Dec 19

Copenhague 4“La conférence climat de Copenhague a frôlé la catastrophe avant d’accoucher samedi d’un accord aux ambitions limitées pour lutter contre le réchauffement, loin de combler les attentes exprimées par la mobilisation sans précédent qu’elle a suscitée.

“Ce n’est peut-être pas tout ce que nous espérions mais cette décision de la conférence des parties est une étape essentielle”, a estimé le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, après deux semaines de tractations chaotiques, un sommet à 130 chefs d’État et une nuit de débats acides…

Nombre d’ONG environnementales ont dénoncé un fiasco: “Pas de contrainte, aucun objectif à 2020 ni à 2050: difficile d’imaginer pire conclusion pour la conférence de Copenhague”, déplorait Greenpeace.

Déception cruelle pour nombre de négociateurs engagés dans le processus: le paragraphe stipulant la nécessité d’aboutir à un traité “légalement contraignant” d’ici la conférence climat de Mexico fin 2010, un temps envisagé, a disparu du document final…”

(Source : www.7sur7.be )


Le temps est venu !

Copenhague 1Que s’est-il passé au Sommet mondial de Copenhague ?

Ce qui paraissait évitable et transformable si l’on avait pris les bonnes décisions apparait finalement comme inéluctable. Intuitivement nous savions que, la nature ne se réduisant pas au monde visible, il nous faudrait anticiper en réagissant radicalement.

De tout temps le mysterium tremendum de son origine et de sa destinée à poussé l’être humain à lutter, à résister.

Chaque fois qu’il a éprouvé des sentiments de crainte ou d’angoisse face aux forces qui le dépassaient, il les a repoussés ou canalisés. Il a toujours su se projeter en avant dans le réel et l’action, c’est là le trait essentiel de son aptitude à la survie.

Pourtant, lors de ce sommet mondial, l’angoisse et l’anticipation timorée ont dominé les rencontres des gouvernants. Les sociétés maintenues en dérapages contrôlés viennent, par la voix de leurs représentants, d’énoncer l’ordre du monde face au changement climatique.

L’attitude générale adoptée n’a pas été de se séparer du comportement adaptif au bouleversement à venir mais plutôt de le confirmer en confortant le modèle social et économique dominant.

De ce fait, les décisions et capacités mobilisées risquent fort d’être insuffisantes voire vaines.

Symboliquement, notre civilisation est en croisière autour du globe terrestre. Elle est embarquée sur le pétrolier géant dernier cri « L’Odyssée du climat » qui navigue en direction des récifs et elle s’amuse ! A bord De ce navire révélant notre maîtrise des hautes technologies nous sommes actuellement à un peu plus d’un tiers du chemin. Les escales se suivent et les soirées à bord se succèdent les unes aux autres. La dernière en date était sous l’égide des Nations-Unies, soirée baptisée « Copenhague ». Pour l’occasion, utilisant toute l’énergie disponible, le pétrolier était plus que jamais illuminé. La fête était grandiose puisqu’était présente l’élite mondiale représentant 192 pays. La thématique était éminemment distrayante car il s’agissait ni plus ni moins du climat et de son réchauffement. Le champagne CO2 coulait à flot pour l’ensemble des participants et les convives s’étaient rassemblés autour d’un mât de cocagne spécialement dressé sur le pont du bateau.

Mais il ne faut jamais oublier que lorsque la coupe est pleine, il faut la boire.

Le Sommet de Copenhague était ce mât de cocagne. Un haut mât enduit d’une matière glissante (des milliards de dollars), au sommet duquel la récompense attendait qui pourrait la détacher… C’était là l’occasion formidable de mettre en avant un puissant effort de volonté collective pour innover et inventer la société planétaire solidaire, fraternelle et responsable.

Face au processus climatique engagé, le moment était venu de lancer une grande transformation historique où l’unification politique de l’humanité pouvait créer et perpétuer la culture planétaire tant attendue.

Au lieu des 10500 milliards de dollars estimés nécessaires pour éviter des « dommages irréparables sur le climat » c’était le moment de mettre en place un idéal commun de vie et de développement humain.

Voilà ce qu’il fallait décrocher haut la main !

Copenhague…cocagne. A vrai dire, c’est raté.

Copenhague 2

Durant douze jours la majorité des intervenants s’est escrimée à grimper sur le mât. Il n’en a résulté que de tristes tentatives, affrontements, amoncellements d’échecs, glissades et chutes à répétition pour aboutir in fine au désordre organisé,  la non unité de l’espèce humaine face au danger climatique.

Las, la théâtralisation médiatisée de notre impuissance est flagrante. Les acteurs de « Copenhague » n’ont pas réalisé que la destinée humaine reste liée à la dignité de tous ainsi qu’à la prospérité de toutes les formes de vie qui dépendent elles aussi du climat.

Or, cette fin de période interglaciaire stigmatise l’incapacité du modèle économique mondial à assurer globalement bien-être et abondance.

Ce manque total de lucidité va imposer de nouveau à l’être humain de cesser de jouir de sa propre nature pour lutter une fois de plus avec son environnement.

D’ores et déjà il est communément admis qu’un milliard d’êtres humains puissent souffrir de la faim. Cette famine, acceptée par la gouvernance mondiale en cours d’établissement, s’est installée durablement. Ce n’est que le hors-d’œuvre du « Menu climatique ». Ce n’est que le début, la suite arrive…

Copenhague 3

En effet, nos choix productivistes, la croissance continue et égoïste des profits cumulés à l’incapacité à gérer sagement et équitablement les ressources planétaires ont compromis durablement l’avenir des générations futures.

L’homo-productivus a laissé partout son empreinte. Sur lui-même et bien sûr sur la nature et le climat. Ses énormes capacités matérielles satisfont une partie des besoins exprimés et permettront à une minorité de survivre au plus grand nombre dans le bouleversement biosphérique attendu.

Les moyens pour y parvenir ont été mis en place pour contrer durement  l’autre futur possible ; celui de l’humain unifié et insoumis qui s’oppose avec joie à l’efficacité sordide, biométrique, mécanique et planifiée d’une gouvernance mondiale sélective.

Malgré ce, l’humain unifié regarde l’avant et l’après. Depuis toujours, il porte en lui la possibilité de se transformer. Aujourd’hui, il doit réveiller ses capacités intellectuelles pour résister à cette terrible inertie collective de la civilisation et créer.

Créer l’accomplissement de l’équilibre, de la plénitude, de l’universalité de l’humain planétaire. L’idéal citoyen planétaire doit maintenant inspirer la résistance à la léthargie émotionnelle contemporaine, à la soumission et à la routine. C’est en renouant avec ces valeurs, en les désirant et en les portant avec joie que nous retrouverons l’énergie, la vitalité et le potentiel créateur qui caractérise notre condition d’être humain.

Malheureusement, les décideurs de Copenhague, ces représentants officiels de nos sociétés organisées n’ont pas atteint l’unité et l’équilibre nécessaires pour décrocher les mesures salutaires qui étaient à portée de main.

Ils auraient dû comprendre et accepter à l’unanimité l’aide de toutes les cultures représentées par la société civile, les associations écologiques, humanistes et citoyennes participant aux débats et manifestations.

Logo Union Planétaire

Ils auraient alors pu être habités des réalités urgentes de la société mondiale et agir en citoyens planétaires. Voyez-vous,  seul le citoyen planétaire né de cette culture unifiée mondiale aurait-été capable de se hisser au plus haut niveau du mât.

Il est bien dommage que le cadre rationnel de l’Union planétaire qui propose une nouvelle image du cosmos et de la nature humaine reste encore méconnu. Son point de vue métaphysique et idéologique, qui possède les qualités diverses propres à la vie, aurait été bien utile à Copenhague !

Mais voilà, cette vision avant-gardiste mise en ligne sur internet depuis l’été 2009 ne bénéficie d’aucun soutien. Des sympathies au projet se sont certes manifestées mais l’engagement attendu semble pour beaucoup trop important voire utopique. Pourtant, notre vie orientée et irréversible à besoin d’utopie et d’amour pour se développer et s’opposer à la tendance naturelle de cette énergie qui l’anime à s’épuiser, à se dissiper. L’utopie et l’amour ouvrent au respect, à la tolérance, à l’écoute, au dialogue, au partage, à la solidarité, à l’espoir et à l’action efficace. Il en manque encore  pour une politique d’ Union planétaire, il en manquait à Copenhague !

Que pouvons-nous espérer maintenant sinon que l’organisation mondiale économique cesse d’imposer sa pensée systématique, réductrice et égoïste qui enferme l’être humain en le réduisant à ses appétits et à ses pulsions animales.

Nous sommes à une étape importante pour l’humain planétaire. Son expérience et son savoir le rendent apte à transformer maintenant, par l’action, les domaines de plus en plus restreint de la vie.

Espérons donc que le changement climatique va intensifier sa créativité et l’aider à assumer la responsabilité qui est sienne dans le processus général de transformation qui s’annonce.

S’il se débarrasse de ses chaines, s’il s’écarte de ses habitudes consuméristes liées au productivisme et de ses croyances alors ce changement idéologique fondamental pourra voir le jour.

Le moment favorable à l’Union planétaire est là. Le défi est à relever, maintenant.

La détermination intérieure de tous doit être présente et impérative.

Spontanément et solidairement nous devons prendre parti et porter ensemble ce projet de civilisation, d’envergure, qui peut embrasser aujourd’hui le cercle planétaire. Sur cette vaste sphère l’âge du renouveau humain s’annonce et notre maturité est la condition de la réussite de cette transformation. Elle sera possible lorsque les ferments de cette maturité (travail, loisirs, justice, savoir et amour) seront à l’équilibre et ce n’est qu’alors que nous serons capable d’avoir cette visée plus haute pour accéder au sommet du mât. Pour comprendre, pour protéger et partager résolument la vie terrestre.

Au cœur de la maturité, la pensée planétaire est un don de paix que l’on s’accorde et que l’on accorde à l’humanité. Elle va se libérer pour bâtir l’avenir des générations futures, la compréhension et l’acceptation de notre planète.

Pardonnons donc ces derniers errements politiques et erreurs pour que l’acte créateur de paix et de solidarité intergénérationnelle permette d’accepter la charge d’humanité et la transforme pour les temps à venir.

Le temps des tergiversations et hésitations est révolu, « L’Odyssée du climat » suit son cours…

Y.B.

Nov 22

Vacances d'automne 2008 139Au regard de l’importance symbolique de l’actualité internationale, comment ne pas s’interroger sur le sens de l’existence de chaque être humain sur la planète ?

En effet, ces derniers temps sont révélateurs d’une tendance lourde de l’orientation du nouvel ordre social. Celle de l’homme moderne, parfait robot biologique, qui doit être conforté dans sa condition et sa finalité existentielle de production.

Jusqu’à maintenant le gros des troupes de la population mondiale  fantasme son avenir. Ce désir d’avenir n’existe que parce qu’il est déjà possédé par une minorité aux commandes. Quant à ceux qui participent obséquieusement au maintien des règles, c’est parce qu’ils ont l’égoïste ambition de s’asseoir eux aussi, un jour, devant la table de jeu.

Aujourd’hui, la crise financière internationale a démontré cruellement que ni le travail, ni la terre ne permettent décemment la rente ou le salaire.

Pourtant, l’Homo-Productivus continue à consacrer son existence à produire, mouvoir des capitaux et rendre possible leurs flux pour ceux qui édictent les règles du jeu. Il est déplacé tel un pion sur le Monopoly-planétaire et savamment maintenu dans une « religion du capital ».

Son aliénation productiviste est assurée par le culte rendu à l’argent, il peut consommer, participer à la croissance, le tour est joué !

C’est fascinant de découvrir les rouages du système car l’on comprend qu’il ne peut y avoir de souveraineté individuelle sans participation à cette religion.

Les rebelles, les éjectés du système (jeunes, vieux, malades), les pauvres, les affamés sont les laissés pour compte de ce sinistre jeu. L’augmentation de cette misère fait l’argent des maîtres qui jouent de ces pions avec une délectation cynique et mortifère.

L’Homo-Productivus demeure cependant dans la partie car il est l’esclave de cette puissance temporelle et capitaliste qui le domine. Pour bien le jouer, l’employer, le protéger,  il faut l’encadrer, l’éduquer, le surveiller, le contrôler. Dressage, territorialisation, hiérarchisation et domestication visent à le rendre non pas intelligent et inventif mais plutôt compétitif, docile et utile.

Le pragmatisme coutumier des natures obséquieuses avides de reconnaissance sociale est systématiquement récompensé parce qu’il permet de ficher, répertorier et organiser ces pions. C’est ainsi que l’on gère au plus près les enjeux de la partie !

Code barre

De fait, l’Homo-Productivus constamment insatisfait, frustré et privé de liberté renonce peu à peu à la vie publique altruiste, responsable, solidaire  partagée et désintéressée. Il est le jouet de l’aristocratie capitaliste dure, manœuvrière et insensible au bonheur commun. Sa place de pion dans l’ordre social des cases du jeu à occuper est ainsi délimitée :

  • Il ne doit pas être animé par de nobles causes
  • Il ne doit pas réfléchir
  • Il ne doit pas être politiquement ni socialement  solidaire de ses semblables
  • Il ne doit pas être volontaire ni courageux
  • Il ne doit pas accepter la gratuité ni l’échange fraternel
  • Il ne doit pas être autonome
  • Il ne doit pas accepter l’espace commun identitaire qu’est la planète
  • Il ne doit pas être propriétaire, donc responsable, de son existence
  • Il ne doit pas être rebelle au mensonge, à l’injustice et à la violence

La soumission est la règle de base de ses déplacements sur la table de jeu. L’actualité des aléas humains diffusée par les médias le démontre de plus en plus, jour après jour. Les populations sont quotidiennement et majoritairement abruties de faits divers, de guerre, d’horreurs, de malheurs, de maladies  et de terrorisme. Leurs horizons territoriaux sont des horizons de violences et de peur…l’Homo-productivus ne quitte pas sa case tout seul !

Une campagne de vaccination mondiale contre la grippe mutante est mise en place pour sauver (soi-disant) tous les citoyens. Pendant ce temps, les improductifs, les laissés pour compte et les affamés du « Monopoly- planétaire »sont toujours hors-jeux…seul la croissance des riches compte !

Lueur d’espoir, qu’en est-il de cet évènement majeur, la Marche mondiale pour la Paix ?

Vaccination !

Lueur d’espoir, qu’en est-il de cet autre évènement majeur, le Sommet mondial de la sécurité alimentaire ?

De l’un comme de l’autre, pas grand-chose sinon l’insignifiance existentielle du quotidien,  la poursuite du jeu et la confirmation que tous les pions ne s’avèrent pas nécessaires.

Pour l’instant, seul l’Homo-Productivus compte.

Prochaine étape de la partie en cours, le Sommet de Copenhague !

Y.B.

Nov 16

nuéesUn impérieux devoir pour l’humanité !

Moins d’un mois avant le Sommet de Copenhague voici une étude qui arrive à point nommé pour nous rappeler que les solutions d’adaptations au changement climatique se trouvent dans les ressources naturelles. Elle interpelle tous ceux qui agitent frénétiquement le chiffon rouge de la surpopulation et qui  affirment catégoriquement qu’il faut freiner la démographie en « stabilisant » la population mondiale pour faire face au changement climatique.

En fait, une meilleure gestion des ressources naturelles, sage et raisonnable, permettrait à l’ensemble de l’espèce humaine d’appréhender intelligemment la période à venir. Mieux vivre ensemble au sein de la biosphère, solidairement et équitablement doit être l’aboutissement du futur traité de Copenhague.

Le temps est venu pour l’humanité de devenir responsable et d’arrêter cette cupidité des générations présentes qui fait payer la note aux générations futures.

La masse des échanges planétaires nécessite définitivement un nouveau modèle économique plutôt que cette goinfrerie qu’est la consommation relancée par le capitalisme vert. A cause de lui, la situation alimentaire  se dégrade et dans de nombreux états « providence » une grande partie des populations est déconnectée de la réalité biosphérique. L’ordre social qui prévaut dresse des paravents à la crise économique et impose le port d’œillères pour une vision du quotidien formatée et égoïste. De fait, l’apartheid social se développe et se traduit par:

- une opposition entre les salariés du public, du privé, les chômeurs, les travailleurs indépendants

-une  stigmatisation des pauvres (les modestes)

-un irrespect vis-à-vis des séniors

-l’admiration des riches

Ces distorsions internes et externes de vie commune, nationales ou internationales, génèrent de l’incivisme, de l’autoritarisme, un esprit de compétition exacerbé et une perte de repères. Le tout prend place dans un environnement mis en danger par la destruction accélérée des biotopes ainsi que les disparitions inéluctables de nombreuses espèces tant animales que végétales… la Terre ne parait plus à même de répondre aux besoins des humains.

Cerise sur le gâteau, le choix ces derniers mois de relancer l’économie mondiale par la dette publique, l’aide financière aux banques et la consommation semble être une erreur car cela retarde la prise de conscience collective, freine le désir de changement et repousse la possibilité de changer le système.

Le Sommet de Copenhague devrait-être l’occasion d’amorcer un processus de meilleure gestion de l’ensemble. Il faut désormais redéfinir une économie pour tous avec ni riches, ni pauvres. Une nouvelle économie, juste, équitable, globale qui redonne du sens à l’humanité et à la nature. C’est pourquoi, si prioritairement nous prenons en compte la nécessité biosphérique, nous pouvons encore changer de modèle politique et d’ordre social afin de renouer avec la fraternité entre les humains, sans que soit compromise leur diversité. Ce n’est pas trop tard !

Remettre du bon sens dans les règles et lois de l’argent et investir massivement dans la biodiversité pour s’acclimater au changement climatique est prioritaire. Les auteurs de cette étude sont les précurseurs de l’action écologonomique. Et l’écologonomie peut générer le nouveau champ économique planétaire en réduisant notre impact sur la biodiversité.

Parvenir à cette meilleure gestion des ressources naturelles est possible si l’on se dote de l’indispensable outil que serait une monnaie unique. Les « Bankor » et « DTS » (droits de tirage spéciaux dans un panier de monnaies) sont les premiers balbutiements vers la monnaie planétaire. L’écologonomie peut ensuite être la logique, la ligne de force qui ouvre la voie au « globo », la future monnaie planétaire.

USA, Europe et Asie, en s’unissant dignement, pourraient alors bâtir pacifiquement, solidairement et solidement l’économie de la société planétaire de demain, hétérogène et originaire.

Oui, il est temps de prendre conscience de la primauté biosphérique et de l’unité humaine pour l’adaptation au changement climatique !

Oui, il est temps de cesser d’emprunter sur le capital de vie des générations futures !

Oui, le temps est venu que tous les responsables politiques, quelles que soient leurs familles d’origine, orientent désormais leurs efforts en ce sens, simplement, humblement, honnêtement et humainement !

Bien que le changement de nos modes de vie ne puisse se faire en un instant nous pouvons d’ores et déjà commencer à œuvrer ensemble afin qu’il n’y est plus de pauvreté et de faim au sein de notre espèce et que nous n’épuisions plus les systèmes biologiques de la planète.

C’est alors solidairement, collectivement et efficacement que nous pourrons faire face au défi qu’est le changement climatique.

Participer à l’élaboration du traité de Copenhague est une occasion unique et formidable. C’est un honneur !

Au nom de la dignité humaine, vous qui allez rédiger les textes constitutifs, n’oubliez pas que la Terre que nous gérons est une oasis fragile dans l’espace stellaire ; que gérer sagement, équitablement les ressources globales et préserver la vie est un impérieux devoir pour l’humanité…le reste ce ne sont que des intérêts particuliers, des discours pseudo-scientifiques, du tohubohu médiatique, de la rhétorique et de l’irresponsabilité politique.

Y.B.

Investir pour protéger la nature est hautement rentable

Gestion de la biodiversité_7sur7Investir des milliards pour protéger la diversité de la vie animale et végétale permettrait un retour sur investissement cent fois supérieur sur le long terme, estime une étude de l’économiste indien Pavan Sukhdev publiée vendredi.

Plus d’un milliard d’autochtones dépendent directement pour leur subsistance des récifs coralliens, des forêts, des mangroves et d’autres formes de ce capital naturel. Et si les leaders politiques ne prennent pas rapidement des mesures radicales pour enrayer la destruction de ces ressources, conflits, famines et réfugiés climatiques seront inévitables, avertit ce rapport.

“Reconnaître et donner un prix aux services rendus par la nature à la société doit devenir une priorité pour les responsables politiques”, explique à l’AFP Pavan Sukhdev, auteur principal de cette étude intitulée “L’économie des systèmes écologiques et de la biodiversité”.

Investir quelque 45 milliards de dollars par an dans le développement des zones protégées sur terre et en mer permettrait d’assurer des bénéfices de l’ordre de 4 à 5.000 milliards de dollars par an après quelques dizaines d’années, estime l’économiste. Ainsi, la plantation l’an dernier de 12.000 hectares de mangroves dans le sud du Vietnam a coûté environ 1 million de dollars mais devrait permettre d’éviter les dépenses d’entretien des digues qui représentent plus de 7 millions de dollars chaque année.

“Alors que le changement climatique est un enjeu global avec des répercussions locales, la biodiversité est un ensemble d’enjeux locaux”, commente Pavan Sukhdev, soulignant que l’exemple des mangroves au Vietnam pourrait et devrait être multiplié à travers le monde. A moins d’un mois du sommet de l’ONU sur le climat à Copenhague, la protection des forêts tropicales apparaît comme une question cruciale.

“La déforestation représente 20% des émissions de gaz à effet de serre”, rappelle Pavan Sukhdev. “Mais les forêts constituent aussi le plus important dispositif d’atténuation du changement climatique car elles capturent 15% des émissions totales de dioxyde de carbone”, ajoute-t-il.

Lors du sommet du G8 élargi aux grands pays émergents, les pays principaux pollueurs de la planète ont reconnu que la terre ne devait pas se réchauffer au-delà de deux degrés, rejoignant ainsi pour la première fois la communauté scientifique. Pour certains écosystèmes cependant, il est peut-être déjà trop tard.

Ainsi, les récifs coralliens tropicaux, dont dépendent près de 500 millions de personnes sur la planète, sont déjà sur une pente descendante avec une augmentation de température d’un peu moins de 1 degré depuis l’ère préindustrielle. “500 millions de personnes qu’il faudrait prendre en charge: que ferez-vous si – et plus probablement ‘quand’ – le problème se posera”, interroge Pavan Sukhdev.

“Les solutions au changement climatique se trouvent dans les ressources naturelles. On peut utiliser la restauration des écosystèmes pour l’adaptation (au changement) et on doit utiliser les écosystèmes – les forêts, les océans – comme outil principal d’une réduction” des émissions de gaz à effet de serre, estime l’économiste.

L’étude, soutenue par le programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), a été lancée par la Commission européenne en 2007 et sa version finale devrait être présentée en octobre 2010. Dans une première phase présentée en mai 2008, Pavan Sukhdev avait estimé que l’érosion de la biodiversité représentait un coût évalué entre 1.350 et 3.100 milliards d’euros par an. (afp)

(Source : www.7sur7.be )

Nov 13

Suites de l’Opération neige…

Chine neige_7sur7 Au moins 38 personnes sont mortes dans le nord de la Chine, où certaines provinces ont connu leurs plus fortes chutes de neige en plusieurs décennies, a rapporté la presse vendredi.

La neige, précoce et abondante cette année, a également entraîné, dans les provinces septentrionales, de graves perturbations pour le trafic aérien, ferroviaire et pour les automobilistes, même si la situation revenait lentement à la normale vendredi.

La province du Shanxi a été la plus touchée, près de 500 accidents de la route ayant fait 24 morts depuis le début de la semaine, a rapporté l’agence semi-officielle China News Service. Certaines provinces ont enregistré leurs plus fortes chutes de neige en 60 ans et un million de Chinois ont été victimes de sinistres.

Le Premier ministre Wen Jiabao s’est rendu jeudi dans la province du Hebei où six personnes ont péri — dont trois enfants morts écrasés après la chute du toit de leur école. Le Shanxi a déploré cinq morts et la province du Shandong et la région autonome du Ningxia les autres décès.

Les chutes de neige, en partie provoquées par les scientifiques pour alléger la sécheresse dont souffre le Nord, ont entraîné la fermeture partielle ou totale des aéroports de Pékin, Taiyuan, Xian, Shijiazhuang entre autres et l’annulation de centaines de vols en Chine du Nord. (belga/ca)

(Source : www.7sur7.be)

Nov 03

Neige artificielle sur Pékin !Nous le savons, la couche d’ozone protège la planète des rayons ultra-violets. Au-delà, la ceinture Van Allen avec le champ magnétique terrestre nous protègent des rayons cosmiques.

Ainsi, des pôles magnétiques jusqu’à la stratosphère les protons et particules atomiques, tournant autour des lignes de force du champ magnétique terrestre, empêchent les particules élémentaires de nous atteindre.

Si ces particules hautement énergisées perçaient ce bouclier protecteur alors non seulement le patrimoine génétique des espèces vivantes serait impacté mais le décalage induit de la répartition des ions dans la haute atmosphère pourrait aussi entrainer des modifications conséquentes du climat !

Notre époque est formidable et dangereuse à la fois. Son potentiel de progrès et de développements scientifiques peut aussi bien propulser notre civilisation dans un futur attrayant que la faire revenir à l’âge de pierre. Voici ci-après une information traitant d’une activité de modification du climat qui rappelle étrangement le système HAARP (High-frequency Active Auroral Research Project) qui à ce jour doit-être pleinement opérationnel.

Pour mémoire, le HAARP, basé sur le sol des États-Unis et sur les territoires de ses alliés, serait un système pouvant utiliser et transmettre en un temps relativement court, par injection d’ondes électromagnétiques dans la ionosphère, des quantités d’énergie phénoménales, focalisées ou non, sur des régions stratégiques de la surface du globe.

Il se pourrait donc, parmi les nombreux domaines d’applications possibles, que le climat puisse être l’objet de contrôles et de modifications !

Cet évènement météorologique serait-il une étape supplémentaire à la course de la maitrise de la haute atmosphère ?

Comme un petit air de déjà entendu qui serait la contre-mesure chinoise au HAARP ?

Prenons garde à ne pas ouvrir la boite de Pandore et tâchons d’utiliser les progrès scientifiques uniquement dans des buts positifs, pacifiques afin d’assurer la pérennité de l’espèce humaine sur la planète.

S’il s’avérait exact qu’en utilisant un tel potentiel technologique nous étions aux premiers stades d’une « guerre de l’environnement » alors  l’unité planétaire serait en danger.

Ne l’oublions pas, le super-organisme multidimensionnel qu’est la planète est pour l’instant encore notre bien commun !

Y.B.

La première neige sur Pékin provoquée artificiellement !

Pékin sous la neige !Les météorologues chinois sont parvenus dimanche à recouvrir Pékin d’un manteau de neige, inhabituel pour la saison, dans le cadre de leurs efforts pour lutter contre une sécheresse persistante.
La neige, inhabituellement précoce, est tombée sur la capitale pendant la moitié de la journée avec des températures qui ne dépassaient pas 2° Celsius et des vents soutenus du nord, a indiqué l’agence Chine nouvelle.
La neige est tombée également dans les provinces de Liaoning et Jilin dans le nord-est ainsi que sur le port de Tianjin (est) qui a connu sa première neige automnale.
“Nous ne manquons pas une occasion de provoquer des précipitations depuis que Pékin souffre d’une sécheresse persistante” a déclaré Zhang Qiang, directeur du Bureau de Pékin pour la modification du climat.
Les météorologues chinois provoquent des pluies depuis des années en injectant des substances chimiques dans les nuages. Selon le Beijing Evening News, la neige est la plus précoce à Pékin depuis 10 ans.
Par ailleurs, le froid et le vent ont provoqué des retards à l’aéroport de Pékin et interrompu le transport maritime des passagers à partir des côtes de la province de Shandong dans l’est du pays. (belga_01/11/2009)

(source : www.7sur7.be)

Oct 30

…ou le réveil à l’ombre de trois bombes !

...mode hivernal !

...mode hivernal !

On ne peut faire tourner indéfiniment la chaudière économique du développement durable à un tel régime !

Pourtant c’est cette tentative écologique du 21ème siècle qui essaie malgré tout et à tous prix de maintenir un semblant de cohésion d’ensemble au système.

Alors l’inquiétude grandit car les systèmes de valeurs sociétaux ainsi que la priorité de la croissance économique, basée sur la consommation effrénée des énergies fossiles, n’ont toujours pas été remis sérieusement en question.

Les problèmes cruciaux d’équité et de modes de vie à tous les niveaux de la société planétaire ne sont encore que frileusement abordés.

Nous passons en mode hivernal. Les tensions géopolitiques pour l’accaparation des ressources s’accroissent, l’économie de marché conquérante passe en mode de survie monétaire et les populations commencent à s’interroger sur le sens de leur vie !

Les responsabilités des politiques, des scientifiques, des experts et des journalistes sont plus que jamais engagées.

Des voix s’élèvent pour éveiller la conscience de l’opinion publique planétaire.

En voici une des USA, inattendue, parmi tant d’autres…

Tiens donc, « le temps est venu d’agir » !

Y.B.

Les trois bombes de notre époque, par Thomas Friedman

29 octobre 2009

« Nous sommes en train de remettre le futur de nos enfants dans les mains des deux des forces les plus impitoyables de la planète : le Marché et Mère Nature, » écrit Thomas Friedman, éditorialiste au New York Times et autrefois partisan convaincu des bienfaits de la mondialisation libérale et des vertus du marché. Lui qui imaginait encore il y a peu de mettre l’Amérique à l’abri du reste du monde derrière un « mur » d’indépendance énergétique, semble avoir pris conscience de l’interdépendance de nos destin. Le temps est venu « d’agir », dit-il, et de ne plus laisser des forces aveugles déterminer notre avenir. Cette conversion tardive nous paraît significative des désarrois et des remises en causes qui travaillent en profondeur les USA. Elle méritait d’être signalée.

par Thomas Friedman, New York Times, 6 octobre 2009

Je suis un baby boomer de 56 ans et quand je regarde autour de moi aujourd’hui il apparait clairement que ma génération a eu une vie facile : nous avons grandi dans l’ombre d’une seule bombe – la bombe nucléaire. A notre époque Il semblait exister une seule grande menace qui aurait pu provoquer un revirement à 180 degrés, non-linéaire, dans la trajectoire de nos vies : que les Soviétiques nous lancent une arme nucléaire. Mes filles ne sont pas si chanceuses.

Les jeunes d’aujourd’hui grandissent dans l’ombre de trois bombes – dont n’importe laquelle peut se déclencher à tout moment et mettre en mouvement un véritable changement non-linéaire et radical dans la trajectoire de leurs vies.

La première, bien sûr, reste la menace nucléaire, qui pour ma génération venait en fait d’un ennemi apparaissant rationnel, l’Union Soviétique, avec laquelle nous partagions une doctrine de destruction mutuelle assurée. Aujourd’hui, la menace nucléaire peu provenir de toutes sortes d’États ou de terroristes, y compris les terroristes suicidaires jihadistes pour lesquels la destruction mutuelle assurée est une récompense, non une dissuasion.

Mais il y a désormais deux autres bombes au-dessus de la tête de nos enfants : la bombe de la dette et la bombe climatique.

Alors que nous continuons d’accumuler du carbone dans l’atmosphère à des niveaux sans précédents, nous ne savons pas à quel moment la prochaine molécule de carbone bouleversera un écosystème et entrainera un épisode climatique non-linéaire – comme la fonte de la toundra sibérienne relâchant l’ensemble de son méthane, le dessèchement de l’Amazone ou la fonte de la totalité de la banquise du pôle Nord en été. Et lorsqu’un écosystème s’effondre, il entraine des changements imprévisibles dans d’autres écosystèmes qui peuvent transformer toute la planète.

Le même raisonnement s’applique au sujet de la bombe de la dette américaine. Pour nous relever de la Grande Récession, nous avons du nous endetter encore plus. Il suffit d’observer les records atteints aujourd’hui par le cours de l’or, en période de déflation, pour savoir que de nombreuses personnes sont inquiètes que le prochain dollar ajouté à cette dette – non équilibré par des réductions de budgets ou de nouveaux revenus provenant de l’impôt – n’entraine un abandon « non linéaire » du dollar et coule la devise américaine.

Si les gens perdent confiance dans le dollar, nous pourrions entrer dans une boucle rétroactive, à l’image du climat, dans laquelle la plongée du dollar force les taux d’intérêts à la hausse, élevant à son tour le coût sur le long terme de notre énorme dette, venant s’ajouter aux déficits prévus, ce qui amplifierait la baisse du dollar. Si le reste du monde devient réticent à financer nos déficits, exceptés à des taux d’intérêts plus élevés, cela diminuera surement la capacité de notre gouvernement à réaliser des investissements publics et diminuera ainsi d’autant plus le niveau de vie de nos enfants.

Malheureusement, de trop nombreux conservateurs, qui ne prendraient jamais le risque d’émettre autant de dette au point d’affaiblir le dollar, vous diront avec insouciance au sujet du carbone : « Émettez tant que vous voulez. Ne vous inquiétez pas. Tout ça c’est une blague. » Et de trop nombreux Démocrates, qui ne prendraient jamais le risque d’émettre trop de carbone, vous diront d’émettre plus de dette : « dépensons. Nous avons assez de marge de manœuvre pour stimuler l’économie sans mettre en péril le dollar. »

En raison de ce clivage, notre gouvernement n’a pas été capable de mettre en place les politiques de long terme nécessaires pour endiguer la bombe de cette dette en augmentation, et la bombe climatique. Nous sommes en train de remettre le futur de nos enfants dans les mains des deux des forces les plus impitoyables de la planète : le Marché et Mère Nature.

Comme aime à le dire l’écologiste Rob Watson, « Mère Nature, c’est juste de la chimie, de la biologie et de la physique. » Ce n’est rien d’autre. Vous ne pouvez pas vous jouer d’elle ; vous ne pouvez pas la séduire. Vous ne pouvez pas dire, « Hé ! Mère Nature, on a une récession, est-ce que tu peux prendre une année sabbatique ? » Non, elle fera tout ce que la chimie, la biologie et la physique lui dictent de faire, en fonction de la quantité de carbone que nous répandons dans l’atmosphère, et comme le dit Watson : « Mère Nature donne toujours le dernier coup, et elle frappe toujours au centuple. »

Même chose pour le marché. Le marché est simplement une photographie, renouvelée à chaque seconde, de l’équilibre entre l’avidité et la peur. Vous ne pouvez pas vous jouer de lui, ni le séduire. Et vous ne savez jamais quand cet équilibre sur le dollar entre avidité et peur va basculer en direction de la peur de façon non-linéaire.

Voila pourquoi j’ai trouvé encourageant de voir le Center for American Progress, situé à gauche, expliquer la semaine dernière, que si la relance est vitale pour sauver notre économie, l’ampleur des déficits prévus exige que l’on commence à penser à des augmentations d’impôts et des réductions dans certaines dépenses et programmes soutenus par le camp Démocrate. Je suis également satisfait de voir des Républicains comme le gouverneur Arnold Schwarzenegger appeler leur parti à prendre en compte sérieusement le changement climatique.

Mais nous devons également agir. Si nous ne le faisons pas, nous confierons aux seules bonnes volontés du Marché et de Mère Nature le soin de dessiner le futur de nos enfants.

Ce moment me remémore une métaphore utilisée par John Holdren, le conseiller scientifique du président, lorsqu’il évoquait la menace du changement climatique, mais qui peut également s’appliquer au dollar : « Nous conduisons une voiture avec de mauvais freins, dans le brouillard, en direction d’une falaise. Nous savons que la falaise est là-bas, mais ne savons pas où exactement elle se trouve. La prudence conseillerait de commencer à appuyer sur les freins. »


Publication originale New York Times, traduction GH pour Contre Info

(Source : Contre info 29/10/2009)

Oct 13

Vers une terre plus chaude et des mers plus hautes…

Clim en Chine (source: monoeilparla)

Clim en Chine (source: monoeilparla)

Niveau de CO2 et climat sont en interaction.Une nouvelle étude scientifique le confirme et précise que le niveau de CO2 actuel de 387 ppm est proche de celui existant au Miocène, c’est-à-dire  il y à15 millions d’années !

Notre planète se réchauffe à nouveau, c’est indéniable.Il nous faut réagir rapidement et autrement pour nous adapter à cette situation. Plutôt que de multiples “Conférences et Sommets” pour tenter de limiter le réchauffement,  l’Union Planétaire semble bien être l’unique solution !

Il faut remonter au moins 15 millions d’années en arrière pour retrouver des niveaux de dioxyde de carbone aussi élevés qu’aujourd’hui, révèle une étude scientifique publiée le 8 octobre dans l’édition en ligne du journal Science.

« La dernière fois que les niveaux de dioxyde de carbone étaient apparemment aussi élevés qu’ils le sont aujourd’hui – et sont restés à ces niveaux – la température globale était supérieure de 3 à 6 degrés Centigrades à aujourd’hui, le niveau des mers était plus haut d’environ 25 à 40 mètres, il n’y avait pas de banquise permanente en Arctique et très peu de glace sur l’Antarctique et au Groenland », précise Aradhna Tripati, qui a dirigé cette étude et est professeur assistant à l’UCLA dans le département des Sciences de la Terre et de l’Espace et au Département des Sciences de l’Atmosphère et de l’Océan.

« Le dioxyde de carbone est un puissant gaz à effet de serre, et les observations géologiques dont nous disposons maintenant pour les 20 derniers millions d’années étayent fortement l’idée que c’est un agent important du changement climatique durant l’histoire de la Terre, dit-elle.

En analysant la composition chimique des bulles d’air emprisonnées dans les glaces de l’Antarctique, les scientifiques ont pu déterminer la composition de l’atmosphère terrestre en remontant aussi loin que 800 000 années, et ils ont acquis une bonne compréhension de la façon dont les niveaux de dioxyde de carbone ont varié dans l’atmosphère depuis cette époque. Mais avant cette étude il n’existait pas de consensus sur la façon de reconstruire les niveaux de dioxyde de carbone au-delà de 800 000 ans.

Avant de rejoindre l’UCLA, Mme. Tripati faisait partie d’une équipe de recherche de l’Université de Cambridge en Angleterre, qui a développé une nouvelle technique pour évaluer les niveaux de dioxyde de carbone dans un passé beaucoup plus lointain – en étudiant les ratios entre le bore et le calcium de sédiments marins. Elle a utilisé cette méthode pour déterminer la quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère de la Terre jusqu’à 20 millions d’années en arrière.

« Nous sommes en mesure, pour la première fois, de reproduire avec précision les niveaux de CO2 mesurés dans les bulles des carottes de glace durant les 800 000 dernières années », indique M. Tripati. « Ce qui suggère que la technique que nous utilisons est valide. »

« Nous avons ensuite appliqué cette technique pour étudier l’histoire de dioxyde de carbone entre moins 800 000 ans et moins 20 millions d’années, dit-elle. « Nous avons des preuves établissant un couplage très étroit entre les niveaux de dioxyde de carbone et le climat. Lorsque l’on trouve des preuves de l’extension des calottes glaciaires en Antarctique ou au Groenland ou de la croissance de la banquise dans l’océan Arctique, nous observons une modification spectaculaire des niveaux de dioxyde de carbone au cours des 20 derniers millions d’années. »

« Ce qui est un peu dérangeant », note Mme Tripati, « c’est que la seule fois au cours des 20 derniers millions d’années où nous trouvons des preuves d’un niveau de dioxyde de carbone similaire au niveau actuel de 387 ppm se situe il y a 15 à 20 millions d’années de cela, lorsque la planète était radicalement différente. »

Les niveaux de dioxyde de carbone ont varié entre 180 et 300 ppm au cours des 800 000 dernières années – jusqu’à ces dernières décennies, rappelle M. Tripati, qui est également membre de l’Institut de géophysique et de l’UCLA. On savait que les niveaux actuels de CO2 sont sans précédent au cours des 800 000 dernières années, mais la constatation qu’ils n’avaient pas été atteints depuis 15 derniers millions d’années est nouvelle.

Avant la révolution industrielle de la fin du 19ème, le niveau de CO2 était d’environ 280 parties par million. Ce chiffre a très peu changé au cours des 1000 dernières années. Mais depuis la révolution industrielle, le niveau de CO2 s’est élevé et risque d’exploser si rien n’est fait pour inverser la tendance, prévient-elle.

« Au cours du Miocène moyen (environ de -14 à -20 millions d’années), les niveaux de dioxyde de carbone sont restés à environ 400 ppm, proche de la où nous en sommes aujourd’hui » indique la chercheuse. « Globalement, les températures étaient de 3 à 6°C plus chaudes, une différence énorme. »

La technique mise en œuvre par Mme Tripati a un taux d’incertitude moyen de seulement 14 parties par million.

« Nous pouvons désormais nous prononcer en confiance sur la manière dont le dioxyde de carbone a varié tout au long de l’histoire », juge-t-elle.

Au cours des 20 derniers millions d’années, les principaux évènements liés au climat incluent l’apparition soudaine de la glace en Antarctique, il y a environ 14 millions d’années et une hausse du niveau des mers d’environ 25 à 40 mètres.

« Nous avons montré que cette augmentation spectaculaire du niveau de la mer est associée à une augmentation des niveaux de CO2 d’environ 100 ppm, un changement énorme », dit-elle. « Ces données apportent la première preuve que le CO2 pourrait être lié à des changements environnementaux, tels que les changements dans l’écosystème terrestre, la distribution des glaces, le niveau des mers et l’intensité de la mousson. »

Aujourd’hui, l’océan Arctique est recouvert d’une banquise toute l’année, et ce depuis environ 14 millions d’années.

« Avant cela, il n’y avait pas de présence permanente de la banquise dans l’Arctique », note-t-elle.

Certaines projections montrent que les niveaux de CO2 pourraient atteindre 600 ou même 900 ppm durant le siècle prochain si aucune mesure n’est prise pour réduire les émissions. Ces niveaux ont pu être atteints sur Terre il ya 50 millions d’années ou plus, déclare Mme Tripati, qui travaille pour pousser ses investigations beaucoup plus loin en arrière que 20 millions d’années et étudier les derniers 20 millions d’années en détail.

Il y a plus de 50 millions d’années, il n’y avait pas de calotte glaciaire sur Terre, et les déserts s’étendaient aux zones subtropicales. La planète était radicalement différente.

Les Co-auteurs de l’étude sont Christopher Roberts, Ph.D. étudiante au département des sciences de la Terre à l’Université de Cambridge, et Robert Eagle, un chercheur postdoctoral à la Division des sciences géologiques et planétaires au California Institute of Technology.

« Je cherche à comprendre comment le cycle du carbone et le climat ont été couplés, et pourquoi ils ont été couplés, sur une échelle de plage de temps allant de plusieurs centaines d’années à des dizaines de millions d’années », précise-t-elle.

Par Stuart Wolpert, UCLA, 8 octobre 2009

(Source : contreinfo.info)

Oct 10

Planète, la définition !

 

(source: 7sur7.be)

(source: 7sur7.be)

Un jour viendra où des exo planètes en orbite autour d’autres étoiles pourront être explorées et habitées par des espèces vivantes dont vraisemblablement l’espèce humaine. Il ne sera alors plus question de découpages territoriaux dépendant d’intérêts nationaux d’origine terrestre ni de démographie galopante ni encore de flux migratoires générés par le manque de solidarité et de justice.

L’Union Planétaire permettra de porter l’essor humain au-delà du système solaire en pérennisant un système de gestion des ressources planétaires équilibré et équitable.

En attendant, voici le texte intégral de la définition de ce qu’est une planète du système solaire, telle qu’elle a été adoptée jeudi 24 août 2006 à Prague par les participants à l’assemblée triennale de l’Union Astronomique Internationale (UAI) :

 

Planète – planète naine

“Les observations récentes ont changé notre vision des systèmes planétaires et il est important que la nomenclature des objets reflète notre compréhension actuelle. Ceci s’applique en particulier à la définition d’une “planète”. Le mot “planète” désignait initialement les “vagabonds” du ciel, c’est-à-dire les points de lumière qui bougeaient par rapport aux étoiles. Les découvertes récentes nous conduisent à une nouvelle définition correspondant à l’état de nos connaissances.
En conséquence, l’Union astronomique internationale (UAI) décide de répartir les planètes et les autres corps de notre système solaire en trois catégories de la manière suivante :

  1. Une planète¹ est un corps céleste, qui (a) est en orbite autour du Soleil, (b) a une masse suffisante pour que sa gravité l’emporte sur les forces de cohésion du corps solide et le maintienne en équilibre hydrostatique, sous une forme presque sphérique, (c) a éliminé tout corps susceptible de se déplacer sur une orbite proche ;
  2. Une “planète naine”² est un corps céleste, qui (a) est en orbite autour du Soleil, (b) a une masse suffisante pour que sa gravité l’emporte sur les forces de cohésion du corps solide et le maintienne en équilibre hydrostatique, sous une forme presque sphérique, (c) n’a pas éliminé tout corps susceptible de se déplacer sur une orbite proche, (d) n’est pas un satellite.
  3. Tous les autres objets³ en orbite autour du Soleil, à l’exception des satellites, sont appelés “petits corps du Système solaire”.

Notes :
¹ – Les huit planètes sont : Mercure, Venus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.
² – Une action spécifique sera organisée par l’UAI pour décider à quelle catégorie, “planète naine” et/ou autres classes, appartiennent les cas limites.
³ – Ceci inclut la plupart des astéroïdes du Système solaire, la plupart des objets trans-neptuniens (OTN), les comètes et tous les autres corps.

(Conformément à la définition ci-dessus, Pluton est une “planète naine”. Il est identifié comme le prototype d’une nouvelle catégorie d’objets trans-neptuniens.)

(Source : www.cnes.fr )

 

Sep 18

logoLa citoyenneté mondiale ou planétaire ne se substitue pas aux nationalités déjà définies et établies ni ne se substitue aux cultures d’origine des individus.

Elle est simplement l’affirmation de la pensée planétaire et seule l’Union Planétaire permettra de l’exprimer par la mise en place d’instruments juridiques et globaux.

Voici à ce sujets quelques éléments de réflexion…


D’une citoyenneté nationale à une citoyenneté planétaire ?

Quelques dates clés

26 août 1789 : La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen affirme, de manière fondamentale, que la participation du citoyen à la vie publique nationale (à travers les moyens juridiques de la citoyenneté) est le meilleur garant des droits fondamentaux de l’homme.

1948 : Déclaration universelle des droits de l’homme

1992 : Le Traité de Maastricht affirme solennellement l’existence d’une citoyenneté européenne.

Début des années 2000 : Multiplication des manifestations de contestation à l’encontre des grands forums mondiaux des organisations internationales (OMC, G8…).

Quelques pistes de réflexion

D’une citoyenneté nationale…

  • Toutes les conquêtes de la citoyenneté ont été réalisées dans le cadre national.

Pour ne prendre que l’exemple français, les Révolutionnaires de 1789 ont considéré qu’il était essentiel de transformer les sujets du Roi en citoyens, capables de prendre en charge leur propre destin.

Sieyès, dans son opuscule Qu’est-ce que le Tiers-État ?, écrit à la veille de la réunion des États généraux, insistait sur la nécessité de laisser aux membres du Tiers État un rôle premier dans la vie publique nationale.

  • La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 se veut un texte à portée universelle, dans la mesure où, mis à part quelques mots dans son préambule, elle ne fait pas référence à la France ou aux Français. Toutefois, elle a été rédigée dans le but de servir de préambule à la Constitution du 3 septembre 1791.
  • On mesure aisément la difficulté d’assurer une citoyenneté effective en constatant le temps qu’il aura fallu, en France, pour affermir le suffrage universel (droit de vote accordé à tous les citoyens majeurs). Pour les hommes, c’est en 1848 que ce principe sera consacré. Pour les femmes, leur citoyenneté ne deviendra pleine et entière qu’en 1944 avec l’octroi du droit de vote.

. à une citoyenneté européenne…

  • L’étape suivante, franchie en 1992 par la reconnaissance d’une véritable citoyenneté européenne, est historique : depuis l’affirmation des États-nations, la citoyenneté a toujours été intimement liée au fait de détenir la nationalité (lien juridique donnant à un individu la qualité de citoyen d’un État) d’un pays. Par le Traité de Maastricht, les pays membres de la Communauté européenne ont souhaité faire naître un sentiment d’union entre les ressortissants de leurs États.

Enfin, la protection diplomatique, traditionnellement réservée à un État, et concernant l’un de ses ressortissants (cf. “exemples concrets”), pourra désormais être mise en œuvre par l’un des États membres au bénéfice de ressortissants de l’un des autres pays de l’Union européenne.

. . et mondiale.

  • Aujourd’hui surgit un nouveau débat, concernant la possibilité du développement d’une citoyenneté mondiale. Cette nouvelle forme de citoyenneté est bien évidemment rendue plus facile par l’évolution technologique (moyens de transports plus nombreux et moins coûteux que par le passé ; développement d’Internet…). Les récentes manifestations lors des grands sommets mondiaux (réunions de l’OMC, du G8…) ont pu faire croire à la naissance d’une opinion publique internationale.
  • Néanmoins, si cette opinion s’exprime, les instruments de la citoyenneté n’existent pas au niveau mondial : pas de droit de vote, pas d’enceinte parlementaire légitime, pas d’exécutif clairement identifiable, et pas non plus de pouvoir judiciaire unifié même si, par exemple, l’OMC (Organisation mondiale du commerce) comprend un Organe de règlement des différends.

Exemples concrets

La protection diplomatique, élément de la citoyenneté européenne

La protection diplomatique est une prérogative traditionnelle des États-nations. Lorsqu’un ressortissant se trouve, à l’étranger, dans une situation difficile (vol, accident, pertes de pièces d’identité…), ou lorsqu’il est accusé d’infraction (action ou comportement interdit par la loi et passibles de sanctions pénales ; on distingue trois catégories d’infractions selon les gravitées et les peines encourues : les contraventions, les délits et les crimes) grave (poursuites pénales), l’État dont il est ressortissant peut venir à son secours et le prendre en charge (par exemple : prendre en charge sa défense s’il est poursuivi pénalement).

Depuis le Traité de Maastricht, il a été décidé que, lorsque l’État dont un ressortissant a la nationalité n’est pas représenté dans une partie du monde, il peut s’adresser à un consulat ou à une ambassade relevant d’un autre État membre. Cette nouveauté peut paraître assez limitée dans son ampleur. Toutefois, elle a une charge symbolique très importante, dès lors qu’elle touche une prérogative traditionnelle de l’État dans l’ordre international.

La naissance d’une opinion mondiale

On a vu ces dernières années se développer l’action d’organisations, plus ou moins structurées, luttant pour protéger les droits de l’homme ou influencer le développement de la mondialisation en dénonçant les conséquences sociales de ce processus. Qu’il s’agisse de se battre contre les violations les plus criantes des libertés fondamentales (Amnesty International, Human Rights Watch) ou de limiter le poids des marchés financiers sur l’économie mondiale (Attac), ces associations ont tendance à s’unir et à agir à un niveau mondial. Si ce mouvement ne peut encore être qualifié de citoyenneté mondiale au sens juridique, il contribue néanmoins à mobiliser l’opinion publique sur le plan international et à développer une citoyenneté mondiale sur le plan moral.

(Source : www.vie-publique.fr )

Sep 11

Bientôt le Sommet mondial sur la sécurité alimentaire !

Sommet mondial sur la sécurité alimentaireUn humain sur six est exposé au risque de sous-alimentation, soit plus d’un milliard de personnes sur Terre !

Les guerres énergétiques, économiques et la crise financière mondiale accentuent le phénomène et conséquemment la pauvreté se développe durablement ! La misère ne cesse de croître…

Le temps est venu de relever le défi, il est planétaire !

Voici donc annoncé un Forum d’experts de haut niveau qui se réunit les 12 et 13 octobre 2009 afin de préparer le prochain Sommet mondial sur la sécurité alimentaire. Ils passeront en revue les options politiques envisageables pour être en mesure de nourrir les 9,2 milliards d’humains attendus au milieu de ce 21e siècle.

Cette analyse prospectiviste est au cœur de l’état d’urgence planétaire (dans l’ordre : climatique, social, économique, et énergétique). Elle a le mérite d’aborder de possibles réformes pour une « gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire ». Le terme est formulé et l’ambition clairement affichée.

Mais quelle « gouvernance mondiale » ?

Celle ou « on prend les mêmes et on recommence » ?  Nous ne ferions alors que redistribuer les cartes aux joueurs institués et sans les avoir battues !

Ne vaudrait-il pas mieux redonner du sens aux politiques des gouvernants présents et à venir en orientant d’abord la réflexion sur l’Union Planétaire ?

Il est grand temps que des chefs d’États et de gouvernements osent quitter l’ornière des clivages politiques et du conformisme ambiant aux modèles dominants. Dans tous les pays nous pouvons les inciter à une telle prise de conscience !

Mettre en place une telle union au niveau sociétal requiert de la volonté et du courage car ce serait l’ébauche, à grande échelle, d’une discussion par la majorité de la société planétaire pour un changement de société capable de créer un monde meilleur.

La misère, la pauvreté et la faim ne doivent plus être considérées comme éternelles et immuables.

Ce qu’il nous faut construire, c’est l’humain planétaire, singulier par sa culture d’origine, doué d’un libre arbitre,  autonome et solidaire, maillon naturel faisant partie corps et âme de la biosphère.

Alors cessons de prôner et maintenir les pouvoirs temporels ou spirituels alimentés jusqu’à ce jour par les règles et les lois de l’argent car le capitalisme  (que l’on nomme ultralibéralisme ou néolibéralisme) est poussé à outrance.

Il ruine notre planète et la vie d’une partie croissante de ses habitants.

Qui des deux du capitalisme ou de la planète (comme support de vie pour l’espèce humaine) arrivera à son terme ?

Nous rentrons dans une nouvelle ère !

Si nous voulons des solutions, il suffit de poser le problème honnêtement et correctement.

A bon entendeur…

Y.B.

Comment nourrir le monde en 2050

Perspectives agricoles

Au cours de la première moitié de ce siècle, alors que notre planète approchera des 9 milliards d’habitants, la demande mondiale de denrées destinées à l’alimentation humaine ou animale et de fibres doublera pratiquement, tandis que les cultures pourront de plus en plus être utilisées pour la production de bioénergie et à d’autres fins industrielles. La demande nouvelle et traditionnelle de produits agricoles mettra ainsi à rude épreuve des ressources agricoles déjà insuffisantes. Et, tandis que l’agriculture sera forcée d’entrer en concurrence avec les établissements urbains pour accéder à la terre et à l’eau, elle sera appelée également à servir sur d’autres fronts importants, à savoir: contribuer à l’atténuation du changement climatique et s’adapter à ce changement, encourager la préservation des habitats naturels, protéger les espèces menacées et assurer le maintien d’un niveau élevé de biodiversité. Et comme si cela ne suffisait pas, dans la plupart des régions, les zones rurales compteront de moins en moins d’habitants et parmi ceux-ci de moins en moins d’agriculteurs. Ces agriculteurs auront besoin de nouvelles technologies pour produire plus, avec moins de terres et moins de main-d’œuvre.

Problèmes à résoudre

· Serons-nous capables de produire suffisamment de nourriture à des prix raisonnables ou la hausse des prix des denrées alimentaires condamnera-t-elle à la pauvreté et à la faim une part croissante de la population mondiale?

· De quelle capacité disposons-nous encore, en ce qui concerne la terre et l’eau, pour nourrir le monde en 2050?

· Quelles sont les nouvelles technologies qui pourraient nous aider à utiliser au mieux ces ressources insuffisantes et à accroître et stabiliser les rendements de l’agriculture et de l’élevage?

· Investissons-nous suffisamment dans la recherche et le développement pour trouver des solutions en temps opportun?

· Les nouvelles technologies seront-elles accessibles à ceux qui en auront le plus besoin, à savoir les pauvres?

· Combien faut-il investir pour adapter l’agriculture au changement climatique et dans quelle mesure l’agriculture peut-elle contribuer à atténuer les phénomènes climatiques extrêmes ?

Les défis à relever au niveau des politiques

Enfin, disposons-nous de politiques adaptées pour répondre aux besoins futurs de l’humanité? Les gouvernements des pays à faible revenu sont-ils en mesure d’aider les pauvres et les affamés à améliorer leurs moyens de subsistance et à se nourrir? Les politiques commerciales et l’aide publique au développement suffisent-elles et sont-elles correctement ciblées pour mieux nourrir le monde au cours des prochaines décennies? Quels sont les domaines prioritaires sur le plan des politiques et où se trouvent les points chauds, présents ou prévisibles, pour lesquels des mesures s’imposent de toute urgence? Que faire pour garantir la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne, continent dont la population croît plus vite qu’ailleurs, subit de plein fouet l’impact du changement climatique et souffre-le plus du VIH/sida? »

(Source : Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture_FAO.org)