Oct 12

L’or bleu ou la richesse de tous…

robinet d'eau

L’eau douce, à l’origine de la vie est encore aujourd’hui une ressource rare fortement dégradée !

Au 5e Forum mondial de l’eau d’Istanbul,  plus de 25 000 personnes ont débattu des moyens de protéger et de préserver cette ressource, sous la double pression de la croissance démographique (9 milliards d’humains en 2050 contre presque 7 milliards aujourd’hui) et du réchauffement climatique.

La déclaration finale et soi disant politique à été de « modifier la consommation de l’eau, en particulier dans l’agriculture, lutter contre la pollution des cours d’eau et des nappes phréatiques et collecter et traiter les eaux usées ».

Fort bien, le temps de « l’eau facile » est donc révolu !

La notion de rareté de ce bien commun est générale et oriente la plupart des débats et études.

La France, selon la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) et l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC)  pourrait connaître dès 2050 un déficit de 2 milliards de m3 d’eau potable par an pour satisfaire les besoins de l’industrie, l’agriculture et l’alimentation, soit 14% de notre consommation aujourd’hui.

Le bon sens sera t’il enfin dans l’action ? L’étude de la problématique débouchera t’elle sur des solutions et mesures volontaires, efficaces ?

Sommes-nous rentrés dans une nouvelle ère de conscience planétaire ou faut-il attendre encore un peu…un 6eme Forum ?

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Eh bien, il semblerait que nous soyons portés aujourd’hui par le courant du renouveau. En effet deux évènements majeurs sont à souligner.

Le premier, c’est que la belle théorie de la mémoire de l’eau du savant Jacques Benveniste refait surface avec toutes ses implications et futures applications  biologiques potentielles.

Le deuxième, c’est que bien qu’il soit regrettable que l’eau issue du sol ne soit encore accessible qu’à une minorité de la population planétaire (et qu’elle soit toujours de plus en plus polluée par des éléments organiques persistants, des micropolluants émergents, des nitrates, des hormones, pesticides et depuis peu par la molécule active Tamiflu) il est désormais possible de s’approvisionner facilement et partout. En effet, c’est dans l’atmosphère de notre planète (réserve d’eau douce colossale estimée à 13000 km3) que l’on peut maintenant récupérer cette humidité atmosphérique !

L'eau de l'air_l'éolienne en coupe

 

Voici une éolienne, l’Eole water, qui peut, en plus de la production de watts, assurer aussi une production d’eau potable, avec ou sans vent, y compris dans des endroits très isolés.

Le phénomène de pluie est reproduit à l’intérieur de l’éolienne qui aspire l’humidité  de l’air, la condense et la stocke dans son mat et au final la distribue sous forme d’eau filtrée ! En somme, une invention révolutionnaire, véritable courant d’air et d’eau qui décoiffe nos archaïsmes en remettant en question son accès, sa production et sa distribution.

 

Nul doute que ces deux évènements majeurs, dans l’air du temps, vont encourager le respect de cette ressource et induire une gestion future plus solidaire, plus équitable.

Tout comme l’air, l’eau ne peut-être considéré comme une marchandise qu’états et sociétés privées s’approprient. C’est une composante vitale de la vie sur la planète qui doit être protégée et rendue accessible à tous, c’est notre bien commun !

Étanchez donc votre soif de connaissance sur le sujet et bonne santé à l’union planétaire de l’eau…à venir !

Y.B.

 

  1. Bien répartir l’eau, favoriser son infiltration, réhydrater les terres sèches et mieux la gérer globalement. Voici une sympathique et instructive vidéo associative présentant le cycle de l’eau revu et corrigé.

             A visionner impérativement !

 

       2.   Association Jacques Benveniste pour la Recherche

              et le livre récemment réédité à lire, faire lire et à traduire dans toutes les langues… 

Mémoire de l'eau

 

 « Ma Vérité sur la Mémoire de l’eau »

 

 

 

      

      3.   Enfin, de l’eau dans l’air…véritable courant d’air et d’eau revigorant que cet éolewater …une mine d’or bleu !

Sep 30

L’agriculture doit augmenter de 70% d’ici 2050 !

L'homo Bio !

La production agricole mondiale doit augmenter de 70% d’ici 2050 pour nourrir la population de la planète, qui atteindra alors les 9,1 milliards de personnes, a estimé jeudi dans un rapport l’Organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
 
“La FAO fait preuve d’un optimisme prudent sur le potentiel du monde à se nourrir d’ici à 2050″, a indiqué Hafez Ghanem, sous-directeur général de la FAO. Toutefois, nourrir tout un chacun d’ici là n’est pas “automatique”, à moins de relever plusieurs défis de taille, a-t-il ajouté.
 
La FAO a convoqué pour les 12 et 13 octobre un Forum d’experts de haut niveau pour discuter des stratégies à mettre en oeuvre pour relever ces défis. Le Forum, intitulé “Comment nourrir le monde en 2050″ rassemblera quelque 300 experts (universitaires, chercheurs, ONG, secteur privé) de pays développés et en développement. Il préparera le terrain à la tenue du 16 au 18 novembre d’un nouveau Sommet mondial sur la sécurité alimentaire.
 
La population mondiale doit passer de 6,8 milliards à 9,1 milliards en 2050, selon les dernières projections des Nations Unies, et l’essentiel de la croissance démographique se produira dans les pays en développement.
 
C’est en Afrique subsaharienne, que le taux de croissance sera le plus fort (+108%, soit 910 millions de personnes). En revanche, il sera le plus faible en Asie de l’est et du sud-est (+11%, soit 228 millions de personnes). La demande alimentaire va continuer à s’accroître du fait de la croissance démographique et de l’augmentation des revenus.
 
La production céréalière annuelle devra croître de près d’un milliard de tonnes (elle atteint aujourd’hui 2,1 milliards de tonnes) et la production de viande devra augmenter de plus de 200 millions de tonnes, totalisant 470 millions de tonnes en 2050, dont 72% seront consommés dans les pays en développement (contre 58% aujourd’hui), selon la FAO.
 
La production de biocarburants pourrait également doper la demande de produits agricoles, et ce en fonction des prix de l’énergie et des politiques gouvernementales. Les terres arables devront augmenter d’environ 120 millions d’hectares dans les pays en développement, principalement en Afrique subsaharienne et en Amérique latine.
 
Globalement, les disponibilités de ressources en terre sont suffisantes pour nourrir la future population mondiale, mais une grande partie des terres encore inexploitées souffrent de contraintes chimiques et physiques, de maladies endémiques et du manque d’infrastructures, autant de problèmes difficiles à surmonter. Il faut donc des investissements de taille pour les mettre en production.
 
Les prélèvements d’eau pour l’agriculture irriguée devraient augmenter à un rythme plus lent compte tenu de la meilleure efficacité d’utilisation de l’eau, mais ils progresseront néanmoins de près de 11 pour cent d’ici à 2050.
 
A l’échelle mondiale, les ressources d’eau douce sont suffisantes, mais réparties de façon très inégale, et le manque d’eau atteindra des niveaux alarmants dans un nombre croissant de pays ou de régions, en particulier au Proche-Orient/Afrique du Nord et en Asie du Sud. (belga/ca)

(Source :  www.7sur7.be   23/ 09 /2009)

Sep 30

IASI mesure pour la 1ere fois l’ammoniac de l’atmosphère !

Iasi à bord du satellite MetOp (source cnes)

Grâce aux mesures infrarouge de l’instrument du CNES, une équipe de chercheurs franco-belge a obtenu les 1eres cartes globales d’ammoniac de l’atmosphère. 

L’ammoniac provient principalement de l’usage des fertilisants agricoles et de l’intensification des pratiques d’élevages.

IASI* n’avait pas été conçu pour mesurer l’ammoniac car le signal d’absorption de ce dernier est extrêmement faible : une fois émis, il ne reste que quelques heures dans l’atmosphère mais engendre une cascade d’effets environnementaux qui, a des concentrations élevées, affectent la faune, la flore, et la qualité de l’air localement.« Les mesures de l’ammoniac réalisées démontrent que IASI est un instrument très performant. » s’enthousiasme Cathy Clerbaux, directeur de recherche au CNRS.

L’ammoniac est le plus mal connu parmi les polluants régulés par les directives européennes pour la qualité de l’air. Les cadastres d’émission sont peu précis et la surveillance globale et systématique de cette espèce est difficile. « Ces 1eres cartes globales d’ammoniac permettront de réaliser des inventaires d’émissions plus réalistes », affirme Cathy Clerbaux.

«  IASI améliore la qualité des prévisions météorologiques mais aussi les connaissances sur les gaz impliqués dans les pics de pollution » se réjouit Cathy Clerbaux.

Embarqué sur le satellite météorologique MetOp, IASI est un acteur essentiel du suivi de l’environnement et du climat.

Grâce à son spectromètre, plusieurs constituants atmosphériques ont déjà été observés : l’ozone, le monoxyde de carbone, le méthane, le dioxyde de carbone, et aujourd’hui l’ammoniac.

« Les nombreuses mesures, accumulées durant 1 an, ont permis d’isoler la signature de l’ammoniac du bruit de fond de l’instrument et d’augmenter la précision des mesures  », explique Cathy Clerbaux.

Grâce à ces observations, les chercheurs ont mis en évidence une sous-estimation des sources d’ammoniac dans l’hémisphère Nord, en particulier en Amérique (Californie, Idaho), en Europe (vallées du Po et de l’Ebre) et en Asie Centrale.

Des sources n’existant pas dans les inventaires actuels ont ainsi été détectées. Au total, une trentaine de sources majeures d’ammoniac ont été identifiées, pour l’année 2008.

 (Source : www.cnes.fr )

Sep 18

Des déchets radioactifs retrouvés au large de l’Italie !

L’épave d’un cargo contenant 120 bidons de déchets radioactifs et coulé par la mafia a été retrouvée samedi à 28 km au large des côtes de la Calabre, a déclaré lundi le procureur de la ville de Paola, Bruno Giordano.
“L’embarcation fait 110 mètres de long et elle se trouve à 500 mètres de profondeur”, a indiqué M. Giordano, dont le parquet est chargé de l’enquête. “Pour l’instant, on ne connaît pas l’origine des déchets mais il est probable qu’ils viennent de l’étranger. Il s’agit d’une première avancée”, a précisé Bruno Giordano.
Le Cunsky ne serait que l’une des 32 embarcations transportant des produits toxiques et coulées par la mafia dans la Méditerranée, selon le parquet de Reggio-Calabria. Un repenti de la mafia calabraise, Francesco Fonti, qui avait confessé être à l’origine de l’explosion qui avait envoyé le Cunsky par le fond, a permis de retrouver l’épave du navire.
“Toutes les enquêtes concernant les navires disparus ont été archivées. Cette découverte est la preuve concrète qui manquait depuis 1994, l’année des premières plaintes de (l’organisation de défense de l’environnement) Legambiente”, a déclaré Sebastiano Venneri, vice-président de cette association.
“Selon les confessions de mafieux repentis, la ‘Ndrangheta – la mafia calabraise – aurait été payée ces vingt dernières années pour couler les déchets radioactifs dans la mer. Une enquête sur les origines des déchets est donc nécessaire au plus vite”, a-t-il souligné.
“Actuellement, la Calabre n’a pas les moyens économiques et les outils technologiques pour financer les enquêtes à venir. Il faut que la ministre de l’Environnement (Stefania Prestigiacomo) se mobilise”, a demandé pour sa part Silvestro Greco, responsable de la protection de l’environnement de la région Calabre. (belga/ca)

(Source : www.7sur7.be 15/09/2009)

Sep 18

Une gigantesque nappe de pétrole menace l’Australie !

pollution pétrolièreUne gigantesque nappe de pétrole menace la vie marine de la côte nord-occidentale de l’Autralie. Le pétrole s’échappe de façon incontrôlée depuis des semaines d’un puits de forage situé sous la plate-forme Montara. La compagnie pétrolière responsable PTTEP Australasia veut entamer dimanche le forage d’un tunnel à 2,6 km de profondeur afin de colmater la fuite de pétrole. Les travaux pourrait prendre trois semaines et demi, a indiqué l’entreprise.

La nappe d’huile se situe à environ 200 kilomètres au large des côtes et s’étend, selon l’entreprise, sur 46 kilomètres de largeur et 130 kilomètres de longueur. Les autorités australiennes pour la protection de la vie marine ont déjà aspergé la zone, depuis les airs, de plusieurs produits chimiques afin de dissoudre le pétrole.

Selon l’organisation de protection de l’environnement WWF, la zone est l’une des plus importantes régions de migration pour les animaux marins. Les baleines à bosse mettent notamment bas le long des côtes, notamment de la Kimberley Cote. Des pêcheurs auraient déjà observé des tortues souillées de pétrole. (belga/acx)

(Source : www.7sur7.be 13/09/2009)

Sep 18

La Terre 7sur7Planète Terre, Planète Désert?

 

« Alors que quelques pantins s’agitent frénétiquement dans l’arène électorale, l’arène véritable (au sens latin du terme: “arena”, “sable”) recouvre inexorablement la terre de son linceul stérile. Ces démagogues, de tous bords, promettent toujours plus de croissance: plus de salaires, plus de vacances, plus de travail, plus de consommation et bien sûr, plus de sécurité contre un ennemi inexistant: le seul terrorisme étant alimentaire et ce sont eux qui l’ont mis en place. 

La Planète se meurt d’extraction, se meurt de combustion. La Planète Terre commence à régler ses comptes avec l’humanité: à force de soustractions, c’est maintenant l’addition qu’elle présente!
Terrien, sors de ton rêve! La Planète Terre s’enlise, s’ensable, se désertifie. Serait-ce que la Planète “déserte” l’humanité? Le mot “désert” vient du latin “desertus”, de “deserere” qui signifie “abandonner”.
En 1965, l’écrivain Frank Herbert, un des grands maîtres de l’écologie-fiction,  publiait le premier ouvrage de son épopée magnifique connue sous le nom de “Cycle de Dune”. Frank Herbert avait il pressenti le destin inéluctable de notre planète?
Dune est une planète-désert sans eau. Les vents de sables  s’y déchaînent à 700 km/heure. Les Fremen (Hommes Libres) y coévoluent avec des vers gigantesques, source de l’Épice.
Est-ce une allégorie? Les vers de terre, source par excellence de fertilité, ont “déserté” les terres agricoles consumées par les poisons répandus par les multinationales biocidaires. 
En avril 2001, une “tempête de sol” de 1800 km d’amplitude s’envola de Chine (transportant des millions de tonnes de sol) pour venir atterrir en Amérique du nord: elle recouvrit de son manteau toute la partie ouest, de l’Arizona au Canada. En avril 2002, une autre tempête de sol Chinois s’abattit sur la Corée du sud, paralysant le pays. 

La Chine livre une bataille, perdue d’avance, contre l’avancée des déserts, les anciens et les nouveaux qui se créent. Selon Wang Tao, de l’Académie Nationale des Sciences de Chine, ce sont 24 000 villages recouverts par les sables, qui ont été abandonnés, totalement ou partiellement, durant la seconde moitié du siècle passé. De 1950 à 1975, la Chine perdait chaque année 175 000 hectares. Entre 1975 et 1987, la désertification s’empara de 200 000 hectares par année. De 1987 à 2000, la désertification s’empara de 300 000 hectares par année. A ce rythme là, la Chine perdra 400 000 hectares de terre par année à partir de 2012. 

A l’échelle planétaire, ce sont 1370 hectares de sol qui sont désertifiés à jamais toutes les heures, ce qui fait 12 millions d’hectares chaque année, l’équivalent de la moitié de la surface agricole de la France. 

En Inde, par exemple, ce sont 2,5 millions d’hectares qui sont désertifiés chaque année. Vers 2000, on estimait à 150 millions d’hectares la surface agricole de ce pays. Cela signifie qu’en 2060, il ne restera plus un gramme de terre arable en Inde. En fait, un scénario plus catastrophique peut se profiler si le processus de désertification s’emballe, en raison des bouleversements climatiques: accroissement des températures, sécheresses et disparition des glaciers de l’Himalaya.  
A l’échelle planétaire, quelle est la quantité exacte de sol perdu chaque année en raison de l’érosion éolienne et hydrique? Les estimations les plus basses sont de l’ordre de 25 milliards de tonnes de sol par année. Selon les estimations les plus hautes, ce sont 2400 tonnes de sol, chaque seconde
Les estimations hautes nous semblent beaucoup plus probables car chaque année Costa Rica perd 1 milliard de tonnes de sols, l’Ile de Java en perd un milliard, l’Éthiopie en perd un milliard, etc., etc. 
Dans l’article précédent, John Jeavons a évoqué la perte de sol en relation avec la production de nourriture: pour chaque tonne de nourriture produite, ce sont de 6 à 18 tonnes de sol qui sont irrémédiablement perdues
Un occidental consomme à peu près une tonne de nourriture par an. Dans certains pays, la quantité consommée par personne est de moitié. Dans d’autres régions, ou selon les populations ou les couches sociales, la quantité de nourriture consommée tend vers le zéro, ce qui “explique” le fait que
36 000 personnes meurent de faim tous les jours.
 
 En Iran, selon Mohammad Jarian, le responsable du département de lutte contre la désertification, ce sont 124 villages de la région de Sistan-Balûchistân qui ont été ensevelis en 2002 et abandonnés. Dans le nord-ouest de l’Afghanistan, des dunes de sable de 15 mètres de hauteur envahissent tout et y compris les routes. 
Au Nigeria, ce sont 350 000 hectares qui sont désertifiés chaque année, autant qu’en Chine. De 1950 à 2005, la population humaine y est passée de 33 millions à 132 millions tandis que le nombre de vaches, moutons et chèvres passait de 6 millions à 66 millions. 
De nombreux pays d’Afrique sont désertifiés très rapidement en raison de différents facteurs: pratiques agricoles non durables, surpâturage et errance des troupeaux, feux de brousse et le commerce du charbon de bois à destination des citadins de plus en plus nombreux. 

En Chine, l’érosion serait maximale puisque le chiffre de 18 tonnes de sol perdues, par tonne de nourriture produite, est avancé. Les chiffres officiels évoquent la perte de 5 milliards de tonnes de sol chaque année dans ce pays. C’est une estimation strictement à minima. Selon les images de satellite, les déserts du Taklimaklan et du Kumtag sont en train de fusionner. Il en est de même pour deux déserts du centre nord qui sont en train de s’étendre sur les provinces du Gansu et de la Mongolie. 

Madagascar perd jusqu’à 400 tonnes de sol par année et par hectare. 

, qui partent dans le vent ou dans les océans, à savoir 76 milliards de tonnes de sol chaque année. 

Au Mexique, la désertification chasse 700 000 paysans tous les ans vers les cités ou vers les USA. 
Quant à l’Australie, parler de catastrophe n’est tout au plus qu’un euphémisme. Ce pays se prépare à sa septième année consécutive de sécheresse. L’Australie sera sans doute le premier pays “occidental” à être ruiné par les processus de salinisation et de désertification: certaines terres Australiennes ont des concentrations de sel trois fois supérieures à celles de l’océan. 
Il aura fallu à la société occidentale un siècle et demi d’agriculture et d’élevage intensifs pour transformer l’Australie en un désert. Fast-food and fast-destruction! Faut-il vous l’emballer ou est-ce pour “consumer” de suite? 
Un record que même les USA n’ont pas réussi à battre: ils n’ont perdu, en 150 ans de colonialisme, que 75 % de leur humus! C’est 1m50 (150 cm) d’humus qui est parti à tout jamais dans les océans. En région tempérée, il faut 500 ans pour produire naturellement 2,5 cm d’humus. Cela veut dire qu’il faudra à la nature 30 000 années pour régénérer ce patrimoine humique.
 

 

En France, par exemple, selon la Chambre d’Agriculture du Pas de Calais, les agriculteurs de ce département perdent entre 10 et 100 tonnes par hectare et par année. 
Lorsque l’érosion est de 100 tonnes de sol par hectare et par an, cela signifie qu’il faut 100 ans pour réparer 1 année d’agriculture intensive betteravière et qu’il faut 2000 ans pour réparer 20 années d’agriculture intensive betteravière.
 

 

L’agriculture occidentale moderne est une agriculture hors-sol produisant des aliments-poisons. C’est une agriculture militarisée qui bombarde le sol de tout un arsenal de produits toxiques. 
Qui se rappelle que l’année 2006, en fait l’année passée, fut déclarée par l’ONU “Année internationale des déserts et de la désertification”?

 

Soyons réalistes, la Planète Terre continuera bien à nourrir une petite partie (de plus en plus restreinte) de la population humaine jusqu’en l’an 2050. Après quoi, rideau: la Planète Terre se sera transformée en grands déserts entourés de quelques océans. Le vert aura disparu.
Et c’est un scénario optimiste (quant à l’échéance dans le temps) car il ne prend en compte ni l’accroissement de la population mondiale,  ni la montée des niveaux des océans, ni les bouleversements climatiques que tout un chacun peut commencer à observer, ni bien sûr un emballement climatique que personne n’ose imaginer. 
Ce scénario  “optimiste” ne prend pas en compte non plus, bien sûr, la grande supercherie des agro-carburants que nous venons de dénoncer dans notre article  “Mettez du sang dans votre moteur: la tragédie des nécro-carburants”.
Le Titanic agricole est en train de sombrer et c’est un tsunami alimentaire qu’il va provoquer. Demain. » 

En Europe, le taux moyen d’érosion du sol est de 17 tonnes par hectare et par année alors que le taux moyen de formation du sol est d’1 tonne par hectare et par année.A l’érosion s’ajoute la destruction des sols brûlés par l’agriculture toxique. Ne nous méprenons pas: de nombreuses régions françaises ne sont peut-être pas des déserts de sable mais elles sont des déserts en gestation. Que se passerait-il si, aujourd’hui, on interdisait en agriculture tous les intrants de synthèse et tous les pesticides? Les terres sont devenues stériles: les automnes seraient sans récolte. Qui connaît l’existence, au sein de l’ONU, d’une commission chargée de la lutte contre la désertification? Peu de gens sans doute et c’est tout aussi bien car cette commission n’a aucun moyen financier! Un léger brise-vent (de sable) tout au plus. (Source : liberterre.fr_dominique Guillet_mai 2007)

Mar 24

Pollution

Pollution | écrit par Yvan Burtin Pas de commentaire »


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