Dec 19

Copenhague 4“La conférence climat de Copenhague a frôlé la catastrophe avant d’accoucher samedi d’un accord aux ambitions limitées pour lutter contre le réchauffement, loin de combler les attentes exprimées par la mobilisation sans précédent qu’elle a suscitée.

“Ce n’est peut-être pas tout ce que nous espérions mais cette décision de la conférence des parties est une étape essentielle”, a estimé le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, après deux semaines de tractations chaotiques, un sommet à 130 chefs d’État et une nuit de débats acides…

Nombre d’ONG environnementales ont dénoncé un fiasco: “Pas de contrainte, aucun objectif à 2020 ni à 2050: difficile d’imaginer pire conclusion pour la conférence de Copenhague”, déplorait Greenpeace.

Déception cruelle pour nombre de négociateurs engagés dans le processus: le paragraphe stipulant la nécessité d’aboutir à un traité “légalement contraignant” d’ici la conférence climat de Mexico fin 2010, un temps envisagé, a disparu du document final…”

(Source : www.7sur7.be )


Le temps est venu !

Copenhague 1Que s’est-il passé au Sommet mondial de Copenhague ?

Ce qui paraissait évitable et transformable si l’on avait pris les bonnes décisions apparait finalement comme inéluctable. Intuitivement nous savions que, la nature ne se réduisant pas au monde visible, il nous faudrait anticiper en réagissant radicalement.

De tout temps le mysterium tremendum de son origine et de sa destinée à poussé l’être humain à lutter, à résister.

Chaque fois qu’il a éprouvé des sentiments de crainte ou d’angoisse face aux forces qui le dépassaient, il les a repoussés ou canalisés. Il a toujours su se projeter en avant dans le réel et l’action, c’est là le trait essentiel de son aptitude à la survie.

Pourtant, lors de ce sommet mondial, l’angoisse et l’anticipation timorée ont dominé les rencontres des gouvernants. Les sociétés maintenues en dérapages contrôlés viennent, par la voix de leurs représentants, d’énoncer l’ordre du monde face au changement climatique.

L’attitude générale adoptée n’a pas été de se séparer du comportement adaptif au bouleversement à venir mais plutôt de le confirmer en confortant le modèle social et économique dominant.

De ce fait, les décisions et capacités mobilisées risquent fort d’être insuffisantes voire vaines.

Symboliquement, notre civilisation est en croisière autour du globe terrestre. Elle est embarquée sur le pétrolier géant dernier cri « L’Odyssée du climat » qui navigue en direction des récifs et elle s’amuse ! A bord De ce navire révélant notre maîtrise des hautes technologies nous sommes actuellement à un peu plus d’un tiers du chemin. Les escales se suivent et les soirées à bord se succèdent les unes aux autres. La dernière en date était sous l’égide des Nations-Unies, soirée baptisée « Copenhague ». Pour l’occasion, utilisant toute l’énergie disponible, le pétrolier était plus que jamais illuminé. La fête était grandiose puisqu’était présente l’élite mondiale représentant 192 pays. La thématique était éminemment distrayante car il s’agissait ni plus ni moins du climat et de son réchauffement. Le champagne CO2 coulait à flot pour l’ensemble des participants et les convives s’étaient rassemblés autour d’un mât de cocagne spécialement dressé sur le pont du bateau.

Mais il ne faut jamais oublier que lorsque la coupe est pleine, il faut la boire.

Le Sommet de Copenhague était ce mât de cocagne. Un haut mât enduit d’une matière glissante (des milliards de dollars), au sommet duquel la récompense attendait qui pourrait la détacher… C’était là l’occasion formidable de mettre en avant un puissant effort de volonté collective pour innover et inventer la société planétaire solidaire, fraternelle et responsable.

Face au processus climatique engagé, le moment était venu de lancer une grande transformation historique où l’unification politique de l’humanité pouvait créer et perpétuer la culture planétaire tant attendue.

Au lieu des 10500 milliards de dollars estimés nécessaires pour éviter des « dommages irréparables sur le climat » c’était le moment de mettre en place un idéal commun de vie et de développement humain.

Voilà ce qu’il fallait décrocher haut la main !

Copenhague…cocagne. A vrai dire, c’est raté.

Copenhague 2

Durant douze jours la majorité des intervenants s’est escrimée à grimper sur le mât. Il n’en a résulté que de tristes tentatives, affrontements, amoncellements d’échecs, glissades et chutes à répétition pour aboutir in fine au désordre organisé,  la non unité de l’espèce humaine face au danger climatique.

Las, la théâtralisation médiatisée de notre impuissance est flagrante. Les acteurs de « Copenhague » n’ont pas réalisé que la destinée humaine reste liée à la dignité de tous ainsi qu’à la prospérité de toutes les formes de vie qui dépendent elles aussi du climat.

Or, cette fin de période interglaciaire stigmatise l’incapacité du modèle économique mondial à assurer globalement bien-être et abondance.

Ce manque total de lucidité va imposer de nouveau à l’être humain de cesser de jouir de sa propre nature pour lutter une fois de plus avec son environnement.

D’ores et déjà il est communément admis qu’un milliard d’êtres humains puissent souffrir de la faim. Cette famine, acceptée par la gouvernance mondiale en cours d’établissement, s’est installée durablement. Ce n’est que le hors-d’œuvre du « Menu climatique ». Ce n’est que le début, la suite arrive…

Copenhague 3

En effet, nos choix productivistes, la croissance continue et égoïste des profits cumulés à l’incapacité à gérer sagement et équitablement les ressources planétaires ont compromis durablement l’avenir des générations futures.

L’homo-productivus a laissé partout son empreinte. Sur lui-même et bien sûr sur la nature et le climat. Ses énormes capacités matérielles satisfont une partie des besoins exprimés et permettront à une minorité de survivre au plus grand nombre dans le bouleversement biosphérique attendu.

Les moyens pour y parvenir ont été mis en place pour contrer durement  l’autre futur possible ; celui de l’humain unifié et insoumis qui s’oppose avec joie à l’efficacité sordide, biométrique, mécanique et planifiée d’une gouvernance mondiale sélective.

Malgré ce, l’humain unifié regarde l’avant et l’après. Depuis toujours, il porte en lui la possibilité de se transformer. Aujourd’hui, il doit réveiller ses capacités intellectuelles pour résister à cette terrible inertie collective de la civilisation et créer.

Créer l’accomplissement de l’équilibre, de la plénitude, de l’universalité de l’humain planétaire. L’idéal citoyen planétaire doit maintenant inspirer la résistance à la léthargie émotionnelle contemporaine, à la soumission et à la routine. C’est en renouant avec ces valeurs, en les désirant et en les portant avec joie que nous retrouverons l’énergie, la vitalité et le potentiel créateur qui caractérise notre condition d’être humain.

Malheureusement, les décideurs de Copenhague, ces représentants officiels de nos sociétés organisées n’ont pas atteint l’unité et l’équilibre nécessaires pour décrocher les mesures salutaires qui étaient à portée de main.

Ils auraient dû comprendre et accepter à l’unanimité l’aide de toutes les cultures représentées par la société civile, les associations écologiques, humanistes et citoyennes participant aux débats et manifestations.

Logo Union Planétaire

Ils auraient alors pu être habités des réalités urgentes de la société mondiale et agir en citoyens planétaires. Voyez-vous,  seul le citoyen planétaire né de cette culture unifiée mondiale aurait-été capable de se hisser au plus haut niveau du mât.

Il est bien dommage que le cadre rationnel de l’Union planétaire qui propose une nouvelle image du cosmos et de la nature humaine reste encore méconnu. Son point de vue métaphysique et idéologique, qui possède les qualités diverses propres à la vie, aurait été bien utile à Copenhague !

Mais voilà, cette vision avant-gardiste mise en ligne sur internet depuis l’été 2009 ne bénéficie d’aucun soutien. Des sympathies au projet se sont certes manifestées mais l’engagement attendu semble pour beaucoup trop important voire utopique. Pourtant, notre vie orientée et irréversible à besoin d’utopie et d’amour pour se développer et s’opposer à la tendance naturelle de cette énergie qui l’anime à s’épuiser, à se dissiper. L’utopie et l’amour ouvrent au respect, à la tolérance, à l’écoute, au dialogue, au partage, à la solidarité, à l’espoir et à l’action efficace. Il en manque encore  pour une politique d’ Union planétaire, il en manquait à Copenhague !

Que pouvons-nous espérer maintenant sinon que l’organisation mondiale économique cesse d’imposer sa pensée systématique, réductrice et égoïste qui enferme l’être humain en le réduisant à ses appétits et à ses pulsions animales.

Nous sommes à une étape importante pour l’humain planétaire. Son expérience et son savoir le rendent apte à transformer maintenant, par l’action, les domaines de plus en plus restreint de la vie.

Espérons donc que le changement climatique va intensifier sa créativité et l’aider à assumer la responsabilité qui est sienne dans le processus général de transformation qui s’annonce.

S’il se débarrasse de ses chaines, s’il s’écarte de ses habitudes consuméristes liées au productivisme et de ses croyances alors ce changement idéologique fondamental pourra voir le jour.

Le moment favorable à l’Union planétaire est là. Le défi est à relever, maintenant.

La détermination intérieure de tous doit être présente et impérative.

Spontanément et solidairement nous devons prendre parti et porter ensemble ce projet de civilisation, d’envergure, qui peut embrasser aujourd’hui le cercle planétaire. Sur cette vaste sphère l’âge du renouveau humain s’annonce et notre maturité est la condition de la réussite de cette transformation. Elle sera possible lorsque les ferments de cette maturité (travail, loisirs, justice, savoir et amour) seront à l’équilibre et ce n’est qu’alors que nous serons capable d’avoir cette visée plus haute pour accéder au sommet du mât. Pour comprendre, pour protéger et partager résolument la vie terrestre.

Au cœur de la maturité, la pensée planétaire est un don de paix que l’on s’accorde et que l’on accorde à l’humanité. Elle va se libérer pour bâtir l’avenir des générations futures, la compréhension et l’acceptation de notre planète.

Pardonnons donc ces derniers errements politiques et erreurs pour que l’acte créateur de paix et de solidarité intergénérationnelle permette d’accepter la charge d’humanité et la transforme pour les temps à venir.

Le temps des tergiversations et hésitations est révolu, « L’Odyssée du climat » suit son cours…

Y.B.

Nov 22

Vacances d'automne 2008 139Au regard de l’importance symbolique de l’actualité internationale, comment ne pas s’interroger sur le sens de l’existence de chaque être humain sur la planète ?

En effet, ces derniers temps sont révélateurs d’une tendance lourde de l’orientation du nouvel ordre social. Celle de l’homme moderne, parfait robot biologique, qui doit être conforté dans sa condition et sa finalité existentielle de production.

Jusqu’à maintenant le gros des troupes de la population mondiale  fantasme son avenir. Ce désir d’avenir n’existe que parce qu’il est déjà possédé par une minorité aux commandes. Quant à ceux qui participent obséquieusement au maintien des règles, c’est parce qu’ils ont l’égoïste ambition de s’asseoir eux aussi, un jour, devant la table de jeu.

Aujourd’hui, la crise financière internationale a démontré cruellement que ni le travail, ni la terre ne permettent décemment la rente ou le salaire.

Pourtant, l’Homo-Productivus continue à consacrer son existence à produire, mouvoir des capitaux et rendre possible leurs flux pour ceux qui édictent les règles du jeu. Il est déplacé tel un pion sur le Monopoly-planétaire et savamment maintenu dans une « religion du capital ».

Son aliénation productiviste est assurée par le culte rendu à l’argent, il peut consommer, participer à la croissance, le tour est joué !

C’est fascinant de découvrir les rouages du système car l’on comprend qu’il ne peut y avoir de souveraineté individuelle sans participation à cette religion.

Les rebelles, les éjectés du système (jeunes, vieux, malades), les pauvres, les affamés sont les laissés pour compte de ce sinistre jeu. L’augmentation de cette misère fait l’argent des maîtres qui jouent de ces pions avec une délectation cynique et mortifère.

L’Homo-Productivus demeure cependant dans la partie car il est l’esclave de cette puissance temporelle et capitaliste qui le domine. Pour bien le jouer, l’employer, le protéger,  il faut l’encadrer, l’éduquer, le surveiller, le contrôler. Dressage, territorialisation, hiérarchisation et domestication visent à le rendre non pas intelligent et inventif mais plutôt compétitif, docile et utile.

Le pragmatisme coutumier des natures obséquieuses avides de reconnaissance sociale est systématiquement récompensé parce qu’il permet de ficher, répertorier et organiser ces pions. C’est ainsi que l’on gère au plus près les enjeux de la partie !

Code barre

De fait, l’Homo-Productivus constamment insatisfait, frustré et privé de liberté renonce peu à peu à la vie publique altruiste, responsable, solidaire  partagée et désintéressée. Il est le jouet de l’aristocratie capitaliste dure, manœuvrière et insensible au bonheur commun. Sa place de pion dans l’ordre social des cases du jeu à occuper est ainsi délimitée :

  • Il ne doit pas être animé par de nobles causes
  • Il ne doit pas réfléchir
  • Il ne doit pas être politiquement ni socialement  solidaire de ses semblables
  • Il ne doit pas être volontaire ni courageux
  • Il ne doit pas accepter la gratuité ni l’échange fraternel
  • Il ne doit pas être autonome
  • Il ne doit pas accepter l’espace commun identitaire qu’est la planète
  • Il ne doit pas être propriétaire, donc responsable, de son existence
  • Il ne doit pas être rebelle au mensonge, à l’injustice et à la violence

La soumission est la règle de base de ses déplacements sur la table de jeu. L’actualité des aléas humains diffusée par les médias le démontre de plus en plus, jour après jour. Les populations sont quotidiennement et majoritairement abruties de faits divers, de guerre, d’horreurs, de malheurs, de maladies  et de terrorisme. Leurs horizons territoriaux sont des horizons de violences et de peur…l’Homo-productivus ne quitte pas sa case tout seul !

Une campagne de vaccination mondiale contre la grippe mutante est mise en place pour sauver (soi-disant) tous les citoyens. Pendant ce temps, les improductifs, les laissés pour compte et les affamés du « Monopoly- planétaire »sont toujours hors-jeux…seul la croissance des riches compte !

Lueur d’espoir, qu’en est-il de cet évènement majeur, la Marche mondiale pour la Paix ?

Vaccination !

Lueur d’espoir, qu’en est-il de cet autre évènement majeur, le Sommet mondial de la sécurité alimentaire ?

De l’un comme de l’autre, pas grand-chose sinon l’insignifiance existentielle du quotidien,  la poursuite du jeu et la confirmation que tous les pions ne s’avèrent pas nécessaires.

Pour l’instant, seul l’Homo-Productivus compte.

Prochaine étape de la partie en cours, le Sommet de Copenhague !

Y.B.

Nov 16

nuéesUn impérieux devoir pour l’humanité !

Moins d’un mois avant le Sommet de Copenhague voici une étude qui arrive à point nommé pour nous rappeler que les solutions d’adaptations au changement climatique se trouvent dans les ressources naturelles. Elle interpelle tous ceux qui agitent frénétiquement le chiffon rouge de la surpopulation et qui  affirment catégoriquement qu’il faut freiner la démographie en « stabilisant » la population mondiale pour faire face au changement climatique.

En fait, une meilleure gestion des ressources naturelles, sage et raisonnable, permettrait à l’ensemble de l’espèce humaine d’appréhender intelligemment la période à venir. Mieux vivre ensemble au sein de la biosphère, solidairement et équitablement doit être l’aboutissement du futur traité de Copenhague.

Le temps est venu pour l’humanité de devenir responsable et d’arrêter cette cupidité des générations présentes qui fait payer la note aux générations futures.

La masse des échanges planétaires nécessite définitivement un nouveau modèle économique plutôt que cette goinfrerie qu’est la consommation relancée par le capitalisme vert. A cause de lui, la situation alimentaire  se dégrade et dans de nombreux états « providence » une grande partie des populations est déconnectée de la réalité biosphérique. L’ordre social qui prévaut dresse des paravents à la crise économique et impose le port d’œillères pour une vision du quotidien formatée et égoïste. De fait, l’apartheid social se développe et se traduit par:

- une opposition entre les salariés du public, du privé, les chômeurs, les travailleurs indépendants

-une  stigmatisation des pauvres (les modestes)

-un irrespect vis-à-vis des séniors

-l’admiration des riches

Ces distorsions internes et externes de vie commune, nationales ou internationales, génèrent de l’incivisme, de l’autoritarisme, un esprit de compétition exacerbé et une perte de repères. Le tout prend place dans un environnement mis en danger par la destruction accélérée des biotopes ainsi que les disparitions inéluctables de nombreuses espèces tant animales que végétales… la Terre ne parait plus à même de répondre aux besoins des humains.

Cerise sur le gâteau, le choix ces derniers mois de relancer l’économie mondiale par la dette publique, l’aide financière aux banques et la consommation semble être une erreur car cela retarde la prise de conscience collective, freine le désir de changement et repousse la possibilité de changer le système.

Le Sommet de Copenhague devrait-être l’occasion d’amorcer un processus de meilleure gestion de l’ensemble. Il faut désormais redéfinir une économie pour tous avec ni riches, ni pauvres. Une nouvelle économie, juste, équitable, globale qui redonne du sens à l’humanité et à la nature. C’est pourquoi, si prioritairement nous prenons en compte la nécessité biosphérique, nous pouvons encore changer de modèle politique et d’ordre social afin de renouer avec la fraternité entre les humains, sans que soit compromise leur diversité. Ce n’est pas trop tard !

Remettre du bon sens dans les règles et lois de l’argent et investir massivement dans la biodiversité pour s’acclimater au changement climatique est prioritaire. Les auteurs de cette étude sont les précurseurs de l’action écologonomique. Et l’écologonomie peut générer le nouveau champ économique planétaire en réduisant notre impact sur la biodiversité.

Parvenir à cette meilleure gestion des ressources naturelles est possible si l’on se dote de l’indispensable outil que serait une monnaie unique. Les « Bankor » et « DTS » (droits de tirage spéciaux dans un panier de monnaies) sont les premiers balbutiements vers la monnaie planétaire. L’écologonomie peut ensuite être la logique, la ligne de force qui ouvre la voie au « globo », la future monnaie planétaire.

USA, Europe et Asie, en s’unissant dignement, pourraient alors bâtir pacifiquement, solidairement et solidement l’économie de la société planétaire de demain, hétérogène et originaire.

Oui, il est temps de prendre conscience de la primauté biosphérique et de l’unité humaine pour l’adaptation au changement climatique !

Oui, il est temps de cesser d’emprunter sur le capital de vie des générations futures !

Oui, le temps est venu que tous les responsables politiques, quelles que soient leurs familles d’origine, orientent désormais leurs efforts en ce sens, simplement, humblement, honnêtement et humainement !

Bien que le changement de nos modes de vie ne puisse se faire en un instant nous pouvons d’ores et déjà commencer à œuvrer ensemble afin qu’il n’y est plus de pauvreté et de faim au sein de notre espèce et que nous n’épuisions plus les systèmes biologiques de la planète.

C’est alors solidairement, collectivement et efficacement que nous pourrons faire face au défi qu’est le changement climatique.

Participer à l’élaboration du traité de Copenhague est une occasion unique et formidable. C’est un honneur !

Au nom de la dignité humaine, vous qui allez rédiger les textes constitutifs, n’oubliez pas que la Terre que nous gérons est une oasis fragile dans l’espace stellaire ; que gérer sagement, équitablement les ressources globales et préserver la vie est un impérieux devoir pour l’humanité…le reste ce ne sont que des intérêts particuliers, des discours pseudo-scientifiques, du tohubohu médiatique, de la rhétorique et de l’irresponsabilité politique.

Y.B.

Investir pour protéger la nature est hautement rentable

Gestion de la biodiversité_7sur7Investir des milliards pour protéger la diversité de la vie animale et végétale permettrait un retour sur investissement cent fois supérieur sur le long terme, estime une étude de l’économiste indien Pavan Sukhdev publiée vendredi.

Plus d’un milliard d’autochtones dépendent directement pour leur subsistance des récifs coralliens, des forêts, des mangroves et d’autres formes de ce capital naturel. Et si les leaders politiques ne prennent pas rapidement des mesures radicales pour enrayer la destruction de ces ressources, conflits, famines et réfugiés climatiques seront inévitables, avertit ce rapport.

“Reconnaître et donner un prix aux services rendus par la nature à la société doit devenir une priorité pour les responsables politiques”, explique à l’AFP Pavan Sukhdev, auteur principal de cette étude intitulée “L’économie des systèmes écologiques et de la biodiversité”.

Investir quelque 45 milliards de dollars par an dans le développement des zones protégées sur terre et en mer permettrait d’assurer des bénéfices de l’ordre de 4 à 5.000 milliards de dollars par an après quelques dizaines d’années, estime l’économiste. Ainsi, la plantation l’an dernier de 12.000 hectares de mangroves dans le sud du Vietnam a coûté environ 1 million de dollars mais devrait permettre d’éviter les dépenses d’entretien des digues qui représentent plus de 7 millions de dollars chaque année.

“Alors que le changement climatique est un enjeu global avec des répercussions locales, la biodiversité est un ensemble d’enjeux locaux”, commente Pavan Sukhdev, soulignant que l’exemple des mangroves au Vietnam pourrait et devrait être multiplié à travers le monde. A moins d’un mois du sommet de l’ONU sur le climat à Copenhague, la protection des forêts tropicales apparaît comme une question cruciale.

“La déforestation représente 20% des émissions de gaz à effet de serre”, rappelle Pavan Sukhdev. “Mais les forêts constituent aussi le plus important dispositif d’atténuation du changement climatique car elles capturent 15% des émissions totales de dioxyde de carbone”, ajoute-t-il.

Lors du sommet du G8 élargi aux grands pays émergents, les pays principaux pollueurs de la planète ont reconnu que la terre ne devait pas se réchauffer au-delà de deux degrés, rejoignant ainsi pour la première fois la communauté scientifique. Pour certains écosystèmes cependant, il est peut-être déjà trop tard.

Ainsi, les récifs coralliens tropicaux, dont dépendent près de 500 millions de personnes sur la planète, sont déjà sur une pente descendante avec une augmentation de température d’un peu moins de 1 degré depuis l’ère préindustrielle. “500 millions de personnes qu’il faudrait prendre en charge: que ferez-vous si – et plus probablement ‘quand’ – le problème se posera”, interroge Pavan Sukhdev.

“Les solutions au changement climatique se trouvent dans les ressources naturelles. On peut utiliser la restauration des écosystèmes pour l’adaptation (au changement) et on doit utiliser les écosystèmes – les forêts, les océans – comme outil principal d’une réduction” des émissions de gaz à effet de serre, estime l’économiste.

L’étude, soutenue par le programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), a été lancée par la Commission européenne en 2007 et sa version finale devrait être présentée en octobre 2010. Dans une première phase présentée en mai 2008, Pavan Sukhdev avait estimé que l’érosion de la biodiversité représentait un coût évalué entre 1.350 et 3.100 milliards d’euros par an. (afp)

(Source : www.7sur7.be )

Nov 13

Le Kilimandjaro, tout un symbole !

Kilimandjaro_7sur7En Tanzanie, sur la plus haute montagne d’Afrique,   la glace fond rapidement !

En effet, le glacier du Kilimandjaro, vieux de 12000 ans, a déjà perdu un quart de sa superficie entre 2000 et 2007.

La fonte des glaciers est un phénomène global qui s’amplifie sur une grande partie des massifs montagneux de la planète et la montée des températures semble en être la cause principale.

Ce sujet d’extrême importance devrait être l’un des débats majeurs qui seront tenus lors du Sommet de Copenhague.

Espérerons qu’en ce qui concerne les relations internationales la glace fonde là aussi !

Les solidaires et nécessaires mesures d’acclimatation au changement climatique en dépendent. A suivre…

Y.B.

Par Hannah Devlin, Times, 2 novembre 2009

Kilimandjaro 2_contreinfo“Les neiges du Kilimandjaro auront disparu d’ici deux décennies, estiment les scientifiques, qui indiquent que la fonte rapide de ce glacier durant le siècle dernier apporte une spectaculaire preuve concrète du changement climatique mondial.

Si ces prévisions – basées sur 95 années d’observations des glaces du Kilimandjaro – s’avèrent exactes, le sommet de la plus haute montagne d’Afrique serait dépourvu de glaces pour la première fois depuis plus de 12 000 ans.

Depuis 1912, 85% du glacier a disparu et la fonte ne semble pas se ralentir. Vingt-six pour cent de la glace a disparu depuis 2000.

L’étude publiée aujourd’hui dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, conclut que la cause principale de cette fonte des glaces est l’augmentation des températures mondiales. Bien que les changements de la nébulosité et des précipitations neigeuses puissent également jouer un rôle, ces facteurs semblent être de moindre importance. Même d’intenses sécheresses, dont l’une d’elles avait duré environ 300 ans, n’avaient pas provoqué une telle diminution du glacier.

L’étude, réalisée à partir de photographies terrestres et satellitaires, montre la diminution de la superficie de glace entre 1912 et 2007. Les 12 km carrés de glace de 1912 se sont réduits à 1,9 km carré en 2007, et les deux grands champs de glace existant auparavant ont laissé place à plusieurs petites formations isolées.

Pour la deuxième partie de leur étude, les scientifiques de l’Université de l’Ohio ont foré la glace jusqu’à la roche et extrait des carottages de glace sur six sites différents. Ces carottes, descendant jusqu’à une profondeur de 49 m, ont permis de retracer l’historique de la glace, de sa fonte et des précipitations des 11 700 dernières années.

Les bulles allongées emprisonnées dans la couche superficielle de l’un des prélèvements indiquent que des phases de gel et de fonte avaient alterné au cours des 40 dernières années. Par le passé, même les événements climatiques extrêmes n’avaient pas provoqué de fonte notable. Une grave sécheresse, intervenue il y a 4200 ans et qui avait duré trois siècles, a laissé une couche de poussière, mais aucune preuve de fonte importante.

Les techniques de datation radioactive ont également montré que la glace avait rapidement perdu en épaisseur et en superficie. Le glacier sud a perdu 5 mètres d’épaisseur entre 2000 et 2007, et le glacier Furtwängler, plus petit, a perdu de 4,8 m, soit 50% de son épaisseur totale.

« Une année Furtwängler sera là, et l’année suivante, il aura disparu », prévoit Lonnie Thompson, un paléoclimatologue de l’université d’Ohio, qui a dirigé cette étude.

La fonte du Kilimandjaro s’inscrit dans une tendance générale de diminution des glaciers à travers l’Afrique, l’Inde et l’Amérique du Sud. Ce phénomène se produit sur le mont Kenya, les Monts Rwenzori en Afrique centrale, ainsi que sur les glaciers de l’Himalaya et des Andes.

« Le fait que tant de glaciers dans les régions tropicales et subtropicales montrent des réponses similaires suggère une cause commune sous-jacente », indique le professeur Thompson.

Il attribue cette évolution à la hausse des températures de surface de la Terre, qui est plus prononcée à haute altitude. Les scientifiques prévoient que même sans réchauffement supplémentaire, tous les glaciers finiront par fondre, sauf ceux situés sur les plus hauts sommets.

La fonte des glaciers peut être dévastatrice pour les espèces qui dépendent des environnements neigeux pour leur survie. Elle peut également avoir des conséquences pour l’agriculture. Une grande partie du débit des rivières dans les régions montagneuses vient de l’eau de fonte et la disparition des glaciers devrait accroître les pénuries d’eau.

L’Office Météorologique britannique a indiqué ce mois-ci que la fonte des glaciers pourrait entraîner une baisse de 20% de la productivité agricole mondiale.”

Sur le Web :

Proceedings of the National Academy of Sciences

Glacier loss on Kilimanjaro continues unabated

L. G. Thompson, H. H. Brecher, E. Mosley-Thompson, D. R. Hardy and B. G. Mark.

The dramatic loss of Kilimanjaro’s ice cover has attracted global attention. The three remaining ice fields on the plateau and the slopes are both shrinking laterally and rapidly thinning. Summit ice cover (areal extent) decreased ≈1% per year from 1912 to 1953 and ≈2.5% per year from 1989 to 2007. Of the ice cover present in 1912, 85% has disappeared and 26% of that present in 2000 is now gone.

From 2000 to 2007 thinning (surface lowering) at the summits of the Northern and Southern Ice Fields was ≈1.9 and ≈5.1 m, respectively, which based on ice thicknesses at the summit drill sites in 2000 represents a thinning of ≈3.6% and ≈24%, respectively. Furtwängler Glacier thinned ≈50% at the drill site between 2000 and 2009.

Ice volume changes (2000-2007) calculated for two ice fields reveal that nearly equivalent ice volumes are now being lost to thinning and lateral shrinking. The relative importance of different climatological drivers remains an area of active inquiry, yet several points bear consideration.

Kilimanjaro’s ice loss is contemporaneous with widespread glacier retreat in mid to low latitudes. The Northern Ice Field has persisted at least 11,700 years and survived a widespread drought ≈4,200 years ago that lasted ≈300 years.

We present additional evidence that the combination of processes driving the current shrinking and thinning of Kilimanjaro’s ice fields is unique within an 11,700-year perspective. If current climatological conditions are sustained, the ice fields atop Kilimanjaro and on its flanks will likely disappear within several decades.”

(source: www.contreinfo.info )

Oct 10

Planète, la définition !

 

(source: 7sur7.be)

(source: 7sur7.be)

Un jour viendra où des exo planètes en orbite autour d’autres étoiles pourront être explorées et habitées par des espèces vivantes dont vraisemblablement l’espèce humaine. Il ne sera alors plus question de découpages territoriaux dépendant d’intérêts nationaux d’origine terrestre ni de démographie galopante ni encore de flux migratoires générés par le manque de solidarité et de justice.

L’Union Planétaire permettra de porter l’essor humain au-delà du système solaire en pérennisant un système de gestion des ressources planétaires équilibré et équitable.

En attendant, voici le texte intégral de la définition de ce qu’est une planète du système solaire, telle qu’elle a été adoptée jeudi 24 août 2006 à Prague par les participants à l’assemblée triennale de l’Union Astronomique Internationale (UAI) :

 

Planète – planète naine

“Les observations récentes ont changé notre vision des systèmes planétaires et il est important que la nomenclature des objets reflète notre compréhension actuelle. Ceci s’applique en particulier à la définition d’une “planète”. Le mot “planète” désignait initialement les “vagabonds” du ciel, c’est-à-dire les points de lumière qui bougeaient par rapport aux étoiles. Les découvertes récentes nous conduisent à une nouvelle définition correspondant à l’état de nos connaissances.
En conséquence, l’Union astronomique internationale (UAI) décide de répartir les planètes et les autres corps de notre système solaire en trois catégories de la manière suivante :

  1. Une planète¹ est un corps céleste, qui (a) est en orbite autour du Soleil, (b) a une masse suffisante pour que sa gravité l’emporte sur les forces de cohésion du corps solide et le maintienne en équilibre hydrostatique, sous une forme presque sphérique, (c) a éliminé tout corps susceptible de se déplacer sur une orbite proche ;
  2. Une “planète naine”² est un corps céleste, qui (a) est en orbite autour du Soleil, (b) a une masse suffisante pour que sa gravité l’emporte sur les forces de cohésion du corps solide et le maintienne en équilibre hydrostatique, sous une forme presque sphérique, (c) n’a pas éliminé tout corps susceptible de se déplacer sur une orbite proche, (d) n’est pas un satellite.
  3. Tous les autres objets³ en orbite autour du Soleil, à l’exception des satellites, sont appelés “petits corps du Système solaire”.

Notes :
¹ – Les huit planètes sont : Mercure, Venus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.
² – Une action spécifique sera organisée par l’UAI pour décider à quelle catégorie, “planète naine” et/ou autres classes, appartiennent les cas limites.
³ – Ceci inclut la plupart des astéroïdes du Système solaire, la plupart des objets trans-neptuniens (OTN), les comètes et tous les autres corps.

(Conformément à la définition ci-dessus, Pluton est une “planète naine”. Il est identifié comme le prototype d’une nouvelle catégorie d’objets trans-neptuniens.)

(Source : www.cnes.fr )

 

Sep 18

Un colloque important (12 et13 novembre 2009) où l’on se rendra compte de l’utilité de l’approche plurilinguisme dans le contrôle de l’interaction, la résolution des problèmes et la prise de décision (impact stratégique).

Après l’anglais comme monolinguisme d’information et de transmission de connaissances, le plurilinguisme pourrait un jour avoir pour dénominateur commun l’espéranto, la langue universelle !

L’espéranto universel à l’université. Voilà une décision à prendre rapidement qui permettrait d’enrichir, tout en maintenant leurs diversités d’origine, les modes interactionnels de communication.

 

 Colloque d’automne – Les enjeux du plurilinguisme pour la construction des savoirs

 

Ce colloque vise à conduire une réflexion sur les enjeux du plurilinguisme pour le monde de la science et de la recherche, à présenter les hypothèses actuelles et à les mettre en débat auprès d’un large éventail de représentants des domaines scientifiques et académiques, tant européens que suisses.

Plus particulièrement, il vise à montrer en quoi la confrontation de différent modes de conceptualisation et d’interaction contribuent à la construction et au transfert des connaissances (impact cognitif) et interviennent dans le contrôle de l’interaction, la résolution des problèmes et la prise de décision (impact stratégique).

Des exemples d’enseignement plurilingue à l’université et dans des hautes écoles spécialisées, ainsi que des exemples d’interactions plurilingues en situation de recherche, permettront d’éclairer l’impact cognitif et stratégique du plurilinguisme, et dès lors la plus-value qu’il représente pour le monde académique et le monde de la recherche, aussi bien en termes de richesse conceptuelle que de diversité dans les modes interactionnels.

Le colloque sera essentiellement organisé autour de trois thématiques

1.     Le plurilinguisme dans la recherche et les publications scientifiques

2.     L’enseignement plurilingue dans la formation supérieure

3.     Vers une politique plurilingue pour l’enseignement supérieur et les institutions de recherche

Entre autres, les scientifiques suivants de grand renommé tiendront des conférences :

·         Lorenza Mondada

·         Georges Lüdi

·         Daniel Coste

·         Rita Franceschini

·         Walter Haas
 

(Source: www.sagw.ch/fr  SAGW
12.11.2009 – 13.11.2009 | Bern, Zentrum Paul Klee)

Sep 11

Bientôt le Sommet mondial sur la sécurité alimentaire !

Sommet mondial sur la sécurité alimentaireUn humain sur six est exposé au risque de sous-alimentation, soit plus d’un milliard de personnes sur Terre !

Les guerres énergétiques, économiques et la crise financière mondiale accentuent le phénomène et conséquemment la pauvreté se développe durablement ! La misère ne cesse de croître…

Le temps est venu de relever le défi, il est planétaire !

Voici donc annoncé un Forum d’experts de haut niveau qui se réunit les 12 et 13 octobre 2009 afin de préparer le prochain Sommet mondial sur la sécurité alimentaire. Ils passeront en revue les options politiques envisageables pour être en mesure de nourrir les 9,2 milliards d’humains attendus au milieu de ce 21e siècle.

Cette analyse prospectiviste est au cœur de l’état d’urgence planétaire (dans l’ordre : climatique, social, économique, et énergétique). Elle a le mérite d’aborder de possibles réformes pour une « gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire ». Le terme est formulé et l’ambition clairement affichée.

Mais quelle « gouvernance mondiale » ?

Celle ou « on prend les mêmes et on recommence » ?  Nous ne ferions alors que redistribuer les cartes aux joueurs institués et sans les avoir battues !

Ne vaudrait-il pas mieux redonner du sens aux politiques des gouvernants présents et à venir en orientant d’abord la réflexion sur l’Union Planétaire ?

Il est grand temps que des chefs d’États et de gouvernements osent quitter l’ornière des clivages politiques et du conformisme ambiant aux modèles dominants. Dans tous les pays nous pouvons les inciter à une telle prise de conscience !

Mettre en place une telle union au niveau sociétal requiert de la volonté et du courage car ce serait l’ébauche, à grande échelle, d’une discussion par la majorité de la société planétaire pour un changement de société capable de créer un monde meilleur.

La misère, la pauvreté et la faim ne doivent plus être considérées comme éternelles et immuables.

Ce qu’il nous faut construire, c’est l’humain planétaire, singulier par sa culture d’origine, doué d’un libre arbitre,  autonome et solidaire, maillon naturel faisant partie corps et âme de la biosphère.

Alors cessons de prôner et maintenir les pouvoirs temporels ou spirituels alimentés jusqu’à ce jour par les règles et les lois de l’argent car le capitalisme  (que l’on nomme ultralibéralisme ou néolibéralisme) est poussé à outrance.

Il ruine notre planète et la vie d’une partie croissante de ses habitants.

Qui des deux du capitalisme ou de la planète (comme support de vie pour l’espèce humaine) arrivera à son terme ?

Nous rentrons dans une nouvelle ère !

Si nous voulons des solutions, il suffit de poser le problème honnêtement et correctement.

A bon entendeur…

Y.B.

Comment nourrir le monde en 2050

Perspectives agricoles

Au cours de la première moitié de ce siècle, alors que notre planète approchera des 9 milliards d’habitants, la demande mondiale de denrées destinées à l’alimentation humaine ou animale et de fibres doublera pratiquement, tandis que les cultures pourront de plus en plus être utilisées pour la production de bioénergie et à d’autres fins industrielles. La demande nouvelle et traditionnelle de produits agricoles mettra ainsi à rude épreuve des ressources agricoles déjà insuffisantes. Et, tandis que l’agriculture sera forcée d’entrer en concurrence avec les établissements urbains pour accéder à la terre et à l’eau, elle sera appelée également à servir sur d’autres fronts importants, à savoir: contribuer à l’atténuation du changement climatique et s’adapter à ce changement, encourager la préservation des habitats naturels, protéger les espèces menacées et assurer le maintien d’un niveau élevé de biodiversité. Et comme si cela ne suffisait pas, dans la plupart des régions, les zones rurales compteront de moins en moins d’habitants et parmi ceux-ci de moins en moins d’agriculteurs. Ces agriculteurs auront besoin de nouvelles technologies pour produire plus, avec moins de terres et moins de main-d’œuvre.

Problèmes à résoudre

· Serons-nous capables de produire suffisamment de nourriture à des prix raisonnables ou la hausse des prix des denrées alimentaires condamnera-t-elle à la pauvreté et à la faim une part croissante de la population mondiale?

· De quelle capacité disposons-nous encore, en ce qui concerne la terre et l’eau, pour nourrir le monde en 2050?

· Quelles sont les nouvelles technologies qui pourraient nous aider à utiliser au mieux ces ressources insuffisantes et à accroître et stabiliser les rendements de l’agriculture et de l’élevage?

· Investissons-nous suffisamment dans la recherche et le développement pour trouver des solutions en temps opportun?

· Les nouvelles technologies seront-elles accessibles à ceux qui en auront le plus besoin, à savoir les pauvres?

· Combien faut-il investir pour adapter l’agriculture au changement climatique et dans quelle mesure l’agriculture peut-elle contribuer à atténuer les phénomènes climatiques extrêmes ?

Les défis à relever au niveau des politiques

Enfin, disposons-nous de politiques adaptées pour répondre aux besoins futurs de l’humanité? Les gouvernements des pays à faible revenu sont-ils en mesure d’aider les pauvres et les affamés à améliorer leurs moyens de subsistance et à se nourrir? Les politiques commerciales et l’aide publique au développement suffisent-elles et sont-elles correctement ciblées pour mieux nourrir le monde au cours des prochaines décennies? Quels sont les domaines prioritaires sur le plan des politiques et où se trouvent les points chauds, présents ou prévisibles, pour lesquels des mesures s’imposent de toute urgence? Que faire pour garantir la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne, continent dont la population croît plus vite qu’ailleurs, subit de plein fouet l’impact du changement climatique et souffre-le plus du VIH/sida? »

(Source : Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture_FAO.org)

Mar 24


Use

In this section you can add any events concerning our Planet and its inhabitants, which will influence the choices and actions in the future.

If you have based your argument on an existing/published article, mention it clearly, in an adapted format. That is to say, each time you cite/mention a paragraph/extract, use quotation marks (i.e.  « … ») or even better use italics.

Name your source/s (name the article, magazine, newspaper or site, name the author/s, date of creation) to avoid any issues of plagiarism.

When giving your advice, or your impressions, try to present these in a manner which will enrich/further/add to the debate.

Let’s Meet for our Planet!