mondial ». Pourtant, à la fin de l’été 2010, la plupart des experts estimait, d’une part, que le débat sur le déficit budgétaire US resterait un simple sujet de discussions théoriques au sein de la Beltway (1) ; d’autre part, qu’il était impensable d’imaginer les Etats-Unis se lancer dans une politique d’austérité puisqu’il suffisait à la Fed de continuer à imprimer des Dollars. Or, comme chacun peut le constater depuis plusieurs semaines, le Printemps 2011 a bien apporté l’austérité aux Etats-Unis (2), une grande première depuis la Seconde Guerre Mondiale et la mise en place d’un système global fondé sur l’aptitude du moteur américain à générer toujours plus de richesse (réelle dans les années 1950-1970, puis de plus en plus virtuelle à partir de cette date).
A ce stade, LEAP/E2020 est donc en mesure de confirmer que la prochaine étape de la crise sera bien la « Très Grande Panne du système économique, financier et monétaire mondial » ; et que cette panne historique surviendra à l’Automne 2011 (3). Les conséquences monétaires, financières, économiques et géopolitiques de cette « Très Grande Panne » seront d’une ampleur historique et feront paraître la crise de l’Automne 2008 comme ce qu’elle était réellement : un simple détonateur.

La crise au Japon (4), les décisions chinoises et la crise des dettes en Europe joueront certainement un rôle dans cette panne historique. En revanche nous considérons que la question des dettes publiques des pays périphériques de l’Euroland n’est plus le facteur de risque européen dominant en la matière, mais que c’est le Royaume-Uni qui retrouve sa position d’ « homme malade de l’Europe » (5). La zone Euro a en effet mis en place et continue à améliorer tous les dispositifs nécessaires pour régler ces problèmes (6). La gestion des problèmes grecs, portugais, irlandais, … se fera donc de manière organisée. Que des investisseurs privés doivent en partie en faire les frais (comme anticipé par LEAP/E2020 avant l’été 2010) (7) n’appartient pas à la catégorie des risques systémiques, n’en déplaisent au Financial Times, au Wall Street Journal et aux experts de Wall Street et de la City qui essayent tous les trois mois de refaire le « coup » de la crise de la zone Euro du début 2010 (8).

En revanche, le Royaume-Uni a complètement raté sa tentative d’ « amputation budgétaire préventive» (9). En effet, sous la pression de la rue et notamment des plus de 400.000 Britanniques qui arpentaient les rues de Londres le 26/03/2011 (10), David Cameron est obligé de revoir à la baisse son objectif de réduction des dépenses de santé (un point clé de ses réformes) (11). Parallèlement, l’aventure militaire libyenne l’oblige à revoir également ses objectifs de coupes budgétaires du ministère de la Défense. Nous avions déjà indiqué dans le dernier GEAB que les besoins de financement public britannique continuaient à augmenter, signe de l’inefficacité des mesures annoncées dont la mise en œuvre se révèle très décevante dans la réalité (12). Le seul résultat de la politique du tandem Cameron/Clegg (13) est pour l’instant la rechute de l’économie britannique en récession (14) et l’évident risque d’implosion de la coalition au pouvoir suite au prochain référendum sur la réforme électorale.

Dans ce GEAB N°54, notre équipe s’attache donc à décrire les trois facteurs-clés qui déterminent cette Très Grande Panne globale de l’Automne 2011 et ses conséquences. Parallèlement, nos chercheurs ont entrepris d’anticiper l’évolution de l’opération militaire franco-anglo-américaine en Libye dont nous estimons qu’elle est un puissant accélérateur de la dislocation géopolitique mondiale et qu’elle éclaire utilement certains des changements tectoniques en cours dans les rapports entre grandes puissances mondiales. Outre le GEAB $ Index, nous développons nos recommandations pour faire face aux dangereux trimestres à venir.

Fondamentalement, le processus qui se déroule sous nos yeux, et dont l’entrée des Etats-Unis dans une ère d’austérité (15) est une simple expression budgétaire, n’est que la poursuite de l’apurement des 30.000 milliards d’actifs-fantômes qui avaient envahi le système économique et financier mondial à la fin 2007 (16). Si environ la moitié d’entre eux avaient disparu courant 2009, ils ont été en partie ressuscité depuis cette date par la volonté des grandes banques centrales mondiales et en particulier par la Réserve fédérale US et ses « Quantitative Easings 1 et 2 ». Or, notre équipe estime donc que ce sont 20.000 Milliards de ces actifs-fantômes qui vont s’envoler en fumée à partir de l’Automne 2011, et ce d’une manière très brutale sous l’effet conjugué des trois méga-crises US en gestation accélérée :

. la crise budgétaire, ou comment les Etats-Unis plongent de gré ou de force dans cette austérité sans précédent et vont y entraîner des pans entiers de l’économie et de la finance mondiale.
. la crise des Bons du Trésor US, ou comment la Réserve fédérale US atteint le « bout du chemin » entamé en 1913 et doit faire face à sa faillite quel que soit le camouflage comptable choisi.
. la crise du Dollar américain, ou comment les soubresauts de la devise US qui vont caractériser l’arrêt du Quantative Easing 2 au second trimestre 2011 seront les prémisses d’une dévaluation massive (de l’ordre de 30% en quelques semaines).

Banques centrales, système bancaire mondial, fonds de pension, multinationales, matières premières, population américaine, économies de la zone Dollar et/ou dépendantes de leurs échanges avec les États-Unis (17), … c’est l’ensemble des opérateurs structurellement dépendants de l’économie US (dont le gouvernement, la Fed et le budget fédéral sont devenus les composantes centrales), des actifs libellés en Dollars ou des transactions commerciales en Dollars qui vont subir le choc frontal de 20.000 milliards d’actifs-fantômes disparaissant purement et simplement de leur bilan, de leurs placements ou générant une baisse majeure de leurs revenus réels.

Évolution des transferts d’argent de la part des travailleurs émigrés aux Etats-Unis vers leurs pays d’origine (2009-2011) (premier chiffre : valeur en monnaie nationale au taux du Dollar de fin 2008 / second chiffre : idem au taux du Dollar US fin 2010

Autour de ce choc historique de l’Automne 2011, qui marquera l’affirmation définitive des tendances lourdes anticipées par notre équipe dans les précédents GEAB, les grandes catégories d’actifs vont connaître des turbulences majeures exigeant une vigilance accrue de tous les opérateurs soucieux de leurs investissements et placements. En effet, cette triple crise US marquera la vraie sortie du « monde d’après 1945 » qui a vu les Etats-Unis jouer le rôle d’Atlas et sera donc marquée par des chocs et des répliques multiples au cours des trimestres qui suivront.

Par exemple, le Dollar peut connaître à court terme des effets renforçant sa valeur par rapport aux principales devises mondiales (notamment si les taux d’intérêts US s’élèvent très rapidement suite à la fin du Quantitative Easing 2), même si, au-delà de six mois, sa perte de valeur de 30% (par rapport à sa valeur actuelle) est inéluctable. Nous ne pouvons donc que répéter le conseil qui figure en tête de nos recommandations depuis le début de nos travaux sur la crise : dans le cadre d’une crise globale d’ampleur historique comme celle que nous traversons, le seul objectif rationnel pour les investisseurs et les épargnants n’est pas de gagner plus, mais d’essayer de perdre le moins possible.

Cela va être particulièrement vrai pour les trimestres à venir où l’environnement spéculatif va devenir hautement imprévisible sur le court terme. Cette imprévisibilité à court terme tient notamment au fait que les trois crises américaines qui déclencheront la Très Grande Panne mondiale de l’Automne ne sont pas synchrones. Elles sont très étroitement corrélées mais pas de manière linéaire. Et l’une d’entre elles, la crise budgétaire, est directement dépendante de facteurs humains très influents sur le calendrier de son déroulement ; alors que les deux autres (quoi qu’en pensent ceux qui voient dans les responsables de la Fed des dieux ou des diables (18)) sont pour l’essentiel désormais inscrites dans des tendances lourdes où l’action des dirigeants américains est devenue marginale (19).

La crise budgétaire, ou comment les Etats-Unis plongent de gré ou de force dans cette austérité sans précédent et vont y entraîner des pans entiers de l’économie et de la finance mondiale

Les chiffres peuvent donner le tournis : « 6.000 milliards de coupes budgétaires sur dix ans » (20), dit le Républicain Ryan, « 4.000 milliards en douze ans » réplique le déjà-candidat pour 2012 Barack Obama (21), « tout cela est loin de suffire » renchérit l’une des références des Tea Parties, Ron Paul (22). Et de toute façon, sanctionne le FMI, « les Etats-Unis ne sont pas crédibles quand ils parlent de réduire leurs déficits » (23). Cette remarque inhabituellement brutale du FMI, traditionnellement très prudent dans ses critiques concernant les Etats-Unis, est en tous cas particulièrement justifiée au regard du psychodrame qui, pour une poignée de dizaines de milliards de Dollars, a failli faire fermer l’état fédéral faute d’accord entre les deux grands partis. Un scénario qui va d’ailleurs se reproduire prochainement à propos du plafond d’endettement fédéral.

Le FMI ne fait donc qu’exprimer une opinion largement partagée par les créanciers des Etats-Unis : si pour quelques dizaines de milliards USD de réduction des déficits, le système politique américain atteint un tel degré de paralysie, que va-t-il se passer quand dans les mois à venir vont s’imposer des réductions de plusieurs centaines de milliards USD par an ? La guerre civile ? C’est l’opinion en tout cas du nouveau gouverneur de Californie, Jerry Brown (24), qui estime que les Etats-Unis font face une crise de régime identique à celle qui conduisit à la Guerre de Sécession (25).

Évolution comparée des besoins de financement du secteur public aux Etats-Unis (1979 – 2010) (en rouge : public / en bleu : privé) – Source : Agorafinancial, 04/2011

Le contexte n’est donc plus à la simple paralysie mais bien à une confrontation tous azimuts entre deux visions de l’avenir du pays. Plus la date des prochaines élections présidentielles va s’approcher (Novembre 2012), plus la confrontation entre les deux camps va s’intensifier et se dérouler au mépris de toute règle de bonne conduite, y compris pour sauvegarder l’intérêt général du pays : « Les dieux rendent fous ceux qu’ils veulent perdre » dit Ulysse dans l’Odyssée. La scène politique washingtonienne va de plus en plus ressembler à un hôpital psychiatrique (26) dans les mois à venir, rendant de plus en plus probable « la décision aberrante ».

Si, pour se rassurer à propos du Dollar et des Bons du Trésor, les experts occidentaux se répètent en boucle que les Chinois seraient fous de se débarrasser de ces actifs dont ils ne feraient ainsi que précipiter la chute de valeur, c’est qu’ils n’ont pas encore compris que c’est de Washington et de ses errements politiques que peut venir la décision qui précipite cette chute. Et Octobre 2012, avec son traditionnel vote du budget annuel, va offrir le moment idéal pour cette tragédie grecque qui, selon notre équipe, n’aura cependant pas de happy ending car ce n’est pas Hollywood mais bien le reste du monde qui va écrire la suite du scénario.

Quoiqu’il en soit, par décision politique choisie, par fermeture du gouvernement fédéral ou par pressions extérieures irrésistibles (27) (taux d’intérêts, FMI + Euroland + BRIC (28)), c’est bien à l’Automne 2011 que le budget fédéral US va se contracter massivement pour la première fois. La poursuite de la récession conjuguée à la fin du Quantative Easing 2 va faire monter les taux d’intérêts et donc accroître considérablement le service de la dette fédérale, sur fond de recettes fiscales en baisse (29) pour cause de rechute dans une forte récession. L’insolvabilité fédérale est désormais au coin de la rue d’après Richard Fisher, le président de la Réserve fédérale de Dallas (30).

La suite dans le GEAB :
. la crise des Bons du Trésor US, ou comment la Réserve fédérale US atteint le « bout du chemin » entamé en 1913 et doit faire face à sa faillite quel que soit le camouflage comptable choisi
. la crise du Dollar américain, ou comment les soubresauts de la devise US qui vont caractériser l’arrêt du Quantative Easing 2 au second trimestre 2011 seront les prémisses d’une dévaluation massive (de l’ordre de 30% en quelques semaines).

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Notes:

(1) Expression américaine désignant le cœur politico-administratif de Washington, situé au sein du périphérique local, la Beltway.

(2) Des coupes sombres dans les budgets de l’action internationale des Etats-Unis aux réductions des programmes sociaux, des organisations publiques et des catégories entières de la population américaine (latinos, pauvres, étudiants, retraités, …) vont être désormais durement affectées par ce qui n’est encore qu’une goutte d’eau dans les ajustements nécessaires. Les protestations populaires commencent avec les étudiants en-tête. Sources : House of Representatives, 13/04/2011 ; Devex, 11/04/2011 ; HuffingtonPost, 13/04/2011 ; Foxnews, 14/04/2011 ; Foxbusiness, 12/04/2011

(3) Le système bancaire mondial (Europe comprise), toujours sous-capitalisé et largement insolvable, est également l’un des éléments de cette Très Grande Panne de l’Automne 2011.

(4) Dans le GEAB N°55, notre équipe présentera ses anticipations sur la question du nucléaire dans le monde, incluant l’utilisation de la méthode d’anticipation politique comme outil d’aide à la décision en la matière.

(5) L’ampleur de la crise budgétaire du Royaume-Uni est infiniment plus grave que ce que racontent les actuels dirigeants britanniques qui se targuent pourtant d’avoir tenu un discours de vérité. Il y a en effet deux moyens de mentir à un peuple : nier l’existence d’un problème (la position du Labour de Gordon Brown) ou bien n’avouer qu’une partie de la vérité (visiblement le choix du tandem Cameron/Clegg). Dans les deux cas, le problème n’est pas résolu. Source : Telegraph, 26/03/2011

(6) Et, à partir de maintenant et de la mise en place définitive de l’Euroland comme principal moteur européen lors du sommet du 11 Mars dernier, les quatre pays qui ne participent pas au pacte « Euroland+ » de stabilisation financière, c’est-à-dire, le Royaume-Uni, la Suède, la Hongrie et la République tchèque seront invités à quitter la salle des sommets lors des discussions sur les questions financières et budgétaires liés au pacte. EUObserver du 29/03/2011 décrit la panique qui a alors saisi les délégations de ces quatre pays dont les dirigeants jouent les fiers à bras devant les médias et dans les discours destinés à leurs opinions publiques respectives, mais qui savent très bien qu’ils sont désormais cantonnés dans un rôle européen de seconde zone.

(7) Source : Irish Times, 22/03/2011

(8) Il faut lire à ce sujet l’article très pertinent et très amusant de Silvi Wadhwa, correspondante Europe de CNBC, qui se moque du discours anti-Euroland et anti-Allemand caricatural de ses collègues des autres médias anglo-saxons ; et qui rappelle fort justement que les différences de situations économiques sont encore plus importantes entre états américains qu’au sein de l’Euroland et que les problèmes d’endettement de la Grèce ou du Portugal ne sont rien comparés à ceux d’un état comme la Californie. Source : CNBC, 12/04/2011

(9) Nous reviendrons plus spécifiquement sur le cas britannique dans le GEAB N°55, tout juste un an après la victoire de la coalition Conservateur/LibDem.

(10) Cette protestation contre les coupes budgétaires constitue la plus importante manifestation à Londres depuis plus de vingt ans et elle a été accompagnée de graves violences « anti-riches » via des attaques contre HSBC, l’hôtel Ritz ou le magasin Fortnum & Mason par exemple. Comme nous l’avons souligné à plusieurs reprises dans le GEAB, il est tout-à-fait significatif de constater que cette manifestation historique au Royaume-Uni n’a pratiquement pas fait la une des médias où elle était devenue invisible 48 heures après son déroulement. Lorsque quelques milliers de citoyens grecs ou portugais manifestent à Athènes ou Lisbonne en revanche, nous avons droit à une avalanche d’images-chocs et de commentaires décrivant des pays au bord du chaos. Ce « deux poids et deux mesures » ne doivent pas tromper l’observateur lucide. D’un côté, il y a de graves difficultés qui sont désormais gérées au sein d’un ensemble puissant, l’Euroland ; de l’autre il y a des difficultés majeures qui ne parviennent plus à être gérées par un pays complètement isolé. Croyez les médias ou bien réfléchissez par vous-même pour deviner la suite ! Source : Guardian, 26/03/2011

(11) Source : Independent, 03/04/2011

(12) D’ailleurs les marchés financiers s’en rendent compte et ne croient plus vraiment au message martial d’austérité du gouvernement britannique, entraînant à nouveau la Livre sterling dans une spirale descendante. Source : CNBC, 12/04/2011

(13) Nick Clegg est devenu le politicien le plus haï du Royaume-Uni pour avoir trahi un à un presque tous ses engagements électoraux. Source : Independent, 10/04/2011

(14) Et de pousser les ménages britanniques dans une perte de pouvoir d’achat similaire uniquement à celle de la crise de l’après-première guerre mondiale en 1921. Source : Telegraph, 11/04/2011

(15) Comme l’ont fait les Européens dès 2010.

(16) Estimation moyenne faite par LEAP/E2020 en 2007/2008.

(17) Au-delà du commerce extérieur traditionnel, le graphique ci-dessous montre l’ampleur de la réduction des transferts dans leurs pays d’origine de la part des travailleurs émigrés aux Etats-Unis, du fait de la baisse du Dollar US. Cette réduction va encore s’amplifier à partir de l’Automne 2011.

(18) Aux Etats-Unis, c’est aujourd’hui la vision diabolique s’est largement imposée dans l’opinion publique, à la différence de 2008 où, au contraire, les responsables de la Fed semblaient être les derniers recours. Ce changement psychologique, comme nous l’avons souligné, n’est pas un détail et contribue fortement à limiter la marge de manœuvre des dirigeants de la Fed. Et ce n’est pas la défaite judiciaire historique de la Banque centrale US, qui a été obligée de dévoiler les destinataires des centaines de milliards de Dollars d’aide distribuées après la crise de Wall Street de 2008, qui va améliorer cette situation, bien au contraire. Une simple anecdote, révélée par le magazine Rollingstone, illustre l’aggravation des griefs du peuple américain contre ses banquiers centraux : au titre des bénéficiaires de ces aides de la Fed, on trouve les femmes de deux grandes figures de Wall Street qui ont créé un instrument sur mesure leur permettant de recevoir 200 millions USD de la Fed pour racheter des créances pourries… les bénéfices leur revenant et les pertes allant à la Fed ! C’est hélas un exemple parmi beaucoup d’autres qui circulent actuellement sur le Net et qui ont brisé, désormais définitivement, le respect du peuple américain pour son institution monétaire de référence. Une situation explosive dans le contexte de la crise actuelle. Source : Rollingstone, 12/04/2011

(19) Le destin du Dollar, comme celui des Bons du Trésor US, est désormais pour l’essentiel dans les mains des opérateurs du reste du monde qui examineront de manière très « clinique » la sortie du Quantitative Easing 2 qui s’impose à la Fed au cours du second trimestre 2011. C’est leur opinion collective (déjà très critique), et non pas la « communication » de la Fed, qui sera décisive.

(20) Source : Politico, 04/04/2011

(21) Source : Boston Herald, 13/04/2011

(22) Source : Huffington Post, 11/04/2011

(23) Et ce d’autant plus qu’ils continuent à battre des records de besoins de financement pour leurs déficits, et que le déficit prévu sur une décennie par les engagements d’Obama se monte à 9.500 milliards USD. D’un côté, il conçoit des politiques qui augmentent le déficit, de l’autre il annonce des objectifs de réduction. Peu crédible en effet. Sources : CNBC, 13/04/2011 ; Washington Post, 18/03/2011

(24) Brown est une personnalité américaine originale qui a une longue expérience politique puisqu’il a déjà été gouverneur de Californie de 1975 à 1983, et deux fois candidats à l’investiture démocrate pour le poste de président des Etats-Unis. Son opinion sur l’état de délabrement du système politique des Etats-Unis n’est donc pas à prendre à la légère. Source : CBS, 10/04/2010

(25) A ceux qui trouvent l’image osée, notre équipe rappelle que l’une des principales causes de la Guerre de Sécession fut la vision irréconciliable de ce que devait être l’état fédéral et son rôle. Aujourd’hui, autour des questions budgétaires, du rôle de la Fed, des dépenses militaires et des dépenses sociales, on voit à nouveau émerger deux visions diamétralement opposées de ce que doit être et faire l’état fédéral, avec son cortège de blocages institutionnels croissants et une ambiance de haine entre forces politiques. Nous en avons déjà donné de nombreuses illustrations dans les GEAB précédents. Source : Americanhistory

(26) Comment qualifier autrement des gens qui, parvenant à peine et à force de crises répétées à couper quelques dizaines de milliards d’un budget, se mettent à annoncer urbi et orbi qu’ils vont couper demain des milliers de milliards de Dollars de ces mêmes budgets ? Des fous ou des menteurs ? Dans tous les cas des inconscients car les contraintes s’accumulent qui exigent dans tous les cas ces réductions de déficits.

(27) Les dettes publiques mondiales sont au plus haut depuis 1945 et, avec 10,8% du PNB, les Etats-Unis sont devenus le premier grand pays en termes de déficit public. Sources : Figaro, 12/04/2011 ; Bloomberg, 12/04/2011

(28) A propos des BRIC (désormais BRICS avec l’Afrique du Sud), il est très intéressant de noter que leur troisième sommet, réuni dans l’île tropicale chinoise de Hainan, bénéficie enfin d’une couverture médiatique significative de la part des médias occidentaux. Nous avons fait partie des premières et des rares publications occidentales à mentionner le premier sommet (à Ekaterinebourg) et à souligner l’importance de l’évènement il y a trois ans mais, jusqu’à présent, la grande presse internationale persistait à considérer les BRICS comme un simple acronyme sans portée géopolitique sérieuse. Visiblement les choses ont changé. D’ailleurs de la Libye au Dollar, le sommet de Hainan s’est clairement positionné en contre-poids aux Etats-Unis et à ses affidés (en l’occurrence de moins en moins nombreux au regard de ce qui se passe en Libye). Concernant le Dollar, les BRICS ont décidé d’accélérer le processus leur permettant d’utiliser leurs propres devises dans leurs échanges : un autre signe que nous nous approchons très rapidement d’un violent choc monétaire. Source : CNBC, 14/04/2011

(29) Ceux qui croient encore à une amélioration de la situation économique américaine, au-delà de l’effet « dopage » du Quantitative Easing 2, devraient s’attarder sur le moral des PME aux Etats-Unis qui recommence à se dégrader fortement et sur la fiction de l’embellie sur l’emploi qui sera brutalement corrigée (même dans les statistiques officielles) à partir de l’été 2011. Et nous renvoyons aux GEAB précédents pour ce qui est de la crise fiscale des états fédérés. Sources : MarketWatch, 12/04/2012 ; New York Post, 12/04/2011

(30) Source : CNBC, 22/03/2011

avr 10

Arrow Arrow Arrow

Galère !

Demain, qui gouvernera le monde ?
Confronté à l’incertitude sur l’avenir, la souffrance, la perte de repères, et le désespoir, les citoyens sont désorientés car enchainés lourdement à un système qu’ils pensent ne pouvoir changer.
A force rames, la galère sociale emporte jeunes et vieux, femmes et hommes, loin des rives où il fait bon vivre ensemble.
Le capitalisme rythme la cadence d’une récession qui fait de terribles ravages au sein de la société planétaire. Dans l’inquiétant engrenage néolibéral, la conjoncture économique devient favorable aux replis nationalistes.
Alors, contrainte et forcée, l’humanité angoisse et les populations se paralysent face à la barbarie qui vient.
Les citoyens, prisonniers impassibles, n’arrivent plus à trouver les ressources nécessaires pour vaincre cette fatalité.
Parce qu’ils ne veulent plus prendre de nouveau départ, parce qu’ils ne veulent plus se libérer de leurs chaines, parce qu’ils ne veulent plus voir.
Ce faisant, cette servitude volontaire aggrave leur situation et les condamne à la précarité, la misère, la solitude et l’esclavagisme !
Il ne sera bientôt plus permis aux miséreux de la Terre (pauvres, cassés et fragilisés) de se reconstruire librement. D’imaginer un autre monde possible.
Du reste, il n’est que de constater le changement de perspective affiché par les élites dites représentatives qui jour après jour claironnent que gouverner le monde devient la priorité.
Une gouvernance mondiale mais sans l’union citoyenne planétaire.
Une gouvernance mondiale sans solidarité, sans altruisme, sans décisions équilibrées faisant appel à la participation collective, sans responsabilités partagées et assumées, sans redistribution gratuite, équitable et sage des ressources disponibles, sans générosité, sans bonté, sans écoute des aspirations fraternelles et pacifiques au bonheur.
D’ores et déjà, les mesures envisagées pour rassembler les démocraties planétaires et les contrôler relèvent de la totale disharmonie. Et pour cause, seul un petit groupe (une synarchie) issu de l’oligarchie dominante se propose de définir la future règle de Droit planétaire.
Le rêve des institutions financières internationales devient réalité.
Prochainement, pour éviter la catastrophe qui vient, il sera annoncé la tenue des États généraux de la planète. Mais il sera soigneusement caché que la catastrophe qu’il faut redouter est la conséquence directe de l’asservissement progressif des sociétés humaines par les multinationales légales et criminelles du Marché associé au détournement systématique de la vocation des organisations mondiales à protéger la vie, l’harmonie, le bien-être et la justice sur Terre.
L’argent, l’intérêt financier et le profit doivent développer durablement leur emprise sur l’espèce humaine. Il ne sera donc pas question d’un Droit planétaire des citoyens planétaires pour les citoyens planétaires.
Le nouvel ordre mondial se met en place et cela ressemble décidément plus à une dictature qu’à un monde idéal gouverné par l’amour, la conscience et la lumière.
Malgré l’apathie politique, il est encore temps de réagir !
Plutôt que de rester dans la galère, soumis et enchainés, levez-vous et prenons ensemble la barre pour une Union Planétaire.
Prendre conscience, s’unir et réfléchir intelligemment sur les causes de cette situation permettra d’élaborer un nouveau projet de société soutenable, juste et souhaitable. Il faut éviter d’en arriver au stade des révoltes où ceux qui n’ont plus rien et ceux qui vont perdre s’allient contre le système. Les actions sont alors violentes par réciprocité.
Il faut privilégier l’union pacifique et solidaire pour un projet de gouvernance planétaire citoyen, fraternel et respectueux de la vie.
Une tempête culturelle et politique s’annonce.
Citoyens planétaires, réveillez-vous, le cap est à tenir !

Y.B.

La lutte commence pour le maximum de bonheur de tous les citoyens planétaires…

Il faut préparer la Terre pour pour 10 milliards d’humains !

Discours d’Albert Jacquard lors du forum des » sans », en France au Centre Beaubourg, en 1995 !

déc 30

Le Monopoly-planétaire continue !

Le temps d’une partie…celle qui se joue actuellement sur la table de jeu.

Petit état des lieux…

Secrets, mensonges, intérêts et manipulations sont les maitres mots de la règle de ce jeu diabolique. Le droit sur Terre à l’information libre et non faussée n’est toujours pas la priorité de la plupart des instances administratives et politiques Ce principe fondamental et légitime qui pourrait  participer activement à l’avènement d’une  démocratie planétaire « ouverte et active » est de plus en plus bafoué et ces premiers jours de décembre 2010 en ont définitivement apporté la preuve. Les médias internationaux claironnaient alors à qui mieux mieux un odieux « stop à la tyrannie de la transparence » dont l’objectif était de rendre hors la loi la divulgation de documents ayant trait à des faits réels, avérés et tenus secrets.

Les marchands de sable de l’information ont une fois de plus totalement assumés leur sinistre rôle et la justice est malheureusement restée muette.

Nous finissons l’année avec fracas !

Situation: Les alerteurs d’opinion (quel que soit les sujets traités) sont isolés, bâillonnés voire même poursuivis.  La chasse aux sorcières renait de ses cendres, le droit à l’information est en danger !

« Le temps use l’erreur et polit la vérité» (G. de Lévis, Maximes et Préceptes, 43[1856]) …

…et la Terre, notre espace commun, poursuit avec régularité son changement de cycle.  L’évolution climatique accentuée par la pollution de l’atmosphère de plus en plus perceptible (les minuscules particules de suie, de cendre et de dioxyde de soufre en suspension ne cessent de s’accumuler en réfléchissant les rayons du soleil) va au mieux remodeler notre monde, au pire le conduire à sa perte.  Ce changement climatique serait en outre renforcé par les tentatives de contrôles et de modifications de la haute atmosphère. (Pour mémoire et à l’origine, la technologie HAARP est un système pouvant utiliser et transmettre en un temps relativement court, par injection d’ondes électromagnétiques dans l’ionosphère, des quantités d’énergie phénoménales qui pourraient ensuite être focalisées sur des espaces stratégiques de la surface du globe). Qu’en est-il maintenant ? Une guerre de l’ombre ?

Toujours est-il que, quelles que soient leurs origines,  les phénomènes météorologiques exceptionnels augmentent tant en fréquence qu’en amplitude et leurs impacts commencent déjà à menacer certaines populations dans le monde. Celles-ci seront bientôt poussées à l’exil.

Aussi, les conséquences économiques et sociales attendues sont bien sombres. De l’océan glacial arctique à l’océan austral, de l’océan atlantique aux océans indien et pacifique, la paix mondiale est désormais menacée. L’horizon planétaire  s’obscurcit.

Au Nord, nos conforts et nos économies (malgré les litanies du développement durable de la religion croissantiste) vont s’aggraver.

Au Sud, de nombreuses populations vont fuir des territoires devenus invivables. Cette frontière nord-sud se dresse progressivement dans les pays développés comme les pays émergents. C’est pourquoi les migrations de réfugiés internes ou externes aux pays vont bousculer l’ordre établi et partout, les changements aggraveront  les inégalités, les injustices, la fracture sociale…

Cerise sur le gâteau, depuis quelques années, de nouvelles maladies infectieuses apparaissent ou ressurgissent sur Terre.

Le H5N1, sa possible mutation, son mode de propagation et le risque de recombinaison au virus de la grippe humaine fragilise la cohérence politique, sanitaire et sociale.

Pourtant à Cancun (Mexique) la notion d’espace commun planétaire est désespérément  restée absente des négociations sur le climat. Celles-ci, tout comme à Copenhague, ont souligné les relations des États entre eux uniquement en fonction de leurs intérêts respectifs. Il était hors de questions d’imaginer un droit d’asile planétaire et encore moins d’y associer la nécessaire notion de citoyenneté planétaire.

Cela a donc été un échec cinglant des institutions mondiales que l’on peut qualifier désormais d’institutions inter-nationales (avec le tiret qui sépare !).

Situation : La crise globale se précise et s’impose plus que jamais comme le défi historique à l’humanité. Qu’il s’agisse de sources excessives d’émissions de CO2, d’utilisation de systèmes d’armes susceptibles de modifier localement le climat ou l’environnement, de pollutions nucléaires ou chimiques entrainant la contamination et la dégradation des ressources naturelles, d’OGM, d’épidémies, de déforestation, d’agriculture intensive, de tremblements de terre, de tsunamis ou d’éruptions volcaniques ; les crises environnementales et les chocs induits ne pourront être honnêtement, justement et équitablement réglés que lorsque les rapports de forces politiques (peu visibles)cesseront pour, enfin, se transformer en une solide union politique, l’ Union planétaire. Ce n’est qu’alors que les causes identifiées de cette crise globale, associées à la désignation des phénomènes ou acteurs considérés comme « responsables », pourront être réglées.

La paix mondiale et la volonté de préserver l’avenir des générations futures sont le but à atteindre, l’objectif à tenir.

Reste-t-il encore, dans la partie en cours, des joueurs capables de se remettre en question, comprendre et intégrer cette priorité ? Si oui, ils feraient bien de se réveiller et quitter la partie en dénonçant rapidement l’action de ceux-là qui, inconscients et irresponsables, ne jouent que par avidité, cupidité et besoin démesuré de puissance.

« Le temps fuit sans retour » Fugit irreparabile tempus (Virgile env.30 av. J.C.)…

…un nouveau moteur économique planétaire nommé Chindia redessine aujourd’hui les cartes et transforme nos modes de vie.

Sa demande d’énergie est considérable et ne cesse d’augmenter. Celle-ci fabrique les futurs conflits entre les différentes parties du monde. Un changement radical s’impose donc dans nos habitudes de consommation et dans les politiques menées, notamment dans la vieille Europe très dépendante du reste de la planète en matière énergétique. Cependant, l’humanité prisonnière du développement durable imposé par la croissance et sa doctrine néolibérale, continue à s’agiter et à consommer inégalement l’eau douce et frénétiquement les énergies fossiles par milliards de tonnes.

Feindre de croire que ces ressources sont inépuisables est une grave erreur. La question du pic pétrolier et du nécessaire rationnement des ressources dites de stock reste taboue pour la société de masse. Il est estimé que seul le charbon hautement polluant se tarirait dans une petite centaine d’années. Gaz, pétrole et uranium seront épuisés à plus courte échéance. Quant aux biocarburants (même s’ils permettent de réduire la dépendance aux hydrocarbures et les émissions de gaz à effet de serre) ils sont un véritable non sens humanitaire, scandaleux déni mondial des peuples souffrant encore de la faim !

Pour finir, la géopolitique des mines, des puits et des tubes a défini des espaces stratégiques d’affrontements. Dans les océans, les mers et sur les continents, le pétrole, le gaz, les minerais et l’eau douce sont les nerfs de guerre du Monopoly-planétaire. Le redéploiement militaire en cours sur la surface du globe répond à cette stratégie.

Les armées nationales ne pouvant être officiellement engagées (sinon pour protéger les populations et dissuader), les sociétés militaires privées sont devenues des acteurs incontournables des conflits en cours et à venir. Ces néo mercenaires (à l’éthique discutable) engagés par le Marché servent donc cette géopolitique d’accaparation des ressources et gardent sous contrôle armé et zélé les zones concernées.

Dans cette fuite en avant et au bord de la panne d’électricité (malgré la petite production en provenance de l’éolien, du photovoltaïque et de l’hydraulique) nos sociétés industrielles compensent inconsciemment avec la boite de pandore nucléaire occultant volontairement la dangerosité réelle et éprouvée des accidents atomiques, de la radioactivité des déchets.

Situation: Le choix de l’ogre productiviste qui incarcère par le travail, spécule et consomme toujours plus nous entraine dans un futur à contre courant ! A force de puiser sans frein dans ses stocks d’énergies fossiles, le monde s’achemine dramatiquement vers un gigantesque black out. Pourtant, aux quatre coins de la planète, des chercheurs, ingénieurs et techniciens passionnés travaillent et  militent ensemble pour développer de nouvelles technologies dans le respect de l’environnement.

Produire de l’énergie électrique propre en réduisant les déchets et les émissions de gaz à effets de serre, c’est encore et toujours possible !

Il reste maintenant la possibilité d’extraire massivement les ressources en EGS sur l’ensemble de la surface du globe (les Systèmes Géothermiques Stimulés sont définis comme des ensembles artificiels permettant d’extraire des petites quantités de chaleur par injection et récupération d’eau dans le sous-sol). Il semblerait que ces ressources soient supérieures aux ressources en pétrole et que leur potentiel dépasse celui de l’énergie nucléaire. De plus, leur impact limité sur l’environnement réduirait l’émission de gaz à effet de serre tout en produisant une source d’énergie fiable, durable et sure. Exit donc les énergies fossiles et nucléaires, elles n’apportent que la guerre, elles ont fait leur temps.

Le choix est politique. Il est important.

Il faut nous unir pour nous rationner et partager pacifiquement,  équitablement les ressources de stock encore disponibles.

Il faut nous unir pour innover et gérer collectivement les ressources en EGS que nous offre la Terre !

« Il faut donner du temps au temps » (proverbe cité par Cervantès, Don Quichotte, I, XXXIV [1605])…

…la démographie galopante pousse les presque 7 milliards d’hommes sur Terre au chiffre de 8 milliards pour 2030 !

Le sablier achève d’égrener le temps de l’humanité et les populations abordent maintenant leur révolution. Les pyramides des âges s’inversent en attisant les tensions sociales et les conflits entre générations. De plus, l’illusion de perspective temporelle (pour les générations au travail) de financer la retraite des parents agrandit la faille structurelle entre la retraite par répartition et la retraite par capitalisation.

Pour couronner le tout, la main mise de la finance internationale sur l’aide alimentaire et la « redistribution » sauvage de la richesse au profit d’une minorité interdit toujours  toute solution juste, digne et égale pour la société dans son ensemble. Alors, l’empilement irresponsable des dettes progresse, les déséquilibres commerciaux s’amplifient, les prix augmentent, les rentes énergétiques et alimentaires se confortent, les revenus excessifs concentrés par les inégalités s’accroissent et les spéculations boursières accentuent la Crise financière en fabriquant une Tour de Babel d’argent virtuel pour la sacro-sainte Croissance qui met en danger (par l’accumulation des créances), l’économie réelle. Triste état des lieux !

Situation: Face au Marché et face à ses prêtres du dogme néolibéral surfant sans limites sur la vague démographique, les « sociétés de survie » en constante augmentation doivent absolument résister et s’ancrer dans les principes démocratiques.  Défendre les biens et services publics des États en comptabilisant prioritairement la richesse réelle (surtout pas son apparence boursière !). Dans le même temps, les décisionnaires institutionnels doivent cesser de tourner en rond en s’interrogeant sur les modèles de développement économique possibles pour les décennies à venir.

Remettre du bon sens dans les règles et lois économiques doit être la préoccupation permanente des acteurs à venir de la politique mondiale afin que l’humanité retrouve sa capacité à agir sur son propre destin.

Résister c’est créer et innover !

Seuls le courage politique et le choix écologonomique peuvent favoriser l’émergence d’une démocratique planétaire « ouverte et active » visant l’établissement d’une économie globale de paix, protectrice des équilibres biosphériques et démographiques, juste et équitable.

Pour que plus jamais la guerre, la misère, la souffrance et la famine ne menacent l’existence humaine. Pour que l’éradication de la pauvreté et un accès égal pour tous à l’eau, à l’assainissement, aux soins, au logement, à l’école ainsi qu’au temps libre et son espace de créativité soit garanti par le Droit planétaire.

Qu’enfin, l’enseignement à l’échelle mondiale de la langue universelle Esperanto favorise  l’union de tous les peuples de notre espace commun, la Terre !

« Nous n’avons rien à nous que le temps » (Baltasar Gracian, Oraculo manual, 247, [1647])…

…et le temps s’accélère au pôle Nord. En trente ans, la température y a augmenté quatre fois plus vite qu’ailleurs et son écosystème se dégrade à vue d’œil. La vie des ours polaires et de nombreuses autres espèces est menacée car la banquise pourrait perdre la moitié de sa surface avant la fin du siècle.

Sous les effets de ce réchauffement, la route maritime du Nord-Ouest (permettant d’atteindre l’Asie en passant par l’océan Arctique) va bientôt s’ouvrir en grand à tout le trafic commercial. Et parce que 85 % du commerce international s’effectue par voie maritime, il est facile de comprendre que le Marché attend impatiemment l’ouverture de ce passage.

C’est pourquoi l’objectif de croissance et son développement durable restent de mise. Il faut que rien ne change dans le système actuel car les mers de l’Arctique offriront rapidement des perspectives économiques et stratégiques majeures pour le transit commercial des navires.

Situation : Cette nouvelle voie maritime surgie de la glace et du bleu profond de l’océan est le soubresaut supposé vital d’une économie mondiale malade et moribonde. Elle est annoncée comme pouvant relancer la croissance en accélérant les échanges. Les détroits arctiques du passage Nord-Ouest vont donc devenir, à l’instar des autres détroits empruntés, des zones de grande tension, de piraterie et de guerre.

Quid de la sublime transparence dentelée des glaces, du camaïeu de verts de la toundra et des espèces habitant les lieux ? L’impact pollueur et destructeur des activités humaines sur la biosphère augmente et se propage.

Il faut absolument protéger cet espace maritime des conséquences de ce  réchauffement en cours. L’urgente mise en œuvre d’une Charte planétaire des océans est évidente !

« Le temps mûrit toutes choses ; par temps toutes choses viennent en évidence ; le temps est père de vérité » (Rabelais, Le Tiers Livre, XL, [1546])…

…tel un fruit mûr, le monde commun risque donc de prendre fin car il ne se présente plus que sous des standards de travail asservissants, d’exploitations déséquilibrées des ressources naturelles, de productions exagérées, de pollutions croissantes et de consommations débridées.

La cosmétique de Marché aliène totalement la confusion des foules hystériques et habille la société de masse d’un conformisme absolu au système. La Terre, notre mère à tous, quintessence de l’être humain, est de plus en plus souillée et défigurée. Au rythme où vont les choses, nous risquons fort de manquer le rendez-vous qui s’offre à nous pour malheureusement échouer en l’état d’acosmisme. Un quotidien sans espoir pour les générations actuelles qui sacrifient ostensiblement l’avenir des générations futures.

Un triste déclin, une lamentable régression de notre civilisation sur la Terre.

Ainsi, en cette fin 2010, …la Terre poursuit sa course, elle entre dans une nouvelle ère !

Arcane 13 du tarot de marseille symbolisant la renaissance...

Il est réellement temps de reconsidérer le rapport humain à l’argent et… au travail. Issu du Moyen –Age, la notion de travail trouve son origine dans le « tripalium » (latin) cet instrument à trois pieux qui servait, entre autre, à immobiliser les personnes pendant qu’on les torturait. Depuis cette époque, le travail renvoie systématiquement à la douleur, à la subordination, la corruption et de plus en plus à l’exploitation et la misère. La norme prévaut encore aujourd’hui car elle n’est quasiment jamais remise en cause. La représentation commune est que chacun doit travailler, quel qu’en soit le prix, pour obtenir les moyens monétaires de mener à bien son existence de servitude volontaire. Se soumettre au système ultra libéral pour pouvoir vivre, voire survivre. Pour beaucoup maintenant, les conditions de subsistance dépendent de ceux qui détiennent les capitaux et de leur domination sur le vivant.

Les ravages dans nos sociétés et à l’échelle de la planète sont flagrants.

Il existe pourtant une autre possibilité. Celle du citoyen planétaire autonome, doué d’un libre arbitre pour dire simplement, fortement et clairement qu’il est nécessaire, face aux changements globaux, de vivre autrement que par et pour de l’argent. L’intelligence et l’efficacité de l’autogestion ont fait leurs preuves. Plus que jamais il est possible de rendre à l’activité professionnelle sa vocation première, celle d’élaborer l’environnement planétaire idéal à la subsistance du genre humain, sans que cette réalisation rentre dans un cadre de rapport d’argent, de domination et d’exploitation.

Il est devenu vital de vivre en paix avec ses semblables et en harmonie avec la biosphère. Dans cette société planétaire, tout le monde s’occuperait, avec une juste rotation des responsabilités et tâches, à satisfaire le réel espace et bien commun dans l’épanouissement de toutes et de tous ainsi que du respect de l’ensemble des espèces encore vivantes.

Pour tous les citoyens, le but serait de « créer lucidement sa vie comme une œuvre » et non pas la perdre à la gagner. Cette œuvre est à portée de mains. C’est une simple question de réveil des consciences et de finalité existentielle. Oui, c’est encore et toujours possible, les sentiments de solidarité et d’amour peuvent libérer l’élan créateur pour une vie sur Terre belle, harmonieuse, fraternelle, pleine et entière !

Il suffit de le vouloir…à vous de jouer!

Y.B.

Voici un film réalisé par Mr Mondialisation (2 épisodes) qui donne, en images, une interprétation de la situation planétaire. A visionner sans hésitation…

épisode 1:

nov 13

Nouvelles du front monétaire international !

Une orientation encore possible !

Une nouvelle orientation encore possible !

Novembre 2010, sous la houlette du FMI (Fond Monétaire international) un gouvernement mondial va être défini en liant indissolublement les intérêts de chaque pays membres du G20 à celui des autres.

C’est la logique même puisque les États sont dorénavant lourdement endettés. Ils doivent donc, à compter de ce jour, apprendre à coopérer pour éviter l’implosion.

Le rouleau compresseur du capitalisme poursuit ainsi son cheminement à une allure affirmée désormais comme « régulée ».

Ceci est tout à fait conforme à la prévision.  Les médias couvrent bien évidemment l’évènement par des annonces officielles tonitruantes et une habile propagande habille cette décision de la nécessité collective d’innovation et de coopération pour fixer les futures institutions mondiales du 21éme siècle.

Ainsi la doctrine néolibérale puissante, efficace et éprouvée nous présente une machine bien huilée à la progression balisée car sous couvert d’interdépendance des pays entre eux et de nécessaire solidarité rationnelle, l’on fait peur aux populations et l’on relance les nationalismes. Par ce biais, le terreau sera alors indiscutablement propice pour établir une gouvernance planétaire, seule à même d’assurer la sécurité des populations.

Le déroulement des opérations prévues se poursuit donc comme prévu par les grands de ce monde mais n’est pas forcément une bonne nouvelle !

En fait, le cours des évènements pourrait encore s’orienter différemment.

Il faudrait pour cela réussir à se repenser, à se resituer en évitant de se réfugier dans le matérialisme du fondamentalisme religieux et de consommation.

Il faudrait, afin d’éviter le protectionnisme, inciter la pensée occidentale et le système économique à s’ouvrir sur l’union planétaire.

N’oublions pas que guerres, pandémies, catastrophes naturelles et pauvreté sont les réalités très dures du terrain planétaire et s’ouvrir au monde n’est pas, quoiqu’on en dise, la « marchandisation » et la privatisation des ressources biosphériques.

Il faudrait plutôt se décider enfin à parler une langue commune. Celle-ci  existe, c’est l’espéranto, la langue universelle.

Il faudrait arrêter de « faire de l’argent » et reconnaitre l’écologonomie comme le moyen de redonner corps à l’économie réelle dans la raison et le bon sens.

Il faudrait que nous acceptions de devenir toutes et tous des citoyens planétaires.

C’est toujours possible !

En attendant, les Ficelles du Marionnettiste international s’activent et l’élite mondiale continue de faire son Marché sur le vivant…

Y.B.

oct 30

Tiens bon la barre et tiens bon le vent sur la Route du Rhum !

Voici  le départ à Saint-Malo (France) d’une course très médiatisée… pour couvrir une campagne d’affichage au bénéfice de sponsors à la tirelire déjà bien remplie !

A contre courant des publicités commerciales,  le bateau « Citoyens du Monde » cingle fièrement sur les flots et navigue pour populariser les thèses mondialistes en demandant officiellement la création d’une autorité mondiale des océans.

Signer la Charte des Océans !

Signer la Charte des Océans !

Voici donc un évènement important où le monde de la voile se distingue enfin en répondant non pas au nom d’une banque, d’une marque commerciale ou d’une assurance mais en portant courageusement l’idée qu’il faut définitivement défendre et protéger les océans de la planète de la cupidité et de l’avidité du Marché!

La proposition d’une autorité mondiale des océans est intelligente mais parait, dans sa forme, dérisoire au regard de la toxicité des pollutions massives (produits pétroliers, produits chimiques et nucléaires, ordures, résidus et déchets) et de la surpêche dont l’impact sur la biodiversité ne cesse de croître.

En effet, les dissensions et discordes des formations politiques traditionnelles et de leurs apparatchiks au sein des gouvernements et parlements des États ne permettent pas le transfert de pouvoir à une telle autorité.

Le système actuel !

Le système actuel !

Un tel organisme mondial ne peut pas voir le jour dans le système actuel. C’est évident.

C’est pourquoi, si l’on veut cesser toute forme de pollution, gérer avec bon sens les ressources halieutiques, de stocks, minérales et ralentir le réchauffement climatique afin de nous adapter aux changements en cours alors oui, il est  grand temps de prendre des décisions à l’échelle planétaire.

Ces décisions doivent être d’ordre politique et l’Union Planétaire se positionne pour cela.

Ainsi, au-delà de la signature de pétitions pétries de bonnes intentions, il faut désormais avoir le courage citoyen de prendre individuellement et politiquement position, de le faire savoir, car il est encore possible de mettre un terme aux récentes règles d’enrichissement et d’exploitation sur les océans mais aussi des territoires, de la nature et des êtres vivants.

Grâce à la participation des citoyens du monde à la Route du Rhum 2010 nous pouvons porter notre regard sur le long terme. Le temps est venu de lui donner forme politiquement.

Océans et terres immergées sont notre support de vie, notre pays et nous, les humains, en sommes les citoyens…il faut tenir la barre, il faut tenir bon !

En 1974, des figures telles qu’Alain Bombard, Théodore Monod et  Thor Heyerdahl ont participé à la rédaction d’une Charte des Océans.  Signer cette Charte rend légitime leur protection et permet aux idées mondialistes de faire leur chemin.

En 2010, pour donner une suite objective et actualisée à ce texte,  voici les mesures de préservation des océans qui pourraient-être potentiellement appliquées dans le cadre de la Charte Planétaire et des Principes Fondamentaux de  l’Union Planétaire :

1/ En aucun cas les océans ne sont utilisés à des fins de guerre ou de piraterie.

2/ Les océans comprennent la zone côtière, la haute mer et le fond sous-marin (y compris le plateau continental).

3/ Les océans sont placés sous le contrôle effectif et l’autorité de l’Union Planétaire. Une partie des pouvoirs de défense est déléguée aux structures, existantes et à venir,  de protections du littoral des États côtiers.

4/ La recherche scientifique dans les océans est écologonomique, libre et sans buts lucratifs. Elle est administrée par l’Union Planétaire.

5/ Compte-tenu du risque d’exploitation excessive et du gaspillage des ressources, la gestion des océans est sous contrôle de l’Union Planétaire qui veille au renouvellement permanent et à l’équilibre des ressources disponibles.

6/ Les produits tirés de l’exploitation des ressources océanes satisfont essentiellement les besoins vitaux des populations du globe et ne sont pas spéculatifs.

7/ L’Union Planétaire prend les mesures nécessaires pour prévenir et empêcher toutes formes  de pollutions et veille à ce que l’exploration et l’exploitation des océans respectent la biosphère.

8/ L’autorisation de pêche individuelle et artisanale est accordée justement et équitablement à tout citoyen planétaire. Cette autorisation ponctuelle et temporaire prévaut sur la pêche industrielle limitée et sous stricte surveillance.

9/ L’Union Planétaire assure le maintien de la sécurité et de la liberté de navigation y compris dans les détroits, canaux, voies navigables actuelles et futures.

10/ L’application des mesures de préservation des océans est assurée à tour de rôle par les citoyens planétaires membres des États de l’Union Planétaire.

Le V de la victoire !

Le "V" de la victoire !

Se pourrait-il que grâce à « Citoyens du monde » la Route du Rhum ouvre, cette-fois ci, la voie de la conscience mondiale et pourquoi pas de l’union politique planétaire ?

Le  « V » de la victoire de la baleine évoluant dans les océans nous y invite symboliquement…

Nous pouvons y arriver car il existe maintenant  un nouveau parti politique Français, l’UFPP, dont les buts sont précisément orientés dans ce sens.

Vogue  « Citoyens du Monde »  et bon vent à son valeureux skipper !

Y.B.