déc 20

Un devoir universel !

La situation planétaire 2015 était une situation d’urgence.

Le temps de l’Union Planétaire était venu…il est aujourd’hui passé. Le rendez-vous a été manqué. Alliance Mondiale Pou la Planete_logo

Cette proposition politique pourtant belle et pleine de bon sens n’a interpellé personne.

Elle est restée ostensiblement ignorée par les médias ainsi que les tenants de la science politique.

Jugée utopiste par certains, estimée trop avant-gardiste par d’autres, elle n’a en tout cas fédéré aucune bonne volonté et nul, hormis votre serviteur, ne s’est exprimé en son nom.

Le message primordial de paix, de solidarité, d’équité et de justice qu’elle portait n’a donc pas été entendu.

Le désir de liberté, d’égalité, de fraternité, d’unité dans la diversité et d’avenir pour les générations futures qu’elle exprimait n’a eu aucun écho, aucune adhésion ni soutient.

C’est étrange !

La  sacralisation d’une économie dite de croissance, numérisée et codifiée pour une gouvernance mondiale censée procurer l’abondance aux citoyens de la terre l’a emportée.

Ce mois de décembre 2015 clôture donc définitivement la période de transition qui offrait la possibilité d’union planétaire des peuples de la Terre.

De ce fait, il va falloir subir la dislocation des valeurs universelles de la raison sous les chocs répétés de la compétition économique, de l’injustice sociale, de la guerre et de la barbarie.

Tout comme le grand dérèglement climatique qui s’annonce brutal (en effet, l’année 2014 aura été l’année du record de rejets de gaz à effets de serre !).

Alors comment expliquer cette indifférence généralisée ? logo-monde

Comment expliquer ce fatalisme conforme des citoyens qui subissent d’ores et déjà les premiers impacts climatiques, leurs effets destructeurs et dans le même temps qui voient la violence, la misère, la souffrance et l’inhumanité se répandre partout.

La structure de l’organisation humaine sur la planète est fragile et la paix est menacée.

Comment avons-nous pu en arriver là ? C’est incompréhensible !

Dans son errance actuelle, l’humanité participe, stupéfaite et sidérée, au début de l’anéantissement d’une grande partie de la vie sur terre. Certes, le processus n’est pas immédiat mais il est constant et progressif. Pour le remarquer, il suffit simplement d’élargir son point de vue et de le porter sur la ligne d’horizon. C’est alors que l’on en fait le triste constat.

C’est affligeant !

La tristesse et le désespoir dominent car le temps de la réflexion et de l’union semble définitivement perdu. Nous sommes entrainés dans le tourbillon d’une crise écologique inédite dans l’histoire humaine.

La perte du logos, ce bon sens tellement nécessaire qui conditionne la bonne gestion de la planète l’oïkos ainsi que notre existence, est d’une effroyable réalité.

De fait, la voix de l’écologonomie est restée ignorée. Le « croissancisme » dévoreur extractiviste sans limites d’énergie et de ressources naturelles aura donc gagné et le « planétarisme » à  vocation d’équilibre et de paix n’aura même pas eu la possibilité d’exister.

Il faut dire que l’un porte les valeurs d’argent, l’autre non !

De surcroit, cette fin d’année est sinistre. Elle a été dramatiquement marquée par une terrifiante tuerie d’innocents à Paris le 13 novembre 2015 (le jour même de la « journée internationale de la gentillesse » !). L’horreur de cet acte de barbarie a littéralement tétanisé les populations de la planète. De fait, la peur et le désir sécuritaire ont légitimement prévalus dans l’opinion publique.

Et cette priorité a fortement influé sur le sommet de Paris Climat.

cop21_vegetalcity.netCe sommet de la dernière chance, la COP 21, accueillait des participants de tous les pays qui devaient enfin « oser » fixer de nouvelles règles pour mieux accompagner l’innovation sociale et économique nécessaires pour s’adapter au changement climatique.

La campagne audio-visuelle couvrant l’évènement a battu son plein. Roulez tambours, sonnez trompettes ! Les célébrités en vue des classes politiques, journalistiques, artistiques ainsi que les éminences scientifiques ont toutes appelées au rassemblement. Il fallait sauver la planète.

Pauvre planète !

L’épuisement des ressources naturelles, les pollutions, le dérèglement climatique comme la crise d’extinction des espèces, leurs causes et leurs conséquences devaient être les sujets principaux du sommet. Une fois de plus l’occasion s’était présentée de prendre des décisions radicales et salutaires.

Il était encore temps de bâtir les fondations d’une société planétaire qui ne soit plus faite de compétition, d’exploitation, d’inégalités, d’affrontements meurtriers ni de guerre.

Il s’agissait de réduire immédiatement les gaz en cessant définitivement de subventionner les énergies fossiles. Le défi consistait à garantir aux générations futures une planète où la vie sous toutes ses formes serait protégée.

« La maison brûle et nous regardons ailleurs ».

Cette fois-ci, il fallait s’accorder pour éteindre l’incendie afin que l’humanité ne soit pas victime.

Il fallait impérativement s’écarter et au plus vite des formes de politiques anciennes pour enfin faire face frontalement aux changements globaux que vont entrainer l’inévitable changement climatique !

En fait, la priorité aurait été de donner une meilleure place au citoyen en menant une nouvelle et véritable action politique portée par une pensée planétaire solidaire, fraternelle, forte, responsable et juste.

Parce que la justice climatique nécessite la justice sociale, il fallait aussi d’urgence imaginer une nouvelle organisation structurelle, pluridisciplinaire pour que l’inégalité sociétale soit durablement éradiquée. Redescendre sur Terre et abandonner le mode de vie hors-sol imposé par le productivisme de croissance qui livre la planète aux rapports de force et aux désirs d’argent pour la réintégrer complètement dans la construction identitaire.

La citoyenneté planétaire aurait été la solution qui aurait pu être envisagée ! Avatar Citoyen PlanétaireAvatar Citoyen Planétaire

Oui, il fallait effectivement que tous ces responsables et décideurs représentant l’humanité « osent » ! La Cité future_httpwww.vegetalcity.nettopicsthe-hollow-cities

  • Oser mettre en place les nouvelles règles, lois et devoirs de l’humanité (l’écologonomie) afin de rééquilibrer l’ordre social et financier des affaires humaines. (À ce titre, les contributions financières différenciées entre riches et pauvres pour alimenter une taxe de solidarité censée mieux faire face au changement climatique n’auraient pas été le sujet principal des discussions).
  • Oser remettre en question le principe même de développement durable reposant sur la notion d’augmentation sans limites de la production de la méga-machine industrielle planétaire.
  • Oser refuser l’obsolescence programmée introduite de facto dans les infrastructures planétaires afin de toujours plus consommer.
  • Oser dire « Stop » à cette croissance dévastatrice qui telle une tumeur colonise la planète en dégradant l’environnement par de massives pollutions.
  • Oser écarter les antagonismes pour se centrer sur l’essentiel, sur le partage équitable des ressources encore disponibles et s’unir.
  • Oser accepter la diversité des cultures pour s’affranchir définitivement du mode de vie standardisé.
  • Oser le bien être de tous plutôt que la croissance économique (le Bonheur Planétaire Brut plutôt que le Produit Intérieur Brut)

Symboliquement, la COP 21 s’est tenue au moment où le niveau de production de pétrole était au plus haut, le prix du baril au plus bas et avec des robinets alimentant le marché grand ouverts.

Un accord signifiant le désir d’accès universel à l’énergie décarbonnée et renouvelable a tout de même été pris. À cet accord va donc devoir répondre l’action des coalisés contre le climat et des tenants de l’économie « verte ».

L’alpha et l’oméga de l’intelligence politique avaient cette obligation, maintenant ils en ont le devoir.

Tous ces gens réussiront-ils à préserver la nature et la place de l’humain sur Terre ?

Suront-ils un jour exprimer l’altruisme et le courage politique en proposant de nouvelles règles de production et de nouveaux modes de vie ?

Seront-ils aptes prochainement à faire face à cette écrasante responsabilité ?

Cesseront-ils à l’avenir de jouer au jeu de la « patate chaude » ?

L’horizon climatique présenté en décembre était un horizon stratégique de court terme sur lequel les représentants politiques et industriels des peuples de la Terre avaient la responsabilité et le devoir de se positionner. C’est aujourd’hui chose faite.

Si l’accord de Paris est respecté, les nations devraient réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre. Cette prise de conscience générale devrait donc permettre d’assumer au mieux la responsabilité globale d’aide aux millions de réfugiés (qui vont bientôt être contraints de subir les chocs climatiques, de fuir la guerre du pétrole et quitter des terres immergées ou moins fertiles simplement pour survivre). Est-ce que cela sera suffisant ?

Parce que l’enjeu est planétaire, le devoir de garantir la diversité, la pérennité de la vie, l’avenir de la biosphère et la place des générations futures sur la planète est un plus que jamais un devoir universel ! Planète Terre (source M-pep.org)

Celui-ci aurait pût cependant s’exprimer par la voix  internationale de la compréhension morale élémentaire qu’est l’Union Planétaire.

Celle-ci relevait alors simplement de l’acceptation de la citoyenneté planétaire ainsi que du respect d’une Charte Planétaire et de ses Principes Fondamentaux.

Ceci ne demandait aucune gratification en retour !

L’empathie, la gentillesse et l’altruisme devaient envahir le monde…

Penser le bien de l’ensemble par une nouvelle gouvernance collective du risque climatique ouvrait la voie d’une nouvelle civilisation, d’une nouvelle ère.

C’était encore possible car l’évolution humaine a toujours été rythmée par des cycles ou des ères.

Le temps de l’Union Planétaire était venu pour exercer ce devoir…il relève aujourd’hui du passé.

Le 19 décembre 2009, j’avais écrit : « Être citoyen Français et développer une pensée prospective intelligente, fraternelle, digne, pacifique, solidaire et de sensibilité planétaire, c’est possible ».

Aujourd’hui, l’ombre de la guerre mondiale pour les énergies fossiles s’étend sur un environnement planétaire fortement dégradé. L’échec semble patent.

Cette proposition d’union planétaire inspirée par la raison et le bon sens n’aura été qu’un rêve, une illusion.

La soumission au système, la peur, la cupidité, l’ignorance, la soif de pouvoir ou le je-m’en-foutisme afin que rien ne change dans cette croyance consumériste aveugle au productivisme demeurent largement majoritaires. Sous l’emprise de la dette, le conformisme politique à la croissance assujetti à une gouvernance financière mondiale s’est généralisé. Ce système dit « en crise » ouvre sur quelque chose de très sombre.

L’Union Française Pour la Planète n’est quant à elle restée qu’une coquille creuse, qu’une utopie !

Depuis son officialisation, aucun(e) autre citoyen(ne) français(e) n’a adhéré officiellement à cette structure. Sans adhérents depuis sa création, aucune Assemblée Générale ne s’est donc tenue et cette proposition politique (qui portait pourtant cette belle ambition républicaine de devoir universel) n’a pu s’exprimer par la voix d’une véritable union nationale pour la planète ! Elle restera cantonnée dans les oubliettes de l’Histoire. Le rêve d’un renouveau planétaire et de paix pour les générations futures s’est évaporé…

En tout cas ce rêve est toujours mien. Il exprime une pensée citoyenne, française et planétaire.

Une espérance primordiale, une bouteille à la mer abritant le message d’un idéal politique à partager, un devoir universel que j’ai tout de même énoncé sur le réseau de communication internet et j’en suis fier !

Roule la planète !Merci à toutes celles et ceux qui auront eut la curiosité de me lire et/ou la patience de m’écouter.

C’est déjà çà…

YB

Chiffres, scénarios et projections du changement climatique !

Film fiction sur le choc climatique…en 2075 / La prophétie d’une catastrophe !

Film d’animation sur la nécessité d’adaptation au changement climatique !

Film documentaire « arte » / Changements climatiques, une menace pour la paix !

logo-cop21-fr

Texte en français de l’accord de Paris, adopté à l’issue de la COP21

http://fr.scribd.com/doc/293239842/Accord-de-Paris-COP21

déc 31

Au zénith de la « Croissance », la guerre ou…la paix !

Au seuil d’un changement climatique de grande ampleur nous arrivons inévitablement au terme d’une crise d’ordre politique, économique et écologique car nous avons aujourd’hui les preuves systématiquement répétées que l’utopie de l’expansion infinie repose sur l’inconsciente et effroyable négation des limites planétaires.

Politiques parlementaires…

Ce contexte est d’autant plus sordide qu’il  s’est développé à partir d’un modèle économique autoritaire se goinfrant de toujours plus d’énergie pour alimenter ses modes de vie. Dans cet espace « mondialisé », l’origine et l’identité des citoyens(es) auraient dû s’unir fraternellement.  Or, ce qui est advenu est exactement l’inverse car l’argent a séparé tous les humains. Sur la base de caractères collectifs, la discrimination par la richesse a été légitimée et empêche maintenant toute entente raisonnable et pacifique. L’argent, utilisé comme principal outil de discrimination à permis partout de renforcer les séparations, les frontières, les murs et de soumettre les humains à son dictat ! Il alimente en continu la « croissance », le commerce, le rendement du capital, le droit, la surveillance biométrique, la guerre et livre la planète au productivisme et consumérisme débridés.

L’éradication des peuples indigènes et  la suppression implacable de la biodiversité ont été le mot d’ordre caché du culte de la « croissance ».

Au point culminant de cette « croissance » l’orient et l’occident s’affrontent aujourd’hui ouvertement pour l’appropriation et le contrôle des ressources naturelles. Des deux côtés, alliances et sanctions économiques, impression de milliards par les banques centrales, propagandes médiatiques, cyber-attaques, actions militaires sous fausses bannières annoncent l’hyper inflation et précipitent notre civilisation dans une crise globale car la demande des ressources fossiles ne cessant d’augmenter, la seule façon envisagée pour éviter la dévaluation des monnaies dollar-euro ou yuan-rouble reste la guerre.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_nucl%C3%A9aire

Menaces de frappes nucléaires…

Les conflits armés et tensions internationales susceptibles de déclencher cette 3ème guerre mondiale font partie intégrante de notre quotidien technoscientiste, connecté hors-sol et en continu au réseau, automatisé, robotisé, fait de béton, de clics et d’écrans délivrant l’image d’un monde totalement numérisé. La Terre telle que nous l’avons connue se défait sous nos pieds. Le bon sens n’éclaire plus notre civilisation qui, jour après jour, se fourvoie dans un appétit de « croissance » transhumaniste qui pourrit les sols, l’eau et l’air avec une pétrochimie omnipotente et une pollution radioactive durable. Cette idéologie détruit l’environnement et les fragiles équilibres qui animent la biosphère. Elle ne répond en fait qu’à  la satisfaction immédiate et éphémère de pulsions individuelles sans considération pour la vie, a fortiori celle des générations futures.

C’est pourquoi, sous la forme d’une « crise globale » catalysée par le changement climatique, nous assistons à la dislocation des préceptes économiques, politiques et religieux qui ont fait le monde d’hier, à la montée en puissance du techno-totalitarisme du monde d’aujourd’hui et conséquemment au laisser faire des élites hypnotisées par le chant des sirènes transhumanistes appelant à l’eugénisme.

Aussi, la recherche d’éthique planétaire est scrupuleusement étouffée par la société néolibérale qui a mondialisé habilement le croissancisme, le productivisme esclavagiste et le consumérisme d’addiction. Cette décomposition conduit tout droit au chaos politique, au choc démographique, à la confusion et à la mort de l’organisation « mondiale » actuelle.

Les glaciers de la cordillère des Andes...

Les glaciers de la cordillère des Andes…

Alors, fin 2014, dans cet environnement gangréné, attaqué de toutes parts et hypertrophié qui est le nôtre, l’on dresse entre autres choses le constat que les glaciers (ces grands châteaux d’eau planétaires  représentant 70 % des eaux douces et constituant une partie importante de la cryosphère  fondent de plus en plus rapidement. Ces « sentinelles » du changement climatique nous alarment !

Au même moment, des écosystèmes disparaissent et de nombreuses espèces animales et végétales communes sont menacées par un risque de disparition encore plus élevé.

Il n’est que de voir les cétacés et dauphins s’échouant en masse sur les plages.

Il n’est que de voir les morts massives d’animaux (les hécatombes d’oiseaux et de poissons en nette augmentation) qui, en dehors des prophéties eschatologiques, bénéficient souvent de nombreuses justifications rationnelles mais rares en fait (en dehors de la maladie ou des variations soudaines de température) sont les explications officielles.

En vérité, les menaces engendrées par le modèle de « croissance », telles que les pollutions, les perturbations causées par le bruit, la vitesse et le développement industriel portent continuellement atteinte à la vie sous toutes ses formes.

Le marché illégal du braconnage est lui aussi en constante inflation.

Éléphant…le compte à rebours (gravure du XVIII)

Alimenté par l’argent, la forte demande d’ivoire et de corne en Asie a amplifié odieusement la chasse des éléphants, mais aussi des rhinocéros. Résultat, Il ne reste plus que cinq rhinocéros blancs du nord dans le monde, (ils vivent désormais captifs en zoo à l’abri des braconniers) et les éléphants d’Afrique auront carrément disparu d’ici une génération.

La liste n’est pas exhaustive et les atteintes violentes au genre humain (très largement banalisées par les médias) y tiennent quotidiennement la place la plus importante.

L’air du temps s’est fortement dégradé et ce constat est révélateur d’une biosphère de plus en plus impactée par l’accroissement irresponsable de l’exploitation pétrolière et gazière au travers de l’affrontement affiché de l’orient contre l’occident pour faire face au changement climatique. De fait, ce modèle violent et mortifère de « croissance » imposé dans tous les pays de la planète fabrique en continu pollutions, injustices sociales et guerres durables.

Malgré les échecs de Kyoto/Copenhague démontrant que les représentants des nations étaient incapables de s’accorder sur des qualités morales plurielles défendant la communauté de vie planétaire face au besoin énergétique et au changement annoncé du climat, le secrétaire général de l’ONU, a cependant organisé fin septembre 2014 à New York un sommet des chefs d’État visant à préparer la 20e conférence de l’ONU sur le climat. Ce projet ambitieux de nouveau pacte mondial pour préserver la planète (notre bien et espace commun) du dérèglement climatique s’est ensuite tenu au début du mois de décembre à Lima (Pérou). Près de 10.000 personnes (délégations nationales, ONG, scientifiques, experts) ont ainsi participé à cette rencontre dans la capitale péruvienne.

Toutefois, même si  l’enjeu climatique était à cette occasion en haut de l’agenda de nombreux pays, nous avons eu la sempiternelle démonstration que les institutions politiques n’offraient toujours pas des tables de négociations où l’on défende les valeurs à même de faire face au choc climatique ainsi qu’aux valeurs universelles de la raison.

En guise de parenthèse et à défaut d’avoir défini avec succès des trajectoires de réductions de gaz à effet de serre cohérentes et solidaires, les participants auront tout de même pu respirer gratuitement un bol d’air pur délivré par l’étrange « arbol » ce super-arbre électrique – support urbain de publicité - convertisseur de CO2 en oxygène ! Un incroyable symbole que cet « arbol »……

Le clivage entre pays du Nord et du Sud englués dans le choix des énergies fossiles persiste donc dangereusement ! Parce que le déséquilibre économique mondial stigmatise le refus de combler le fossé entre pays développés, en voie de développement ou émergents, la souffrance identitaire a une nouvelle fois éclaté au grand jour.

Elle est plus que jamais la première souffrance sociale actuelle.

Ainsi, les naufragés du développement n’ont toujours pas été compris. Ils ont été considérés comme les dommages collatéraux du bien, de la « croissance ».

Que n’eussent été présents des citoyens planétaires à la table des négociations !

Ils auraient donné priorité à ce sujet (tellement important) pour le solutionner, équitablement et justement. Ils auraient ébranlé la certitude qu’une « croissance » sans limites et sans retenue est non seulement dangereuse pour la vie sous toutes ses formes mais qu’elle ne peut plus décider pour l’humanité entière en imposant ses choix, ses lois et ses mœurs. Cette idéologie n’apporte que la misère et la guerre pour le plus grand nombre !

Pour faire face au changement climatique, l’ordre social planétaire qu’il fallait bâtir lors de ce sommet exigeait d’urgence que l’intelligence, le respect et le bon sens soient au service de l’union dans la diversité.

Après deux semaines de pourparlers (où les nations n’ont cessé de jouer égoïstement au jeu de la patate chaude) les discussions n’auront porté que sur le format possible des engagements, ou contributions nationales, que les pays devraient prendre courant 2015 pour réduire leurs émissions en vue d’un pacte multilatéral à la prochaine Conférence Mondiale sur le Climat à Paris fin 2015. Voilà le résultat du rendez-vous de Lima, un fragile accord pour le plan d’action visant à limiter à 2° la hausse de la température de la planète….

Sans remettre en cause l’intégralité du système économique, était-ce bien raisonnable ?

Certes, la promesse d’un meilleur recensement des émissions de CO2 provenant des activités de production et de consommation de la communauté humaine planétaire devrait permettre une meilleure compréhension de leur impact sur l’environnement.  Mais cette nouvelle compréhension ne pourrait favoriser l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies et de politiques efficaces pour survivre au changement climatique qu’à la seule et unique condition que toutes les populations du globe soient sur un même pied d’égalité !

Pour voir comment notre Terre va évoluer, l’écologonomie faciliterait grandement les approches prédictives par rapport au réchauffement climatique ou aux activités humaines. Voilà ce que

Paris-climat-2015 le rendez-vous !

devrait être le premier stade de la réflexion.

D’ici novembre 2015 il va falloir faire les bons choix.

Après la 21e conférence climat 2015 de Paris / COP 21 il faudra passer aux actes.

En attendant, des puits de pétrole et de gaz naturel abandonnés (depuis de nombreuses décennies) continuent de relâcher insidieusement dans l’atmosphère une partie importante des émissions non prises en compte de ce puissant gaz à effet de serre qu’est le méthane. Ceci s’ajoutant aux innombrables pollutions qui continuent, s’aggravent et condamnent notre Terre actuelle à ne devenir, pour les générations futures, qu’un « Monde perdu » ravagé par les maladies, la guerre et la mort.

Le pacte mondial pour lutter contre le changement climatique sera donc scellé dans moins d’un an à Paris…il doit absolument passer par la pratique de l’écologonomie pour encourager la juste mesure, la paix et le partage pacifique et équitable des ressources encore disponibles.

Le temps est venu de renverser la vapeur de ces années de « croissance » guerrière nourrie aux énergies fossiles et nucléaire. La diversité humaine est aujourd’hui autant en danger que la disparition des autres espèces animales ou végétales.

Le climat change et face à l’inconscience généralisée due au triste conformisme de la condition asservissante qu’incarne le producteur-consommateur conditionné à la guerre, à l’économie néolibérale et aux points de PIB, il faut réagir et s’unir.

Pour contrebalancer l’accélération de tous ces évènements mortifères.

Pour éviter le techno-totalitarisme et le chaos démographique.

Pour nous adapter à l’inéluctabilité du changement climatique.

Pour stopper la fuite en avant de l’idéologie destructrice de « croissance » et la remplacer en portant la nécessaire union planétaire dans l’espace public.

Pour mieux gérer et protéger la biosphère.

Pour la paix.

Nous avons encore un peu de temps.

Celui de  redonner corps et cohérence à la notion de limite dans nos façons de penser.

Celui de retrouver notre humanité, notre liberté et notre sagesse au sein d’une raison universelle résolument indépendante de l’argent, des religions et de toutes les organisations sectaires.

Celui de cesser de faire sa petite part dans son petit coin « associatif » pour au contraire sauter à pieds joints dans l’arène politique en utilisant les formidables instruments potentiels que sont les Principes Fondamentaux et la Charte Planétaire.

Enfin, celui de redonner espoir à la fragile aventure humaine sur la Terre qui avec plus de 4 milliards d’années (ou plus précisément 4567 millions d’années) nous rappelle la fantastique démesure du temps pour l’échelle du citoyen planétaire en devenir.

Il nous faut en toute humilité l’accepter et le comprendre.

Ce temps de la réflexion est désormais compté !

 

Y.B.

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sept 15

Message aux citoyens de la Terre !

Le choix planétaire…

Sur toute la surface du globe tempêtes, ouragans, tornades,cyclones, moussons,inondations et glissements de terrains sont en constante augmentation. Ces évènements météorologiques extrêmes ont ainsi déplacés 32,4 millions d’humains dans 82 pays  (le double qu’en 2011).

Pinatubo (tpe-les-volcans.e-monsite.com) Sur toute la surface du globe les volcans sont de plus en plus nombreux à rentrer en éruption et les tremblements de terre s’enchainent à répétition…. la catastrophe nucléaire de Fukushima n’est que le signe avant-coureur de nombreuses autres catastrophes à venir.Sur toute la surface du globe les records de températures se multiplient (Australie, le pic des 50°C a été dépassé. Sibérie, un record à de -71°C a été atteint). Ces à-coups du moteur climatique chahutent la plupart des modèles mathématiques de prévisions qui annoncent tout à la fois un refroidissement probable sur l’Europe ainsi que dans l’hémisphère Nord d’ici 2020 et une hausse générale des températures de plus de 6°C d’ici 2100.

Ce changement brutal du climat amorce un mouvement d’extinction des espèces d’ores et déjà mesurable qui ne cesse de s’amplifier.

Les courants Gulf-stream (océanique) et Jet-stream (atmosphérique) changent actuellement imperceptiblement de trajectoires tandis que les éruptions solaires sont en recrudescence. Certains experts estiment donc qu’une inversion des pôles magnétiques est en cours et qu’elle pourrait modifier le fonctionnement de ces courants.

Tous les voyants du tableau de bord climatique planétaire sont au rouge, le dérèglement dû au réchauffement anthropique du globe est non seulement visible mais définitivement perceptible. Son origine, cyclique, serait extérieure à la planète. Ce dérèglement climatique serait induit par un phénomène électro-magnétique exogène relevant des conjonctions héliocentriques de la Terre avec d’autres corps planétaires. Le fait d’alignements planétaires d’ordre cosmique.

Il y a des milliers d’années d’autres civilisations ont subit cette situation.

Tout comme elles nous devons y faire face …et survivre une fois de plus, si possible tous ensemble !

Dans le même temps, sur toute la surface du globe le modèle économique de croissance imposée amplifie mécaniquement l’épuisement des ressources naturelles et augmente constamment les rejets de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Accidentelles ou volontaires, les pollutions chimiques affectent des chaînes alimentaires entières par injections dans le sol, ruissellements ou infiltrations dans les eaux souterraines et dispersions d’aérosols ou de gaz dans l’atmosphère.

Des plantes génétiquement modifiées pour le profit de l’appareil industriel « agro-alimentaire » génèrent des productions nuisibles et mortifères sur le long terme.

Les pollutions pétrolières et nucléaires générées pour alimenter l’appareil industriel de « production-consommation » se dispersent avec une constante scandaleuse dans les espaces naturels.

Ceci contamine, phagocyte et détruit la vie sous toutes ses formes.

Il n’est que de voir la persistance des polluants dans l’environnement pour constater leur mode d’action cumulatif et irréversible (particulièrement chez les abeilles, oiseaux et invertébrés terrestres et aquatiques) qui décime irrémédiablement le vivant.

Les conséquences sont effrayantes et inacceptables car elles compromettent durablement la capacité humaine à s’alimenter sainement et transmettre aux générations futures un environnement planétaire préservé, harmonieux et durable.

Le résultat de tout cela c’est que le nombre d’espèces en voie de disparition ne cesse d’augmenter tandis que la concentration de CO2 dépasse cette année les 400 parties par millions (ppm), un seuil inégalé depuis des millions d’années (ère du Pliocène).

Pour achever ce tour d’horizon inquiétant (far far away du protocole de Kyoto !), sur toute la surface du globe les délocalisations profitables de l’appareil productif ont fait exploser le nombre des « esclaves énergétiques », ces humains qui travaillent durement pour un revenu misérable afin de satisfaire le mode de vie imposé par la tyrannie de la croissance.

Enfin, dans la tourmente de la crise systémique financière internationale, dans tous les pays, les exclus de toute activité professionnelle ne cessent d’augmenter.

L’indignation gronde tandis que l’énorme dette occasionnée par le cancer de la croissance (cette hideuse excroissance du Marché) explose et se propage.

Planète fragmentée (voltairenet.org)Jusqu’où les peuples accepteront-ils ces inégalités grandissantes ?

Jusqu’où les peuples accepteront-ils les déséquilibres induits qui ravagent tout à la fois les structures des sociétés et la Nature ?

Jusqu’où accepteront-ils d’êtres dominés, divertis et contrôlés pour éviter de voir la réalité, d’échapper à leurs responsabilités vis-à-vis de leurs enfants et de leur avenir ?

Partout, la désespérance politique et sociale s’est profondément installée au rythme des chocs d’intérêts privés et des dégradations environnementales. Cette crise multiforme (écologique, économique, énergétique, sociale, morale et culturelle) précipite l’humanité dans la violence et la barbarie.

Les populations gavées de psychotropes, de jeux de masse ou d’argent et sous camisoles médiatiques permanentes n’arrivent même plus à penser intelligemment. A imaginer un mode de vie meilleur, possible et surtout souhaitable. La doctrine officielle martèle sans cesse qu’il faut produire plus pour consommer plus afin de pouvoir exister. A force, les élites en place ont pour la plupart perdu l’éthique de vision et de bon sens pour résister à ce système totalitaire. Plutôt que de créer et réinventer une société humaine plus juste, digne, équitable et pacifique; les décisionnaires internationaux jouissent et abusent du pouvoir que leur offre l’organisation verticale, hyper hiérarchisée des institutions et du Marché. Ce faisant, ils écartent systématiquement tout avis ou toute prise de responsabilité que pourrait instaurer une nouvelle organisation horizontale, régulatrice, transparente et unificatrice telle que demandée par la société civile planétaire naissante !

Les valeurs citoyennes sont donc toujours méticuleusement censurées au profit d’intérêts personnels. En conséquence, l’ultra rigidité et l’ultra réglementation des États traduisent visiblement l’incapacité à faire face et à stopper l’ultra libéralisme d’un Marché dévoreur des ressources naturelles de la biosphère.

A ce stade, la planète est sous grande tension. A l’épicentre des mers Méditerranée-Noire-Caspienne-Arabie et Rouge de nombreux pays sont en récession, en révolution, sous tutelle, en guerre ou s’y préparent. Kosovo, Grèce, Syrie, Ukraine, Irak, Iran, Afghanistan, Pakistan, Arabie Saoudite, Soudan, Tunisie, Égypte, Libye, Palestine, Liban, Algérie, Mali… Cette vaste zone risque dans un très proche avenir de supporter une déflagration générale entre l’Orient et L’Occident si les règles et lois de l’argent (les nomos) ne changent pas. L’économie planétaire doit absolument être revue et corrigée pour faire face au changement climatique, à l’impérieuse nécessité de gérer l’énergie d’une manière plus juste, équitable et de façon non polluante. Il faut désormais répondre intelligemment et pacifiquement à la demande de bien-être et de bien vivre de l’ensemble des populations de la Terre.

En attendant ce sursaut politique urgent, pacifique et salvateur, l’extraction des ressources naturelles s’accroit malheureusement pour satisfaire l’aveuglement et la voracité des tenants du système. La logique mortifère qui sous-tend la croissance reste imposée par une minorité (oligarque et ploutocrate) aux autres humains au travers d’organisations où la hiérarchie du pouvoir, la corruption et la récompense alimentent en continu cette doctrine égoïste, asservissante et destructrice.

Dans tous les pays, le statut d’ « esclave-consommateur » de produits obsolètes imposé aux citoyens est toujours et malheureusement accepté par des structures sociétales aux ordres et désespérément soumises.

Pour tous les citoyens, la garantie de survie passe aujourd’hui par l’exercice d’une activité professionnelle au temps artificiellement fixé. La plupart des formes de travail s’inscrivent désormais dans un cycle destructeur d’« extraction- production-pollution-consommation » qui non content d’épuiser les ressources vitales renforce la tyrannie des prêtres de la religion néolibérale. Celle-ci s’est habillée habilement des habits du progrès et de la richesse mais en fait elle salit, appauvrit, ségrègue, divise, désarticule et respecte de moins en moins la vie sous toutes ses formes. En somme, les effets dévastateurs de cette croissance irresponsable menée à l’échelle du globe sont devenus extrêmement dangereux pour notre civilisation. La société planétaire, aujourd’hui malade d’une irrémédiable crise financière systémique, est sous goutte à goutte monétaire. Alors, en manque de ressources et d’énergie, il a été décidé, pour sa survie, de la mettre totalement sous contrôle.

L’emprisonnement de l’espace commun des citoyens a donc été instauré.

A cette fin, le choix biométrique et la surveillance généralisée ont été introduits et développés car ils conditionnaient, de fait, l’obéissance à la doctrine générale. Tout aussi logiquement ils ont permis le lancement d’un processus de gestion de flux des êtres vivants au sein des grands systèmes et à des échelles globales.

Biométrie (Josef Zisyadis)

Jour après jour, la rationalisation des ressources biologiques et la sécurisation des zones dites « sensibles » ont dirigé les choix. L’identité et le corps des citoyens ont été requalifiés en un composant économique dont l’unique valeur est désormais un code, une information numérique circulant dans les réseaux informatiques planétaires sous contrôle des services de renseignements des grandes puissances, des multinationales mais aussi des logarithmes des robots financiers du Marché, des machines.

Ainsi, la puce et le code-barres soutiennent aujourd’hui indéniablement et prioritairement une croissance devenue mesurable et quantifiable. Ces nouveaux procédés ont participé largement à l’établissement d’environnements technicisés qui ont ôté toute humanité, solidarité, simplicité et singularité dans les relations sociales. L’espace de liberté corporelle des citoyens n’existe plus !

Les corps biologiques des humains ont été fractionnés, à partir de gabarits, en de multiples mesures numériques qui circulent dans les réseaux (y compris satellitaires) de bases de données. Le recoupement de celles-ci permet de « profiler » et d’orienter les discours dominants pour maintenir coûte que coûte la politique menée de croissance en inhumanité.

A ce jour, nous ne pouvons que regretter le manque d’éthique ainsi que l’impuissance citoyenne face à cette sinistre et intrusive techno-science transhumaniste !

L’espace commun planétaire est donc actuellement sous contrôle biométrique renforcé et sous surveillance électronique largement étendue (caméras, vidéosurveillance, satellites, internet, téléphonie, radars, bornes camouflées de lecture RFID etc.) sans oublier le déploiement tous azimuts de drones de toutes tailles dans l’espace aérien (des avions sans pilotes télécommandés pour des missions de renseignement ou de combat). Dans ce dernier cas, ces aéronefs furtifs sont utilisés pour éliminer et/ou contenir toute contestation humaine potentielle ; c’est une nouvelle arme dite de « terreur » (car ce, celui ou celle qui la manie est toujours invisible de la cible) qui vient compléter efficacement l’arsenal des équipements mis en place.

L’emprisonnement de l’humanité sous ce filet de technologies de surveillance et de coercition a donc été réalisé impunément et rapidement. Et malgré des scandales à répétition dévoilant le caractère illégal du traitement des informations, des données personnelles récoltées ainsi que des actions de répressions menées par leur exploitation, il n’y a pas eu de prise de conscience générale des opinions publiques ni d’opposition ferme des populations.

Le climat de guerre à l’intérieur et à l’extérieur des nations est dès lors permanent.

Libérer l’humanité de ce processus global devient primordial !

Il va falloir d’urgence réinvestir ce temps humain enfermé, comprimé et spatialisé par le dictat de la croissance pour éviter que l’avenir des générations futures ne débouche sur une société livrée pieds et mains liées à la tyrannie d’une minorité narcissique qui épuise les ressources planétaires et détruit le vivant. Au final, si l’on y réfléchit bien, seuls les robots et machines seront à l’aise dans un environnement terrestre à ce point agressé et de plus en plus dégradé.

Aussi, pour parvenir à la libération du genre humain il faut que cessent immédiatement les finalités individualistes au sein du tissu social pour enfin être en mesure de vivre consciemment, pleinement et pacifiquement notre époque.

Libérer la planète !

Parce que la situation planétaire est catastrophique et que le seuil de l’époque, nous y sommes arrivés !

Parce qu’il faut faire face maintenant et tous ensemble au changement climatique en cours et qu’il va nous falloir beaucoup d’énergie (au sens propre comme au sens figuré) et de solidarité pour nous y adapter.

Parce qu’il est encore temps d’éviter la guerre qui couve au Moyen –Orient pour le monopole pétrolier.

La guerre mondiale pour l’énergie ou l’union pour une nouvelle ère planétaire, il faut choisir maintenant !

Le choix à adopter, simple, rationnel, humain et de bon sens c’est indéniablement l’Union Planétaire. L’union sacrée fondamentale de tous les citoyens de la Terre, pour la Terre.

C’est pourquoi l’analyse rigoureuse des transformations, des évènements et leurs accélérations doit nous pousser d’urgence à faire ce choix. Nous pouvons, en ce moment même, nous décider et affirmer l’âme collective de l’humanité, son Histoire.

Le temps est venu pour l’intelligence collective d’exalter et de stimuler non pas l’anonymat social et le laisser faire emprunt d’impuissance et de fatalisme mais plutôt l’identification à des valeurs et des choix portant l’œuvre collective d’humanisme et de planétarisme à venir.

Comment faire ?

Il faut d’abord réorienter très rapidement l’outil industriel afin de fabriquer l’électricité autrement que par les hydrocarbures et le nucléaire. Nous avons toutes les capacités pour le faire !

Pour mener à bien ce projet il faut bien sûr repousser définitivement tout risque de guerre mondiale.

Par conséquent, la priorité serait le démantèlement complet des bombes atomiques afin que plus jamais le langage de la force (inefficace et inutile) ne prévale dans les relations internationales. La dissuasion nucléaire n’est que folie car elle joue sur la menace d’anéantissement afin d’éviter tout dialogue pacifique et égal entre les parties opposées.

Face aux enjeux planétaires de menace climatique et de risques avérés de pénuries cette politique de fuite en avant par la dissuasion est irresponsable. La Terre n’est pas une cour de récréation où les égos des apprentis humains s’affrontent.

Dans le même ordre d’idées, la fabrication, le commerce, la diffusion et l’utilisation des armements de destructions massives chimiques et biologiques le sont tout autant. Il est donc grand temps de réagir en créant une Justice Planétaire ayant tous pouvoirs pour poursuivre au motif de crime contre l’humanité tous les intervenants participants au maintien ainsi qu’à l’usage de ces armes. D’un bord comme de l’autre !

Le risque de guerre totale étant écarté, la mise en œuvre des mesures de réorientation doit débuter par la reconnaissance internationale de la Charte planétaire et des Principes Fondamentaux nécessaires à L’Union Planétaire. Avec l’aide de citoyens volontaires provenant de tous les pays de la Terre, cette nouvelle organisation internationale pourrait alors être adoptée par les Nations Unies. Basée sur l’égalité ainsi que le partage des libertés, droits et responsabilités écologiques, sociales, économiques, informationnelles et politiques entre les personnes et les organisations institutionnelles, elle serait alors en mesure, par la voix d’une Assemblée Planétaire des Peuples, de redéfinir les règles et les lois de l’argent pour porter la vue à long terme d’une économie globale plus juste et plus équitable. Par la même, protéger intégralement la biosphère et faire respecter durablement les droits des générations futures.

Fukushima, la centrale nucléaire maudite !

Pour ce faire, l’arrêt irrévocable de la production électrique d’origine nucléaire serait aussi décidé. L’atome est source de pollutions potentielles ou avérées, cela suffit ! La dernière catastrophe, celle de Fukushima, témoigne de notre incapacité à arrêter le processus de contamination par radionucléides. Ceux-ci se répandent d’une manière continue et impactent durablement la biosphère. Pour refroidir le cœur des réacteurs ainsi que les piscines stockant les combustibles dégradés, il a été déversé jusqu’à présent des centaines de milliers de tonnes d’eau sur les installations. Mais ceci n’a été malheureusement qu’une solution provisoire qui n’a pas empêchée la contamination de l’environnement. Près de 100000 tonnes d’eau contaminée se sont donc infiltrées dans le sous-sol de la centrale condamnant irrémédiablement les nappes phréatiques du Japon. Pire, aujourd’hui des centaines de mètres cubes d’eau radioactive sont déversés toutes les deux minutes dans l’océan pacifique. L’irresponsabilité générale prévaut car pour tenter de juguler la catastrophe on envoie sans état d’âme à la mort de pauvres gens surnommés pour l’occasion « liquidateurs » ou « viande à REM » tout en misant sur la dilution de la radioactivité dans l’océan considéré une fois de plus comme une poubelle ! Ceci est inadmissible.

Fukushima est aujourd’hui une source de pollution radioactive « en continu » qui bénéficie honteusement de l’absence de juridiction et du silence assourdissant de la communauté internationale.Il faut que cela cesse. D’urgence !

L’intégrité de la biosphère et l’avenir des générations futures est définitivement en jeu. Il faut arrêter de couvrir ce crime ! Le nucléaire ne doit plus jamais avoir préséance sur le droit des populations à vivre.

Reste les hydrocarbures.

Gaz et pétrole, les mamelles de l’argent ! (voltaire net.org)

Depuis le dépassement (annoncé officieusement pour ne pas alerter les populations) du pic pétrolier (Pic Oil), la Terre est devenue un gruyère pollué de puits et de productions en rhizomes (sables bitumeux et gaz de schistes) pour répondre à la demande énergétique croissante. A la recherche d’une rentabilité immédiate, la spirale inflationniste du pompage des hydrocarbures s’est conséquemment accélérée. Le processus d’épuisement est en cours et l’accaparation de ces ressources est devenue l’enjeu politique majeur car l’économie mondiale et la monnaie dollar reposent sur cette exploitation. Finance et pétrole sont englués dans une perspective d’affrontement entre pays producteurs et consommateurs pour garder le contrôle de la production et le monopole de la distribution. Par là même,les pouvoirs existants sont remis en question et le risque de guerre mondiale est patent. Non seulement l’or noir pollue mais il assombrit dramatiquement l’avenir planétaire !

La guerre a d’ores et déjà commencé au Moyen-Orient et l’humanité doit réagir tout de suite.

Cependant, il faut comprendre que le déni actuel de cette guerre répond à un processus d’enfouissement de notre société rappelant la part obscure de notre histoire (1ère et 2ème guerres mondiales). Les mass-médias aux ordres des diasporas financières et pétrolières en profitent et interprètent unilatéralement les évènements en cours. Ce faisant, elles camouflent aussi rapidement que possible (par des évènements sportifs ou festifs et une avalanche quotidienne de faits divers) la gravité de la situation moyenne-orientale. Elles endorment, alimentent et contrôlent en continu l’inconscience collective !

L’Assemblée Planétaire des Peuples pourrait réagir et refuser catégoriquement un tel formatage. Elle pourrait bien au contraire dénoncer cette situation et inciter les peuples à ne plus se jeter les uns contre les autres. A ne plus s’arracher leurs territoires pour des hydrocarbures, des valeurs et des richesses qu’ils sont encore, malgré l’expérience des guerres passées, conditionnés à ne pas partager.

Pour maintenir la paix, il faut un droit planétaire qui ne soit pas du côté du pouvoir de l’argent mais du côté du bon sens de la justice, de la lucidité et de la solidarité. Il faut qu’il soit indépendant des croyances sectaires, religieuses ou politiques et supérieur aux représentations des forces dominantes du Marché.

Le sujet des hydrocarbures est crucial car le cours de l’Histoire passe actuellement trop près de la guerre et de son épouvantable barbarie. Les petits arrangements diplomatiques ainsi que les affrontements financiers ou religieux pour protéger les intérêts et habitudes issues de la corne d’abondance du monopole pétrolier ne sont plus acceptables.

Servir la paix et assurer un avenir planétaire digne pour tous les citoyens de la Terre, c’est d’abord empêcher la guerre. C’est dans le même temps prendre à bras le corps le temps long politique et le temps court médiatique pour vaincre l’incertitude sur le futur énergétique dus à la monopolisation d’un modèle de progrès basé sur l’exploitation des énergies fossiles qui ne fonctionne plus. Ce moment de rupture où l’instant présent doit s’imprégner de solidarité et de bon sens, nous y sommes ! Par l’Union Planétaire, le partage équitable des ressources « de stocks » encore disponibles pourrait avoir lieu et une Assemblée Planétaire des Peuples pourrait se substituer naturellement aux mécanismes politiques traditionnels (démocratiques et monarchiques) qui n’ont plus de visée politique cohérente. Complémentairement à ce partage, le développement massif de l’industrie des énergies renouvelables serait appliqué sur toute la surface du globe afin de nous libérer définitivement de ce gluant et dangereux enjeu politico-économique qu’est le pétrole !

L’outil industriel de fabrication de l’électricité autrement que par les hydrocarbures et le nucléaire ayant été réorienté, le système imposant la suprématie de « l’homme » sur la Nature grâce à la consommation des ressources fossiles pourrait enfin être stoppé.

Le productivisme débridé, la pollution sans limites, l’accumulation maladive d’argent par une minorité, l’inacceptable normalisation des inégalités, en somme tout ce qui constitue la « croissance » serait alors relégué au passé. Et les capacités prédatrices des activités humaines conduites par l’argent sur la Nature seraient annihilées.

Une nouvelle ère planétaire à la dimension d’unité indivisible et harmonieuse sur la Terre pourra à ce moment là commencer. L’augmentation de la population terrestre ne sera plus considérée comme une variable motrice pour l’économie de Marché. Elle ne sera plus cet outil d’obsolescence programmée car la répartition de la richesse sera résolument égale et partout renforcée.

Le modèle de consommation occidental et ses objectifs de croissance économique ne conditionneront plus les indignes mesures démographiques de gestion des populations telles que l’imposition des OGM et additifs dans l’alimentation, la stérilisation, la contraception, les surveillances et contrôles numériques ou la coercition.Le rouleau compresseur du dogme néolibéral et la compétition économique n’imposeront plus leur point de vue totalitaire sur la pyramide des âges et la démographie par le « développement durable de croissance ».

Il sera possible de fixer les nouvelles règles de l’économie planétaire afin d’assurer la transition énergétique, environnementale et sociale attendue par tous les peuples de la Terre.

Une transition juste, raisonnable et équitable que permet dans tous les cas le développement de l’écologonomie. A ce stade, les nouveaux Citoyens Planétaires n’accepteront plus la « Crise » mais ils accepteront l’idée planétaire postmoderne qui transforme en son contraire ce qui ne va plus. Les politiques matamores de la lutte à mort pour la « croissance », tous ces marqueurs de la crise morale du capitalisme et de l’emprise de l’argent sur la société, tout cela s’effondrera. Le planétarisme remplacera tout cela ! Car il est le fil conducteur qui mène à l’émancipation populaire pour bâtir la société planétaire du 21ème siècle. Il est la nouvelle pensée frappée au coin du bon sens et porteuse d’éthique qui permettra de se départir des liens à l’argent et de construire le futur de l’humanité. Liberté, conscience, éthique solidarité et sobriété seront les éléments de base d’une révolution culturelle tolérante et non violente pour changer les principes erronés de la « croissance ». La tutelle de la mort et de l’argent pourra alors être sublimée par le développement en humanité et le partage de cette formidable pensée d’Union Planétaire qui ouvre en grand les portes d’une nouvelle ère, l’ère planétaire.

L’ère planétaire !

C’est alors, que la « décroissance » des valeurs asservissantes de l’argent permettront de développer le progrès humain basé cette fois-ci sur une simplicité volontaire d’existence égale, fraternelle et juste sur toute la planète. Le globo, l’unique et nouvelle monnaie planétaire sera alors le symbole économique affirmé du progrès visant l’échange équitable, l’harmonie et la pérennité de la vie sur Terre.

Notre avenir est à ce prix, il n’en coûtera qu’aux milliardaires !

Derrière l’apparence des démocraties dites représentatives, le destin des populations est déterminé par un petit groupe de gens très riches (les oligarques) aux pouvoirs énormes qui contrôlent (au travers des activités énergétiques, industrielles et bancaires) les grands choix collectifs. Tout se joue maintenant.

Faut-il attendre, comme nous l’avons fait jusqu’à présent, qu’une improbable solution naisse de la conjonction de facteurs imprévisibles sur le bord de la catastrophe ?

Ou faut-il agir en faisant circuler la pensée planétaire de telle sorte que celle-ci irrigue abondamment la politique de civilisation naissante ?

Il semble que la régénération de la solidarité et de la bienveillance soit largement préférable pour garantir l’avenir et construire la société planétaire.

Alors, la «croissance » pourvoyeuse de pollutions et de destructions par l’enrichissement d’une minorité ou bien la « décroissance » pourvoyeuse de bien être planétaire et de prospérité sociale généralisée sur une Terre préservée ?

« Le courage est affaire d’organisation » disait l’écrivain français Malraux.

Alors, donnons-nous la main, pratiquons la langue universelle Espéranto, organisons-nous et redonnons au courage une vertu citoyenne, véritablement démocratique et planétaire.

Le temps est venu de choisir ! Voilà mon message… livré à la mer de notre temps, le réseau internet planétaire.

Un…Citoyen de la  planète.

sept 08

Monopoly planétaire…où va la planète ?

Secrets, mensonges, intérêts et manipulations sont les maitres mots de la règle de ce jeu diabolique. Le droit sur Terre à l’information libre et non faussée n’est toujours pas la priorité de la plupart des instances administratives et politiques Ce principe fondamental et légitime qui pourrait  participer activement à l’avènement d’une  démocratie planétaire « ouverte et active » est de plus en plus bafoué et ces premiers jours de décembre 2010 en ont définitivement apporté la preuve. Les médias internationaux claironnaient alors à qui mieux mieux un odieux « stop à la tyrannie de la transparence » dont l’objectif était de rendre hors la loi la divulgation de documents ayant trait à des faits réels, avérés et tenus secrets.

Les marchands de sable de l’information ont une fois de plus totalement assumés leur sinistre rôle et la justice est malheureusement restée muette.

Nous finissons l’année avec fracas !

Situation: Les alerteurs d’opinion (quel que soit les sujets traités) sont isolés, bâillonnés voire même poursuivis.  La chasse aux sorcières renait de ses cendres, le droit à l’information est en danger !

« Le temps use l’erreur et polit la vérité» (G. de Lévis, Maximes et Préceptes, 43[1856]) …

…et la Terre, notre espace commun, poursuit avec régularité son changement de cycle.  L’évolution climatique accentuée par la pollution de l’atmosphère de plus en plus perceptible (les minuscules particules de suie, de cendre et de dioxyde de soufre en suspension ne cessent de s’accumuler en réfléchissant les rayons du soleil) va au mieux remodeler notre monde, au pire le conduire à sa perte.  Ce changement climatique serait en outre renforcé par les tentatives de contrôles et de modifications de la haute atmosphère. (Pour mémoire et à l’origine, la technologie HAARP est un système pouvant utiliser et transmettre en un temps relativement court, par injection d’ondes électromagnétiques dans l’ionosphère, des quantités d’énergie phénoménales qui pourraient ensuite être focalisées sur des espaces stratégiques de la surface du globe). Qu’en est-il maintenant ? Une guerre de l’ombre ?

Toujours est-il que, quelles que soient leurs origines,  les phénomènes météorologiques exceptionnels augmentent tant en fréquence qu’en amplitude et leurs impacts commencent déjà à menacer certaines populations dans le monde. Celles-ci seront bientôt poussées à l’exil.

Aussi, les conséquences économiques et sociales attendues sont bien sombres. De l’océan glacial arctique à l’océan austral, de l’océan atlantique aux océans indien et pacifique, la paix mondiale est désormais menacée. L’horizon planétaire  s’obscurcit.

Au Nord, nos conforts et nos économies (malgré les litanies du développement durable de la religion croissantiste) vont s’aggraver.

Au Sud, de nombreuses populations vont fuir des territoires devenus invivables. Cette frontière nord-sud se dresse progressivement dans les pays développés comme les pays émergents. C’est pourquoi les migrations de réfugiés internes ou externes aux pays vont bousculer l’ordre établi et partout, les changements aggraveront  les inégalités, les injustices, la fracture sociale…

Cerise sur le gâteau, depuis quelques années, de nouvelles maladies infectieuses apparaissent ou ressurgissent sur Terre.

Le H5N1, sa possible mutation, son mode de propagation et le risque de recombinaison au virus de la grippe humaine fragilise la cohérence politique, sanitaire et sociale.

Pourtant à Cancun (Mexique) la notion d’espace commun planétaire est désespérément  restée absente des négociations sur le climat. Celles-ci, tout comme à Copenhague, ont souligné les relations des États entre eux uniquement en fonction de leurs intérêts respectifs. Il était hors de questions d’imaginer un droit d’asile planétaire et encore moins d’y associer la nécessaire notion de citoyenneté planétaire.

Cela a donc été un échec cinglant des institutions mondiales que l’on peut qualifier désormais d’institutions inter-nationales (avec le tiret qui sépare !)

Situation : La crise globale se précise et s’impose plus que jamais comme le défi historique à l’humanité. Qu’il s’agisse de sources excessives d’émissions de CO2, d’utilisation de systèmes d’armes susceptibles de modifier localement le climat ou l’environnement, de pollutions nucléaires ou chimiques entrainant la contamination et la dégradation des ressources naturelles, d’OGM, d’épidémies, de déforestation, d’agriculture intensive, de tremblements de terre, de tsunamis ou d’éruptions volcaniques ; les crises environnementales et les chocs induits ne pourront être honnêtement, justement et équitablement réglés que lorsque les rapports de forces politiques (peu visibles)cesseront pour, enfin, se transformer en une solide union politique, l’ Union planétaire. Ce n’est qu’alors que les causes identifiées de cette crise globale, associées à la désignation des phénomènes ou acteurs considérés comme « responsables », pourront être réglées.

La paix mondiale et la volonté de préserver l’avenir des générations futures sont le but à atteindre, l’objectif à tenir.

Reste-t-il encore, dans la partie en cours, des joueurs capables de se remettre en question, comprendre et intégrer cette priorité ? Si oui, ils feraient bien de se réveiller et quitter la partie en dénonçant rapidement l’action de ceux-là qui, inconscients et irresponsables, ne jouent que par avidité, cupidité et besoin démesuré de puissance.

« Le temps fuit sans retour » Fugit irreparabile tempus (Virgile env.30 av. J.C.)…

…un nouveau moteur économique planétaire nommé Chindia redessine aujourd’hui les cartes et transforme nos modes de vie.

Sa demande d’énergie est considérable et ne cesse d’augmenter. Celle-ci fabrique les futurs conflits entre les différentes parties du monde. Un changement radical s’impose donc dans nos habitudes de consommation et dans les politiques menées, notamment dans la vieille Europe très dépendante du reste de la planète en matière énergétique. Cependant, l’humanité prisonnière du développement durable imposé par la croissance et sa doctrine néolibérale, continue à s’agiter et à consommer inégalement l’eau douce et frénétiquement les énergies fossiles par milliards de tonnes.

Feindre de croire que ces ressources sont inépuisables est une grave erreur. La question du pic pétrolier et du nécessaire rationnement des ressources dites de stock reste taboue pour la société de masse. Il est estimé que seul le charbon hautement polluant se tarirait dans une petite centaine d’années. Gaz, pétrole et uranium seront épuisés à plus courte échéance. Quant aux biocarburants (même s’ils permettent de réduire la dépendance aux hydrocarbures et les émissions de gaz à effet de serre) ils sont un véritable non sens humanitaire, scandaleux déni mondial des peuples souffrant encore de la faim !

Pour finir, la géopolitique des mines, des puits et des tubes a défini des espaces stratégiques d’affrontements. Dans les océans, les mers et sur les continents, le pétrole, le gaz, les minerais et l’eau douce sont les nerfs de guerre du Monopoly-planétaire. Le redéploiement militaire en cours sur la surface du globe répond à cette stratégie.

Les armées nationales ne pouvant être officiellement engagées (sinon pour protéger les populations et dissuader), les sociétés militaires privées sont devenues des acteurs incontournables des conflits en cours et à venir. Ces néo mercenaires (à l’éthique discutable) engagés par le Marché servent donc cette géopolitique d’acaparation des ressources et gardent sous contrôle armé et zélé les zones concernées.

Dans cette fuite en avant et au bord de la panne d’électricité (malgré la petite production en provenance de l’éolien, du photovoltaïque et de l’hydraulique) nos sociétés industrielles compensent inconsciemment avec la boite de pandore nucléaire occultant volontairement la dangerosité réelle et éprouvée des accidents atomiques, de la radioactivité des déchets.

Situation: Le choix de l’ogre productiviste qui incarcère par le travail, spécule et consomme toujours plus nous entraine dans un futur à contre courant ! A force de puiser sans frein dans ses stocks d’énergies fossiles, le monde s’achemine dramatiquement vers un gigantesque black out. Pourtant, aux quatre coins de la planète, des chercheurs, ingénieurs et techniciens passionnés travaillent et  militent ensemble pour développer de nouvelles technologies dans le respect de l’environnement.

Produire de l’énergie électrique propre en réduisant les déchets et les émissions de gaz à effets de serre, c’est encore et toujours possible !

Il reste maintenant la possibilité d’extraire massivement les ressources en EGS sur l’ensemble de la surface du globe (les Systèmes Géothermiques Stimulés sont définis comme des ensembles artificiels permettant d’extraire des petites quantités de chaleur par injection et récupération d’eau dans le sous-sol). Il semblerait que ces ressources soient supérieures aux ressources en pétrole et que leur potentiel dépasse celui de l’énergie nucléaire. De plus, leur impact limité sur l’environnement réduirait l’émission de gaz à effet de serre tout en produisant une source d’énergie fiable, durable et sure. Exit donc les énergies fossiles et nucléaires, elles n’apportent que la guerre, elles ont fait leur temps.

Le choix est politique. Il est important.

Il faut nous unir pour nous rationner et partager pacifiquement,  équitablement les ressources de stock encore disponibles.

Il faut nous unir pour innover et gérer collectivement les ressources en EGS que nous offre la Terre !

« Il faut donner du temps au temps » (proverbe cité par Cervantès, Don Quichotte, I, XXXIV [1605])…

…la démographie galopante pousse les presque 7 milliards d’hommes sur Terre au chiffre de 8 milliards pour 2030 !

Le sablier achève d’égrener le temps de l’humanité et les populations abordent maintenant leur révolution. Les pyramides des âges s’inversent en attisant les tensions sociales et les conflits entre générations. De plus, l’illusion de perspective temporelle (pour les générations au travail) de financer la retraite des parents agrandit la faille structurelle entre la retraite par répartition et la retraite par capitalisation.

Pour couronner le tout, la main mise de la finance internationale sur l’aide alimentaire et la « redistribution » sauvage de la richesse au profit d’une minorité interdit toujours  toute solution juste, digne et égale pour la société dans son ensemble. Alors, l’empilement irresponsable des dettes progresse, les déséquilibres commerciaux s’amplifient, les prix augmentent, les rentes énergétiques et alimentaires se confortent, les revenus excessifs concentrés par les inégalités s’accroissent et les spéculations boursières accentuent la Crise financière en fabriquant une Tour de Babel d’argent virtuel pour la sacro-sainte Croissance qui met en danger (par l’accumulation des créances), l’économie réelle. Triste état des lieux !

Situation: Face au Marché et face à ses prêtres du dogme néolibéral surfant sans limites sur la vague démographique, les « sociétés de survie » en constante augmentation doivent absolument résister et s’ancrer dans les principes démocratiques.  Défendre les biens et services publics des États en comptabilisant prioritairement la richesse réelle (surtout pas son apparence boursière !). Dans le même temps, les décisionnaires institutionnels doivent cesser de tourner en rond en s’interrogeant sur les modèles de développement économique possibles pour les décennies à venir.

Remettre du bon sens dans les règles et lois économiques doit être la préoccupation permanente des acteurs à venir de la politique mondiale afin que l’humanité retrouve sa capacité à agir sur son propre destin.

Résister c’est créer et innover !

Seuls le courage politique et le choix écologonomique peuvent favoriser l’émergence d’une démocratique planétaire « ouverte et active » visant l’établissement d’une économie globale de paix, protectrice des équilibres biosphériques et démographiques, juste et équitable.

Pour que plus jamais la guerre, la misère, la souffrance et la famine ne menacent l’existence humaine. Pour que l’éradication de la pauvreté et un accès égal pour tous à l’eau, à l’assainissement, aux soins, au logement, à l’école ainsi qu’au temps libre et son espace de créativité soit garanti par le Droit planétaire.

Qu’enfin, l’enseignement à l’échelle mondiale de la langue universelle Esperanto favorise  l’union de tous les peuples de notre espace commun, la Terre !

« Nous n’avons rien à nous que le temps » (Baltasar Gracian, Oraculo manual, 247, [1647])…

…et le temps s’accélère au pôle Nord. En trente ans, la température y a augmenté quatre fois plus vite qu’ailleurs et son écosystème se dégrade à vue d’œil. La vie des ours polaires et de nombreuses autres espèces est menacée car la banquise pourrait perdre la moitié de sa surface avant la fin du siècle.

Sous les effets de ce réchauffement, la route maritime du Nord-Ouest (permettant d’atteindre l’Asie en passant par l’océan Arctique) va bientôt s’ouvrir en grand à tout le trafic commercial. Et parce que 85 % du commerce international s’effectue par voie maritime, il est facile de comprendre que le Marché attend impatiemment l’ouverture de ce passage.

C’est pourquoi l’objectif de croissance et son développement durable restent de mise. Il faut que rien ne change dans le système actuel car les mers de l’Arctique offriront rapidement des perspectives économiques et stratégiques majeures pour le transit commercial des navires.

Situation : Cette nouvelle voie maritime surgie de la glace et du bleu profond de l’océan est le soubresaut supposé vital d’une économie mondiale malade et moribonde. Elle est annoncée comme pouvant relancer la croissance en accélérant les échanges. Les détroits arctiques du passage Nord-Ouest vont donc devenir, à l’instar des autres détroits empruntés, des zones de grande tension, de piraterie et de guerre.

Quid de la sublime transparence dentelée des glaces, du camaïeu de verts de la toundra et des espèces habitant les lieux ? L’impact pollueur et destructeur des activités humaines sur la biosphère augmente et se propage.

Il faut absolument protéger cet espace maritime des conséquences de ce  réchauffement en cours. L’urgente mise en œuvre d’une Charte planétaire des océans est évidente !

« Le temps mûrit toutes choses ; par temps toutes choses viennent en évidence ; le temps est père de vérité » (Rabelais, Le Tiers Livre, XL, [1546])…

…tel un fruit mûr, le monde commun risque donc de prendre fin car il ne se présente plus que sous des standards de travail asservissants, d’exploitations déséquilibrées des ressources naturelles, de productions exagérées, de pollutions croissantes et de consommations débridées.

La cosmétique de Marché aliène totalement la confusion des foules hystériques et habille la société de masse d’un conformisme absolu au système. La Terre, notre mère à tous, quintessence de l’être humain, est de plus en plus souillée et défigurée. Au rythme où vont les choses, nous risquons fort de manquer le rendez-vous qui s’offre à nous pour malheureusement échouer en l’état d’acosmisme. Un quotidien sans espoir pour les générations actuelles qui sacrifient ostensiblement l’avenir des générations futures.

Un triste déclin, une lamentable régression de notre civilisation sur la Terre.

Ainsi, en cette fin 2010, …la Terre poursuit sa course, elle entre dans une nouvelle ère !

Il est réellement temps de reconsidérer le rapport humain à l’argent et… au travail. Issu du Moyen –Age, la notion de travail trouve son origine dans le « tripalium » (latin) cet instrument à trois pieux qui servait, entre autre, à immobiliser les personnes pendant qu’on les torturait. Depuis cette époque, le travail renvoie systématiquement à la douleur, à la subordination, la corruption et de plus en plus à l’exploitation et la misère. La norme prévaut encore aujourd’hui car elle n’est quasiment jamais remise en cause. La représentation commune est que chacun doit travailler, quel qu’en soit le prix, pour obtenir les moyens monétaires de mener à bien son existence de servitude volontaire. Se soumettre au système ultra libéral pour pouvoir vivre, voire survivre. Pour beaucoup maintenant, les conditions de subsistance dépendent de ceux qui détiennent les capitaux et de leur domination sur le vivant.

Les ravages dans nos sociétés et à l’échelle de la planète sont flagrants.

Il existe pourtant une autre possibilité. Celle du citoyen planétaire autonome, doué d’un libre arbitre pour dire simplement, fortement et clairement qu’il est nécessaire, face aux changements globaux, de vivre autrement que par et pour de l’argent. L’intelligence et l’efficacité de l’autogestion ont fait leurs preuves. Plus que jamais il est possible de rendre à l’activité professionnelle sa vocation première, celle d’élaborer l’environnement planétaire idéal à la subsistance du genre humain, sans que cette réalisation rentre dans un cadre de rapport d’argent, de domination et d’exploitation.

Il est devenu vital de vivre en paix avec ses semblables et en harmonie avec la biosphère. Dans cette société planétaire, tout le monde s’occuperait, avec une juste rotation des responsabilités et tâches, à satisfaire le réel espace et bien commun dans l’épanouissement de toutes et de tous ainsi que du respect de l’ensemble des espèces encore vivantes.

Pour tous les citoyens, le but serait de « créer lucidement sa vie comme une œuvre » et non pas la perdre à la gagner. Cette œuvre est à portée de mains. C’est une simple question de réveil des consciences et de finalité existentielle. Oui, c’est encore et toujours possible, les sentiments de solidarité et d’amour peuvent libérer l’élan créateur pour une vie sur Terre belle, harmonieuse, fraternelle, pleine et entière !

Il suffit de le vouloir…à vous de jouer !


Ce texte avait été publié le 30 décembre 2010

Depuis la publication de cet article tout s’est aggravé. La spirale du déclin qui précipite les citoyens de toutes les nations dans un monde en chaos. Elle les incite à se renfermer sur eux-mêmes dans une sorte de petit bonheur égoïste pour oublier que la situation planétaire est désastreuse. Or, l’idéal planétaire ne se redéfinit pas qu’au  travers de l’action locale.  L’échelle individuelle doit être dépassée afin que cet objectif commun devienne le point sociétal et moral à atteindre pour renouer avec le bon sens et le bonheur collectif.

La prise de conscience de l’état planétaire est impérative ! La protection urgente de la biosphère et des populations qui l’habite, la frugalité, l’honnêteté, le partage, le temps retrouvé et la décroissance sont la planche de salut contre la consommation  maladive, l’injustice, et l’immoralité de cette sacro-sainte croissance qui , source de tous les conflits et de toutes les destructions, ravage la planète.

Prémonition de guerre (Salvador Dali)

Aujourd’hui, le faux drapeau  moral de la propagande claque dans le vent de la guerre mondiale qui se lève sur le Moyen-Orient car cet espace représente l’éponge du pétrole encore facilement accessible pour notre civilisation (Arabie-Saoudite, Irak et Iran en sont les réserves principales). Mis en images filtrées puis largement diffusées, la monopolisation médiatico-politico-financière des tenants de la croissance à tout prix aggrave les tensions et les déséquilibres. La guerre mondiale pour l’énergie a commencé, mais les difficultés à appréhender correctement la situation seront de plus en plus complexes car ce n’est pas en armant et en finançant secrètement des mercenaires (chargés de briser des mouvements populaires et de protéger certaines implantations pétrolières), en faisant exploser des bombes ou en tirant des missiles (fussent-ils chimiques, biologiques ou nucléaires) que la situation planétaire s’améliorera. L’horreur, l’inhumanité, les massacres et les souffrances sont au  rendez-vous quotidien des prédateurs des images de la guerre qui en vivent et la font vivre.  Sidérés par nos pulsions de consommation destructrices nous nous sommes soumis à la dictature néolibérale qui a pris forme sur l’autel de nos abstractions libidinales asservies à l’argent. Réagissons, ne laissons pas la guerre s’installer durablement et unissons-nous !

Le temps est venu de vivre le monde tel que nous voudrions le vivre. Ce monde n’est plus une utopie. La raison (le logos), le bonheur et la paix planétaire doivent devenir la motivation de tous.

A commencer par l’ensemble des membres de l’Assemblée Générale des Nations Unies !

En ce temps paroxysmique de crises nous devrions réaliser que l’humain est une forme de vie capable d’aimer et que l’ordre cosmique se reflète dans son esprit.

Alors ne cédons pas place à l’inhumain qui, à l’inverse, se nourrit d’inégalités, d’injustices, de haine, de guerres, souffrances et destructions et orientons-nous  résolument vers la citoyenneté planétaire.

Elle seule pourra engager nos sociétés vers de nouveaux modes de vie, de nouveaux modèles de bon sens !

Oui, le temps est venu pour une nouvelle ère planétaire…

Y.B.

oct 28

Cosmos (Source: http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Millenium_simulation_-_galaxies.jpg?uselang=fr)

Cosmos

Dans le ciel nocturne la plupart des étoiles visibles sont à des dizaines voire des centaines d’années lumières de la Terre et l’on estime, actuellement, à quelques 30000 milliards de milliards le nombre d’étoiles situées dans l’univers observable ! Alors, lorsque vient la nuit et que l’on porte le regard sur la voûte étoilée l’on se dit que, décidément non, la Terre n’est pas le centre de l’univers. Mais dans l’enchevêtrement des cordes et l’imbrication des dimensions de l’espace, du temps et de la matière elle en est certainement l’élément essentiel pour la vie et l’expansion de l’espèce humaine.  Ainsi, nous voyageons sur une petite planète (environ 6370 km de rayon) orbitant en compagnie d’autres corps planétaires autour d’une étoile (le Soleil). Ce système solaire évolue dans la galaxie Voie lactée (abritant plusieurs centaines de milliards d’étoiles) qui occupe elle-même un espace minuscule parmi les innombrables autres galaxies de l’univers ! A n’en pas douter, l’humanité quittera bientôt le globe terrestre pour explorer ce vaste univers.                                           L’Union planétaire fait son chemin dans l’histoire humaine car elle est le nouvel archétype pour la pratique du monde ainsi que le changement de paradigme de représentation sociale pour accompagner la naissance d’une nouvelle humanité. Elle trace la voie de l’âge adulte de l’humanité tout en ayant pour but :

  • d’embellir l’esprit
  • de cultiver le courage
  • de perfectionner l’entente et la solidarité des peules
  • de tenir en haute estime la courtoisie et l’honneur
  • de s’unir aux autres avec sincérité, amour et compassion
  • de toujours viser l’amélioration de soi

Alors, tout citoyen planétaire pourrait à l’avenir :

  • contribuer au développement des cultures
  •  parler et partager (parmi toutes les formes d’expressions) la langue commune et universelle qu’est l’espéranto
  •  promouvoir la paix, la justice et le bonheur pour tous.

L’altruisme, la simplicité et la volonté de bien faire font partie intégrante de cette nouvelle pensée. La gratuité, la gentillesse et le respect en sont les principales valeurs.  L’objectif de l’Union planétaire est donc d’orienter raisonnablement la marche progressive de l’humanité, en rappelant aux citoyens les limites environnementales et en précisant les Principes fondamentaux dont l’observation rigoureuse, l’étude et l’adoption sont nécessaires et dont l’ignorance ou l’oubli seraient fatals. À l’aide de l’écologonomie elle propose aussi le retour au bon sens dans les affaires et activités humaines sur toute la surface de la planète. Elle est la solution, le modèle futur de référence pour préserver la Terre ainsi que les équilibres de toutes biosphères abritant ou susceptibles d’accueillir l’espèce humaine. Ce n’est que par l’Union planétaire que l’humanité atteindra la dimension universelle. Ceci dit, dans l’antiquité, l’observation attentive de la voûte céleste à révélé qu’avant d’être captifs de notre système solaire les astres ne venaient pas tous de l’espace intergalactique. Certains auraient été le produit d’éruptions titanesques sur certaines planètes. Le spectacle grandiose (dépassant l’entendement tellement les phénomènes furent gigantesques) et les conséquences induites suscitèrent alors la croyance divine ! C’est ainsi que les divinités du monde antique furent nommées et classées hiérarchiquement en fonction de la dimension des astres observés et de leurs influences. Véritable point d’orgue des forces en jeu, Jupiter (fantastique planète à la gravité colossale) fut (par ses éruptions/éjections) la génitrice principale d’évènements catastrophiques pour l’humanité. Simple spectateurs, nos ancêtres ont réussi à nous témoigner (par la tradition orale) leurs observations ainsi que les conséquences dévastatrices vécues à la surface du globe terrestre telles que collisions planétaires, dépressions hémisphériques colossales, positions, vitesses et sens de rotations nouveaux, interactions énergétiques et transferts de matières inouïs, gigantesques éruptions volcaniques, tremblements de terre, dérives continentales, instabilité et basculement terrestre, densité atmosphérique variable, évènements climatiques exceptionnels…  et déluge planétaire !  Ce temps de cataclysmes, de souffrances et d’épouvante est passé.        Témoignages...

Atlas supportant le « dôme massif du monde qui se courbe » a protégé l’humanité de la  « pluie d’étoiles » afin que « le ciel ne nous tombe pas sur la tête ». Il a joué son rôle et l’imaginaire collectif s’en souvient. Cette unanimité de témoignages de nos ancêtres (Celtes, Indiens, Chinois, Amérindiens, Africains, Finnois et Lapons) nous le rapporte. Cependant, l’effroyable catastrophe noyée finalement par le Déluge s’est délitée et perdue dans la nuit de l’espace et du temps qui passe. Puis, sortant des ténèbres de l’oubli telle une fragile lumière miraculeusement préservée, la possibilité d’expression par l’écriture pour fixer ces témoignages dans la mémoire humaine est apparue. Mahavira, Bouddha, Lao Tseu, Confucius, Esdraz, Isaïe, Zarathoustra et plus tard d’autres illustres personnages (Jésus, Mahomet, Gandhi) s’inspirèrent alors de ces phénomènes et des désastres occasionnés pour les interpréter. L’orientation prise depuis par les cultes et philosophies finit par aboutir à notre époque moderne où l’humanité divisée se trouve sous la coupe totale des grandes religions contemporaines soutenues par le conformisme d’intérêt du politique et de la science. Alors, même si officiellement il est déclaré que ces phénomènes passés relèvent de l’affabulation, il faut absolument maintenir la curiosité en éveil, lire et s’informer sur ces anciens évènements planétaires qui semblent (pour d’obscures raisons de pouvoir et de contrôle des populations) avoir été classés sans suite. N’oublions pas que les chroniqueurs anciens ont transcrits et transmis la tradition orale, le souvenir, par de nombreux témoignages écrits. Ils ne sont pas que les fabricants de légendes. Ils ne sont pas que les fabricants de calendriers astronomiques. Depuis toujours « l’Histoire s’écoute aux portes des légendes » ! (Victor Hugo) Les légendes nous appellent, à travers les âges, à ne pas rester figés dans nos certitudes matérialistes, à ne pas nous couper du passé. Elles nous informent des souffrances exceptionnelles endurées et nous avertissent que la mythologie n’est pas qu’un magasin d’images poétiques et que la planète est notre cercle de vie. Un cercle de 36 décans symbolisant l’univers que la symbolique messagère Elenin (tout comme le soleil) traverse actuellement. 360° ouvrant sur le savoir et le cosmos…  Ainsi, l’Histoire nous rappelle qu’il faut sans cesse se remettre en question parce que l’utopie voire l’hérésie de la veille sont souvent devenues la réalité, la vérité du moment. L’humanité devrait donc rester à l’écoute de son passé pour bien appréhender le futur. La mémoire millénaire a gardé les traces de l’histoire planétaire. Sachons donc les déceler et les accepter unanimement. Enfin, surmontons la peur de cette fin d’époque pour édifier collectivement une nouvelle ère de paix et d’harmonie.

Y.B.

Voici le discours historique et pathétique à la tribune de l’ONU de « Severrine Suzuki », une enfant de 14 ans, qui interpelle les délégués de la planète… pour ne plus avoir peur et changer le futur ! L’ Union Planétaire (âge adulte de l’humanité) est inscrite dans l’air du temps…   Ne l’oublions pas !

août 27

Août 2011…

Depuis le point précédemment fait (situation planétaire de 2010), tout s’aggrave !
Ce mois-ci, le coup de tabac sur les places financières à arraché près d’un quart de la voilure des bourses qui manœuvrent désespérément face à la tempête économique toute proche.
Les tristes marins cravatés à l’économie mondiale de Marché ont perdu leur compas, ils s’accrochent aux haubans avant de tomber à genoux sur le pont du navire en perdition.
Branle bas de combat ! Parce qu’ils ont décidé de laisser filer encore plus l’endettement, ils se battent désormais sur tous les fronts, quitte à en créer de nouveaux à terre.
En cette fin d’été les combats font donc rages et l’humanité, plus que jamais, est la proie d’une maladie convulsive et violente du corps politique qui lui fait servir obséquieusement les intérêts d’une élite mondiale (finance,industrie et corporations multinationales) imposant coûte que coûte sa loi économique de croissance débridée pour gouverner le monde.
De fait, notre civilisation prévaut moins que jamais sur la barbarie car ses chefs s’affrontent en une fuite en avant de plus en plus sauvage pour piller et contrôler les rares richesses pétrolières, gazières et d’uranium encore disponibles.
Ainsi, la tendance, lourde, se durcit en précipitant les hommes de paille que sont les soldats dits réguliers, les mercenaires, terroristes, résistants et rebelles armés dans des tueries grandissantes.
Ces gens là se tuent et tuent dans le feu roulant des insurrections et guerres déclenchées pour durer.
Ces carnages, couverts par la propagande des médias officiels, baignent dans la lumière tamisée des grandes messes de la presse qui évite très souvent d’éclairer les opinions publiques sur les nouvelles technologies d’armement utilisées. (Celles-ci permettent en effet l’orchestration redoutable des combats afin de détruire les infrastructures et pratiquer avec une terrible précision le principe de la terre brulée). Elle ne sensibilise pas non plus suffisamment sur les atrocités commises lors des nettoyages ethniques ni n’informe impartialement sur la souffrance des civils innocents.
L’Histoire se répétant, avec de l’argent et des armes l’ensauvagement est planifié et les déferlements meurtriers soulignent dramatiquement la stratégie du choc.

Augmentation et aggravation des crises…planète en état de choc !

Mais le déterminisme de guerre ne suffit plus pour renflouer les caisses et maintenir à flot le navire. Pour maintenir le sacro-saint principe de richesse du plus petit nombre, des foyers de haine et d’injustice ont été rallumés sur une Terre en métamorphose dont l’avenir biosphérique (dépendant du changement climatique et des chocs induits) va occuper une place majeure dans les choix politiques futurs.
Encore faut-il le comprendre et s’unir pour y faire face, prendre les justes orientations, mener des actions efficaces et de bon sens !
Les temps ont changés, notre civilisation boucle le tour de la planète et approche de la croisée des chemins.
Quittons donc cette Terre en proie aux guerres, pollutions dévastatrices, catastrophes naturelles, chocs climatiques, souffrances, famines et injustices.
Quittons ce capharnaüm de discordes, d’immoralité, d’erreurs politiques et de souffrances et prenons de la hauteur.
Venue du fin fond de l’espace, une voyageuse céleste (la comète C/2010 X1 Elenin) rentre dans notre système solaire et devrait être au plus près de notre planète (35 millions de kilomètres) à la mi-octobre. La distance est importante car ce géocroiseur large de 4 kilomètres sera 90 fois plus éloigné que la Lune. Il sera alors peut-être  possible de l’observer avec une paire de jumelles. Une bonne nouvelle !
En dehors de toutes considérations de mécanique céleste, d’influences réelles ou supposées sur le climat ou la lithosphère et sans tirer de plan sur la comète, se pourrait-il que celle-ci symbolise le temps venu du changement d’ère planétaire pour les affaires humaines ?
Se pourrait-il qu’elle annonce le temps du retour à la paix, à l’entre-aide, l’amour et la concorde ? Se pourrait-il qu’elle signifie l’ouverture de la porte sublime universelle, l’entrée de l’humanité dans l’âge adulte ?
Peut-être…
En attendant un tel renouveau et toujours la tête dans les étoiles, imaginons qu’un jour, un autre géocroiseur abritant des voyageurs extraterrestres, s’approche lui-aussi de notre Terre.
Que verraient alors ces derniers ? Probablement des bipèdes arrogants, masochistes, ne sachant pas communiquer sur un pied d’égalité à l’échelle planétaire (sinon par l’insécurité, la division des langues, de leurs frontières et par l’aide d’une myriade de traducteurs) cultivant la violence, la barbarie, la compétition, la misère et l’injustice, guidés en cela par l’entité argent omniprésente, vampire et tentaculaire.
Une vision pas vraiment idéale !
Le passage d’Elenin brillera donc comme un rappel ténu à l’universalisme.
Cette comète nous rappelle symboliquement qu’il est toujours temps de changer le cours des choses et nous invite à ouvrir notre conscience sur l’espace, le temps et l’avenir possible de l’humanité sur Terre.
Il suffit de le vouloir collectivement et de rester attentif à l’histoire des civilisations (symbolique existentielle du temps qui passe) pour ne pas oublier et tendre vers un futur d’union planétaire…
Retournons sur Terre.
Un homme politique insoumis, incorruptible et qui était porteur d’une parole juste vient de mourir. Cet homme exemplaire s’appelait Jack Layton.
Il était au Canada le porte-parole de l’opposition officielle et responsable du Nouveau Parti démocratique.
Estimé et estimable, il est décédé (tout comme de nombreuses personnalités ayant marqué notre époque) d’un cancer !
Deux jours avant son décès survenu le 22 août 2011, il a rédigé une lettre, un appel exemplaire à la raison. Véritable message d’espoir et de paix dont voici l’extrait final :

Chers amis,

…Alors que ma carrière politique s’achève, j’aimerais vous transmettre toute ma conviction que vous avez le pouvoir de changer ce pays et le monde. Plusieurs défis vous attendent, de l’accablante nature des changements climatiques à l’injustice d’une économie qui laisse tant d’entre vous exclus de la richesse collective, en passant par les changements qui seront nécessaires pour bâtir un Canada plus solidaire et généreux. Votre énergie, votre vision et votre passion pour la justice sont exactement ce dont ce pays a aujourd’hui besoin. Vous devez être au cœur de notre économie, de notre vie politique, et de nos plans pour le présent et pour l’avenir.

Nouvelle et captivante alternative

Et finalement, j’aimerais rappeler à tous les Canadiens que le Canada est un magnifique pays, un pays qui représente les espoirs du monde entier. Mais nous pouvons bâtir un meilleur pays, un pays où l’égalité, la justice et les opportunités sont plus grandes. Nous pouvons bâtir une économie prospère et partager les avantages de notre société plus équitablement. Nous pouvons prendre mieux soin de nos aînés. Nous pouvons offrir à nos enfants de meilleures perspectives d’avenir. Nous pouvons faire notre part pour sauver l’environnement et la planète. Nous pouvons réhabiliter notre nom aux yeux du monde. Nous pouvons faire tout ça parce que nous avons enfin un système de partis politiques fédéraux qui nous offre de vrais choix; où notre vote compte; où en travaillant pour le changement on peut effectivement provoquer le changement.

Dans les mois et les années à venir, le NPD vous proposera une nouvelle et captivante alternative. Mes collègues du parti forment une équipe impressionnante et dévouée. Écoutez-les bien, considérez les solutions qu’ils proposent, et gardez en tête qu’en travaillant ensemble, nous pouvons avoir un meilleur pays, un pays plus juste et équitable. Ne laissez personne vous dire que ce n’est pas possible.

Mes amis, l’amour est cent fois meilleur que la haine. L’espoir est meilleur que la peur. L’optimisme est meilleur que le désespoir. Alors, aimons, gardons espoir et restons optimistes. Et nous changerons le monde.

Chaleureusement.

Puissent tous les citoyens planétaires, dans tous les pays, s’ inspirer de ce message pour s’émanciper de tous les déterminismes (économiques, guerriers, religieux, ethniques, sectaires, politiques, nationalistes) et pour renouer, vite, avec les racines de vie qui nous relient à la Terre !
Les pieds sur Terre, sachons donc raison garder en mettant la citoyenneté planétaire au centre des politiques menées, en imaginant de nouvelles lois pour utiliser équitablement l’argent, en élaborant maintenant et collectivement une alliance mondiale pour l’Union Planétaire.

Y.B.

Comment l’argent est créé à partir de dette et pourquoi il est virtuellement impossible de s’en débarrasser…la tempête économique est là !

juin 02

Jusqu’à présent, les centaines d’exoplanètes répertoriées étaient soit trop chaudes soit trop froides, stériles, gazeuses ou dotées d’une atmosphère incompatible pour notre espèce.  Or, en scrutant dans la zone de vie d’un soleil lointain, Gliese 581, une équipe française du CNRS et de l’Institut Pierre-Simon Laplace (travaux publiés dans « The astrophysical Journal Letters« ) vient de démontrer que sur l’une des planètes (pour l’instant nommée Gliese 581 d) de ce système, nous pourrions rencontrer des conditions de vie assez proches de celles que nous connaissons sur la Terre.

Voici donc une autre planète bleue potentielle située dans la constellation de la Balance à la bagatelle de 20,3 années-lumière !

Il est donc sérieusement envisagé d’entreprendre le voyage vers cette Terra incognita sur laquelle existent très certainement des formes de vies similaires et compatibles avec celles que nous connaissons.

Nous pourrions vraisemblablement y vivre !

Mais plutôt que de laisser une Terre pillée, polluée et dévastée derrière nous, peut-être ferions-nous mieux de réaliser l’Union Planétaire afin d’établir un modèle d’expansion humaine plus raisonnable, plus respectueux et plus fiable.

Un modèle social biosphérique exemplaire à suivre pour toute société planétaire en devenir, sur chacune des futures planètes que l’espèce humaine serait susceptible d’habiter…

Y.B.

Vidéo de présentation du voyage vers le système stellaire Gliese 581 :


Vidéo de présentation de la planète Gliza ( Gliese 581d) :


Gliese 581 est une étoile naine rouge possédant un cortège de planètes.
Située à 20,3 années-lumière de la terre « seulement », on y a déjà repéré, entre autres, des petites planètes rocheuses, ce qui est un bon début.
Mais toutes les conditions n’étaient pas réunies pour faire de ces candidates des nouvelles terres.
Cette planète au diamètre estimé d’environ 1 fois et demie celui de la terre gravite autour de son soleil à une distance 14 fois inférieure à celle qui nous sépare de notre astre tutélaire.
Mais comme son soleil émet bien moins de radiations, sa température au sol varie de zéro à 40 ° C. On y a détecté du carbone, de l’eau en grande quantité, de la vapeur d’eau partout laissant augurer des océans et des phénomènes atmosphériques liés à l’évaporation. Son atmosphère brasse d’importants volumes d’oxygène, d’hydrogène et de carbone.
Cerise sur le gâteau, cette petite planète tourne par rapport à nous de telle façon qu’elle passe régulièrement devant ou derrière son étoile pendant quelques heures tous les trois jours et demi, ce qui permet d’effectuer de nombreuses observations sur ses caractéristiques générales et sur son atmosphère.

En 2050, c’est-à-dire demain, on aura des photos précises !

La 581 d a été découverte grâce au spectromètre HARPS opérant depuis un des télescopes de l’Observatoire spatial européen installé à La Silla au Chili.
Très précis, cet instrument a permis de détecter ces petites planètes avec la méthode des vitesses radiales : celles-ci trahissant leur présence par les variations qu’elles produisent sur les vitesses de déplacement de leur étoile.
Pour le moment, on effectue depuis les observatoires spatiaux des analyses fines des émissions spectrales représentatives de la composition des exoplanètes et de leur atmosphère. Et on essaie de modéliser des interactions atmosphériques en fonction de ce que nous savons de la terre mais aussi des grosses planètes à atmosphère dense.
Ainsi étudie-t-on la diffusion rayleigh, ce phénomène qui donne à notre ciel sa couleur bleue, tout en limitant le réchauffement excessif car une partie importante du rayonnement « bleu » est réfléchi dans l’espace.
La chaleur restante, si l’atmosphère s’y prête, peut pénétrer jusqu’au sol et chauffer la planète, permettant la circulation atmosphérique des masses d’air et de vapeur d’eau tout autour de la planète. Il semblerait que ces deux conditions idéales soient réunies sur 581 d.
Mais il existe un projet beaucoup plus ambitieux : le Redundant Linear Array mitonné par la NASA. C’est un télescope spatial interférométrique qui devrait permettre dès 2020 de voir des détails de l’ordre de 100 m sur des exoplanètes proches, jusqu’à 10 années lumière… Avec pour l’horizon 2050, une finesse permettant de photographier des détails de la masse d’un camion sur une planète comme « notre » Gliese 581 d.

Et en 2100, on ira voir !

Ce n’est ni de la S.F ni de la dépense spéculative inutile.
Dans un siècle, il y a fort à parier que notre planète aura fini d’épuiser ses ressources naturelles, et en outre elle sera surpeuplée, très polluée chimiquement et irradiée au point d’en devenir inhabitable. L’homme devrait aller s’installer ailleurs… Et d’ici là, on peut imaginer qu’on aura découvert à distance raisonnable (50 A-L) d’autres terres, peut-être plus avenantes que Gliese 581 d.
Sera-ce vraiment accessible et pour qui ? Dans les 100 ans à venir, il est peu probable qu’on mette au point la navigation subspatiale et la téléportation par des trous de vers.
Restons-en donc aux données établies de la physique quantique.
300.000 Km/seconde dans le vide est la vitesse de la lumière qu’on ne peut dépasser faute d’atteindre une masse infinie. Au delà, c’est une autre physique que nous sommes pour le moment incapables de concevoir. Mais rien n’empêche d’approcher le seuil fatidique à 90%.
Des propulseurs nucléaires à plasma (qu’on sait faire et qu’il suffirait de perfectionner) ou toute autre technologie à inventer, permettraient une accélération continue jusqu’à atteindre 280.000 Km/seconde.
Compte tenu du temps d’accélération et de décélération, le voyage durerait environ 26 ans. Mais à cette vitesse là, le temps ne s’écoule plus de la même façon.
48 heures sur terre correspondraient à environ une demi-heure pour les voyageurs.
Donc 48 h = 2880 ‘ / 30 = coefficient 96.
26 ans = 9490 jours / 96 = 98.
Au niveau du ressenti des voyageurs, le voyage durerait environ 3 mois.
Bien sur, s’ils revenaient après une exploration d’un an, il se serait écoulé plus d’un demi-siècle sur terre. Mais quel intérêt de retrouver un monde à l’agonie ?
Ce sera « one way ticket » surtout si on sait ce qu’on laisse et si on est à peu près sûr de ce qu’on va trouver.

Christian Navis

(Source : http://wikistrike.over-blog.com/article-une-autre-planete-bleue-a-20-annees-lumiere-gliese-581d-serait-habitable-74688661.html)

juin 02

L’absence de la France et de l’Europe dans le débat allemand sur l’énergie révèle l’emprise des nucléocrates sur les populations et leur contrôle de l’économie mondiale. L' Europe nucléaire
Plus que jamais, l’oligarchie nucléocrate use de mots et d’expressions suffisamment laconiques pour manipuler l’opinion publique et contrer les alerteurs de ladite opinion.
Telle une chape de plomb posée sur la réflexion citoyenne pour empêcher toute contestation, elle impose dogmatiquement l’ordre nucléaire.
Celui-ci assure et garanti par la force les monopoles d’exploitations des énergies de « stock » et ces monopoles ne s’exercent efficacement que si l’on dispose de l’arme atomique.
C’est pourquoi, si l’on veut faire partie du club très fermé des pays détenteurs de l’arme nucléaire, il faut coûte que coûte développer la technologie de l’atome et construire des centrales nucléaires officiellement destinées à produire de l’électricité.
La compétition est rude et sans pitié.
Accidents et guerre à venir font partie des aléas prévus pourvu que l’on garde la main.
La boucle est ainsi bouclée et le pillage des ressources non renouvelables pour produire de l’électricité est principalement réservé aux pays militairement nucléarisés.
Cependant un soubresaut « politique » survient.
Après l’épouvantable catastrophe de Fukushima et son insurmontable pollution radiologique, l’Allemagne décide d’arrêter sa production électrique d’origine nucléaire pour la réorienter et la diversifier. (L’on pourrait dire écologonomiquement !)
Cette salutaire prise de conscience par une population intelligente et rebelle qui renoue avec le bon sens et manifeste sa solidarité pour le peuple japonais qui subit et endure une terrible contamination est un évènement majeur !
Une brèche est désormais ouverte dans les certitudes « politiques » de ses voisins européens.
Arrivera-telle à se rationner et se libérer économiquement pour financer massivement les technologies nouvelles et alternatives permettant de produire l’électricité du futur ?
Il faut l’espérer et vaille que vaille soutenir cette belle et courageuse initiative !

Y.B.

Traduction ci-après de l’article écrit par Frank Schirrmacher et paru dans le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung du 28 mars 2011

Rhétorique et réalité


Les neuf lieux communs du partisan du nucléaire

Des décennies de débat sur le nucléaire ont perverti la langue. Les phrases que nous entendons pendant le moratoire [de fonctionnement des centrales nucléaires en Allemagne, décidé après les accidents de Fukushima] sont des manœuvres de diversion. Elles formulent des thèses qui n’en sont pas et sont des insultes à l’intelligence.
Voici une analyse des éléments de langage les plus importants.


1. Les centrales atomiques allemandes sont les plus sûres du monde.
Cela ressemble à une affirmation technique, mais ce n’est en vérité qu’une comparaison morale. Elle dit seulement que, par comparaison avec ce que font les autres, ce que nous faisons est le meilleur. Elle ne compare rien de technique. Le message devrait donc être : même dans le pire des cas, notre uranium ne rayonne que quelques heures et non des centaines d’années. Naturellement, c’est absurde. Cette comparaison est un leurre : elle n’a rien à voir avec ce qui se passerait dans le pire des cas, mais seulement avec ce que les hommes peuvent prévoir dans le meilleur des cas.
Par définition, l’accident atomique majeur, le pire des cas, est caractérisé par le fait qu’il ne peut se comparer qu’à lui-même. Comme on ne peut pas exclure le risque résiduel, la formule simple pour un moratoire est : même les centrales atomiques les plus sûres du monde ne sont pas sûres ; ou bien : même les centrales atomiques les plus sûres ne sont sûres que dans la mesure où elles sont sûres.
2. La sécurité absolue n’existe pas.
Une inversion classique, une tromperie. Car le fait est justement qu’ une certitude absolue existe : nous savons en fait exactement ce qui arrive quand le cœur nucléaire entre en fusion, combien de temps dure la radioactivité, quels sont les effets du césium et de l’iode sur les gens et l’environnement, combien de générations futures auront à en souffrir dans le pire des cas. C’est la certitude absolue d’un processus physique qu’on peut mettre en rapport avec l’insécurité relative des centrales, reconnue par les opérateurs eux-mêmes.
3. Le risque fait partie de la vie.
Cette phrase est une tautologie. La vie est toujours un risque. Si les risques font effectivement partie de la vie, la vie procède de l’évaluation des risques. La perfidie de la phrase tient dans ce qu’elle insinue qu’il faut rappeler aux gens l’existence de risques. En vérité, la vie toute entière n’est qu’une gestion des risques, qui commence le matin quand on ouvre la porte de sa maison, mais ne finit pas le soir quand on regarde le journal télévisé. Les hommes du vingt-et-unième siècle vivent dans une évaluation permanente des risques, non pas parce qu’ils sont des fanatiques du risque, mais parce que le risque est devenu la norme. C’est ainsi, par exemple, que personne ne traverse une rue passante sans avoir regardé à droite et à gauche. Pourtant les gens traversent les rues, mais pas les autoroutes en général.
De même, courir un risque signifie toujours calculer ses chances. Gerd Gigerenzer a défini dans un autre contexte l’heuristique appliquée par les gens pour évaluer de tels risques : « éviter les situations dans lesquelles de nombreuses personnes perdent la vie à un moment donné. » La phrase « le risque fait partie de la vie » signifie en fait, dans le cas de l’accident atomique majeur : tu dois envisager que toi, ta famille et des descendants éventuels serez un jour écrasés d’un coup. Cela n’a plus rien à voir avec le risque, mais avec le destin, auquel il ne nous reste qu’à nous abandonner. De ce point de vue, la chance de l’énergie atomique ne tient pas à une énergie moins chère, mais à la chance que l’accident maximal ne s’est pas encore produit jusqu’ici. C’est peu de chance, en regard du risque.
Hartmut Gründler, malheureusement oublié aujourd’hui, dénonçait il y a des décennies, dans le magazine littéraire des Éditions Rowohlt, Die Sprache des großen Bruders (La langue de Big Brother), la manipulation par le langage dans l’ère atomique. Il proposait déjà à l’époque de remplacer la tournure euphémique « Chances et risques de l’énergie nucléaire » par la tournure appropriée : « Chances et dégâts par l’énergie nucléaire ».
4. Un cas comme celui de Fukushima ne pourrait pas se produire en Allemagne.
Le tour de passe-passe consiste à comparer des choses que personne ne compare l’une à l’autre et à laisser de côté les choses comparables. Naturellement, un cas pareil à celui de Fukushima ne pourrait pas se produire en Allemagne. Mais ce n’est vrai que pour les faits déclencheurs. La nature même de l’accident atomique majeur comporte son caractère invraisemblable. Il ne peut être comparé qu’avec lui-même. D’autres risques potentiels s’ajoutent dans d’autres pays, c’est pourquoi personne ne plaide pour des digues anti-tsunami [en Allemagne].
Mais il ne s’agit pas de cela. Bien sûr, un cas comme celui de Fukushima pourrait se produire, comme chacun le ressent. Il faut faire la distinction entre la survenue de l’accident atomique majeur, qui peut se produire partout, et l’incapacité des hommes à en venir à bout. L’un est l’exception, alors que l’autre, comme nous le voyons pour la troisième fois [après Harrisburg en 1979 et Tchernobyl en 1986], est la règle. Fukushima montre que les hommes ne peuvent pas interrompre les processus atomiques qu’ils ont déclenchés lors d’un accident majeur. Or, c’est une compréhension de nature normative : ce que nous voyons à Fukushima peut se produire partout dans le monde.
5. Même si nous [en Allemagne] sortons du nucléaire, nous restons entourés de centrales atomiques.
C’est peut-être l’argument le plus minable, car il dénote le suicide de la politique. On peut transférer l’argumentation à titre expérimental à la prolifération des armes atomiques ou au traité de non-profilération nucléaire. Même si nous n’avons pas d’arme atomique, les autres en auront. Dans le passé, ce n’était pas une raison de s’en procurer mais au contraire d’empêcher d’autres d’en fabriquer.
6. Le courant ne sort pas de la prise.
Cette affirmation appartient, comme celle du point 2, aux arguments d’infantilisation qui présentent les critiques comme des naïfs, des utopistes ou des nantis. Variante de la phrase : « les légumes ne poussent pas chez Aldi, mais dans les champs ». Les opposants à l’énergie atomique parlent de l’ensemencement, du fumage et des conditions de formation des légumes. Ils veulent décider de la culture.
7. La chance / le risque d’arriver à un accident atomique majeur est extrêmement invraisemblable.
La chance d’avoir six numéros et le complémentaire au loto est de 1 sur 139 millions. Pourtant il tombe à intervalles réguliers. Évidemment, c’est lié au grand nombre de joueurs. De même la chance d’un accident majeur devient d’autant plus vraisemblable qu’il y a davantage de centrales atomiques. Malgré la probabilité infinitésimale de gagner au loto, les chances sont réelles de devoir partager le jackpot. La probabilité est absolument certaine de faire partager par tous et leurs descendants les conséquences de l’accident majeur. Nous ne parions pas qu’il ne se produira pas, mais seulement qu’il ne se produit pas maintenant. Il se produira pour un nombre assez élevé de parieurs.
8. Fukushima n’a absolument rien changé pour nous.
Toute une civilisation technique, des semaines après l’événement, ne sait ni ce qui s’est réellement passé, ni ce qu’elle peut faire. C’est une nouveauté historique. Que nous n’ayons pas été atteints physiquement ne change rien à la généralisation [de cette leçon] à l’ensemble de la culture technico-scientifique. Jochen Hörich l’explique depuis des années avec l’exemple de Tchernobyl : l’explosion étonne l’expert, mais pas l’étudiant qui distribue des tracts devant le restaurant universitaire. Il s’y est attendu. Fukushima a changé quelque chose pour nous, parce qu’il est arrivé ce qu’aucun expert n’a prévu, mais que tout le monde a envisagé.
9. Prophètes de malheur! L’humanité a survécu à bien d’autres choses, elle survivra à ça aussi.
Le gouvernement américain a instauré il y a des années une commission qui devait réfléchir à la façon de munir d’avertissements les décharges de déchets atomiques ultimes. Le problème est que le danger mortel persistera des millions d’années. Les hommes sauront-ils encore au moins lire ? Comprendront-ils nos signes ? Que signifiera une tête de mort ? Faut-il construire des pyramides ? La commission, composée d’anthropologues, d’ethnologues et d’écrivains a échoué en fait. Conclusion : que nous survivions à quelque chose ne signifie pas que nos enfants y survivront.
Il n’existe aucune technologie, autre que l’atomique, avec laquelle nous pouvons nous projeter aussi loin dans l’avenir. Les décharges ultimes du temps de la naissance du Christ, s’il y en avait déjà eu, n’auraient perdu aujourd’hui qu’une petite fraction de leur dangerosité. Peut-être ce danger se serait-il confirmé au dix-neuvième siècle qui a remué le sol comme aucun autre… Goethe en tant que directeur des mines [à Ilmenau en Thuringe] aurait apprécié. Nous n’aurions alors pas à nous poser la question de la survie, puisque nous n’existerions pas, au moins sans déformation.

(Source : Planète sans visa_fabrice-nicolino.com)

Et voici, sur le même sujet, une vidéo de l’excellente émission « Arrêt sur images » version télé, du 16 janvier 2000.

Où l’on constate qu’il faut savoir lire un communiqué de presse traitant d’un incident relevant d’une centrale défaillante du parc nucléaire !
Nous ne pouvons qu’être affectés d’être à ce point concernés

« Quelques jours après la tempête de décembre 1999, on apprenait en janvier 2000 que la centrale nucléaire du Blayais, en Gironde, avait connu un incident de niveau 2 (qui en comporte 7), dû à des inondations. Les communiqués publiés par EDF entre le 28 décembre, jour de l’incident, et le 5 janvier, jour de sa médiatisation dans le journal Sud Ouest, sont pour le moins peu explicites et volontairement jargonnants. Ils sont décryptés par Valérie Casanova, devant le directeur de la communication d’EDF » :

mai 15

L’urgence radiologique au japon et partout sur la planète se précise.
Les citoyens devraient pouvoir obtenir une information régulière et transparente alors que le nucléaire japonais s’emballe et que la pollution radioactive s’étend !
Le blog de l’association française Kokopelli permet de suivre quasiment au jour le jour l’évolution désastreuse de la catastrophe nucléaire japonaise qui affecte tous les citoyens planétaires.
Il empêche l’amnésie et l’hypnose.
Il s’oppose à la vitrification de l’information !
Il donne accès à la vérité face à la propagande de la presse mondialiste qui affirme que la radioactivité japonaise est sous contrôle.
Ne vous endormez-pas, libérez un peu de votre temps de cerveau disponible, soyez responsables et informez-vous !

Y.B.

Voici aussi la toute nouvelle interview du physicien Michio Kaku par Elliot Spitzer sur CNN.

« This is a ticking time bomb ! ».

Le cauchemar n’est pas fini…

Nouvelles récentes de Fukushima. Mai 2011.

La finalité de cette rubrique est de présenter des informations essentielles sur la situation en cours à Fukushima. Nous sommes fort conscients que ce n’est pas véritablement la tâche de l’Association Kokopelli. Cependant, dans la mesure où la presse langue de bois, à la solde de la mafia globaliste, tente éperdument de lobotomiser la population à grand renfort de diversions et d’intox (mariage princier, béatification d’un Bienheureux, mort (une fois de plus) de Ben Laden le Diabolique, etc, etc, ad nauseam… la dissémination d’informations authentiques s’avère fondamentale afin de se protéger de la dissémination de la radioactivité. Merci de nous aider en nous envoyant des nouvelles récentes ou des articles référencés sur le sujet.

Nouvelles de Fukushima. Seconde quinzaine de mai.

- 15 mai 2011: Forte contamination au plutonium dans des champs de riz à 50 km de Fukushima. Cette nouvelle a été rapportée par Japan Business Press. C’est une entreprise de processing de nourriture qui a organisé ses propres test privés et qui a découvert ces taux de radioactivité élevés au plutonium dans des champs de riz. Ces taux n’ont rien à voir avec ceux publiés par le gouvernement, selon l’entreprise.

- 15 mai 2011: Contribution du physicien nucléaire Michio Kaku. Pour les anglophones. Michio Kaku précise, pour ceux qui l’auraient oublié, que le cauchemar de Fukushima n’est absolument pas fini. Il le qualifie de bombe sur le point d’éclater à tout moment. Il est persuadé que le Gouvernement Japonais ment continuellement et que TEPCO se caractérise par une incompétence notoire. Rien de bien nouveau si ce n’est que c’est un physicien nucléaire de plus qui sonne, une fois de plus, l’alarme.

- 15 mai 2011: La température continue de monter dans le réacteur 2. TEPCO a décidé d’augmenter l’eau injectée dans le réacteur 2 de trois tonnes/heure passant ainsi à 15 tonnes d’eau/heure, à savoir 360 tonnes par jour. Rappelons que c’est ce réacteur qui contient du MOX au plutonium.

- 15 mai 2011: Le niveau d’eau contaminée dans la tranchée du réacteur 2 est en croissance. Il a grimpé de 4 cm depuis le 19 avril, date à laquelle TEPCO commença à transporter l’eau contaminée vers un centre de retraitement. A ce jour, ce sont 5070 tonnes d’eau contaminée qui ont été pompées de cette tranchée.

- 14 mai 2011: Tout va de plus en plus mal au réacteur 1.</strong> TEPCO a donc mis fin à sa farce d’ensevellissement sous eau du réacteur 1 et du système de filtration de l’air qui avait normalement fait redescendre la radioactivité à un niveau de quelques à 10 millisieverts/heure. Le mensonge était de taille car les employés, en pénétrant dans le bâtiment, découvrirent des taux jusqu’à 700 millisieverts/heure à l’étage du bas et de 1000 millisieverts/heure au premier étage. Le mensonge était en fait encore plus énorme car les quotidiens Japonais ont révélé aujourd’hui qu’un niveau de 2000 millisieverts/heure vient d’être découvert dans la partie sud-est près des double-portes. Un tel taux de radioactivité est environ 18 millions de fois supérieure au niveau normal. TEPCO a également découvert 3000 tonnes dans le sous-sol, peut-être une partie des 10 000 tonnes d’eau archi-radioactive qui ont disparu mystérieusement de l’enceinte de confinement.

- 14 mai 2011: Le quotidien Asahi Shimbun dévoile un rapport caché de TEPCO. Le quotidien Asahi Shimbun a dévoilé un rapport qui ne fut jamais publié par TEPCO et qui couvre la période du 11 mars au 30 avril. Si les données non publiées par TEPCO l’avaient été dès le début, des communautés auraient pu être informées plus rapidement et évacuer la zone et les travailleurs sur le site auraient pu être protégés plus efficacement.

- 14 mai 2011. Mort subite d’un employé de TEPCO. Un employé de TEPCO s’est effondré à la centrale nucléaire, suite à un malaise, et est décédé peu après. Selon certains rapports, il est avéré que certains employés de TEPCO sont incapables d’accéder à des installations efficaces leur permettant de se décontaminer.

- 13 mai 2011: Selon la loi US, les enceintes de confinement des réacteurs nucléaires ne peuvent pas fuir. Arnie Gundersen a formellement précisé aujourd’hui, dans sa contribution hebdomadaire, que les réacteurs 1, 2 et 3 de Fukushima-Daiichi fuyaient. Ainsi, par exemple, TEPCO n’a découvert que le 11 mai que le réacteur 3, celui contient du MOX, fuyait abondamment dans l’océan. Nous avons déjà précisé, lors d’une autre brève, que ce sont plus de 10 000 tonnes d’eau archi-contaminée qui ont disparu, mystérieusement, du réacteur 1. Dans la nappe phréatique ou dans l’océan?

Arnie a également affirmé que selon le NRC (Nuclear Regulatory Commission) aux USA, les enceintes de confinement des réacteurs nucléaires ne peuvent pas fuir. Selon le NRC, le taux de probabilité est de zéro et c’est ainsi que toutes les lois nucléaires des USA sont fondées sur ce postulat. A Fukushima-Daiichi, trois enceintes de confinement sont percées comme du gruyère et elles fuient. Tout va bien. Et en France, les postulats du nucléaire sont-ils identiques? Peut-être la grande prêtresse d’AREVA pourrait-elle nous éclairer de ses lumières nucléaires? Tout cela nous rappelle les chimères génétiques: de la fausse science et des cancers authentiques.

- 13 mai 2011. Le Gouvernement Japonais a révélé son protocole de gestion des boues d’épuration radioactives. Il est simple, très simple: toutes les boues d’épuration ayant 100 000 becquerels de Césium/kilogramme, ou plus, doivent être incinérées avant que les mâchefers soient scellés dans un container. Lors de l’incinération, que se passe-t-il en sus de la production de la dioxine? Vers quel autre ciel les isotopes radioactifs migrent-ils? Et qu’en est-il des boues d’épuration hyper-radioactives en-dessous de cette limite. Vont-elles de nouveau être vendues aux cimentiers? Et les mâchefers dans les containers, est-ce Areva qui va les recycler?

- 13 mai 2011: Niveau actuel de radioactivité dans le réacteur 3 de Fukushima. Le 9 mai, les employés de TEPCO, lorsqu’ils pénétrèrent dans le réacteur 3, découvrirent des niveaux de radiations de l’ordre de 600 à 700 millisieverts/heure. Le 10 mai, lorsqu’un employé explora le second étage du réacteur, il y découvrit des niveaux de radiations tellement élevés que le compteur Geiger ne pouvait pas en déterminer correctement la mesure: plus de 1000 millisieverts/heure. La situation est stable comme dit la presse globaliste.

- 13 mai 2011: Contamination radioactive alimentaire dans d’autres préfectures. La Préfecture de Niigata vient d’interdire la vente de persil contenant 1100 becquerels de Césium/kilo. La Préfecture de Tochigi a demandé aux agriculteurs de ne pas nourrir leur bétail avec de l’herbe dans les municipalités de Nasushiobara City et de Nikko City. Les teneurs sont de 3480 becquerels de Césium/kilo d’herbe pour Nikko City et de 3600 becquerels de Césium/kilo d’herbe et 660 becquerels de Césium/kilo pour deux sites de Nasushiobara City. Nikko City se trouve à 180 km au sud-ouest de Fukushima-Daiichi.

- 13 mai 2011: Nouvelles découvertes de contamination radioactive dans des villages producteurs de thé au sud de Tokyo. 780 becquerels de Césium/kilo de thé ont été détectés à Odawara City, 740 becquerels de Césium/kilo de thé à Kiyokawa Village, 680 becquerels de Césium/kilo de thé à Yugawara Town, 670 becquerels de Césium/kilo de thé à Aikawa Town et 530 becquerels de Césium/kilo de thé à Manazuru Town. Le gouverneur de la préfecture a demandé aux producteurs de cesser toute exportation et commercialisation de ces thés. Certaines de ces localités sont à 350 kilomètres au sud de Fukushima-Daiichi.

- 13 mai 2011: Contribution en vidéo d’Arnie Gundersen. L’état des lieux de Fukushima par un expert nucléaire du Vermont. Pour les anglophones, une vidéo à ne pas manquer: pas de langue de bois! Fukushima – One Step Forward and Four Steps Back as Each Unit Challenged by New Problems.

La conclusion d’Arnie est simple et sans appel: la contamination radioactive de l’atmosphère et de la nappe phréatique est QUOTIDIENNE ET CONTINUELLE et TEPCO (ni personne sur la planète) n’a de stratégie, sur le plan technique, pour mettre fin à cette situation dans le futur.

Le message est-il assez clair pour tous les adhérents et lecteurs des associations supposées représenter les anti-nucléaires en France? Ne serait-il pas temps de sortir de l’anesthésie générale?

- 13 mai 2011: Après deux mois de prestidigitations, TEPCO se lance dans le cirque. C’est officiel, TEPCO vient d’annoncer qu’ils vont recouvrir trois réacteurs, en commençant par le réacteur 1, avec de grandes tentes en polyester pour éviter que les radiations s’épanchent dans l’atmosphère. Ces tentes seront soutenues par une armature en acier de 57 mètres de hauteur, 47 mètres de longueur et 42 mètres de largeur. Quelles radiations? La presse globaliste n’en parle jamais. Alors qu’Arnie Gundersen, tout autant que de nombreux experts du nucléaire, sont en train d’évoquer, depuis des semaines, la possibilité d’une explosion à l’hydrogène.

- 13 mai 2011: Pour qui roule le Réseau Sortir du Nucléaire? Et voici une énième pétition proposée par le Réseau Sortir du Nucléaire (et d’autres signataires). Il serait adéquat de les sortir sur papier, ces pétitions, afin que TEPCO puisse s’en servir pour boucher les trous de ces réacteurs en déroute. Il paraîtrait qu’ils ont épuisé tous leurs vieux papiers et leurs absorbants pour couche-culottes (de source non-confirmée). C’est donc une « pétition urgente » pour exiger du Gouvernement Japonais qu’il n’autorise pas que les enfants des écoles de la préfecture de Fukushima soient soumis à des doses pouvant aller jusqu’à 20 millisieverts par année. Et pourquoi pas une pétition pour sauver les bébés phoques de la radioactivité en train de s’accumuler au-dessus des zones arctiques? Le Réseau Sortir du Nuclaire n’a t-il pas pris connaissance des cartes de contamination radioactive publiées par le Gouvernement Japonais? Sincèrement, ne se trompe-t-on pas de combats, une fois de plus, ou bien s’agit-il pour le Réseau Sortir du Nucléaire de faire mine de faire quelque chose? La contamination est de l’ordre de 3 à 15 millions de becquerels de Césium 137, par mètre carré, dans certaines zones à 60 kms de la centrale nuclaire de Fukushima (les villes de Namie, Futaba, Minamisoma, Litate and Katsurao). Rappelons que dans le cas de Tchernobyl, la zone d’évacuation obligatoire concernait les territoires contaminés par plus de 555 000 becquerels de Césium-137 par mètre carré.

Adhérentes et adhérents du Réseau Sortir du Nucléaire, pensez-vous qu’il soit raisonnable de chipoter sur la dose de radioactivité qu’un enfant Japonais pourrait recevoir en une année (avec la bénédiction des Autorités) alors que toute la population de cette région aurait déjà due être évacuée? Serez-vous satisfaits si demain le Gouvernement Japonais revient sur sa décision et réinstaure l’ancienne norme d’empoisonnement légal? Pas moi. Pourquoi? Parce que cela ne changera rien au fait que tous les enfants de la zone vont mourir de maladies de radiations à plus ou moins court terme s’ils ne s’enfuient pas avec leur famille au plus vite de ce cauchemar nucléaire alors que plusieurs réacteurs sont en fusion partielle, sinon totale, depuis de très nombreuses semaines.

Pourrions-nous conseiller au Réseau Sortir du Nucléaire d’informer leurs lecteurs sur la situation réelle, et en temps réel, du cauchemar de Fukushima au lieu de lancer des pétitions débiles? Pour qui roule le Réseau Sortir du Nucléaire?

- 12 mai 2011: Les prévisions de contamination radioactive de l’atmosphère sont cachées sur le site de NILU. Selon le blogger US, Alexander Higgins, il est clair que NILU n’a rien stoppé du tout: mais les consignes sont claires: NE PAS AFFOLER LA POPULATION. Tous les fichiers sont ici: http://zardoz.nilu.no/~flexpart/fpinteractive/plots/?C=M;O=D . (Et pour les fouineurs, voici une autre url: http://zardoz.nilu.no/~flexpart/FORECASTSYSTEM_DATA/). Seuls les fichiers avec du poids en ko sont à ouvrir. Le fichier est nommé ZARDOZ. Qui est ZARDOZ: un film de science-fiction apocalyptique. Tout cela commence à devenir intéressant.

Donc, si l’on en croit le NILU, du moins, les fichiers cachés de NILU, les nouvelles ne sont pas bonnes du tout: C’EST UNE ALERTE MAXIMALE. D’immenses plumes de césium 137, de xenon 133, d’iode 131, etc, sont en train de passer depuis un certain nombre de jours sur l’Amérique du nord et ensuite sur l’Europe et personne n’en parle.

Nous conseillons aux anglophones de consulter cette vidéo.
Il va être difficile en effet de rentrer sur le site du NILU dans la mesure où l’alerte est donnée et que de nombreuses personnes vont tenter de se connecter. Tous les fichiers sont déjà conservés. Ici, par exemple. Il en existe des centaines qui sont actuellement placés sur les sites miroirs aux USA des bloggers qui suivent Fukushima de très près.

La question se pose maintenant de savoir pourquoi NILU cache ses cartes de simulations. Sont-elles fausses? Sont-elles vraies? Est-ce de l’intox? De l’intox cachée dans de l’intox? Le Dr. John F. Burkhart, qui a initié ces simulations, pourrait-il nous renseigner mieux. Si ces simulations ne sont que pour jouer à la guéguerre avec Zardoz, pourquoi les continuer et pourquoi les ôter de l’accès public sans rien préciser?

- 12 mai 2011: Le Norwegian Institute for Air Research (NILU) a stoppé ses prévisions atmosphériques. Avant-hier, un lecteur de Norvège nous avait envoyé le lien vers le NILU en précisant qu’il suffisait de bien visualiser les prévisions de contamination radioactives pour prendre conscience que l’Europe était sous radiations en permanence. Le NILU a décidé de stopper toute prévision, ou du moins de les rendre publiques. Grave, archi-grave.

- 12 mai 2011: TEPCO admet que ce sont plus de 10 000 tonnes d’eau qui ont disparu du réacteur 1. Ce sont exactement 10 400 tonnes d’eau extrêmement radioactive qui se sont volatisées. L’un des directeurs de TEPCO, Junichi Matsumoto, a précisé qu’il était possible que la même condition prévale dans les réacteurs 2 et 3. Voici un commentaire, rapidement rédigé, envoyé par un lecteur qui est spécialiste en explosions à l’hydrogène:

« Concernant le batiment 4 : il ne s’incline pas, il s’enfonce. voir l’inclinaison du toit qui suit la tendance. Et c’est bien plus grave. Toutes les infos que je vois passer depuis plusieurs jours (blog kokopelli mais aussi enenews et d’autres) confirment mes hypothèses, connaissant le milieu du nucléaire et le déroulé le plus probable de l’accident. La réaction nucléaire n’a pas été freinée suffisament / elle est repartie de plus belle / a fait fondre intégralement les barres / le corium a percé les réacteurs et déclanché des incendies dans la structure / le corium attaque maintenant le sol / la vaporisation de l’humidité du sol le transforme en sable mouvant / l’eau ajoutée a complétement disparue soit par évaporation soit par écoulement dans la structure partiellement détruite / quand l’onde de chaleur qui s’enfonce dans le sol atteindra des poches d’eau de taille conséquente on aura une vaporisation / soit ces poches sont étanches et dans ce cas on aura une augmentation de pression et une «explosion de vapeur», soit elles sont peu étanches et dans ce cas on verra des geyser apparaitre autour, soit c’est carrément une rivière souterraine et dans ce cas on ne verra peut-être rien sauf sur les compteurs radio en mer.

Tepco ne fait que jouer à l’autruche publiquement et brasse du vent publiquement mais ils doivent forcément le savoir et je les soupçonne de mal gérer la crise VOLONTAIREMENT (ne serait-ce que parce d’autres entités japonnaises, américaines, françaises, russes les connaissent aussi). C’est malheureux à dire mais c’est la même tendance qu’avec Deepwater/Golfe du Mexique (qu’ils n’ont toujours pas colmaté d’ailleurs: ils produisent et consomment toujours autant de corexit injectés à la source ; ils reprennent les forages à coté dans le seul but de pouvoir faire baisser la pression dans le réservoir et récupérer le pétrole perdu). » Nous avons conservé la dernière partie de ce commentaire car il est clair qu’aujourd’hui, personne ne soit vraiment sûr que le puits de BP ait été colmaté. Ce qui est sûr, c’est que les liquidateurs du Golfe du Mexique sont en train de mourir comme des mouches dans l’indifférence la plus totale. Et de quoi meurent-ils? De maladies de radiations, sans plaisanter.

- 12 mai 2011: TEPCO admet, avec réluctance, que le réacteur 1 est en fusion totale. Les barres de combustible ont fondu et TEPCO, réputée pour son langage ampoulé précise que « Nous ne pouvons pas nier la possibilité qu’une perforation dans la cuve du réacteur ait induit la fuite de l’eau ». TEPCO a de plus annoncé que le 13 mai, ils vont commencer à recouvrir le réacteur 1 d’une toile synthétique, un petit mouchoir, pour empêcher les radiations de s’épancher dans l’atmosphère. Espérons que le réacteur n’éternue pas trop fort lorsque la masse en fusion va faire la bise aux poches d’eau par en-dessous.

- 12 mai 2011: Disparition mystérieuse de toute l’eau du réacteur 1 de Fukushima. TEPCO vient d’informer qu’ils vont devoir réviser leur scénario d’ensevelissement du réacteur 1 sous l’eau. En effet, TEPCO a annoncé que le niveau d’eau dans l’enceinte de confinement est très bas. Quant au niveau d’eau de la cuve du réacteur, il est tellement bas que l’on peut dire qu’il n’y quasiment pas d’eau. Or, depuis 7 semaines, TEPCO a déversé de l’eau dans le réacteur n°1 à raison de 6 tonnes par heure, ce qui fait, en 7 semaines, 7056 tonnes d’eau. Et tout s’est volatilisé et TEPCO en est fort contrarié. Le cirque va-t-il durer encore longtemps?

- 11 mai 2011: Découverte de thé radioactif à Minamiashigara, 300 km au sud de Fukushima. Le Wall Street Journal d’aujourd’hui rapporte la découverte de thé contaminé radioactivement à Minamiashigara, (Préfecture de Kanagawa) contenant 570 becquerels de Césium par kilogramme. La Préfecture de Kanagawa a décidé de stopper toute exportation de thé en provenance de son territoire, et pas seulement de Minamiashigara.

- 11 mai 2011: L’expert nucléaire Japonais, Tetsuo Matsui, vient de publier son rapport confirmant la criticalité en cours à Fukushima. Rien de bien neuf pour tous ceux qui ont suivi les révélations de Arnie Gundersen dans le Vermont (mi-avril) et de Michio Ishikawa au Japon. Criticalité veut dire qu’une réaction nucléaire en chaîne est en cours dans certains des réacteurs et selon Tetsuo Matsui dans les réacteurs 2 et 4. Son rapport de 9 pages est disponible en PDF. Ce rapport (de par le statut de Tetsuo Matsui) est sans doute le signal que TEPCO et le Gouvernement Japonais ne peuvent que lever le voile sur tous les mensonges proférés depuis le début de la crise.

- 11 mai 2011: Nouvelles fuites au réacteur 3. TEPCO vient de signaler une nouvelle fuite près du réacteur 3 de Fukushima-Daiichi avec des niveaux de Césium 134 qui sont de 620 000 fois supérieurs à la norme (37 000 becquerels/centimètre cube), des niveaux d’Iode 131 qui sont de 85 000 fois supérieurs à la norme (3400 becquerels/centimètre cube).

- 10 mai 2011: Effondrement du réacteur 4 de Fukushima-Daiichi? Une autre très grave situation est en cours à Fukushima. Le Gouvernement Japonais vient en effet de confirmer que le réacteur 4 est en train de s’incliner. Cet état de fait est également confirmé par la Télévision Russia Today dans l’interview du Docteur Robert Jacobs de l’Institut de la Paix d’Hiroshima. Celui-ci en profite pour, une fois de plus, sonner l’alerte de l’extrême contamination radioactive dans une ceinture de 80 km autour de Fukushima. Rappelons également que le réacteur 4 contient une gigantesque quantité de plutonium. (Il suffit d’1 kg pour donner un cancer à 7 milliards d’individus et il y en a, entre autres sites, 60 tonnes à La Hague dans des hangars recouverts d’un toit de taule). Cet effondrement du réacteur 4 est vraisemblablement la conséquence de l’incendie qui y a ragé pendant plusieurs jours sans que la presse globaliste daigne mentionner quoi que ce soit de cet état de fait.

- 10 mai 2011: Niveau actuel de radioactivité dans le réacteur 3 de Fukushima. C’est selon TEPCO, donc cela ne peut être que pire et c’est déjà grave, comme d’habitude: par centimètre cube, 140 000 becquerels de Césium-134, 150 000 becquerels de Césium-137, et 11 000 becquerels d’Iode-131. La présence d’Iode 131 indiquerait que dans ce réacteur, au moins, une réaction nucléaire en chaîne est présente dans la piscine de combustible usagé. C’est ce qu’avait déjà suggéré l’expert nucléaire du Vermont, Arnie Gundersen, vers mi-avril eu égard à ce qui se passait dans le réacteur 4.

- 10 mai 2011: La température continue de monter dans le réacteur 3. Aujourd’hui, 216 ° C. Toujours selon TEPCO, cela chauffe de plus en plus et selon les diagrammes en ligne, c’est vrai!

- 10 mai 2011. TEPCO a relâché dimanche 500 millions de becquerels: confirmation de NISA. L’estimation de NISA (Nuclear and Industrial Safety Agency) se base sur le niveau de iode-131, césium-134 et césium 137 multiplié par 25 000 mètres cubes, le volume du réacteur 1. Selon NISA, pas de problèmes, ce n’est qu’une petite contamination équivalente à 1/300 ème de ce qui a été relâché lorsqu’ils ont donné la permission à TEPCO de libérer 10 000 tonnes d’eau radioactive dans le Pacifique. Cependant, selon le quotidien Asahi Shinbun, le niveau de radioactivité à l’intérieur du réacteur, malgré l’installation du système de ventilation, est resté de plusieurs dizaines de millisieverts/heure à 700 millisieverts/heure. De plus, les employés auraient reçu, durant 29 minutes de travail, une dose de 10.56 millisieverts. TEPCO vient d’annoncer qu’ils vont peut-être changer de stratégie. La situation est malheureusement très claire: personne ne sait quoi faire pour gérer le dossier et les bricolages font suite à d’autres bricolages. TEPCO a déclaré qu’ils vont devoir RALENTIR les bricolages en raison du très haut niveau de radioactivité.

- 10 mai 2011. TEPCO vient de commencer à ajouter de l’hydrazine dans les réacteurs 3 et 4. Selon le quotidien Japonais Asahi Shinbun, ce produit chimique va être utilisé dans les piscines de combustible usagé.

- 10 mai 2011. Les USA auraient demandé la fermeture de la centrale nucléaire de Hamaoka. Selon Shigeharu Aoyama, un ancien journaliste et un membre de la Commission de Sécurité Nucléaire du Japon (et connu pour être aller filmer une vidéo sur le site de Kukushima), ce sont les USA qui ont requis du Premier Ministre du Japon que cette centrale nucléaire soit fermée, et ce depuis début avril. La raison: la présence de la 7 ème Flotte US. On ne plaisante pas avec la santé de l’armée US.

- 10 mai 2011: Première carte de la contamination dans un rayon de 80 km autour de Fukushima-Daiichi. Le 6 mai, le gouvernement Japonais a publié une carte des divers niveaux de contamination dans la région autour de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, et ce dans un rayon de 80 km, à savoir une zone de 10 000 km carrés. Ainsi que l’exprime le professeur en ingénierie nucléaire, Tetsuji Imanaka, de l’Université de Kyoto: « Je suis surpris par le niveau de contamination et la vaste surface de la zone contaminée ». Vraiment? Pas nous. En effet, une ceinture de contamination s’étend vers le nord-ouest avec des niveaux de l’ordre de 3 millions à 14.7 millions de becquerels de Césium-137 par mètre carré. Rappelons que dans le cas de Tchernobyl, la zone d’évacuation obligatoire concernait les territoires contaminés par plus de 555 000 becquerels de Césium-137 par mètre carré. Toutes ces mesures ont été collectées entre le 6 et le 29 avril, il y a donc deux semaines de cela ou même plus. Mais la contamination radioactive est permanente. Quant au Professeur Tetsuji Imanaka qui précise, dans son commentaire, que cette carte sera précieuse pour lancer un processus de décontamination, ce doit être un optimiste invétéré ou un imbécile diplômé d’Etat. A ces taux de contamination, on ne décontamine plus: ON EVACUE!!

- 10 mai 2011: 19 containers radioactifs à Rotterdam en provenance du Japon. Les douaniers viennent de détecter des substances radioactives sur 19 containers en provenance du Japon. 5 de ces containers ont été saisis en raison du taux trop élevé de radioactivité. Ce n’est que le début.

- 9 mai 2011: Immense plume de Xenon 133 radioactif au-dessus de l’Amérique du nord. Le 19 avril, le blogger Alexander Higgins avait déjà rapporté une gigantesque opération de camouflage de la réalité du nuage de radioactivité passant au-dessus de l’Amérique et ensuite de l’Europe. Aujourd’hui, il rapporte une nouvelle opération de camouflage qu’il vient de découvrir en investiguant en profondeur un site qui est réputé pour ses cachoteries. Les nouvelles ne sont vraiment pas bonnes.

- 9 mai 2011: Massive plume d’iode 131 au-dessus du Japon. Ce lien permet de visualiser l’intense plume d’iode 131 au-dessus du Japon en permanence du 5 mai au 9 mai.

- 9 mai 2011: Niveau extrêmement élevé de radiations au réacteur 1. Hier, lorsque TEPCO a ouvert les doubles portes du réacteur 1 afin d’installer un système de refroidissement, la radioactivité ambiante était de l’ordre de 700 millisieverts/heure. Rappelons, à titre de comparaison, que la dose admissible en France de radioactivité artificielle est de 1 millisievert par année (ce qui est déjà trop). La radioactivité présente dans le réacteur est donc plus de 6 millions de fois supérieure à la norme. Tout va bien. Précisons bien que toute la presse globaliste mondiale n’a fait que reporter une baisse de la radioactivité émanant de Fukushima alors qu’évidemment, c’est tout le contraire. Hier, donc, TEPCO aurait relâché 500 millions de becquerels dans l’atmosphère. Ils en auraient relâché 100 fois plus que personne ne le saurait de toutes manières.

- 9 mai 2011: Extrême radioactivité de toutes les boues d’épuration de la Préfecture de Fukushima. Suite à notre brève en date du 3 mai 2011 quant à l’extrême radioactivité des égouts de Koriyama City, la Préfecture de Fukushima, qui gère 62 centres de traitement des eaux usées, en a testé 20 pour le césium 134, le césium 137, l’iode 131 et a omis de tester pour le strontium et le plutonium. Le gouverneur de la Préfecture vient de demander par lettre au Gouvernement comment retraiter les eaux usées archi-radioactives du système d’égouts. Qu’en est-il des rejets dans les rivières, des fumées des incinérateurs, sans même évoquer les 928 tonnes de boues qui ont déjà été incluses dans des ciments et expédiées vers tout le Japon. Bien, comme pour Koriyama City, le taux de radioactivité des boues d’épuration est totalement catastrophique et même encore plus. Par exemple, dans un centre de retraitement de Horikawa-machi / Fukushima City: 446,000 becquerels de césium radioactif par kilogramme! Sur les 20 centres analysées, 19 sont extrêmement radioactifs quant aux boues d’épuration gérées. Koriyama City se situe à 59 kilomètres à l’ouest de la centrale nucléaire de Fukushima et Fukushima City s’en situe à 62 kilomètres, mais au nord-ouest. Vu le niveau extrêmement radioactif des boues d’épuration dans un rayon de 65 km, on peut se demander ce qu’il en est à 100 km, à 150 km, etc… Le Gouverneur de la préfecture a informé le Gouvernement que la ville de Fukushima City a cessé de déhydrater (dans les incinérateurs) ou de vendre des boues aux cimentiers à la suite de l’annonce de ce qui s’était passé à Koriyama City: ce qui veut dire que les égouts radioactifs s’écouleront dans la rivière dès le 20 mai lorsque les cuves déborderont. Dixit le Gouverneur.

- 9 mai 2011: L’ADN d’AREVA est transparent, dixit Anne Lauvergeon, présidente du directoire d’AREVA, au Council for Foreign Relations, un des bras du Nouvel Ordre Mondial. Dans cette vidéo, en date du 4 mai 2011, Anne Lauvergeon présente sa multinationale AREVA, aux membres du CFR, un des bras du Nouvel Ordre Mondial. Le début de cette vidéo est franchement hilarant: Anne Lauvergeon est présentée comme la présidente d’une multinationale d’une centaine d’entreprises impliquées dans le « nuclear and green power ». Nous l’aurons tout de suite compris: AREVA, composante essentielle du gang nucléaire (et le disséminateur du plutonium civil dans l’atmosphère, dans les eaux et dans les sols), est impliquée dans le Vert, dans la puissance verte, dans la réduction des émissions de dioxyde de carbone, pour sauver la Planète, bien sûr, d’un terrible réchauffement anthropique et ce grâce à l’énergie nucléaire!! Rappelons que le Council for Foreign Relations travaille main dans la main avec la Commission Trilatérale et le Groupe Bilderberg pour fomenter la démocratie sur Terre et amener le bonheur à tous les peuples de cette petite planète en instaurant un Nouvel Ordre Mondial avec une monnaie unique, un gouvernement unique, etc.

Dans cette vidéo, nous apprenons qu’Anne Lauvergeon, lorsqu’elle créa son AREVA, « a intégré dans l’ADN de cette multinationale, la sûreté, la sécurité et la transparence. » C’est tout simplement émouvant: l’ADN d’AREVA est transparent!!!! Et Madame Lauvergeon de préciser ensuite qu’il n’y pas encore de décès suite au désastre de Fukushima. Evidemment, il n’y en aura pas, comme à Tchernobyl, et l’Académie Nationale des Sciences des USA (qui affirme que Tchernobyl en 2004 avait déjà provoqué la mort de près d’1 million de personnes) devrait sans doute être dénoncée aux Autorités pour terrorisme domestique! Nous apprenons également que les leçons de Fukushima ont été apprises: TEPCO aurait dû positionner son générateur au diesel en hauteur et non pas au niveau de la Vague. O combien technique: il aura fallu attendre 40 ans et un tremblement de terre de 9.1 pour s’apercevoir que le générateur de secours d’un réacteur nucléaire devrait être placé en hauteur et non pas dans les vagues. Citoyens, citoyennes, dormons en paix: l’industrie nucléaire veille en toute transparence sur notre sécurité.

- 8 mai 2011. Arrêt de la vidéo permanente sur Fukushima. Rien ne va plus à Fukushima. TEPCO n’a absolument pas apprécié que les blogeurs Américains, Européens et Japonais utilisent SA caméra permanente pour informer le monde entier que des incendies sont en cours depuis plusieurs jours. La situation est stable, comme d’habitude: Fukushima-Daiichi irradie, Fukushima-Daiichi brûle, Fukushima-Daiichi fume et la presse globaliste nous enfume.

- 8 mai 2011. Elévation de la température dans le réacteur 3 de Fukushima. Dimanche matin, la température à l’intérieur du réacteur 3 de Fukushima était de 202°C, à savoir une augmentation de 40°C par rapport à la veille.

- 8 mai 2011. Contamination radioactive: sans doute encore une thèse conspirationniste! La mafia globaliste utilise deux stratégies pour occulter la crise nucléaire. Premièrement, elle élève de façon criminelle les niveaux d’irradiation légale (un concept totalement nébuleux et scandaleux): c’est ce qu’a réalisé la Communauté Européenne en Europe et la FDA et l’EPA aux USA, sans états d’âme. Secondement, elle n’analyse pas en temps réel le niveau de contamination dans l’atmosphère ou, si elle le fait, elle n’en communique pas les résultats. Le 4 mai 2011, l’EPA a annoncé qu’elle ne réaliserait qu’une seule évaluation par mois de la contamination radioactive de l’eau de pluie et une seule évaluation tous les trois mois de la contamination radioactive de l’eau de boisson et du lait. Proprement scandaleux, assurément, mais pas étonnant.

- 8 mai 2011. Le réacteur 4 a-t-il complètement brûlé entre le 4 et le 7 mai 2011? C’est la question que pose un blog aux USA en étudiant les images délivrées par les caméras-vidéos permanentes à Fukushima. Nous avions déjà posé la même question le 4 mai. Rappelons que le 14 avril 2011, l’expert nucléaire du Vermont, Arnie Gundersen, avait évoqué la probabilité d’incendies dans ce réacteur en raison de la présence de quantités considérables de plutonium. Une vidéo du 7 mai sur YouTube met clairement en évidence des colonnes de fumée.

- 7 mai 2011 à 20 h. Aveu officiel de TEPCO: ils vont relâcher de la radioactivité le 8 mai! TEPCO vient officiellement d’annoncer qu’ils vont effectivement relâcher de la radioactivité dans l’après-midi du 8 mai. Mais pas de panique, ce ne sera qu’un petit peu, c’est promis, et selon la formule consacrée: « sans risque pour la santé humaine »! Cette information semble donc en totale contradiction avec l’information-fuite du 1er mai stipulant qu’une grande quantité de radioactivité allait être relâchée par TEPCO. De plus, il n’est nulle part précisé quel sera le niveau de radioactivité libérée.

- 7 mai 2011. Importante contribution de l’expert nucléaire Arnie Gundersen.
Pour les Anglophones. Dans cet entretien sur son site, Arnie Gundersen évoque le 6 mai diverses problématiques:
* La nature de l’explosion (Hydrogène/Nucléaire) dans le réacteur 3 de Fukushima.
* La très grande chance pour le peuple Japonais que les conditions météorologiques prévalentes (les 11/12 mars) aient propulsé une grande partie de la radioactivité vers l’océan et non pas à l’intérieur du Japon. Si les vents avaient soufflé vers l’intérieur des terres, la totalité de l’île aurait, dès les premiers jours, été dans la même situation d’évacuation totale que Tchernobyl (et sans doute même en pire vu que le niveau 7 s’applique à chacun des réacteurs détruits).
* Le très urgent problème de la contamination de la nappe phréatique de Fukushima: la pire dans l’histoire des désastres nucléaires.
* Le très urgent problème de l’extrême contamination des égouts de Koriyama City.
* La très grave décision de l’EPA (le ministère de l’environnement US) de stopper toute évaluation de la radioactivité ambiante aux USA et de refuser de tester les poissons dans l’océan.

- 7 mai 2011: Précisions sur un lâcher potentiel, et en catimini, de radioactivité le 8 mai 2011 par TEPCO. Taro Kono, de la Chambre des Représentants du Japon, a rédigé un post le 5 mai, sur son blog, afin de relater l’information qu’il a reçue, par e-mail du 1er mai, par un bureaucrate de Agency for Natural Resources and Energy du Japon: « à la vitesse où vont les choses, une très grande quantité de radioactivité sera relâchée le 8 mai ». Officiellement, le 8 mai, TEPCO est supposé ouvrir les doubles portes du réacteur 1 de Fukushima afin d’installer un système de refroidissement couplé à un échangeur thermique. Cependant, certaines personnes (dont un ingénieur ayant travaillé à Fukushima) commencent à spéculer que l’ensevelissement du réacteur, sous de très grandes quantités d’eau, n’est en fait qu’une tactique pour tenter de diminuer l’intensité de la radioactivité, par “ventilation humide”, à savoir, en la faisant passer au travers de l’eau lors d’un relâchement non officiel le 8 mai. A suivre car venant de TEPCO et du Gouvernement Japonais, tous les mensonges sont du domaine du possible, et du très probable, dans la mesure ou l’e-mail du bureaucrate impliquait une gestion sensible de l’information.

- 7 mai 2011: Le Grand Guignol politique de la fermeture de la centrale nucléaire de Hamaoka. Le Premier Ministre du Japon, Naoto Kan, dont la côte de popularité doit friser les 0 % (pour ne pas dire encore un peu moins) n’a, véritablement, aucune base légale ni autorité pour exiger de Chubu Electric Power Company la fermeture de cette centrale. En fait, les groupes d’opposition au nucléaire sont les plus organisés et les plus virulents à l’encontre de cette centrale nucléaire. Naoto Kan ne cherche, désespérément, qu’à se redorer le blason en prétendant être en charge. Cette centrale nucléaire est bâtie sur la plage et elle est située sur une faille (et sans doute même deux). L’invocation du tsunami, par le Premier Ministre, tient du Grand Guignol dans la mesure où le tsunami n’aurait plus grand chose, en termes de réacteurs, à se mettre sous la Vague une fois le tremblement de terre (le big one: le Tokai) passé! Les blogueurs Japonais rappellent d’ailleurs que ce n’est pas le tsunami qui a détruit la centrale nuclaire de Fukushima: c’est le tremblement de terre en faisant s’effondrer un pylône d’alimentation électrique de la centrale (et le seul pylône électrique que TEPCO ait perdu d’ailleurs). Mikio Inomata, le porte parole de la compagnie électrique, a précisé que Chubu Electric Power Company refusait de prendre une décision ce WE et la remettait pour la semaine prochaine.

- 7 mai 2011: Fermeture du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Tsuruga. Le réacteur 2 de la centrale nucléaire de Tsuruga, dans la Préfecture de Fukui, vient d’être fermé par Japan Atomic Power Company (JAPC) suite à de très fortes fuites de xenon 133, d’iode 131 et d’iode 133 dans le système de refroidissement.

- 7 mai 2011: Analyse par 4 stations Allemandes des niveaux de Césium 137. Les tableaux présentés par ces stations d’analyse de la radioactivité sur la planète mettent en exergue de fortes poussées de Césium 137 vers le 4 mai, dans l’hémisphère nord, en provenance de Fukushima. En Allemand. En traduction Française par Google.

- 7 mai 2011: Le vice-président Chinois demande au Japon de garantir la non-contamination de ses produits alimentaires. Le 5 mai, Xi Jinping, le vice-président Chinois, a téléphoné à Tokyo pour prier le Gouvernement du Japon de certifier que les produits alimentaires venant du Japon ne sont pas contaminés. Il a également exhorté le Japon a juguler la crise aussi rapidement que possible afin de stopper l’émission continuelle de radioactivité de Fukushima. La preuve, s’il en faut, qu’il existe au moins un gouvernement au monde, la Chine, qui ne nie pas la contamination radioactive permanente émanant de Fukushima.

- 6 mai 2011: Fermeture de la centrale nucléaire de Hamaoka? Le Premier Ministre du Japon, Naoto Kan, vient de demander expressément à Chubu Electric Power Company de fermer les réacteurs 4 et 5 de la centrale nucléaire de Hamaoka. Mr. Naoto Kan a évoqué la probabilité à 87% du Tokai Earthquake (le grand tremblement de terre que le Japon attend) et l’extrême sensibilité sismique de la région. Cette centrale nucléaire se situe à 200 km à l’ouest de Tokyo.

- 6 mai 2011: Fuites ou Rumeurs: TEPCO prépare-t-elle un lâcher de radioactivité très élevée pour le 8 mai? La gestion, par TEPCO, de l’indigestion de radioactivité à la centrale nucléaire de Fukushima n’est en fait qu’une partie de poker permanente. TEPCO n’avait pas réussi le 29 avril son opération d’entombement à l’eau du réacteur n° 1 en injectant 10 tonnes d’eau/heure dans la cuve de pression du réacteur (14 tonnes/heure était le but recherché) et était redescendu à 6 tonnes/heure. TEPCO vient de décider de retenter l’expérience en passant maintenant de 6 à 8 tonnes d’eau/heure.

Dans l’information en fuite, Taro Kono précise qu’il faut absolument mettre en place le système d’échange thermique (mentionné dans la news du 5 mai) et veiller à ce que les informations sensibles ne soient pas libérées. Il n’est pas clairement précisé si l’éventualité d’un lâcher de radioactivité intense, le 8 mai, sera par voie d’eau ou par voie atmosphérique.

- 6 mai 2011. Découverte d’un container radioactif, en Hollande, en provenance du Japon. De la radioactivité a été découverte sur un container en provenance du Japon. Selon le service des douanes de Hollande, la radioactivité s’élevait de 6 à 30 becquerels en fonction des endroits du container. Par contre, Hans Jansen directeur de First Safety, une agence spécialisée dans les substances toxiques, a déclaré que la radioactivité s’élevait de 40 à 200 becquerels pour les endroits du container les plus contaminés. Ce niveau de 200 becquerels a été considéré, par lui-même, comme potentiellement dangereux.

- 6 mai 2011. Emballement thermique du réacteur 3 de Fukushima? La température du réacteur 3 de Fukushima est beaucoup plus élevée que celle du réacteur 1.

- 5 mai 2011. La France doit se préparer à des accidents nucléaires inimaginables. C’est ce que vient de déclarer le directeur général de l’IRSN, Jacques Repussard: «Il faut accepter de se préparer à des situations complètement inimaginables parce que ce qui nous menace le plus, ce n’est pas un accident “standard”». Rappelons qu’Anne Lauvergeon avait déclaré en mars que la situation n’était pas prévisible à Fukushima parce que «les vagues faisaient 1 m de plus que ce qui était prévu au maximum». Peut-être Anne Lauvergeon, présidente du directoire d’AREVA, une composante du gang nucléaire, devrait-elle prier la Planète Terre de moduler ses tsunamis en fonction des “standards” de la mafia nucléaire?

- 5 mai 2011. Première incursion humaine dans le réacteur n°1 de Fukushima. Pour la première fois depuis l’explosion du 12 mars, 13 ouvriers sont entrés dans le réacteur n°1 pour installer un filtre à air afin de tenter de faire baisser la radioactivité ambiante. Chaque travailleur avait droit à 3 millisieverts de dose radioactive, donc à une incursion se situant entre 10 secondes et 18 minutes en fonction du lieu d’opérations (la radioactivité ambiante varie entre 10 et 1220 millisieverts/heure). La première question posée par la blogueur Japonais qui relaie ces informations est la suivante. Comment le système de filtration d’air peut-il filtrer des particules radioactives dans l’air à l’intérieur du réacteur alors qu’il existe une source pratiquement illimitée de radioactivité, à savoir que le réacteur n° 1 est en fusion partielle, selon TEPCO et le gouvernement Japonais, ou en complète fusion selon les experts nucléaires Occidentaux (ceux qui ne pratiquent pas la langue de bois) ou Mr. Ishikawa, l’ancien directeur de l’Office de Sécurité Nucléaire du Japon.

- 5 mai 2011. Césium 137: la concentration est 38 000 fois supérieure à la norme sur le fond marin près du réacteur n°1. TEPCO a déclaré aujourd’hui que, sur le fond océanique à proximité de la centrale nucléaire de Fukushima, la concentration de Césium 137 est de 87 000 becquerels/kilogramme, ce qui correspond à un niveau 38 000 fois supérieur à ce qu’il était avant le 11 mars 2011. Dans ces échantillons de sol sous-marin (à 30 mètres de profondeur), les concentrations d’Iode 131 sont de 52 000 becquerels/kilogramme et les concentrations de Césium 134 sont de 90 000 becquerels/kilogramme.

- 5 mai 2011. Que se passe-t-il à la centrale nucléaire d’Onagawa?
Le secrétaire du cabinet du Premier Ministre, Yukio Edano, vient de presser TEPCO de mettre en place des mesures de sécurité, dans cette centrale nucléaire qui se situe à 150 km de Fukushima dans la Préfecture de Miyagi, qui soient acceptables pour la population locale. Rappelons que lors du tremblement de terre de 7.6 sur l’échelle de Richter, du 8 avril, les systèmes de refroidissement stoppèrent et de nombreuses fuites se déclarèrent dans deux piscines accueillant le combustible usagé et dans d’autres endroits de ces réacteurs.

- 4 mai 2011. Le réacteur 4 de Fukushima-Daiichi en feu? Aujourd’hui, le 4 mai en soirée, il semblerait que le réacteur n°4 était en proie à plusieurs incendies. Rappelons que le 14 avril 2011, l’expert nucléaire du Vermont, Arnie Gundersen, avait évoqué la probabilité d’incendies dans ce réacteur en raison de la présence de quantités considérables de plutonium.

- 4 mai 2011: Divulgation des simulations de radioactivité au Japon après 50 jours de procrastination. Pour citer un blogger Japonais: « Aujourd’hui, au bout de plus de 50 jours et à la suite d’une telle contamination des sols, de l’air, des nappes phréatiques et des océans par des isotopes radioactifs d’iode, de césium, des strontium, d’americium, de curium, de plutonium (parmi d’autres radionucléides qui n’ont pas encore été déterminés) qui a exposé tous les Japonais à de la radioactivité interne et externe, le gouvernement Japonais vient de déverser pêle-même les données de simulation du système SPEEDI sur le site internet du Ministère de l’Education. Dans quel but? Que veulent-ils nous dire? Qu’ils sont désolés de ne pas vous avoir informés de ces simulations alors que les particules radioactives déboulaient à 10 000 terabecquerels/heure? Qu’ils le savaient mais qu’ils étaient effrayés que la population panique? … ». Les simulations ne sont présentées qu’en Japonais.

- 3 mai 2011: Interview de Marco Kaltofen. Marco travaille, au Worcester Polytechnic Institute aux USA, sur la dissémination des particules radioactives sur la planète. Dans cet interview, il commence, à partir de 9mn37, à évoquer la contamination de toute la chaîne alimentaire des USA, et de l’Hémisphère nord, par la pollution radioactive arrivant quotidiennement de Fukushima. Pour les Anglophones.

- 3 mai 2011. Contamination de l’eau de mer excessivement élevée au large de Fukushima. Selon TEPCO, lors d’une prise d’échantillons d’eau de mer, le vendredi 29 avril, à proximité de la centrale nucléaire détruite de Fukushima, les niveaux de contamination radioactive sont de 100 fois à 1000 fois supérieure à la normale, à une profondeur de 20/30 mètres, pour l’Iode 131, le Césium 134 et le Césium 137. Les échantillons ont été prélevés à 50 km au sud de Fukushima.

* Site 1: Odaka Ward, Minami-Soma à 3 km des côtes. Iode 131: 190 becquerels/kilogramme; Césium 134: 1400 becquerels/kilogramme: Césium 137: 1400 becquerels/kilogramme.

* Site 2: Iwasawa Beach, Naraha-machi à 3 km des côtes. Iode 131: 98 becquerels/kilogramme; Césium 134: 1200 becquerels/kilogramme: Césium 137: 1200 becquerels/kilogramme.

- 3 mai 2011: Extrême radioactivité des égouts de Koriyama City. Quelques précisions par rapport à la brève du 2 mai. L’entreprise de ciments Sumitome Osaka a expédié, vers les Préfectures de Tochigi, Gunma, et Ibaraki, des livraisons de ciments contenant des boues d’épuration radioactives. Ce sont, en fait, depuis le début de cette crise nucléaire, 928 tonnes de boues d’épuration extrêmement radioactives qui ont été incluses dans les ciments de cette entreprise qui est le 3 ème cimentier du Japon. Attention: il existe 22 autres centres de traitement des eaux usées dans la Préfecture de Fukushima qui vendent également leurs boues d’épuration. Aucune information n’a été reçue de ces centres de traitement: surprise, surprise.

* Pour rappel: Les boues d’épuration contiennent 26 400 becquerels de césium radioactif par kilogramme et le concentré de boues, après combustion, contient 334 000 becquerels de césium radioactif par kilogramme. La concentration de césium radioactif dans le concentré de boue est 1400 fois plus élevé qu’avant le désastre nucléaire. Ce concentré est normalement inséré au Japon dans l’asphalte des routes.

- 3 mai 2011: Rappel à “l’ordre” du Professeur Toshiso Kosako de Tokyo University. Il a démissionné, EN PLEURANT, le 30 avril, de son poste d’expert nucléaire attaché au Premier Ministre du gouvernement Japonais, en raison de son désaccord avec les décisions du gouvernement. Il a été rappelé à l’ordre aujourd’hui par le Premier Ministre Kan. Il a donc annulé sa conférence de presse du 2 mai «pour son propre bien» selon les conseils éclairés du Premier Ministre Japonais. Rappelons que les Autorités du Japon, depuis des siècles, reposent sur deux branches: l’armée et le crime organisé (ou mafia). Il en est de même pour tous les gouvernements Occidentaux qui sont à la solde du complexe militaro-industriel.

- 3 mai 2011. Interview de Michio Ishikawa. Il est l’ ancien directeur de l’Institut Japonais de Technologie Nucléaire, et «le plus vétéran» conseiller actuel de l’Institut. Il est apparu sur un programme de Asahi TV le 29 avril et a partagé son évaluation, SANS LANGUE DE BOIS, du désastre nucléaire de Fukushima. Il est connu comme l’un des plus ardents promoteurs de l’énergie nucléaire. L’Institut Japonais de Technologie Nucléaire a été créé en 2005 par Michio Ishikawa dans le but de représenter les intérêts de l’industrie nucléaire au Japon, et pour promouvoir l’énergie nucléaire. C’est ce qui rend cet interview d’autant plus intéressant de par sa relative sincérité. Merci à Etincelle pour sa traduction.

- 2 mai 2011: Extrême radioactivité des égouts de Koriyama City. 50 km à l’ouest de Fukushima. Le centre de retraitement gère quotidiennement 80 tonnes dont 70 tonnes sont brûlées (et réduites à 2 tonnes) et 10 tonnes livrées à une usine de fabrication de ciment. Depuis le 11 mars, ce sont 500 tonnes qui ont été encimentées en sacs et 3500 tonnes brulées. Donc, la très forte radioactivité est libérée dans l’atmosphère (en sus de la dioxine!!) ou bien enfermée dans des sacs de ciment pour l’édification de futurs bâtiments. Les boues d’épuration contiennent 26 400 becquerels de césium radioactif par kilogramme et le concentré de boues, après combustion, contient 334 000 becquerels de césium radioactif par kilogramme. La concentration de césium radioactif dans le concentré de boue est 1400 fois plus élevé qu’avant le désastre nucléaire. Ce concentré est normalement inséré au Japon dans l’asphalte des routes.

- 2 mai 2011: Une capitale alternative pour le Japon? Le 1 er mai, le premier ministre du Japon a suggéré qu’il allait étudier la possibilité de mettre en place une capitale alternative en précisant qu’il fallait prendre des mesures pour assurer la continuité des fonctions centrales de Tokyo, la capitale présente. Il s’agit donc bien d’une perspective d’évacuation ciblée, une évacuation de l’oligarchie.

- 2 mai 2011: Fukushima et Ben Laden (décédé sous Photoshop)
. Selon la presse toxique, une unité d’élite de Marines US, spécialisés dans la guerre chimique et biologique, quitte le Japon pour retourner aux USA car les Autorités craignent des représailles après la fausse mort annoncée de Ben Laden qui, depuis septembre 2001, a ressuscité une dizaine de fois. L’ancienne première ministre du Pakistan, Benazir Bhutto, avait déjà évoqué la mort de Ben Laden en novembre 2007, lorsqu’elle déclinait les diverses menaces qui pesait sur sa tête à quelques semaines des élections Pakistanaises. Benazir Bhutto fut assassinée en décembre 2007. Concernant le départ en urgence de cette unité-élite, nous sommes confrontés une fois de plus à de l’intox car cette unité de Marines était déjà supposée quitter le pays avant la farce de la mort, sous Photoshop, de Ben Laden. La presse l’avait annoncé le 26 avril. Ce n’est pas tant cette énième annonce de la mort de Ben Laden qui fasse souci: c’est bien plutôt de tenter de pressentir ce que la mafia globaliste nous prépare comme nouvelle attaque “terroriste”. Aux USA, au Pakistan ou bien encore à Rome?

- 2 mai 2011: Fuites radioactives à la centrale nucléaire de Tsuruga. Cette centrale se situe à 200 km à l’ouest de Tokyo. Très forte concentration d’iode 133 et de xénon 133 (750 fois plus élevée que la semaine passée): Xenon-133: 5.2 Bq/cm3 (le 26 avril) à 3,900 Bq/cm3 (le 2 mai).

- 2 mai 2011: Démission du Professeur Toshiso Kosako. Mandaté par le gouvernement Japonais le 16 mars en tant que conseiller spécial nucléaire, il vient d’annoncer sa démission (samedi 30 avril), les larmes aux yeux, parce que, dit-il, «le premier ministre a ignoré les lois». Il accuse le gouvernement de mettre en place des standards inexcusables pour les enfants des écoles de la Préfecture de Fukushima. Il a précisé qu’il ne voyait pas la finalité de conserver son poste dans la mesure où le gouvernement Japonais ne prennait pas en compte ses recommandations et qu’il ne respectait pas les lois.

- 2 mai 2011: Nouvelles informations du Gouvernement Japonais. Aujourd’hui, le gouvernement Japonais a annoncé qu’il allait commencer, dès demain, à “libérer” des informations sur l’étendue de la contamination radioactive issue de la centrale de Fukushima. Ce sont 5000 fichiers de prévisions de contamination et d’autres données qui devraient être mis en circulation. Le gouvernement Japonais a précisé que ces informations n’avaient pas été présentées auparavant «pour ne pas paniquer les gens ordinaires». Pour ne pas paniquer le Japon du bas, comme diraient les oligarques de France!

- 2 mai 2011: Première confirmation de présence de césium et d’iode en eaux profondes. Le ministère de la Science au Japon vient de publier un communiqué stipulant que des concentrations d’iode 131 et de césium 137 avaient été retrouvées en eaux profondes au large de la Préfecture de Chiba. Les échantillons prélevées entre 208 et 582 mètres de profondeur mettaient en valeur des concentrations d’iode 131 de 5.8 à 6.0 becquerels par litre et des concentrations de césium 137 de 9.1 à 12.6 becquerels par litre.

(Source: www.kokopelli-blog.org)

mai 10

Gare au choc !

Malgré le coup de vent de la crise financière de 2008, les inégalités partout se développent et l’instabilité du système économique mondial s’accroit.
Depuis, de nouvelles normes de réglementation bancaire ont imposé des plans d’austérité mais aucune réforme financière globale n’a été envisagée. Les tenants du néolibéralisme maintiennent mordicus la croissance et le sacrosaint marché tel un dogme. Ils en sont les prêtres, aux citoyens d’y croire !
Et voici que le LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique) annonce la tempête.
L’étude, précise et pessimiste, porte sur l’avenir économique de cette fin d’année 2011 .
Elle prévoit tout simplement la « Très Grande Panne » du système économique, financier et monétaire mondial.
Si cela s’avère exact, peut-être que le choc à venir ouvrira enfin le débat public sur les sujets de la refondation de l’économie mondiale et la mise en place de la monnaie unique planétaire, le globo. L’occasion de parler d’écologonomie, le mot à faire rentrer dans nos sciences, consciences,  écoles et  dictionnaires.
En attendant, citoyens planétaires, il faut tenir bon la barre, s’accrocher au bastingage et éviter de sombrer !

Y.B.

- Communiqué public GEAB N°54 (15 avril 2011) –

Le 15 Septembre 2010, le GEAB N°47 titrait « Printemps 2011 : Welcome to the United States of Austerity / Vers la très grande panne du système économique et financier mondial ». Pourtant, à la fin de l’été 2010, la plupart des experts estimait, d’une part, que le débat sur le déficit budgétaire US resterait un simple sujet de discussions théoriques au sein de la Beltway (1) ; d’autre part, qu’il était impensable d’imaginer les Etats-Unis se lancer dans une politique d’austérité puisqu’il suffisait à la Fed de continuer à imprimer des Dollars. Or, comme chacun peut le constater depuis plusieurs semaines, le Printemps 2011 a bien apporté l’austérité aux Etats-Unis (2), une grande première depuis la Seconde Guerre Mondiale et la mise en place d’un système global fondé sur l’aptitude du moteur américain à générer toujours plus de richesse (réelle dans les années 1950-1970, puis de plus en plus virtuelle à partir de cette date).
A ce stade, LEAP/E2020 est donc en mesure de confirmer que la prochaine étape de la crise sera bien la « Très Grande Panne du système économique, financier et monétaire mondial » ; et que cette panne historique surviendra à l’Automne 2011 (3). Les conséquences monétaires, financières, économiques et géopolitiques de cette « Très Grande Panne » seront d’une ampleur historique et feront paraître la crise de l’Automne 2008 comme ce qu’elle était réellement : un simple détonateur.

La crise au Japon (4), les décisions chinoises et la crise des dettes en Europe joueront certainement un rôle dans cette panne historique. En revanche nous considérons que la question des dettes publiques des pays périphériques de l’Euroland n’est plus le facteur de risque européen dominant en la matière, mais que c’est le Royaume-Uni qui retrouve sa position d’ « homme malade de l’Europe » (5). La zone Euro a en effet mis en place et continue à améliorer tous les dispositifs nécessaires pour régler ces problèmes (6). La gestion des problèmes grecs, portugais, irlandais, … se fera donc de manière organisée. Que des investisseurs privés doivent en partie en faire les frais (comme anticipé par LEAP/E2020 avant l’été 2010) (7) n’appartient pas à la catégorie des risques systémiques, n’en déplaisent au Financial Times, au Wall Street Journal et aux experts de Wall Street et de la City qui essayent tous les trois mois de refaire le « coup » de la crise de la zone Euro du début 2010 (8).

En revanche, le Royaume-Uni a complètement raté sa tentative d’ « amputation budgétaire préventive» (9). En effet, sous la pression de la rue et notamment des plus de 400.000 Britanniques qui arpentaient les rues de Londres le 26/03/2011 (10), David Cameron est obligé de revoir à la baisse son objectif de réduction des dépenses de santé (un point clé de ses réformes) (11). Parallèlement, l’aventure militaire libyenne l’oblige à revoir également ses objectifs de coupes budgétaires du ministère de la Défense. Nous avions déjà indiqué dans le dernier GEAB que les besoins de financement public britannique continuaient à augmenter, signe de l’inefficacité des mesures annoncées dont la mise en œuvre se révèle très décevante dans la réalité (12). Le seul résultat de la politique du tandem Cameron/Clegg (13) est pour l’instant la rechute de l’économie britannique en récession (14) et l’évident risque d’implosion de la coalition au pouvoir suite au prochain référendum sur la réforme électorale.

Dans ce GEAB N°54, notre équipe s’attache donc à décrire les trois facteurs-clés qui déterminent cette Très Grande Panne globale de l’Automne 2011 et ses conséquences. Parallèlement, nos chercheurs ont entrepris d’anticiper l’évolution de l’opération militaire franco-anglo-américaine en Libye dont nous estimons qu’elle est un puissant accélérateur de la dislocation géopolitique mondiale et qu’elle éclaire utilement certains des changements tectoniques en cours dans les rapports entre grandes puissances mondiales. Outre le GEAB $ Index, nous développons nos recommandations pour faire face aux dangereux trimestres à venir.

Fondamentalement, le processus qui se déroule sous nos yeux, et dont l’entrée des Etats-Unis dans une ère d’austérité (15) est une simple expression budgétaire, n’est que la poursuite de l’apurement des 30.000 milliards d’actifs-fantômes qui avaient envahi le système économique et financier mondial à la fin 2007 (16). Si environ la moitié d’entre eux avaient disparu courant 2009, ils ont été en partie ressuscité depuis cette date par la volonté des grandes banques centrales mondiales et en particulier par la Réserve fédérale US et ses « Quantitative Easings 1 et 2 ». Or, notre équipe estime donc que ce sont 20.000 Milliards de ces actifs-fantômes qui vont s’envoler en fumée à partir de l’Automne 2011, et ce d’une manière très brutale sous l’effet conjugué des trois méga-crises US en gestation accélérée :

. la crise budgétaire, ou comment les Etats-Unis plongent de gré ou de force dans cette austérité sans précédent et vont y entraîner des pans entiers de l’économie et de la finance mondiale.
. la crise des Bons du Trésor US, ou comment la Réserve fédérale US atteint le « bout du chemin » entamé en 1913 et doit faire face à sa faillite quel que soit le camouflage comptable choisi.
. la crise du Dollar américain, ou comment les soubresauts de la devise US qui vont caractériser l’arrêt du Quantative Easing 2 au second trimestre 2011 seront les prémisses d’une dévaluation massive (de l’ordre de 30% en quelques semaines).

Banques centrales, système bancaire mondial, fonds de pension, multinationales, matières premières, population américaine, économies de la zone Dollar et/ou dépendantes de leurs échanges avec les États-Unis (17), … c’est l’ensemble des opérateurs structurellement dépendants de l’économie US (dont le gouvernement, la Fed et le budget fédéral sont devenus les composantes centrales), des actifs libellés en Dollars ou des transactions commerciales en Dollars qui vont subir le choc frontal de 20.000 milliards d’actifs-fantômes disparaissant purement et simplement de leur bilan, de leurs placements ou générant une baisse majeure de leurs revenus réels.

Évolution des transferts d’argent de la part des travailleurs émigrés aux Etats-Unis vers leurs pays d’origine (2009-2011) (premier chiffre : valeur en monnaie nationale au taux du Dollar de fin 2008 / second chiffre : idem au taux du Dollar US fin 2010

Autour de ce choc historique de l’Automne 2011, qui marquera l’affirmation définitive des tendances lourdes anticipées par notre équipe dans les précédents GEAB, les grandes catégories d’actifs vont connaître des turbulences majeures exigeant une vigilance accrue de tous les opérateurs soucieux de leurs investissements et placements. En effet, cette triple crise US marquera la vraie sortie du « monde d’après 1945 » qui a vu les Etats-Unis jouer le rôle d’Atlas et sera donc marquée par des chocs et des répliques multiples au cours des trimestres qui suivront.

Par exemple, le Dollar peut connaître à court terme des effets renforçant sa valeur par rapport aux principales devises mondiales (notamment si les taux d’intérêts US s’élèvent très rapidement suite à la fin du Quantitative Easing 2), même si, au-delà de six mois, sa perte de valeur de 30% (par rapport à sa valeur actuelle) est inéluctable. Nous ne pouvons donc que répéter le conseil qui figure en tête de nos recommandations depuis le début de nos travaux sur la crise : dans le cadre d’une crise globale d’ampleur historique comme celle que nous traversons, le seul objectif rationnel pour les investisseurs et les épargnants n’est pas de gagner plus, mais d’essayer de perdre le moins possible.

Cela va être particulièrement vrai pour les trimestres à venir où l’environnement spéculatif va devenir hautement imprévisible sur le court terme. Cette imprévisibilité à court terme tient notamment au fait que les trois crises américaines qui déclencheront la Très Grande Panne mondiale de l’Automne ne sont pas synchrones. Elles sont très étroitement corrélées mais pas de manière linéaire. Et l’une d’entre elles, la crise budgétaire, est directement dépendante de facteurs humains très influents sur le calendrier de son déroulement ; alors que les deux autres (quoi qu’en pensent ceux qui voient dans les responsables de la Fed des dieux ou des diables (18)) sont pour l’essentiel désormais inscrites dans des tendances lourdes où l’action des dirigeants américains est devenue marginale (19).

La crise budgétaire, ou comment les Etats-Unis plongent de gré ou de force dans cette austérité sans précédent et vont y entraîner des pans entiers de l’économie et de la finance mondiale

Les chiffres peuvent donner le tournis : « 6.000 milliards de coupes budgétaires sur dix ans » (20), dit le Républicain Ryan, « 4.000 milliards en douze ans » réplique le déjà-candidat pour 2012 Barack Obama (21), « tout cela est loin de suffire » renchérit l’une des références des Tea Parties, Ron Paul (22). Et de toute façon, sanctionne le FMI, « les Etats-Unis ne sont pas crédibles quand ils parlent de réduire leurs déficits » (23). Cette remarque inhabituellement brutale du FMI, traditionnellement très prudent dans ses critiques concernant les Etats-Unis, est en tous cas particulièrement justifiée au regard du psychodrame qui, pour une poignée de dizaines de milliards de Dollars, a failli faire fermer l’état fédéral faute d’accord entre les deux grands partis. Un scénario qui va d’ailleurs se reproduire prochainement à propos du plafond d’endettement fédéral.

Le FMI ne fait donc qu’exprimer une opinion largement partagée par les créanciers des Etats-Unis : si pour quelques dizaines de milliards USD de réduction des déficits, le système politique américain atteint un tel degré de paralysie, que va-t-il se passer quand dans les mois à venir vont s’imposer des réductions de plusieurs centaines de milliards USD par an ? La guerre civile ? C’est l’opinion en tout cas du nouveau gouverneur de Californie, Jerry Brown (24), qui estime que les Etats-Unis font face une crise de régime identique à celle qui conduisit à la Guerre de Sécession (25).

Évolution comparée des besoins de financement du secteur public aux Etats-Unis (1979 – 2010) (en rouge : public / en bleu : privé) – Source : Agorafinancial, 04/2011

Le contexte n’est donc plus à la simple paralysie mais bien à une confrontation tous azimuts entre deux visions de l’avenir du pays. Plus la date des prochaines élections présidentielles va s’approcher (Novembre 2012), plus la confrontation entre les deux camps va s’intensifier et se dérouler au mépris de toute règle de bonne conduite, y compris pour sauvegarder l’intérêt général du pays : « Les dieux rendent fous ceux qu’ils veulent perdre » dit Ulysse dans l’Odyssée. La scène politique washingtonienne va de plus en plus ressembler à un hôpital psychiatrique (26) dans les mois à venir, rendant de plus en plus probable « la décision aberrante ».

Si, pour se rassurer à propos du Dollar et des Bons du Trésor, les experts occidentaux se répètent en boucle que les Chinois seraient fous de se débarrasser de ces actifs dont ils ne feraient ainsi que précipiter la chute de valeur, c’est qu’ils n’ont pas encore compris que c’est de Washington et de ses errements politiques que peut venir la décision qui précipite cette chute. Et Octobre 2012, avec son traditionnel vote du budget annuel, va offrir le moment idéal pour cette tragédie grecque qui, selon notre équipe, n’aura cependant pas de happy ending car ce n’est pas Hollywood mais bien le reste du monde qui va écrire la suite du scénario.

Quoiqu’il en soit, par décision politique choisie, par fermeture du gouvernement fédéral ou par pressions extérieures irrésistibles (27) (taux d’intérêts, FMI + Euroland + BRIC (28)), c’est bien à l’Automne 2011 que le budget fédéral US va se contracter massivement pour la première fois. La poursuite de la récession conjuguée à la fin du Quantative Easing 2 va faire monter les taux d’intérêts et donc accroître considérablement le service de la dette fédérale, sur fond de recettes fiscales en baisse (29) pour cause de rechute dans une forte récession. L’insolvabilité fédérale est désormais au coin de la rue d’après Richard Fisher, le président de la Réserve fédérale de Dallas (30).

La suite dans le GEAB :
. la crise des Bons du Trésor US, ou comment la Réserve fédérale US atteint le « bout du chemin » entamé en 1913 et doit faire face à sa faillite quel que soit le camouflage comptable choisi
. la crise du Dollar américain, ou comment les soubresauts de la devise US qui vont caractériser l’arrêt du Quantative Easing 2 au second trimestre 2011 seront les prémisses d’une dévaluation massive (de l’ordre de 30% en quelques semaines).

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Notes:

(1) Expression américaine désignant le cœur politico-administratif de Washington, situé au sein du périphérique local, la Beltway.

(2) Des coupes sombres dans les budgets de l’action internationale des Etats-Unis aux réductions des programmes sociaux, des organisations publiques et des catégories entières de la population américaine (latinos, pauvres, étudiants, retraités, …) vont être désormais durement affectées par ce qui n’est encore qu’une goutte d’eau dans les ajustements nécessaires. Les protestations populaires commencent avec les étudiants en-tête. Sources : House of Representatives, 13/04/2011 ; Devex, 11/04/2011 ; HuffingtonPost, 13/04/2011 ; Foxnews, 14/04/2011 ; Foxbusiness, 12/04/2011

(3) Le système bancaire mondial (Europe comprise), toujours sous-capitalisé et largement insolvable, est également l’un des éléments de cette Très Grande Panne de l’Automne 2011.

(4) Dans le GEAB N°55, notre équipe présentera ses anticipations sur la question du nucléaire dans le monde, incluant l’utilisation de la méthode d’anticipation politique comme outil d’aide à la décision en la matière.

(5) L’ampleur de la crise budgétaire du Royaume-Uni est infiniment plus grave que ce que racontent les actuels dirigeants britanniques qui se targuent pourtant d’avoir tenu un discours de vérité. Il y a en effet deux moyens de mentir à un peuple : nier l’existence d’un problème (la position du Labour de Gordon Brown) ou bien n’avouer qu’une partie de la vérité (visiblement le choix du tandem Cameron/Clegg). Dans les deux cas, le problème n’est pas résolu. Source : Telegraph, 26/03/2011

(6) Et, à partir de maintenant et de la mise en place définitive de l’Euroland comme principal moteur européen lors du sommet du 11 Mars dernier, les quatre pays qui ne participent pas au pacte « Euroland+ » de stabilisation financière, c’est-à-dire, le Royaume-Uni, la Suède, la Hongrie et la République tchèque seront invités à quitter la salle des sommets lors des discussions sur les questions financières et budgétaires liés au pacte. EUObserver du 29/03/2011 décrit la panique qui a alors saisi les délégations de ces quatre pays dont les dirigeants jouent les fiers à bras devant les médias et dans les discours destinés à leurs opinions publiques respectives, mais qui savent très bien qu’ils sont désormais cantonnés dans un rôle européen de seconde zone.

(7) Source : Irish Times, 22/03/2011

(8) Il faut lire à ce sujet l’article très pertinent et très amusant de Silvi Wadhwa, correspondante Europe de CNBC, qui se moque du discours anti-Euroland et anti-Allemand caricatural de ses collègues des autres médias anglo-saxons ; et qui rappelle fort justement que les différences de situations économiques sont encore plus importantes entre états américains qu’au sein de l’Euroland et que les problèmes d’endettement de la Grèce ou du Portugal ne sont rien comparés à ceux d’un état comme la Californie. Source : CNBC, 12/04/2011

(9) Nous reviendrons plus spécifiquement sur le cas britannique dans le GEAB N°55, tout juste un an après la victoire de la coalition Conservateur/LibDem.

(10) Cette protestation contre les coupes budgétaires constitue la plus importante manifestation à Londres depuis plus de vingt ans et elle a été accompagnée de graves violences « anti-riches » via des attaques contre HSBC, l’hôtel Ritz ou le magasin Fortnum & Mason par exemple. Comme nous l’avons souligné à plusieurs reprises dans le GEAB, il est tout-à-fait significatif de constater que cette manifestation historique au Royaume-Uni n’a pratiquement pas fait la une des médias où elle était devenue invisible 48 heures après son déroulement. Lorsque quelques milliers de citoyens grecs ou portugais manifestent à Athènes ou Lisbonne en revanche, nous avons droit à une avalanche d’images-chocs et de commentaires décrivant des pays au bord du chaos. Ce « deux poids et deux mesures » ne doivent pas tromper l’observateur lucide. D’un côté, il y a de graves difficultés qui sont désormais gérées au sein d’un ensemble puissant, l’Euroland ; de l’autre il y a des difficultés majeures qui ne parviennent plus à être gérées par un pays complètement isolé. Croyez les médias ou bien réfléchissez par vous-même pour deviner la suite ! Source : Guardian, 26/03/2011

(11) Source : Independent, 03/04/2011

(12) D’ailleurs les marchés financiers s’en rendent compte et ne croient plus vraiment au message martial d’austérité du gouvernement britannique, entraînant à nouveau la Livre sterling dans une spirale descendante. Source : CNBC, 12/04/2011

(13) Nick Clegg est devenu le politicien le plus haï du Royaume-Uni pour avoir trahi un à un presque tous ses engagements électoraux. Source : Independent, 10/04/2011

(14) Et de pousser les ménages britanniques dans une perte de pouvoir d’achat similaire uniquement à celle de la crise de l’après-première guerre mondiale en 1921. Source : Telegraph, 11/04/2011

(15) Comme l’ont fait les Européens dès 2010.

(16) Estimation moyenne faite par LEAP/E2020 en 2007/2008.

(17) Au-delà du commerce extérieur traditionnel, le graphique ci-dessous montre l’ampleur de la réduction des transferts dans leurs pays d’origine de la part des travailleurs émigrés aux Etats-Unis, du fait de la baisse du Dollar US. Cette réduction va encore s’amplifier à partir de l’Automne 2011.

(18) Aux Etats-Unis, c’est aujourd’hui la vision diabolique s’est largement imposée dans l’opinion publique, à la différence de 2008 où, au contraire, les responsables de la Fed semblaient être les derniers recours. Ce changement psychologique, comme nous l’avons souligné, n’est pas un détail et contribue fortement à limiter la marge de manœuvre des dirigeants de la Fed. Et ce n’est pas la défaite judiciaire historique de la Banque centrale US, qui a été obligée de dévoiler les destinataires des centaines de milliards de Dollars d’aide distribuées après la crise de Wall Street de 2008, qui va améliorer cette situation, bien au contraire. Une simple anecdote, révélée par le magazine Rollingstone, illustre l’aggravation des griefs du peuple américain contre ses banquiers centraux : au titre des bénéficiaires de ces aides de la Fed, on trouve les femmes de deux grandes figures de Wall Street qui ont créé un instrument sur mesure leur permettant de recevoir 200 millions USD de la Fed pour racheter des créances pourries… les bénéfices leur revenant et les pertes allant à la Fed ! C’est hélas un exemple parmi beaucoup d’autres qui circulent actuellement sur le Net et qui ont brisé, désormais définitivement, le respect du peuple américain pour son institution monétaire de référence. Une situation explosive dans le contexte de la crise actuelle. Source : Rollingstone, 12/04/2011

(19) Le destin du Dollar, comme celui des Bons du Trésor US, est désormais pour l’essentiel dans les mains des opérateurs du reste du monde qui examineront de manière très « clinique » la sortie du Quantitative Easing 2 qui s’impose à la Fed au cours du second trimestre 2011. C’est leur opinion collective (déjà très critique), et non pas la « communication » de la Fed, qui sera décisive.

(20) Source : Politico, 04/04/2011

(21) Source : Boston Herald, 13/04/2011

(22) Source : Huffington Post, 11/04/2011

(23) Et ce d’autant plus qu’ils continuent à battre des records de besoins de financement pour leurs déficits, et que le déficit prévu sur une décennie par les engagements d’Obama se monte à 9.500 milliards USD. D’un côté, il conçoit des politiques qui augmentent le déficit, de l’autre il annonce des objectifs de réduction. Peu crédible en effet. Sources : CNBC, 13/04/2011 ; Washington Post, 18/03/2011

(24) Brown est une personnalité américaine originale qui a une longue expérience politique puisqu’il a déjà été gouverneur de Californie de 1975 à 1983, et deux fois candidats à l’investiture démocrate pour le poste de président des Etats-Unis. Son opinion sur l’état de délabrement du système politique des Etats-Unis n’est donc pas à prendre à la légère. Source : CBS, 10/04/2010

(25) A ceux qui trouvent l’image osée, notre équipe rappelle que l’une des principales causes de la Guerre de Sécession fut la vision irréconciliable de ce que devait être l’état fédéral et son rôle. Aujourd’hui, autour des questions budgétaires, du rôle de la Fed, des dépenses militaires et des dépenses sociales, on voit à nouveau émerger deux visions diamétralement opposées de ce que doit être et faire l’état fédéral, avec son cortège de blocages institutionnels croissants et une ambiance de haine entre forces politiques. Nous en avons déjà donné de nombreuses illustrations dans les GEAB précédents. Source : Americanhistory

(26) Comment qualifier autrement des gens qui, parvenant à peine et à force de crises répétées à couper quelques dizaines de milliards d’un budget, se mettent à annoncer urbi et orbi qu’ils vont couper demain des milliers de milliards de Dollars de ces mêmes budgets ? Des fous ou des menteurs ? Dans tous les cas des inconscients car les contraintes s’accumulent qui exigent dans tous les cas ces réductions de déficits.

(27) Les dettes publiques mondiales sont au plus haut depuis 1945 et, avec 10,8% du PNB, les Etats-Unis sont devenus le premier grand pays en termes de déficit public. Sources : Figaro, 12/04/2011 ; Bloomberg, 12/04/2011

(28) A propos des BRIC (désormais BRICS avec l’Afrique du Sud), il est très intéressant de noter que leur troisième sommet, réuni dans l’île tropicale chinoise de Hainan, bénéficie enfin d’une couverture médiatique significative de la part des médias occidentaux. Nous avons fait partie des premières et des rares publications occidentales à mentionner le premier sommet (à Ekaterinebourg) et à souligner l’importance de l’évènement il y a trois ans mais, jusqu’à présent, la grande presse internationale persistait à considérer les BRICS comme un simple acronyme sans portée géopolitique sérieuse. Visiblement les choses ont changé. D’ailleurs de la Libye au Dollar, le sommet de Hainan s’est clairement positionné en contre-poids aux Etats-Unis et à ses affidés (en l’occurrence de moins en moins nombreux au regard de ce qui se passe en Libye). Concernant le Dollar, les BRICS ont décidé d’accélérer le processus leur permettant d’utiliser leurs propres devises dans leurs échanges : un autre signe que nous nous approchons très rapidement d’un violent choc monétaire. Source : CNBC, 14/04/2011

(29) Ceux qui croient encore à une amélioration de la situation économique américaine, au-delà de l’effet « dopage » du Quantitative Easing 2, devraient s’attarder sur le moral des PME aux Etats-Unis qui recommence à se dégrader fortement et sur la fiction de l’embellie sur l’emploi qui sera brutalement corrigée (même dans les statistiques officielles) à partir de l’été 2011. Et nous renvoyons aux GEAB précédents pour ce qui est de la crise fiscale des états fédérés. Sources : MarketWatch, 12/04/2012 ; New York Post, 12/04/2011

(30) Source : CNBC, 22/03/2011