Oct 30

…ou le réveil à l’ombre de trois bombes !

...mode hivernal !

...mode hivernal !

On ne peut faire tourner indéfiniment la chaudière économique du développement durable à un tel régime !

Pourtant c’est cette tentative écologique du 21ème siècle qui essaie malgré tout et à tous prix de maintenir un semblant de cohésion d’ensemble au système.

Alors l’inquiétude grandit car les systèmes de valeurs sociétaux ainsi que la priorité de la croissance économique, basée sur la consommation effrénée des énergies fossiles, n’ont toujours pas été remis sérieusement en question.

Les problèmes cruciaux d’équité et de modes de vie à tous les niveaux de la société planétaire ne sont encore que frileusement abordés.

Nous passons en mode hivernal. Les tensions géopolitiques pour l’accaparation des ressources s’accroissent, l’économie de marché conquérante passe en mode de survie monétaire et les populations commencent à s’interroger sur le sens de leur vie !

Les responsabilités des politiques, des scientifiques, des experts et des journalistes sont plus que jamais engagées.

Des voix s’élèvent pour éveiller la conscience de l’opinion publique planétaire.

En voici une des USA, inattendue, parmi tant d’autres…

Tiens donc, « le temps est venu d’agir » !

Y.B.

Les trois bombes de notre époque, par Thomas Friedman

29 octobre 2009

« Nous sommes en train de remettre le futur de nos enfants dans les mains des deux des forces les plus impitoyables de la planète : le Marché et Mère Nature, » écrit Thomas Friedman, éditorialiste au New York Times et autrefois partisan convaincu des bienfaits de la mondialisation libérale et des vertus du marché. Lui qui imaginait encore il y a peu de mettre l’Amérique à l’abri du reste du monde derrière un « mur » d’indépendance énergétique, semble avoir pris conscience de l’interdépendance de nos destin. Le temps est venu « d’agir », dit-il, et de ne plus laisser des forces aveugles déterminer notre avenir. Cette conversion tardive nous paraît significative des désarrois et des remises en causes qui travaillent en profondeur les USA. Elle méritait d’être signalée.

par Thomas Friedman, New York Times, 6 octobre 2009

Je suis un baby boomer de 56 ans et quand je regarde autour de moi aujourd’hui il apparait clairement que ma génération a eu une vie facile : nous avons grandi dans l’ombre d’une seule bombe – la bombe nucléaire. A notre époque Il semblait exister une seule grande menace qui aurait pu provoquer un revirement à 180 degrés, non-linéaire, dans la trajectoire de nos vies : que les Soviétiques nous lancent une arme nucléaire. Mes filles ne sont pas si chanceuses.

Les jeunes d’aujourd’hui grandissent dans l’ombre de trois bombes – dont n’importe laquelle peut se déclencher à tout moment et mettre en mouvement un véritable changement non-linéaire et radical dans la trajectoire de leurs vies.

La première, bien sûr, reste la menace nucléaire, qui pour ma génération venait en fait d’un ennemi apparaissant rationnel, l’Union Soviétique, avec laquelle nous partagions une doctrine de destruction mutuelle assurée. Aujourd’hui, la menace nucléaire peu provenir de toutes sortes d’États ou de terroristes, y compris les terroristes suicidaires jihadistes pour lesquels la destruction mutuelle assurée est une récompense, non une dissuasion.

Mais il y a désormais deux autres bombes au-dessus de la tête de nos enfants : la bombe de la dette et la bombe climatique.

Alors que nous continuons d’accumuler du carbone dans l’atmosphère à des niveaux sans précédents, nous ne savons pas à quel moment la prochaine molécule de carbone bouleversera un écosystème et entrainera un épisode climatique non-linéaire – comme la fonte de la toundra sibérienne relâchant l’ensemble de son méthane, le dessèchement de l’Amazone ou la fonte de la totalité de la banquise du pôle Nord en été. Et lorsqu’un écosystème s’effondre, il entraine des changements imprévisibles dans d’autres écosystèmes qui peuvent transformer toute la planète.

Le même raisonnement s’applique au sujet de la bombe de la dette américaine. Pour nous relever de la Grande Récession, nous avons du nous endetter encore plus. Il suffit d’observer les records atteints aujourd’hui par le cours de l’or, en période de déflation, pour savoir que de nombreuses personnes sont inquiètes que le prochain dollar ajouté à cette dette – non équilibré par des réductions de budgets ou de nouveaux revenus provenant de l’impôt – n’entraine un abandon « non linéaire » du dollar et coule la devise américaine.

Si les gens perdent confiance dans le dollar, nous pourrions entrer dans une boucle rétroactive, à l’image du climat, dans laquelle la plongée du dollar force les taux d’intérêts à la hausse, élevant à son tour le coût sur le long terme de notre énorme dette, venant s’ajouter aux déficits prévus, ce qui amplifierait la baisse du dollar. Si le reste du monde devient réticent à financer nos déficits, exceptés à des taux d’intérêts plus élevés, cela diminuera surement la capacité de notre gouvernement à réaliser des investissements publics et diminuera ainsi d’autant plus le niveau de vie de nos enfants.

Malheureusement, de trop nombreux conservateurs, qui ne prendraient jamais le risque d’émettre autant de dette au point d’affaiblir le dollar, vous diront avec insouciance au sujet du carbone : « Émettez tant que vous voulez. Ne vous inquiétez pas. Tout ça c’est une blague. » Et de trop nombreux Démocrates, qui ne prendraient jamais le risque d’émettre trop de carbone, vous diront d’émettre plus de dette : « dépensons. Nous avons assez de marge de manœuvre pour stimuler l’économie sans mettre en péril le dollar. »

En raison de ce clivage, notre gouvernement n’a pas été capable de mettre en place les politiques de long terme nécessaires pour endiguer la bombe de cette dette en augmentation, et la bombe climatique. Nous sommes en train de remettre le futur de nos enfants dans les mains des deux des forces les plus impitoyables de la planète : le Marché et Mère Nature.

Comme aime à le dire l’écologiste Rob Watson, « Mère Nature, c’est juste de la chimie, de la biologie et de la physique. » Ce n’est rien d’autre. Vous ne pouvez pas vous jouer d’elle ; vous ne pouvez pas la séduire. Vous ne pouvez pas dire, « Hé ! Mère Nature, on a une récession, est-ce que tu peux prendre une année sabbatique ? » Non, elle fera tout ce que la chimie, la biologie et la physique lui dictent de faire, en fonction de la quantité de carbone que nous répandons dans l’atmosphère, et comme le dit Watson : « Mère Nature donne toujours le dernier coup, et elle frappe toujours au centuple. »

Même chose pour le marché. Le marché est simplement une photographie, renouvelée à chaque seconde, de l’équilibre entre l’avidité et la peur. Vous ne pouvez pas vous jouer de lui, ni le séduire. Et vous ne savez jamais quand cet équilibre sur le dollar entre avidité et peur va basculer en direction de la peur de façon non-linéaire.

Voila pourquoi j’ai trouvé encourageant de voir le Center for American Progress, situé à gauche, expliquer la semaine dernière, que si la relance est vitale pour sauver notre économie, l’ampleur des déficits prévus exige que l’on commence à penser à des augmentations d’impôts et des réductions dans certaines dépenses et programmes soutenus par le camp Démocrate. Je suis également satisfait de voir des Républicains comme le gouverneur Arnold Schwarzenegger appeler leur parti à prendre en compte sérieusement le changement climatique.

Mais nous devons également agir. Si nous ne le faisons pas, nous confierons aux seules bonnes volontés du Marché et de Mère Nature le soin de dessiner le futur de nos enfants.

Ce moment me remémore une métaphore utilisée par John Holdren, le conseiller scientifique du président, lorsqu’il évoquait la menace du changement climatique, mais qui peut également s’appliquer au dollar : « Nous conduisons une voiture avec de mauvais freins, dans le brouillard, en direction d’une falaise. Nous savons que la falaise est là-bas, mais ne savons pas où exactement elle se trouve. La prudence conseillerait de commencer à appuyer sur les freins. »


Publication originale New York Times, traduction GH pour Contre Info

(Source : Contre info 29/10/2009)

Oct 13

Vers une terre plus chaude et des mers plus hautes…

Clim en Chine (source: monoeilparla)

Clim en Chine (source: monoeilparla)

Niveau de CO2 et climat sont en interaction.Une nouvelle étude scientifique le confirme et précise que le niveau de CO2 actuel de 387 ppm est proche de celui existant au Miocène, c’est-à-dire  il y à15 millions d’années !

Notre planète se réchauffe à nouveau, c’est indéniable.Il nous faut réagir rapidement et autrement pour nous adapter à cette situation. Plutôt que de multiples “Conférences et Sommets” pour tenter de limiter le réchauffement,  l’Union Planétaire semble bien être l’unique solution !

Il faut remonter au moins 15 millions d’années en arrière pour retrouver des niveaux de dioxyde de carbone aussi élevés qu’aujourd’hui, révèle une étude scientifique publiée le 8 octobre dans l’édition en ligne du journal Science.

« La dernière fois que les niveaux de dioxyde de carbone étaient apparemment aussi élevés qu’ils le sont aujourd’hui – et sont restés à ces niveaux – la température globale était supérieure de 3 à 6 degrés Centigrades à aujourd’hui, le niveau des mers était plus haut d’environ 25 à 40 mètres, il n’y avait pas de banquise permanente en Arctique et très peu de glace sur l’Antarctique et au Groenland », précise Aradhna Tripati, qui a dirigé cette étude et est professeur assistant à l’UCLA dans le département des Sciences de la Terre et de l’Espace et au Département des Sciences de l’Atmosphère et de l’Océan.

« Le dioxyde de carbone est un puissant gaz à effet de serre, et les observations géologiques dont nous disposons maintenant pour les 20 derniers millions d’années étayent fortement l’idée que c’est un agent important du changement climatique durant l’histoire de la Terre, dit-elle.

En analysant la composition chimique des bulles d’air emprisonnées dans les glaces de l’Antarctique, les scientifiques ont pu déterminer la composition de l’atmosphère terrestre en remontant aussi loin que 800 000 années, et ils ont acquis une bonne compréhension de la façon dont les niveaux de dioxyde de carbone ont varié dans l’atmosphère depuis cette époque. Mais avant cette étude il n’existait pas de consensus sur la façon de reconstruire les niveaux de dioxyde de carbone au-delà de 800 000 ans.

Avant de rejoindre l’UCLA, Mme. Tripati faisait partie d’une équipe de recherche de l’Université de Cambridge en Angleterre, qui a développé une nouvelle technique pour évaluer les niveaux de dioxyde de carbone dans un passé beaucoup plus lointain – en étudiant les ratios entre le bore et le calcium de sédiments marins. Elle a utilisé cette méthode pour déterminer la quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère de la Terre jusqu’à 20 millions d’années en arrière.

« Nous sommes en mesure, pour la première fois, de reproduire avec précision les niveaux de CO2 mesurés dans les bulles des carottes de glace durant les 800 000 dernières années », indique M. Tripati. « Ce qui suggère que la technique que nous utilisons est valide. »

« Nous avons ensuite appliqué cette technique pour étudier l’histoire de dioxyde de carbone entre moins 800 000 ans et moins 20 millions d’années, dit-elle. « Nous avons des preuves établissant un couplage très étroit entre les niveaux de dioxyde de carbone et le climat. Lorsque l’on trouve des preuves de l’extension des calottes glaciaires en Antarctique ou au Groenland ou de la croissance de la banquise dans l’océan Arctique, nous observons une modification spectaculaire des niveaux de dioxyde de carbone au cours des 20 derniers millions d’années. »

« Ce qui est un peu dérangeant », note Mme Tripati, « c’est que la seule fois au cours des 20 derniers millions d’années où nous trouvons des preuves d’un niveau de dioxyde de carbone similaire au niveau actuel de 387 ppm se situe il y a 15 à 20 millions d’années de cela, lorsque la planète était radicalement différente. »

Les niveaux de dioxyde de carbone ont varié entre 180 et 300 ppm au cours des 800 000 dernières années – jusqu’à ces dernières décennies, rappelle M. Tripati, qui est également membre de l’Institut de géophysique et de l’UCLA. On savait que les niveaux actuels de CO2 sont sans précédent au cours des 800 000 dernières années, mais la constatation qu’ils n’avaient pas été atteints depuis 15 derniers millions d’années est nouvelle.

Avant la révolution industrielle de la fin du 19ème, le niveau de CO2 était d’environ 280 parties par million. Ce chiffre a très peu changé au cours des 1000 dernières années. Mais depuis la révolution industrielle, le niveau de CO2 s’est élevé et risque d’exploser si rien n’est fait pour inverser la tendance, prévient-elle.

« Au cours du Miocène moyen (environ de -14 à -20 millions d’années), les niveaux de dioxyde de carbone sont restés à environ 400 ppm, proche de la où nous en sommes aujourd’hui » indique la chercheuse. « Globalement, les températures étaient de 3 à 6°C plus chaudes, une différence énorme. »

La technique mise en œuvre par Mme Tripati a un taux d’incertitude moyen de seulement 14 parties par million.

« Nous pouvons désormais nous prononcer en confiance sur la manière dont le dioxyde de carbone a varié tout au long de l’histoire », juge-t-elle.

Au cours des 20 derniers millions d’années, les principaux évènements liés au climat incluent l’apparition soudaine de la glace en Antarctique, il y a environ 14 millions d’années et une hausse du niveau des mers d’environ 25 à 40 mètres.

« Nous avons montré que cette augmentation spectaculaire du niveau de la mer est associée à une augmentation des niveaux de CO2 d’environ 100 ppm, un changement énorme », dit-elle. « Ces données apportent la première preuve que le CO2 pourrait être lié à des changements environnementaux, tels que les changements dans l’écosystème terrestre, la distribution des glaces, le niveau des mers et l’intensité de la mousson. »

Aujourd’hui, l’océan Arctique est recouvert d’une banquise toute l’année, et ce depuis environ 14 millions d’années.

« Avant cela, il n’y avait pas de présence permanente de la banquise dans l’Arctique », note-t-elle.

Certaines projections montrent que les niveaux de CO2 pourraient atteindre 600 ou même 900 ppm durant le siècle prochain si aucune mesure n’est prise pour réduire les émissions. Ces niveaux ont pu être atteints sur Terre il ya 50 millions d’années ou plus, déclare Mme Tripati, qui travaille pour pousser ses investigations beaucoup plus loin en arrière que 20 millions d’années et étudier les derniers 20 millions d’années en détail.

Il y a plus de 50 millions d’années, il n’y avait pas de calotte glaciaire sur Terre, et les déserts s’étendaient aux zones subtropicales. La planète était radicalement différente.

Les Co-auteurs de l’étude sont Christopher Roberts, Ph.D. étudiante au département des sciences de la Terre à l’Université de Cambridge, et Robert Eagle, un chercheur postdoctoral à la Division des sciences géologiques et planétaires au California Institute of Technology.

« Je cherche à comprendre comment le cycle du carbone et le climat ont été couplés, et pourquoi ils ont été couplés, sur une échelle de plage de temps allant de plusieurs centaines d’années à des dizaines de millions d’années », précise-t-elle.

Par Stuart Wolpert, UCLA, 8 octobre 2009

(Source : contreinfo.info)

Sep 30

L’Inde confrontée à la pire sécheresse depuis 1972 !

sécheresse

La mousson indienne accuse cette année un déficit pluviométrique d’environ 20%, confrontant le pays à la pire sécheresse depuis 1972, ont indiqué mercredi les services météorologiques.
 
“Au 21 septembre, le déficit pluviométrique était de 22%”, a déclaré un porte-parole des services météorologiques. “Nous estimons que le déficit total à la fin de la saison des pluies sera d’environ 20%”, a-t-il ajouté.
 
Pour les 235 millions de paysans indiens, une mauvaise mousson entraîne des conséquences financières désastreuses en raison du manque d’irrigation dans les champs.
 
Les faibles pluies tombées au début de la mousson ont endommagé les cultures de riz, de cannes à sucre et d’arachides et ont interrompu l’arrivée d’eau dans les principaux réservoirs utilisés pour l’énergie hydroélectrique et l’irrigation en hiver.
 
L’Inde avait déjà accusé en 2002, 1987 et 1979 un déficit pluviométrique de l’ordre de 19%, mais la pire sécheresse remonte à 1972 avec un déficit de 23,9%. La période de la mousson s’étend en Inde de juin à septembre, même si des pluies tardives peuvent encore tomber en octobre. (belga/ca)

(Source : www.7sur7.be  24/09/2009)

Sep 30

Les nouvelles espèces du bassin du Grand Mékong en danger !

Espèces en danger !Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a affirmé vendredi que pas moins de 163 nouvelles espèces végétales et animales avaient été découvertes en 2008 dans la région du Grand Mékong, mais qu’elles étaient menacées par le réchauffement climatique.
 
Parmi ces espèces figure une grenouille qui se nourrit de petits oiseaux et qui est restée inconnue des chercheurs alors qu’elle évolue dans une zone étudiée depuis 40 ans.
 
“Extinction de nombreuses espèces”
La zone du Grand Mékong englobe les pays traversés par le fleuve du nord au sud, de la région chinoise du Yunnan jusqu’au Vietnam, en passant par le Laos, la Birmanie, le Cambodge et la Thaïlande.
 
“Certaines espèces seront capables de s’adapter aux changements climatiques, d’autres non, ce qui risque de conduire à l’extinction de nombreuses espèces”, a indiqué Stuart Chapman, patron du programme de la région du Grand Mékong pour l’organisation écologique.
 
Plusieurs découvertes
Le rapport de la WWF a été publié alors que commence lundi à Bangkok une nouvelle session de négociations de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.
 
L’objectif est de préparer le sommet de Copenhague en décembre, qui vise un accord fondamental pour succéder au Protocole de Kyoto.
Les scientifiques ont découvert l’an passé 100 nouvelles plantes, 28 poissons, 18 reptiles, 14 amphibiens, deux mammifères et un oiseau dans cette région.
 
Un serpent a ainsi été découvert complètement par hasard sur une île au large du Vietnam par un scientifique qui observait un lézard. Son fils a alors remarqué le serpent juste à côté.
 
Une mine d’or
“On a attrapé le serpent et le lézard et les deux étaient de nouvelles espèces”, raconte dans le rapport Lee Grismer, de l’université Sierra de Californie. La région du grand Mékong est une mine d’or pour les scientifiques qui ont découvert pas moins de 1.068 nouvelles espèces entre 1997 et 2007.
 
La WWF a souligné l’importance des négociations de Bangkok. “La protection des espèces menacées et des communautés vulnérables dans le Grand Mékong et ailleurs dans le monde dépendra des progrès effectués à Bangkok”, a assuré Kathrin Gutmann, responsable du climat à la WWF. (belga/chds)

(Source : www.7sur7.be  25/09/2009)

Sep 30

IASI mesure pour la 1ere fois l’ammoniac de l’atmosphère !

Iasi à bord du satellite MetOp (source cnes)

Grâce aux mesures infrarouge de l’instrument du CNES, une équipe de chercheurs franco-belge a obtenu les 1eres cartes globales d’ammoniac de l’atmosphère. 

L’ammoniac provient principalement de l’usage des fertilisants agricoles et de l’intensification des pratiques d’élevages.

IASI* n’avait pas été conçu pour mesurer l’ammoniac car le signal d’absorption de ce dernier est extrêmement faible : une fois émis, il ne reste que quelques heures dans l’atmosphère mais engendre une cascade d’effets environnementaux qui, a des concentrations élevées, affectent la faune, la flore, et la qualité de l’air localement.« Les mesures de l’ammoniac réalisées démontrent que IASI est un instrument très performant. » s’enthousiasme Cathy Clerbaux, directeur de recherche au CNRS.

L’ammoniac est le plus mal connu parmi les polluants régulés par les directives européennes pour la qualité de l’air. Les cadastres d’émission sont peu précis et la surveillance globale et systématique de cette espèce est difficile. « Ces 1eres cartes globales d’ammoniac permettront de réaliser des inventaires d’émissions plus réalistes », affirme Cathy Clerbaux.

«  IASI améliore la qualité des prévisions météorologiques mais aussi les connaissances sur les gaz impliqués dans les pics de pollution » se réjouit Cathy Clerbaux.

Embarqué sur le satellite météorologique MetOp, IASI est un acteur essentiel du suivi de l’environnement et du climat.

Grâce à son spectromètre, plusieurs constituants atmosphériques ont déjà été observés : l’ozone, le monoxyde de carbone, le méthane, le dioxyde de carbone, et aujourd’hui l’ammoniac.

« Les nombreuses mesures, accumulées durant 1 an, ont permis d’isoler la signature de l’ammoniac du bruit de fond de l’instrument et d’augmenter la précision des mesures  », explique Cathy Clerbaux.

Grâce à ces observations, les chercheurs ont mis en évidence une sous-estimation des sources d’ammoniac dans l’hémisphère Nord, en particulier en Amérique (Californie, Idaho), en Europe (vallées du Po et de l’Ebre) et en Asie Centrale.

Des sources n’existant pas dans les inventaires actuels ont ainsi été détectées. Au total, une trentaine de sources majeures d’ammoniac ont été identifiées, pour l’année 2008.

 (Source : www.cnes.fr )

Sep 26

Au moins 38 morts dans des inondations en Indonésie !

Inondations en indonésie 7sur7

Au moins 38 personnes ont péri mardi dans des inondations provoquées par des pluies torrentielles dans une zone reculée de la province indonésienne de Sumatra, a annoncé un porte-parole du gouvernement local.
 
“Le dernier bilan émanant du chef de district local fait état de 38 corps retrouvés jusqu’à présent”, a déclaré à l’AFP Edy Syopian.
Les inondations ont frappé mardi matin le dictrict côtier de Mandailing Natal (275 km au sud-ouest de la capitale provinciale Medan).
 
“La priorité est de secourir les survivants. Les inondations ont frappé quelque 2.200 habitants de six villages”, a-t-il ajouté.
 
Les eaux ont déraciné les arbres et dévasté des habitations du district qui n’a pratiquement plus de communications avec l’extérieur.
 
Une cellule de crise du ministère de la Santé a été mise en place mais son responsable, Rustam Pakaya, a averti que les secours dépêchés ne devraient pas arriver avant le soir. (belga/acx
)

(Source : www.7sur7.be   15/09/2009)

 

Sep 26

Sept morts dans des inondations dans le sud-est des Etats-Unis !

Inondations US 7sur7

Sept personnes, dont un enfant de 2 ans, ont trouvé la mort dans des inondations exceptionnelles frappant depuis dimanche le sud-est des Etats-Unis, ont annoncé les autorités mardi.

Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur la Géorgie (sud-est) dimanche et lundi – les plus importantes depuis plus de 60 ans – ont amené le gouverneur de l’Etat, Sonny Perdue, à déclarer l’état d’urgence dans 17 comtés et à réclamer une aide fédérale pour faire face aux inondations.

“Cela a été 48 heures de cauchemar”, a déclaré M. Perdue. “Nous nous concentrons actuellement sur le sauvetage des victimes et la prévention de nouveaux dégâts”, a-t-il ajouté. Mardi, le réseau routier dans la région d’Atlanta était impraticable en de nombreux endroits, avec plus de 100 routes fermées, et plusieurs écoles sont restées portes closes.
Parmi les sept personnes décédées – la plupart emportées par le courant alors qu’elles étaient au volant de leur véhicule – figure un enfant de 2 ans, emporté par les eaux qui envahissaient le mobile-home de ses parents.

Les pluies devaient continuer à frapper l’Etat mardi et les autorités ont appelé les habitants à la plus grande vigilance. “Souvenez-vous que les inondations sont les catastrophes naturelles les plus meurtrières aux Etats-Unis”, a déclaré Charley English, directeur des services d’urgence de Géorgie.

Les alertes aux pluies concernaient également les Etats voisins d’Alabama, du Tennessee (sud) et de Caroline du Sud (sud-est). (belga/cb)

(Source : www.7sur7.be  22/09/2009)

Sep 26

Les inondations en Afrique ont fait au moins 187 morts !

Danger

Les inondations frappant l’Afrique de l’Ouest depuis juin, début de la saison des pluies, ont fait au moins 187 morts et affecté 635.273 personnes, a annoncé mardi à Dakar le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha).
 
Les pays enregistrant le plus de morts, y compris des personnes ayant succombé à la foudre, sont la Sierra Leone (103), suivie du Ghana (24), du Mali (20), de la Côte d’Ivoire (19), du Burkina Faso (8), du Niger (7) et du Sénégal (6).
 
Les pays comptant le plus de personnes affectées sont le Sénégal (264.000), suivi du Burkina Faso (150.000), du Niger (79.129), du Ghana (55.000), de Guinée (27.464), du Bénin (20.000), du Mali (12.506), de Gambie (12.183), de Mauritanie (9.000), de Côte d’Ivoire (2.000) et de Sierra Leone (1.455).
 
En outre “des dégâts matériels sont notés avec la destruction de biens personnels et publics tels que les habitations, les cultures vivrières, les infrastructures socio-économiques que sont les écoles, les maisons, les hôpitaux, les routes et ponts”, précise un communiqué d’Ocha.
 
En 2007, de graves inondations avaient tué quelque 300 personnes en Afrique, de l’ouest à l’est du continent, et affecté 1,5 million de personnes. (belga)

(Source : www.7sur7.be  22/09/2009)

 

Sep 26

Moyenne des températures  « très anormale » cet été !

 Moyenne des températures 7sur7« L’été climatologique 2009 se caractérise par une température moyenne et une insolation “très anormales”, selon le bilan climatologique saisonnier de l’Institut royal météorologique d’Uccle.
 
Du 1er juin au 30 août, la température moyenne s’est élevée à 18,2 degrés, ce qui est “très anormalement” élevé. La qualification “très anormal” est reprise pour un phénomène qui est égalé ou dépassé en moyenne une fois tous les 10 ans. En ce qui concerne la température, la normale est de 17 degrés.
 
Les 697h35 pendant lesquelles le soleil a brillé sont aussi considérées comme “très anormal” puisque la normale en la matière se limite à 567,9… »

(Source : 7sur7.be)

Sep 18

La calotte glaciaire du Groenland pourrait fondre plus vite que prévu !

La calotte glaciaire du Groenland a réagi plus rapidement au réchauffement climatique au cours des 10.000 dernières années qu’on ne le pensait jusque là, selon une étude publiée mercredi dans la revue scientifique britannique Nature.
Les résultats suggèrent que des hausses de températures correspondant à un scénario moyen de réchauffement au cours de ce siècle pourraient entraîner une fonte des glaces du Groenland à un rythme alarmant. “Il est tout à fait possible qu’une future hausse de température de quelques degrés Celsius au Groenland entraîne une perte de la masse de la calotte glaciaire et une contribution plus importantes que prévu à l’élévation du niveau de la mer”, conclut l’étude.
Il est important de se préoccuper du destin des blocs de glace du Groenland, préviennent les scientifiques, parce qu’il contient assez d’eau pour faire grimper d’environ sept mètres le niveau de la mer. Même une augmentation plus modeste mettrait sous les eaux d’importantes villes côtières et obligerait des centaines de millions de personnes à migrer.
Jusqu’à récemment, les experts estimaient que les deux calottes glaciaires de la planète – au Groenland et en Antarctique – resteraient globalement stables au cours des siècles à venir malgré le changement climatique. Mais des études plus récentes ont montré que le rythme auquel les blocs de glace se détachent s’est accru rapidement au cours des dernières décennies.
La nouvelle étude utilise une technique de mesures des changements de la calotte glaciaire au cours des derniers 10.000 ans qui permet de résoudre un paradoxe. Pour des raisons restées inexpliquées, les mesures antérieures laissaient entendre que le Groenland avait défié pendant trois millénaires ayant débuté voici 9.000 ans la tendance générale au réchauffement dans l’hémisphère nord. Le réchauffement du Groenland durant cette période semblait varier d’un endroit à l’autre, sans tendance claire, selon ces études.
Les nouvelles recherches, conduites par Bo Vinther, de l’université de Copenhague, expliquent qu’il s’agissait d’un problème de mesures, et que la calotte glaciaire a répondu plus uniformément – et plus vigoureusement- à l’élévation des températures. Vinther et ses collègues ont examiné des carottes de glace prélevées à quatre endroits différents de la calotte glaciaire, qui atteint des profondeurs allant jusqu’à plus de trois kilomètres. Les résultats se sont avérés hétérogènes comme dans les précédentes études.
Mais deux nouvelles carottes prélevées juste à côté de la calotte glaciaire ont permis de comprendre que les variations inégales, qui semblaient ne donner aucune tendance précise, étaient en fait dues à des changements de l’altitude à laquelle la glace s’est formée. (AFP/cb)

(Source : www.7sur7.be )