Oct 12

L’or bleu ou la richesse de tous…

robinet d'eau

L’eau douce, à l’origine de la vie est encore aujourd’hui une ressource rare fortement dégradée !

Au 5e Forum mondial de l’eau d’Istanbul,  plus de 25 000 personnes ont débattu des moyens de protéger et de préserver cette ressource, sous la double pression de la croissance démographique (9 milliards d’humains en 2050 contre presque 7 milliards aujourd’hui) et du réchauffement climatique.

La déclaration finale et soi disant politique à été de « modifier la consommation de l’eau, en particulier dans l’agriculture, lutter contre la pollution des cours d’eau et des nappes phréatiques et collecter et traiter les eaux usées ».

Fort bien, le temps de « l’eau facile » est donc révolu !

La notion de rareté de ce bien commun est générale et oriente la plupart des débats et études.

La France, selon la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) et l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC)  pourrait connaître dès 2050 un déficit de 2 milliards de m3 d’eau potable par an pour satisfaire les besoins de l’industrie, l’agriculture et l’alimentation, soit 14% de notre consommation aujourd’hui.

Le bon sens sera t’il enfin dans l’action ? L’étude de la problématique débouchera t’elle sur des solutions et mesures volontaires, efficaces ?

Sommes-nous rentrés dans une nouvelle ère de conscience planétaire ou faut-il attendre encore un peu…un 6eme Forum ?

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Eh bien, il semblerait que nous soyons portés aujourd’hui par le courant du renouveau. En effet deux évènements majeurs sont à souligner.

Le premier, c’est que la belle théorie de la mémoire de l’eau du savant Jacques Benveniste refait surface avec toutes ses implications et futures applications  biologiques potentielles.

Le deuxième, c’est que bien qu’il soit regrettable que l’eau issue du sol ne soit encore accessible qu’à une minorité de la population planétaire (et qu’elle soit toujours de plus en plus polluée par des éléments organiques persistants, des micropolluants émergents, des nitrates, des hormones, pesticides et depuis peu par la molécule active Tamiflu) il est désormais possible de s’approvisionner facilement et partout. En effet, c’est dans l’atmosphère de notre planète (réserve d’eau douce colossale estimée à 13000 km3) que l’on peut maintenant récupérer cette humidité atmosphérique !

L'eau de l'air_l'éolienne en coupe

 

Voici une éolienne, l’Eole water, qui peut, en plus de la production de watts, assurer aussi une production d’eau potable, avec ou sans vent, y compris dans des endroits très isolés.

Le phénomène de pluie est reproduit à l’intérieur de l’éolienne qui aspire l’humidité  de l’air, la condense et la stocke dans son mat et au final la distribue sous forme d’eau filtrée ! En somme, une invention révolutionnaire, véritable courant d’air et d’eau qui décoiffe nos archaïsmes en remettant en question son accès, sa production et sa distribution.

 

Nul doute que ces deux évènements majeurs, dans l’air du temps, vont encourager le respect de cette ressource et induire une gestion future plus solidaire, plus équitable.

Tout comme l’air, l’eau ne peut-être considéré comme une marchandise qu’états et sociétés privées s’approprient. C’est une composante vitale de la vie sur la planète qui doit être protégée et rendue accessible à tous, c’est notre bien commun !

Étanchez donc votre soif de connaissance sur le sujet et bonne santé à l’union planétaire de l’eau…à venir !

Y.B.

 

  1. Bien répartir l’eau, favoriser son infiltration, réhydrater les terres sèches et mieux la gérer globalement. Voici une sympathique et instructive vidéo associative présentant le cycle de l’eau revu et corrigé.

             A visionner impérativement !

 

       2.   Association Jacques Benveniste pour la Recherche

              et le livre récemment réédité à lire, faire lire et à traduire dans toutes les langues… 

Mémoire de l'eau

 

 « Ma Vérité sur la Mémoire de l’eau »

 

 

 

      

      3.   Enfin, de l’eau dans l’air…véritable courant d’air et d’eau revigorant que cet éolewater …une mine d’or bleu !

Sep 30

Arrêter les éoliennes en cas de vent faible sauve beaucoup de chauves-souris !

Chauve-souris !

Ne pas faire fonctionner les éoliennes en cas de vent faible permet de réduire de 60% la mortalité des chauves-souris, sans pour autant avoir une grande incidence sur la production d’énergie, a expliqué vendredi un chercheur de l’université canadienne de Calgary (ouest).
 
Le professeur Robert Barclay, biologiste à l’université de Calgary (Alberta), et une équipe de scientifiques avaient averti l’an dernier, qu’une hécatombe causée par la multiplication d’éoliennes pourrait, à terme, menacer les chauves-souris d’extinction, ce qui aurait un impact notable sur l’écosystème car ces animaux se nourrissent d’insectes nuisibles aux récoltes.
 
La cause principale de ces décès est le brusque changement de pression engendré par la rotation des pales, avait conclu en 2008 l’équipe canadienne.
 
“Nous avons donc essayé de trouver un moyen d’y remédier”, a dit à l’AFP le professeur Barclay dont les conclusions sont publiées dans l’édition de septembre de la revue scientifique américaine “The journal of wildlife management”.
 
En coopération avec TransAlta, entreprise spécialisée dans cette énergie renouvelable, les scientifiques ont étudié le comportement des petits animaux dans un champ de 39 éoliennes situé à environ 200 km au sud de Calgary. Leur période d’étude s’est étalée du 15 juillet au 30 septembre en 2006 et 2007, c’est-à-dire pendant la période de migration de ces mammifères vers le sud.
 
Ils ont constaté que lorsque la vitesse du vent est faible, les chauves-souris manifestent une activité accrue, mais sont également plus susceptibles de mourir autour des éoliennes.
 
En conséquence, les chercheurs ont porté la vitesse de vent déclenchant le démarrage des pales de 4 m/s (14,4 km/h) à 5,5 m/s (19,8 km/h). “Nous avons comparé ces turbines expérimentales à celles fonctionnant normalement: la mortalité avait chuté de 60%”, raconte le professeur Barclay. (belga)

(Source : www.7sur7.be   25/09/2009)

Sep 30

Les nouvelles espèces du bassin du Grand Mékong en danger !

Espèces en danger !Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a affirmé vendredi que pas moins de 163 nouvelles espèces végétales et animales avaient été découvertes en 2008 dans la région du Grand Mékong, mais qu’elles étaient menacées par le réchauffement climatique.
 
Parmi ces espèces figure une grenouille qui se nourrit de petits oiseaux et qui est restée inconnue des chercheurs alors qu’elle évolue dans une zone étudiée depuis 40 ans.
 
“Extinction de nombreuses espèces”
La zone du Grand Mékong englobe les pays traversés par le fleuve du nord au sud, de la région chinoise du Yunnan jusqu’au Vietnam, en passant par le Laos, la Birmanie, le Cambodge et la Thaïlande.
 
“Certaines espèces seront capables de s’adapter aux changements climatiques, d’autres non, ce qui risque de conduire à l’extinction de nombreuses espèces”, a indiqué Stuart Chapman, patron du programme de la région du Grand Mékong pour l’organisation écologique.
 
Plusieurs découvertes
Le rapport de la WWF a été publié alors que commence lundi à Bangkok une nouvelle session de négociations de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.
 
L’objectif est de préparer le sommet de Copenhague en décembre, qui vise un accord fondamental pour succéder au Protocole de Kyoto.
Les scientifiques ont découvert l’an passé 100 nouvelles plantes, 28 poissons, 18 reptiles, 14 amphibiens, deux mammifères et un oiseau dans cette région.
 
Un serpent a ainsi été découvert complètement par hasard sur une île au large du Vietnam par un scientifique qui observait un lézard. Son fils a alors remarqué le serpent juste à côté.
 
Une mine d’or
“On a attrapé le serpent et le lézard et les deux étaient de nouvelles espèces”, raconte dans le rapport Lee Grismer, de l’université Sierra de Californie. La région du grand Mékong est une mine d’or pour les scientifiques qui ont découvert pas moins de 1.068 nouvelles espèces entre 1997 et 2007.
 
La WWF a souligné l’importance des négociations de Bangkok. “La protection des espèces menacées et des communautés vulnérables dans le Grand Mékong et ailleurs dans le monde dépendra des progrès effectués à Bangkok”, a assuré Kathrin Gutmann, responsable du climat à la WWF. (belga/chds)

(Source : www.7sur7.be  25/09/2009)

Sep 26

Laissez les pandas s’éteindre !

 Les défenseurs de l’environnement devraient “panda 7sur7retirer la prise” des pandas géants et les laisser s’éteindre, selon le présentateur de la BBC Chris Packham. “Voilà une espèce qui a emprunté, de son plein gré, un cul-de-sac évolutionniste”, a-t-il déclaré au magazine Radio Times.

Le naturaliste de 48 ans pense que l’argent dépensé à la conservation du panda serait mieux investi pour d’autres animaux, l’espèce n’étant pas assez forte pour survivre seule. “Ce n’est pas une espèce forte. Malheureusement, c’est gros, c’est mignon et c’est un symbole du WWF (Worldwide Fund for Nature, ndlr); et nous injectons des millions dans sa conservation”, a-t-il rappelé. “Je considère qu’on devrait retirer la prise. Laissez-les partir, avec un degré de dignité”, a ajouté Packham.

Les perspectives que le naturaliste réserve aux tigres ne sont guère plus joyeuses: “Je ne pense pas que les tigres vont encore survivre quinze années de plus”, a-t-il avancé. “Comment voulez-vous conserver un animal qui vaut plus mort que vivant? C’est impossible”, a-t-il regretté.

Selon le WWF, le nombre de pandas est actuellement évalué à environ 1.600. (7sur7)

(Source : www.7sur7.be  22/09/2009)

Sep 26

Une baleine heurtée par un bateau s’échoue dans le port d’Anvers !

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 Une baleine à bosse a également été heurtée la semaine dernière dans la Tamise.

Une baleine à bosse a été retrouvée morte à l’entrée du port d’Anvers ce matin. L’animal mesure 12 mètres de long et a été tué suite à une collision avec un bateau.

De plus en plus de baleines entrent en collision avec des bateaux. La semaine dernière, une autre baleine à bosse avait été retrouvée dans la Tamise. C’était la première fois qu’une telle baleine était aperçue dans les eaux d’une rivière britannique.

Vers 2 heures du matin, un bateau a signalé être entré en contact avec une baleine à bosse et que l’animal avait été emporté vers le port d’Anvers. La police a du faire appel à un entrepreneur pour retirer l’animal de l’entrée du port.

Depuis 8h30, des hommes tentent d’extirper l’animal non sans difficultés. La baleine glisse des filets et continue de dériver. Les pompiers du port suivent l’animal de près à bord d’un bateau, de même que la police. Une fois qu’elle aura été attrapée, la baleine sera déposée sur la plage de Sint-Anna. Là, les analyses pourront commencer.

La baleine à bosse est l’une des plus grandes espèces de baleines avec une longueur maximale de 15 mètres. L’animal peut peser à l’âge adulte entre 25 et 30 tonnes. La baleine à bosse est protégée depuis 1996, on compte 80.000 spécimens à travers le monde. (ca)

(Source : www.7sur7.be   22/09/2009)

Sep 26

Un petit coin de jardin pour sauver les abeilles !

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Les Britanniques sont de plus en plus nombreux à oeuvrer contre le déclin rapide des abeilles butineuses, un phénomène signalé dans le monde entier, en installant des ruchers dans leurs jardinets en pleine ville.

Le regain d’intérêt pour la tradition ancestrale de l’apiculture découle d’inquiétudes croissantes en matière de sécurité alimentaire, et traduit une volonté d’agir pour protéger l’environnement. L’association des apiculteurs britanniques (BBKA), créée en 1874, a enregistré une progression de 10% du nombre de ses membres au cours des douze derniers mois, avec plus de 15.000 adhésions.

Jon Harris, 43 ans, est encore un apiculteur novice. Il s’est lancé dans l’aventure il y a tout juste six mois et sa première récolte cet été s’est avérée plus qu’encourageante. L’unique ruche installée dans son petit jardin de Brixton (un quartier à la population très dense du sud de Londres) a produit vingt kg de miel “ce qui prouve qu’il y a quelque chose qu’elles aiment dans les alentours”, se réjouit-il, enveloppé dans sa tenue de protection blanche tandis que voltigent autour de lui des centaines d’abeilles.

Lorsqu’il retire un cadre d’alvéoles à miel, son visage s’éclaire d’un large sourire de satisfaction: “Ce rayon d’alvéoles est tout simplement fantastique”, déclare-t-il en chassant délicatement les quelques abeilles qui virevoltent, encore à leur ouvrage. Les abeilles n’ont pas besoin de prairies de fleurs sauvages pour trouver du nectar, les haies et autres buissons plantés le long de la voie ferrée qui passe derrière sa maison font parfaitement l’affaire. Et les insectes sont capables de voler jusqu’à 6,5 kilomètres pour trouver leur bonheur.

Profitant d’une abondance de temps libre après son licenciement en mars, le quadragénaire a participé à une journée de formation sur l’apiculture en milieu urbain. “C’est un de ces passe-temps qui vous font sortir et réaliser quelque chose de naturel, au contraire d’un cours de poterie ou d’un cours de photographie”, poursuit-il.

Mais si les abeilles prospèrent dans son jardin, elles sont dans une situation critique au niveau mondial. Quelque 10.000 professionnels de l’apiculture d’une centaine de pays et 500 chercheurs sont réunis du 15 au 20 septembre au sommet mondial Apimondia 2009 à Montpellier (sud de la France), afin d’élucider le mystère du syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles (CCD).

Ce syndrome, qui peut décimer 90% d’une colonie, a été répertorié dans une partie de l’Amérique du nord, en Europe mais aussi en Asie. “Le déclin est patent”, indique Chris Deaves, l’un des responsables de l’association des apiculteurs britanniques. “L’hiver dernier au Royaume-Uni, nous avons perdu environ 21%” de la population d’abeilles, et “l’hiver précédent entre 25 et 30%”.

Les experts d’Apimondia ont cité en particulier pesticides, virus et agriculture intensive pour expliquer ce déclin. “L’intérêt pour l’apiculture progresse très, très rapidement. Peut-être à cause du sentiment que tout le monde doit faire quelque chose pour que la planète soit un meilleur endroit où vivre”, avance M. Deaves. Et dexpliquer : en ville, “vous ne pouvez pas avoir de vaches ou de moutons, mais vous pouvez avoir des abeilles”.

Sans oublier la délicieuse récompense faite maison. Le miel de Jon Harris a “un parfum d’eucalyptus, très mentholé, lorsqu’il sort des alvéoles. Il disparaît un peu par la suite. Mais c’est probablement le meilleur miel que j’ai jamais goûté”. (afp/dl)


(Source : www.7sur7.be 21/09/2009)

Sep 18

Des millions de saumons chiliens vont être vaccinés !

L’industrie du saumon au Chili, la deuxième au monde, a entamé mardi une gigantesque campagne de vaccination qui pourrait viser à terme 12 millions de poissons, pour sauver un secteur piscicole menacé par un virus alors qu’il est vital dans le sud du pays.
Quelque 300.000 alevins de 30 à 50 grammes chacun devaient être vaccinés dans la journée dans un élevage de la société Invertec à Puerto Montt, à 1.000 km de la capitale Santiago, au coeur de l’industrie salmonicole qui emploie 50.000 personnes au Chili.
Les poissons doivent être transférés l’an prochain dans des centres d’aquaculture en eau de mer, jusqu’à y atteindre, à l’âge de deux ans, 4 à 4,5 kilos avant leur conditionnement. Entre-temps, les poisson vaccinés se seront vus administrer un complément oral au vaccin.
Le virus de l’anémie infectieuse du saumon (ISA) a été détecté en juillet 2007 dans l’archipel de Chiloe, près de Puerto Montt. Il ne se transmet pas à l’homme ni aux autres poissons, mais provoque chez le saumon atlantique des hémorragies internes, et cause des ravages dans les élevages.
Le Chili, qui était devenu en 20 ans le 2e producteur mondial de saumon (39% de la production mondiale), a vu s’effondrer sa production, de l’ordre de 600.000 tonnes par an avant le virus, à 400.000 projetés en 2009, provoquant la fermeture d’élevages et usines. (belga/cb)

(Source : www.7sur7.be  15/09/2009)

Sep 18

Biosphère:  les abeilles !

abeilles 7sur7Congrès international Apimondia au Corum de Montpellier

(15 septembre 2009 au 20 septembre 2009)

Par milliards nos amies les abeilles disparaissent !

Leur système immunitaire s’affaiblit ! Elles sont en danger !

Partout sur la planète les découvertes de ruches vides, sans aucun cadavre, sans prédateur ni squatteur visibles, se multiplient… les questions s’accumulent. La 41ème édition d’APImondia est le rendez-vous international de la recherche en apiculture. Il rassemblera 200 scientifiques, 200 exposants, 10 000 congressistes avec plus de 100 pays représentés. Quelques soient les raisons, les réponses et le bon sens devraient-être au rendez-vous et devront prévaloir sur les considérations liées au profit. Les trois quarts des cultures qui nourrissent l’humanité dépendent des abeilles, peut-on envisager un monde en leur absence ?

« Si les abeilles disparaissaient du globe, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre », aurait déclaré Albert Einstein.

Cette sentence devrait être le fil conducteur des débats…

Il s’agit de la survie des abeilles et conséquemment… de l’espèce humaine !

Y.B.

Sep 11

Bientôt le Sommet mondial sur la sécurité alimentaire !

Sommet mondial sur la sécurité alimentaireUn humain sur six est exposé au risque de sous-alimentation, soit plus d’un milliard de personnes sur Terre !

Les guerres énergétiques, économiques et la crise financière mondiale accentuent le phénomène et conséquemment la pauvreté se développe durablement ! La misère ne cesse de croître…

Le temps est venu de relever le défi, il est planétaire !

Voici donc annoncé un Forum d’experts de haut niveau qui se réunit les 12 et 13 octobre 2009 afin de préparer le prochain Sommet mondial sur la sécurité alimentaire. Ils passeront en revue les options politiques envisageables pour être en mesure de nourrir les 9,2 milliards d’humains attendus au milieu de ce 21e siècle.

Cette analyse prospectiviste est au cœur de l’état d’urgence planétaire (dans l’ordre : climatique, social, économique, et énergétique). Elle a le mérite d’aborder de possibles réformes pour une « gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire ». Le terme est formulé et l’ambition clairement affichée.

Mais quelle « gouvernance mondiale » ?

Celle ou « on prend les mêmes et on recommence » ?  Nous ne ferions alors que redistribuer les cartes aux joueurs institués et sans les avoir battues !

Ne vaudrait-il pas mieux redonner du sens aux politiques des gouvernants présents et à venir en orientant d’abord la réflexion sur l’Union Planétaire ?

Il est grand temps que des chefs d’États et de gouvernements osent quitter l’ornière des clivages politiques et du conformisme ambiant aux modèles dominants. Dans tous les pays nous pouvons les inciter à une telle prise de conscience !

Mettre en place une telle union au niveau sociétal requiert de la volonté et du courage car ce serait l’ébauche, à grande échelle, d’une discussion par la majorité de la société planétaire pour un changement de société capable de créer un monde meilleur.

La misère, la pauvreté et la faim ne doivent plus être considérées comme éternelles et immuables.

Ce qu’il nous faut construire, c’est l’humain planétaire, singulier par sa culture d’origine, doué d’un libre arbitre,  autonome et solidaire, maillon naturel faisant partie corps et âme de la biosphère.

Alors cessons de prôner et maintenir les pouvoirs temporels ou spirituels alimentés jusqu’à ce jour par les règles et les lois de l’argent car le capitalisme  (que l’on nomme ultralibéralisme ou néolibéralisme) est poussé à outrance.

Il ruine notre planète et la vie d’une partie croissante de ses habitants.

Qui des deux du capitalisme ou de la planète (comme support de vie pour l’espèce humaine) arrivera à son terme ?

Nous rentrons dans une nouvelle ère !

Si nous voulons des solutions, il suffit de poser le problème honnêtement et correctement.

A bon entendeur…

Y.B.

Comment nourrir le monde en 2050

Perspectives agricoles

Au cours de la première moitié de ce siècle, alors que notre planète approchera des 9 milliards d’habitants, la demande mondiale de denrées destinées à l’alimentation humaine ou animale et de fibres doublera pratiquement, tandis que les cultures pourront de plus en plus être utilisées pour la production de bioénergie et à d’autres fins industrielles. La demande nouvelle et traditionnelle de produits agricoles mettra ainsi à rude épreuve des ressources agricoles déjà insuffisantes. Et, tandis que l’agriculture sera forcée d’entrer en concurrence avec les établissements urbains pour accéder à la terre et à l’eau, elle sera appelée également à servir sur d’autres fronts importants, à savoir: contribuer à l’atténuation du changement climatique et s’adapter à ce changement, encourager la préservation des habitats naturels, protéger les espèces menacées et assurer le maintien d’un niveau élevé de biodiversité. Et comme si cela ne suffisait pas, dans la plupart des régions, les zones rurales compteront de moins en moins d’habitants et parmi ceux-ci de moins en moins d’agriculteurs. Ces agriculteurs auront besoin de nouvelles technologies pour produire plus, avec moins de terres et moins de main-d’œuvre.

Problèmes à résoudre

· Serons-nous capables de produire suffisamment de nourriture à des prix raisonnables ou la hausse des prix des denrées alimentaires condamnera-t-elle à la pauvreté et à la faim une part croissante de la population mondiale?

· De quelle capacité disposons-nous encore, en ce qui concerne la terre et l’eau, pour nourrir le monde en 2050?

· Quelles sont les nouvelles technologies qui pourraient nous aider à utiliser au mieux ces ressources insuffisantes et à accroître et stabiliser les rendements de l’agriculture et de l’élevage?

· Investissons-nous suffisamment dans la recherche et le développement pour trouver des solutions en temps opportun?

· Les nouvelles technologies seront-elles accessibles à ceux qui en auront le plus besoin, à savoir les pauvres?

· Combien faut-il investir pour adapter l’agriculture au changement climatique et dans quelle mesure l’agriculture peut-elle contribuer à atténuer les phénomènes climatiques extrêmes ?

Les défis à relever au niveau des politiques

Enfin, disposons-nous de politiques adaptées pour répondre aux besoins futurs de l’humanité? Les gouvernements des pays à faible revenu sont-ils en mesure d’aider les pauvres et les affamés à améliorer leurs moyens de subsistance et à se nourrir? Les politiques commerciales et l’aide publique au développement suffisent-elles et sont-elles correctement ciblées pour mieux nourrir le monde au cours des prochaines décennies? Quels sont les domaines prioritaires sur le plan des politiques et où se trouvent les points chauds, présents ou prévisibles, pour lesquels des mesures s’imposent de toute urgence? Que faire pour garantir la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne, continent dont la population croît plus vite qu’ailleurs, subit de plein fouet l’impact du changement climatique et souffre-le plus du VIH/sida? »

(Source : Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture_FAO.org)

Aug 15

 

Cybèle

 

ô toi, que l’Antiquité nomma la mère des dieux, Cybèle, Terre ; qui soutient mon existence fugitive, inspire moi, au fond de quelque grotte ignorée, le même esprit qui dévoilait les temps à tes anciens oracles.

 

C’est pour toi que le soleil brille, que les vents soufflent, que les fleuves et les mers circulent; c’est toi que les heures, les zéphirs et les néréides parent à l’envie de couronnes de lumières, de guirlandes de fleurs et de ceintures azurées; c’est à toi que tout ce qui respire suspend la lampe de la vie. Mère commune des êtres, tous se réunissent autour de toi ; éléments, végétaux, animaux, tous s’attachent à ton sein maternel comme tes enfants.

 

L’astre des nuits lui-même t’environne sans cesse de sa pâle lumière. Toi seule, au milieu de ces grands mouvements, présentes l’exemple de la constance aux humains inconstants.

 

Ce n’est ni dans les champs de la lumière, ni dans ceux de l’air et des eaux, mais dans tes flancs qu’ils fondent leur fortune et qu’ils trouvent un éternel repos. ô Terre, berceau et tombeau de tous les êtres, en attendant que tu accordes un point stable à ma cendre, découvre moi les richesses de ton sein, les formes ravissantes de tes vallées et tes monts inaccessibles d’où s’écoulent les fleuves et les mers, jusqu’à ce que mon âme dégagée du poids de son corps s’envole vers le soleil, où tu puises toi-même une vie immortelle.

                                                                                                         Julien de Cerval