Dec 19

Copenhague 4“La conférence climat de Copenhague a frôlé la catastrophe avant d’accoucher samedi d’un accord aux ambitions limitées pour lutter contre le réchauffement, loin de combler les attentes exprimées par la mobilisation sans précédent qu’elle a suscitée.

“Ce n’est peut-être pas tout ce que nous espérions mais cette décision de la conférence des parties est une étape essentielle”, a estimé le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, après deux semaines de tractations chaotiques, un sommet à 130 chefs d’État et une nuit de débats acides…

Nombre d’ONG environnementales ont dénoncé un fiasco: “Pas de contrainte, aucun objectif à 2020 ni à 2050: difficile d’imaginer pire conclusion pour la conférence de Copenhague”, déplorait Greenpeace.

Déception cruelle pour nombre de négociateurs engagés dans le processus: le paragraphe stipulant la nécessité d’aboutir à un traité “légalement contraignant” d’ici la conférence climat de Mexico fin 2010, un temps envisagé, a disparu du document final…”

(Source : www.7sur7.be )


Le temps est venu !

Copenhague 1Que s’est-il passé au Sommet mondial de Copenhague ?

Ce qui paraissait évitable et transformable si l’on avait pris les bonnes décisions apparait finalement comme inéluctable. Intuitivement nous savions que, la nature ne se réduisant pas au monde visible, il nous faudrait anticiper en réagissant radicalement.

De tout temps le mysterium tremendum de son origine et de sa destinée à poussé l’être humain à lutter, à résister.

Chaque fois qu’il a éprouvé des sentiments de crainte ou d’angoisse face aux forces qui le dépassaient, il les a repoussés ou canalisés. Il a toujours su se projeter en avant dans le réel et l’action, c’est là le trait essentiel de son aptitude à la survie.

Pourtant, lors de ce sommet mondial, l’angoisse et l’anticipation timorée ont dominé les rencontres des gouvernants. Les sociétés maintenues en dérapages contrôlés viennent, par la voix de leurs représentants, d’énoncer l’ordre du monde face au changement climatique.

L’attitude générale adoptée n’a pas été de se séparer du comportement adaptif au bouleversement à venir mais plutôt de le confirmer en confortant le modèle social et économique dominant.

De ce fait, les décisions et capacités mobilisées risquent fort d’être insuffisantes voire vaines.

Symboliquement, notre civilisation est en croisière autour du globe terrestre. Elle est embarquée sur le pétrolier géant dernier cri « L’Odyssée du climat » qui navigue en direction des récifs et elle s’amuse ! A bord De ce navire révélant notre maîtrise des hautes technologies nous sommes actuellement à un peu plus d’un tiers du chemin. Les escales se suivent et les soirées à bord se succèdent les unes aux autres. La dernière en date était sous l’égide des Nations-Unies, soirée baptisée « Copenhague ». Pour l’occasion, utilisant toute l’énergie disponible, le pétrolier était plus que jamais illuminé. La fête était grandiose puisqu’était présente l’élite mondiale représentant 192 pays. La thématique était éminemment distrayante car il s’agissait ni plus ni moins du climat et de son réchauffement. Le champagne CO2 coulait à flot pour l’ensemble des participants et les convives s’étaient rassemblés autour d’un mât de cocagne spécialement dressé sur le pont du bateau.

Mais il ne faut jamais oublier que lorsque la coupe est pleine, il faut la boire.

Le Sommet de Copenhague était ce mât de cocagne. Un haut mât enduit d’une matière glissante (des milliards de dollars), au sommet duquel la récompense attendait qui pourrait la détacher… C’était là l’occasion formidable de mettre en avant un puissant effort de volonté collective pour innover et inventer la société planétaire solidaire, fraternelle et responsable.

Face au processus climatique engagé, le moment était venu de lancer une grande transformation historique où l’unification politique de l’humanité pouvait créer et perpétuer la culture planétaire tant attendue.

Au lieu des 10500 milliards de dollars estimés nécessaires pour éviter des « dommages irréparables sur le climat » c’était le moment de mettre en place un idéal commun de vie et de développement humain.

Voilà ce qu’il fallait décrocher haut la main !

Copenhague…cocagne. A vrai dire, c’est raté.

Copenhague 2

Durant douze jours la majorité des intervenants s’est escrimée à grimper sur le mât. Il n’en a résulté que de tristes tentatives, affrontements, amoncellements d’échecs, glissades et chutes à répétition pour aboutir in fine au désordre organisé,  la non unité de l’espèce humaine face au danger climatique.

Las, la théâtralisation médiatisée de notre impuissance est flagrante. Les acteurs de « Copenhague » n’ont pas réalisé que la destinée humaine reste liée à la dignité de tous ainsi qu’à la prospérité de toutes les formes de vie qui dépendent elles aussi du climat.

Or, cette fin de période interglaciaire stigmatise l’incapacité du modèle économique mondial à assurer globalement bien-être et abondance.

Ce manque total de lucidité va imposer de nouveau à l’être humain de cesser de jouir de sa propre nature pour lutter une fois de plus avec son environnement.

D’ores et déjà il est communément admis qu’un milliard d’êtres humains puissent souffrir de la faim. Cette famine, acceptée par la gouvernance mondiale en cours d’établissement, s’est installée durablement. Ce n’est que le hors-d’œuvre du « Menu climatique ». Ce n’est que le début, la suite arrive…

Copenhague 3

En effet, nos choix productivistes, la croissance continue et égoïste des profits cumulés à l’incapacité à gérer sagement et équitablement les ressources planétaires ont compromis durablement l’avenir des générations futures.

L’homo-productivus a laissé partout son empreinte. Sur lui-même et bien sûr sur la nature et le climat. Ses énormes capacités matérielles satisfont une partie des besoins exprimés et permettront à une minorité de survivre au plus grand nombre dans le bouleversement biosphérique attendu.

Les moyens pour y parvenir ont été mis en place pour contrer durement  l’autre futur possible ; celui de l’humain unifié et insoumis qui s’oppose avec joie à l’efficacité sordide, biométrique, mécanique et planifiée d’une gouvernance mondiale sélective.

Malgré ce, l’humain unifié regarde l’avant et l’après. Depuis toujours, il porte en lui la possibilité de se transformer. Aujourd’hui, il doit réveiller ses capacités intellectuelles pour résister à cette terrible inertie collective de la civilisation et créer.

Créer l’accomplissement de l’équilibre, de la plénitude, de l’universalité de l’humain planétaire. L’idéal citoyen planétaire doit maintenant inspirer la résistance à la léthargie émotionnelle contemporaine, à la soumission et à la routine. C’est en renouant avec ces valeurs, en les désirant et en les portant avec joie que nous retrouverons l’énergie, la vitalité et le potentiel créateur qui caractérise notre condition d’être humain.

Malheureusement, les décideurs de Copenhague, ces représentants officiels de nos sociétés organisées n’ont pas atteint l’unité et l’équilibre nécessaires pour décrocher les mesures salutaires qui étaient à portée de main.

Ils auraient dû comprendre et accepter à l’unanimité l’aide de toutes les cultures représentées par la société civile, les associations écologiques, humanistes et citoyennes participant aux débats et manifestations.

Logo Union Planétaire

Ils auraient alors pu être habités des réalités urgentes de la société mondiale et agir en citoyens planétaires. Voyez-vous,  seul le citoyen planétaire né de cette culture unifiée mondiale aurait-été capable de se hisser au plus haut niveau du mât.

Il est bien dommage que le cadre rationnel de l’Union planétaire qui propose une nouvelle image du cosmos et de la nature humaine reste encore méconnu. Son point de vue métaphysique et idéologique, qui possède les qualités diverses propres à la vie, aurait été bien utile à Copenhague !

Mais voilà, cette vision avant-gardiste mise en ligne sur internet depuis l’été 2009 ne bénéficie d’aucun soutien. Des sympathies au projet se sont certes manifestées mais l’engagement attendu semble pour beaucoup trop important voire utopique. Pourtant, notre vie orientée et irréversible à besoin d’utopie et d’amour pour se développer et s’opposer à la tendance naturelle de cette énergie qui l’anime à s’épuiser, à se dissiper. L’utopie et l’amour ouvrent au respect, à la tolérance, à l’écoute, au dialogue, au partage, à la solidarité, à l’espoir et à l’action efficace. Il en manque encore  pour une politique d’ Union planétaire, il en manquait à Copenhague !

Que pouvons-nous espérer maintenant sinon que l’organisation mondiale économique cesse d’imposer sa pensée systématique, réductrice et égoïste qui enferme l’être humain en le réduisant à ses appétits et à ses pulsions animales.

Nous sommes à une étape importante pour l’humain planétaire. Son expérience et son savoir le rendent apte à transformer maintenant, par l’action, les domaines de plus en plus restreint de la vie.

Espérons donc que le changement climatique va intensifier sa créativité et l’aider à assumer la responsabilité qui est sienne dans le processus général de transformation qui s’annonce.

S’il se débarrasse de ses chaines, s’il s’écarte de ses habitudes consuméristes liées au productivisme et de ses croyances alors ce changement idéologique fondamental pourra voir le jour.

Le moment favorable à l’Union planétaire est là. Le défi est à relever, maintenant.

La détermination intérieure de tous doit être présente et impérative.

Spontanément et solidairement nous devons prendre parti et porter ensemble ce projet de civilisation, d’envergure, qui peut embrasser aujourd’hui le cercle planétaire. Sur cette vaste sphère l’âge du renouveau humain s’annonce et notre maturité est la condition de la réussite de cette transformation. Elle sera possible lorsque les ferments de cette maturité (travail, loisirs, justice, savoir et amour) seront à l’équilibre et ce n’est qu’alors que nous serons capable d’avoir cette visée plus haute pour accéder au sommet du mât. Pour comprendre, pour protéger et partager résolument la vie terrestre.

Au cœur de la maturité, la pensée planétaire est un don de paix que l’on s’accorde et que l’on accorde à l’humanité. Elle va se libérer pour bâtir l’avenir des générations futures, la compréhension et l’acceptation de notre planète.

Pardonnons donc ces derniers errements politiques et erreurs pour que l’acte créateur de paix et de solidarité intergénérationnelle permette d’accepter la charge d’humanité et la transforme pour les temps à venir.

Le temps des tergiversations et hésitations est révolu, « L’Odyssée du climat » suit son cours…

Y.B.

Nov 22

Vacances d'automne 2008 139Au regard de l’importance symbolique de l’actualité internationale, comment ne pas s’interroger sur le sens de l’existence de chaque être humain sur la planète ?

En effet, ces derniers temps sont révélateurs d’une tendance lourde de l’orientation du nouvel ordre social. Celle de l’homme moderne, parfait robot biologique, qui doit être conforté dans sa condition et sa finalité existentielle de production.

Jusqu’à maintenant le gros des troupes de la population mondiale  fantasme son avenir. Ce désir d’avenir n’existe que parce qu’il est déjà possédé par une minorité aux commandes. Quant à ceux qui participent obséquieusement au maintien des règles, c’est parce qu’ils ont l’égoïste ambition de s’asseoir eux aussi, un jour, devant la table de jeu.

Aujourd’hui, la crise financière internationale a démontré cruellement que ni le travail, ni la terre ne permettent décemment la rente ou le salaire.

Pourtant, l’Homo-Productivus continue à consacrer son existence à produire, mouvoir des capitaux et rendre possible leurs flux pour ceux qui édictent les règles du jeu. Il est déplacé tel un pion sur le Monopoly-planétaire et savamment maintenu dans une « religion du capital ».

Son aliénation productiviste est assurée par le culte rendu à l’argent, il peut consommer, participer à la croissance, le tour est joué !

C’est fascinant de découvrir les rouages du système car l’on comprend qu’il ne peut y avoir de souveraineté individuelle sans participation à cette religion.

Les rebelles, les éjectés du système (jeunes, vieux, malades), les pauvres, les affamés sont les laissés pour compte de ce sinistre jeu. L’augmentation de cette misère fait l’argent des maîtres qui jouent de ces pions avec une délectation cynique et mortifère.

L’Homo-Productivus demeure cependant dans la partie car il est l’esclave de cette puissance temporelle et capitaliste qui le domine. Pour bien le jouer, l’employer, le protéger,  il faut l’encadrer, l’éduquer, le surveiller, le contrôler. Dressage, territorialisation, hiérarchisation et domestication visent à le rendre non pas intelligent et inventif mais plutôt compétitif, docile et utile.

Le pragmatisme coutumier des natures obséquieuses avides de reconnaissance sociale est systématiquement récompensé parce qu’il permet de ficher, répertorier et organiser ces pions. C’est ainsi que l’on gère au plus près les enjeux de la partie !

Code barre

De fait, l’Homo-Productivus constamment insatisfait, frustré et privé de liberté renonce peu à peu à la vie publique altruiste, responsable, solidaire  partagée et désintéressée. Il est le jouet de l’aristocratie capitaliste dure, manœuvrière et insensible au bonheur commun. Sa place de pion dans l’ordre social des cases du jeu à occuper est ainsi délimitée :

  • Il ne doit pas être animé par de nobles causes
  • Il ne doit pas réfléchir
  • Il ne doit pas être politiquement ni socialement  solidaire de ses semblables
  • Il ne doit pas être volontaire ni courageux
  • Il ne doit pas accepter la gratuité ni l’échange fraternel
  • Il ne doit pas être autonome
  • Il ne doit pas accepter l’espace commun identitaire qu’est la planète
  • Il ne doit pas être propriétaire, donc responsable, de son existence
  • Il ne doit pas être rebelle au mensonge, à l’injustice et à la violence

La soumission est la règle de base de ses déplacements sur la table de jeu. L’actualité des aléas humains diffusée par les médias le démontre de plus en plus, jour après jour. Les populations sont quotidiennement et majoritairement abruties de faits divers, de guerre, d’horreurs, de malheurs, de maladies  et de terrorisme. Leurs horizons territoriaux sont des horizons de violences et de peur…l’Homo-productivus ne quitte pas sa case tout seul !

Une campagne de vaccination mondiale contre la grippe mutante est mise en place pour sauver (soi-disant) tous les citoyens. Pendant ce temps, les improductifs, les laissés pour compte et les affamés du « Monopoly- planétaire »sont toujours hors-jeux…seul la croissance des riches compte !

Lueur d’espoir, qu’en est-il de cet évènement majeur, la Marche mondiale pour la Paix ?

Vaccination !

Lueur d’espoir, qu’en est-il de cet autre évènement majeur, le Sommet mondial de la sécurité alimentaire ?

De l’un comme de l’autre, pas grand-chose sinon l’insignifiance existentielle du quotidien,  la poursuite du jeu et la confirmation que tous les pions ne s’avèrent pas nécessaires.

Pour l’instant, seul l’Homo-Productivus compte.

Prochaine étape de la partie en cours, le Sommet de Copenhague !

Y.B.

Nov 22

Éradiquer la faim dans le monde ?

corruption-2-a4557 Agora VoxA l’heure où banques de dépôts et banques d’affaires ont emberlificoté l’épargne des citoyens sous fond de crise financière pour mieux contrôler les modes de production, distribution et consommation ; voici que les États et entreprises agro-alimentaires peuvent poursuivre allègrement leur politique productiviste et capitaliste de conquête.

Quel gâchis !

Ainsi, les contrats occultes resteront hors contrôles démocratiques et les investissements ne bénéficieront pas, dans leur majorité, aux communautés humaines et collectivités locales.

L’inégalité d’accès à la nourriture, stigmatisée par le besoin obsessionnel et vital, va s’amplifier dans les pays pauvres.

L’inégalité sociale pour bien manger va se creuser dans les pays riches.

Las, la colonisation moderne de la planète se poursuit et l’accaparation des terres à coups de « Chèque » par les plus riches s’accélère.

Une fois de plus la FAO n’est pas légitimée par les faits, elle reste sous contrôle de la Banque mondiale, du FMI (Front monétaire international) et les responsables politiques continuent d’aller à l’OMC (Organisation mondiale du commerce).

Attendons-nous donc à une amplification de la crise alimentaire.

Les stocks planétaires céréaliers sont bas, les cours boursiers vont grimper et les prix à l’alimentation flamber !

En cette fin d’année 2009 les trois rendez-vous importants pouvant légitimer une Union Planétaire sont :

  1. La Marche mondiale pour la Paix
  2. Le Sommet mondial sur la sécurité alimentaire(FAO)
  3. Le Sommet de l’ONU sur le climat à Copenhague

Le rendez-vous de la FAO vient d’être manqué.

La guerre économique se poursuit, se développe et fait rage. Désormais, plus d’un milliard d’êtres humains souffriront malheureusement de la faim.

Quant à la règle du jeu économiste, elle prévaut encore !

Y.B.

Déception après le sommet de la FAO !

FAO_7sur7Le sommet de la FAO qui s’est achevé mercredi à Rome a été décevant aussi bien aux yeux du directeur de cette organisation de l’ONU, Jacques Diouf, que pour les ONG qui ont dénoncé l’absence de dirigeants des pays riches et d’engagements contraignants pour lutter contre la faim.

“Naturellement, j’aurais espéré avoir dans un sommet de chefs d’État ou de gouvernement tous les pays représentés à ce niveau”, a reconnu au cours de la conférence de presse finale le chef de l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui regroupe 192 pays. “Si nous n’avons pas les dirigeants qui ont autorité sur tous les dossiers, qui peuvent coordonner l’action (…) je pense que nous passons à côté du problème, nous réduisons la question à sa dimension purement technique, alors qu’elle a une dimension économique, sociale, financière, je dirais même culturelle”, a assuré M. Diouf.

Car, a-t-il dit, “les problèmes de l’agriculture dépassent les ministres de l’Agriculture”. Une soixantaine de chefs d’État ou de gouvernement, essentiellement d’Afrique et d’Amérique Latine, ont participé à ce sommet boudé par la totalité des dirigeants du G8, sauf Silvio Berlusconi dont le pays accueillait la réunion et où la FAO a son siège. Le ministre italien de l’Agriculture, Luca Zaia, a résumé par un euphémisme la réunion de trois jours : “ce sommet n’a pas donné de grands résultats et il y a eu des absences importantes”.

Les ONG impliquées dans la lutte contre la faim, venues en grand nombre dans la capitale italienne, ont été plus dures à l’égard de l’agence spécialisée de l’ONU. “Le sommet de la FAO a gâché l’occasion d’empêcher un milliard de personnes d’être affamées”, a déploré ActionAid. “On pourrait penser que la hausse de 20% depuis 2005 du nombre des personnes affamées aurait entraîné une action décisive et déterminée. Mais le sommet de la FAO n’a pas réussi à parvenir à une quelconque percée importante. Les dirigeants du G8 ne se sont même pas dérangés” à part Silvio Berlusconi, dénonce un communiqué d’ActionAid. “On ne remplit pas des estomacs vides avec des paroles chaleureuses”, a conclu l’ONG.

Oxfam International a donné mercredi une note de 2 sur 10 au sommet de la FAO. “Une seule réunion ne peut pas résoudre (le problème de) la faim dans le monde mais nous nous attendions certainement à bien plus. Le résultat n’est pas à la hauteur du problème, avec un milliard de personnes qui souffrent de la faim. L’absence quasi totale de dirigeants des pays riches a envoyé un mauvais signal dès le début du sommet”, a dénoncé un porte-parole de l’ONG, Gawain Kripke.

Pour Médecins sans frontières (MSF), le sommet n’est pas parvenu à “s’occuper de la malnutrition des enfants”. “Une fois de plus, la communauté internationale ne prend aucun engagement dans la lutte contre la malnutrition des enfants. Négliger le fait que de 3,5 à 5 millions d’enfants de moins de cinq ans meurent chaque année de malnutrition signifie en substance que le sommet a échoué” s’agissant de “protéger les plus vulnérables”, a conclu Guillaume Bonnet, porte-parole de MSF.

Aux questions des journalistes relayant le mal-être des ONG, M. Diouf a répondu en essayant de défendre les résultats du sommet. Il a ainsi présenté comme un succès le fait que le document final prévoit “l’éradication totale de la faim” dans le monde alors que l’objectif jusqu’à présent était de réduire de moitié d’ici à 2015 le nombre des affamés. Mais aucune date-butoir n’a été fixée pour atteindre cet objectif. (AFP) (Source : www.7sur7.be )

Oct 12

L’or bleu ou la richesse de tous…

robinet d'eau

L’eau douce, à l’origine de la vie est encore aujourd’hui une ressource rare fortement dégradée !

Au 5e Forum mondial de l’eau d’Istanbul,  plus de 25 000 personnes ont débattu des moyens de protéger et de préserver cette ressource, sous la double pression de la croissance démographique (9 milliards d’humains en 2050 contre presque 7 milliards aujourd’hui) et du réchauffement climatique.

La déclaration finale et soi disant politique à été de « modifier la consommation de l’eau, en particulier dans l’agriculture, lutter contre la pollution des cours d’eau et des nappes phréatiques et collecter et traiter les eaux usées ».

Fort bien, le temps de « l’eau facile » est donc révolu !

La notion de rareté de ce bien commun est générale et oriente la plupart des débats et études.

La France, selon la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) et l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC)  pourrait connaître dès 2050 un déficit de 2 milliards de m3 d’eau potable par an pour satisfaire les besoins de l’industrie, l’agriculture et l’alimentation, soit 14% de notre consommation aujourd’hui.

Le bon sens sera t’il enfin dans l’action ? L’étude de la problématique débouchera t’elle sur des solutions et mesures volontaires, efficaces ?

Sommes-nous rentrés dans une nouvelle ère de conscience planétaire ou faut-il attendre encore un peu…un 6eme Forum ?

IMG_0376

Eh bien, il semblerait que nous soyons portés aujourd’hui par le courant du renouveau. En effet deux évènements majeurs sont à souligner.

Le premier, c’est que la belle théorie de la mémoire de l’eau du savant Jacques Benveniste refait surface avec toutes ses implications et futures applications  biologiques potentielles.

Le deuxième, c’est que bien qu’il soit regrettable que l’eau issue du sol ne soit encore accessible qu’à une minorité de la population planétaire (et qu’elle soit toujours de plus en plus polluée par des éléments organiques persistants, des micropolluants émergents, des nitrates, des hormones, pesticides et depuis peu par la molécule active Tamiflu) il est désormais possible de s’approvisionner facilement et partout. En effet, c’est dans l’atmosphère de notre planète (réserve d’eau douce colossale estimée à 13000 km3) que l’on peut maintenant récupérer cette humidité atmosphérique !

L'eau de l'air_l'éolienne en coupe

 

Voici une éolienne, l’Eole water, qui peut, en plus de la production de watts, assurer aussi une production d’eau potable, avec ou sans vent, y compris dans des endroits très isolés.

Le phénomène de pluie est reproduit à l’intérieur de l’éolienne qui aspire l’humidité  de l’air, la condense et la stocke dans son mat et au final la distribue sous forme d’eau filtrée ! En somme, une invention révolutionnaire, véritable courant d’air et d’eau qui décoiffe nos archaïsmes en remettant en question son accès, sa production et sa distribution.

 

Nul doute que ces deux évènements majeurs, dans l’air du temps, vont encourager le respect de cette ressource et induire une gestion future plus solidaire, plus équitable.

Tout comme l’air, l’eau ne peut-être considéré comme une marchandise qu’états et sociétés privées s’approprient. C’est une composante vitale de la vie sur la planète qui doit être protégée et rendue accessible à tous, c’est notre bien commun !

Étanchez donc votre soif de connaissance sur le sujet et bonne santé à l’union planétaire de l’eau…à venir !

Y.B.

 

  1. Bien répartir l’eau, favoriser son infiltration, réhydrater les terres sèches et mieux la gérer globalement. Voici une sympathique et instructive vidéo associative présentant le cycle de l’eau revu et corrigé.

             A visionner impérativement !

 

       2.   Association Jacques Benveniste pour la Recherche

              et le livre récemment réédité à lire, faire lire et à traduire dans toutes les langues… 

Mémoire de l'eau

 

 « Ma Vérité sur la Mémoire de l’eau »

 

 

 

      

      3.   Enfin, de l’eau dans l’air…véritable courant d’air et d’eau revigorant que cet éolewater …une mine d’or bleu !

Sep 26

Un petit coin de jardin pour sauver les abeilles !

abeilles 7sur7

Les Britanniques sont de plus en plus nombreux à oeuvrer contre le déclin rapide des abeilles butineuses, un phénomène signalé dans le monde entier, en installant des ruchers dans leurs jardinets en pleine ville.

Le regain d’intérêt pour la tradition ancestrale de l’apiculture découle d’inquiétudes croissantes en matière de sécurité alimentaire, et traduit une volonté d’agir pour protéger l’environnement. L’association des apiculteurs britanniques (BBKA), créée en 1874, a enregistré une progression de 10% du nombre de ses membres au cours des douze derniers mois, avec plus de 15.000 adhésions.

Jon Harris, 43 ans, est encore un apiculteur novice. Il s’est lancé dans l’aventure il y a tout juste six mois et sa première récolte cet été s’est avérée plus qu’encourageante. L’unique ruche installée dans son petit jardin de Brixton (un quartier à la population très dense du sud de Londres) a produit vingt kg de miel “ce qui prouve qu’il y a quelque chose qu’elles aiment dans les alentours”, se réjouit-il, enveloppé dans sa tenue de protection blanche tandis que voltigent autour de lui des centaines d’abeilles.

Lorsqu’il retire un cadre d’alvéoles à miel, son visage s’éclaire d’un large sourire de satisfaction: “Ce rayon d’alvéoles est tout simplement fantastique”, déclare-t-il en chassant délicatement les quelques abeilles qui virevoltent, encore à leur ouvrage. Les abeilles n’ont pas besoin de prairies de fleurs sauvages pour trouver du nectar, les haies et autres buissons plantés le long de la voie ferrée qui passe derrière sa maison font parfaitement l’affaire. Et les insectes sont capables de voler jusqu’à 6,5 kilomètres pour trouver leur bonheur.

Profitant d’une abondance de temps libre après son licenciement en mars, le quadragénaire a participé à une journée de formation sur l’apiculture en milieu urbain. “C’est un de ces passe-temps qui vous font sortir et réaliser quelque chose de naturel, au contraire d’un cours de poterie ou d’un cours de photographie”, poursuit-il.

Mais si les abeilles prospèrent dans son jardin, elles sont dans une situation critique au niveau mondial. Quelque 10.000 professionnels de l’apiculture d’une centaine de pays et 500 chercheurs sont réunis du 15 au 20 septembre au sommet mondial Apimondia 2009 à Montpellier (sud de la France), afin d’élucider le mystère du syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles (CCD).

Ce syndrome, qui peut décimer 90% d’une colonie, a été répertorié dans une partie de l’Amérique du nord, en Europe mais aussi en Asie. “Le déclin est patent”, indique Chris Deaves, l’un des responsables de l’association des apiculteurs britanniques. “L’hiver dernier au Royaume-Uni, nous avons perdu environ 21%” de la population d’abeilles, et “l’hiver précédent entre 25 et 30%”.

Les experts d’Apimondia ont cité en particulier pesticides, virus et agriculture intensive pour expliquer ce déclin. “L’intérêt pour l’apiculture progresse très, très rapidement. Peut-être à cause du sentiment que tout le monde doit faire quelque chose pour que la planète soit un meilleur endroit où vivre”, avance M. Deaves. Et dexpliquer : en ville, “vous ne pouvez pas avoir de vaches ou de moutons, mais vous pouvez avoir des abeilles”.

Sans oublier la délicieuse récompense faite maison. Le miel de Jon Harris a “un parfum d’eucalyptus, très mentholé, lorsqu’il sort des alvéoles. Il disparaît un peu par la suite. Mais c’est probablement le meilleur miel que j’ai jamais goûté”. (afp/dl)


(Source : www.7sur7.be 21/09/2009)

Mar 24

Daily life

Daily life | écrit par Yvan Burtin Pas de commentaire »


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